Monthly Archives: juillet 2015

L’éolien a le vent en poupe dans les pays de l’Union européenne

Le Centre commun de recherche (Joint Research Centre, en anglais), laboratoire de recherche de l’Union européenne, vient de publier un rapport sur le marché de l’éolien pour l’année 2014. Alors qu’elle devient de plus en plus compétitive, l’énergie éolienne ne cesse d’attirer les investisseurs et les pouvoirs publics.

L’éolien en pleine croissance

En 2014, pas moins de 52,8 GW de capacités éoliennes – dont 2,7 en mer – ont été reliées dans le monde. C’est un record. Le précédent avait été établi en 2012, avec 45,2 GW installés. Par rapport à 2013, les capacités éoliennes installées ont cru de 48%.

Si l’on raisonne à très long terme, l’éolien est la source d’énergie renouvelable qui a connu le déploiement le plus large lors de ces vingt dernières années. D’une capacité initiale de 3 GW, on est ainsi passé à 370 GW.

Principal facteur explicatif de cette bonne santé de l’éolien : la baisse du prix des turbines dans un contexte de forte concurrence. Qui plus est, le marché européen demeure particulièrement dynamique. Si l’on omet la Chine, les fabricants européens ont représenté 78% du marché mondial en 2014.

En tout et pour tout, 129 GW sont désormais reliés au réseau de l’Union européenne. Cela représente 8% de la demande européenne en électricité, soit l’équivalent des consommations annuelles cumulées de la Belgique, de la Grèce, de l’Irlande et des Pays-Bas.

L'éolien en pleine croissance

Des objectifs ambitieux à l’échelle de l’Union européenne

Cette croissance de l’éolien, si elle se poursuit, pourrait permettre de répondre aux objectifs fixés par l’Union européenne en matière de lutte contre le changement climatique et constituer un levier de croissance et de création d’emplois.

Pour rappel, le paquet « 20-20-20 » vise à atteindre un triple objectif d’ici 2020 : réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre par rapport à leur niveau de 1990 ; amélioration de 20% de l’efficacité énergétique ; augmentation à 20% de la part des sources d’énergie renouvelables dans le mix électrique européen.

Plus récemment, à l’aune de la COP21 qui se tiendra à la fin de l’année à Paris, les dirigeants européens ont adopté de nouveaux objectifs pour 2030. La réduction des émissions de gaz à effet de serre devra atteindre 40% par rapport à leur niveau de 1990, tandis que la part des énergies renouvelables devra être portée à au moins 27% du mix électrique.

Rédigé par Fabien Maout

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Photovoltaïque avec stockage : deux nouveaux projets en Corse

Schneider Electric et Saft ont tout deux remporté deux projets du groupe Langa issus de l’appel d’offres de la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) pour la construction de deux installations photovoltaïques avec stockage, en Corse. Le contrat a été signé le 2 juin dernier entre Langa et le consortium Schneider Electric – Saft. Les deux centrales seront raccordées au réseau d’ici la fin de l’année.

Implantés respectivement sur les sites de Corte et Castifao, les deux parcs solaires de Langa auront la particularité de bénéficier d’une capacité de stockage de l’énergie produite, grâce à une batterie Li-ion de 1 MWh. Chaque centrales aura une puissance d’1 mégawatt crête (MWc) et produira environ 1 300 MWh par an. De quoi alimenter chacune près de 400 foyers.

Le fait de lier une centrale photovoltaïque à un système de stockage permet une gestion améliorée de l’énergie photovoltaïque produite par intermittence, ce qui est d’autant plus judicieux dans le cas d’un réseau électrique îlien seulement partiellement relié au continent et qui ne peut pas donc pas beaucoup compter sur la solidarité énergétique entre les régions. L’électricité produite en journée sera en partie stockée dans les batteries, puis redistribuée, notamment en soirée, au moment des pics de consommation.

Schneider Electric s’affairera à mettre en service ses solutions dédiées au stockage et à l’énergie solaire: PVBox pour la conversion de puissance photovoltaïque, ESBox pour la conversion de puissance batterie, EMS (Energy Management System) pour la gestion globale des équipements et le pilotage des batteries. Il sera également en charge de l’interconnexion des différents composants de ces installations, ainsi que du raccordement au réseau électrique.

Saft, quant à lui, s’associera à ce projet pour l’équiper de sa solution de stockage d’énergie Intensium Max+ 20E. Intégralement développée et fabriquée par la firme, cette solution intègre, dans un conteneur 20 pieds, une batterie lithium-ion d’environ 1 MWh. Le conteneur comprend également les systèmes de gestion de température et de sécurité ainsi que supervision et la gestion opérationnelle de la batterie par un BMS (Battery Management System). Ce dernier assurant l’interface avec le système de contrôle de Schneider Electric.

« Le développement des énergies renouvelables passe par les systèmes de stockage : ce sont eux qui permettront d’intégrer leur production au circuit de distribution de la manière la plus optimisée. Nous avons été séduits par la solution proposée par Schneider Electric et Saft, deux acteurs français leaders sur leurs marchés. Leur expertise dans le domaine de l’énergie solaire et du stockage d’énergie, la compétitivité de leur offre, et leur présence locale ont été déterminantes dans notre choix », a déclaré Hervé Guérin, directeur général du groupe Langa.

Rédigé par Samuel Bedin

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Avion électrique – L’E-Fan traverse la Manche

Le 10 juillet, l’avion tout électrique E-Fan 2.0 du groupe Airbus a traversé la Manche entre Lydd (Angleterre) et Calais. Cet avion de tourisme biplace est un démonstrateur de VoltAir, filiale à 100 % du groupe Airbus fondée en 2014. Il n’est propulsé que grâce à ses batteries lithium-ion-polymère, qui alimentent deux moteurs électriques. Il est capable de rester une heure dans les airs pour un vol d’entraînement et 30 minutes pour un vol acrobatique. Le projet E-Fan est né en 2011 et un premier prototype avait pris son envol le 11 mars 2014 depuis l’aéroport de Bordeaux-Mérignac. L’avion affiche désormais plus de 38 heures de vol au compteur, cumulées au cours de 78 vols tests. Le groupe Airbus a décidé de consacrer 20 millions d’euros au développement commercial de l’E-Fan 2.0, à quoi s’ajoutent 2,25 millions d’euros apportés par la Région Aquitaine.

L’avion doit en effet être fabriqué à Pau, sur un site d’assemblage dont la construction débutera en 2016. Ce dernier sera en mesure de produire environ 10 avions par an dans un premier temps, mais pourra monter en cadence si la demande l’exige. Les premiers modèles commerciaux de l’E-Fan devraient prendre les airs entre fin 2017 et début 2018. Par la suite, VoltAir entend proposer un E-Fan 4.0 capable de prendre quatre personnes à son bord. Il s’agira d’un avion d’entraînement hybride, qui sera aussi doté d’un moteur thermique. Le projet E-Fan fait partie intégrante des recherches d’Airbus sur la propulsion électrique et hybride. À long terme, Airbus entend développer un avion hybride électrique court-courrier (moins de trois heures de vol).
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Mix électrique – Nucléaire et EnR sont compatibles

Contrairement à une idée reçue, les centrales nucléaires françaises présentent assez de flexibilité pour que l’Hexagone intègre 40 % d’électricité renouvelable dans son mix d’ici à 2030, selon une étude publiée en juin par le think tank allemand Agora Energiewende. Si les réacteurs les plus anciens, comme ceux de Fessenheim, ne sont pas techniquement capables d’assurer un suivi de charge pour abaisser leur puissance, ce n’est pas le cas des réacteurs plus récents.

L’analyse de la courbe de production des centrales indique que le parc français peut déjà moduler sa puissance de façon très importante plusieurs fois par semaine. Ainsi, en juin 2013, il a pu réduire sa puissance jusqu’à 40 % (17 GW) en quelques heures, alors que la courbe de charge était déjà basse, autour de 45 GW, comme c’est le cas en été. Pour mémoire, les 58 réacteurs français affichent une puissance installée de 63,1 GW. « Incorporer 40 % de renouvelables en France implique un redimensionnement du parc nucléaire et une modification de son exploitation de court terme vers un régime davantage flexible », indique toutefois l’étude. Cette dernière indique que la réduction du parc pourrait se situer à un niveau similaire, voire un peu inférieur, à celui envisagé par les scénarios prospectifs du Réseau de transport d’électricité (RTE), soit entre 37,6 GW et 47,7 GW en 2030.

Le système électrique français dispose en outre d’un important potentiel de flexibilité, grâce à sa capacité hydraulique installée, la plus importante en Europe après celle de la Norvège. À quoi il faut ajouter les autres options disponibles, comme les échanges transfrontaliers, la gestion de la demande, le stockage voire l’écrêtement de la production d’origine renouvelable. Tout ceci permettrait de maintenir un certain niveau de production en base pour le nucléaire, facilitant la gestion des centrales. Par conséquent, il n’y a pas d’obstacle technique en France à une très forte pénétration des renouvelables dans le mix électrique.

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L’année 2014, un bon millésime pour les énergies renouvelables

Les énergies renouvelables ont le vent en poupe. L’éolien et le solaire ont notamment connu une forte progression (+12% en 2014). Les énergies fossiles, quant à elles, ont reculé de 7%, selon un rapport publié jeudi dernier par RTE, filiale d’EDF chargée du réseau de transport d’électricité français. Ce rapport est une synthèse de données provisoires fournies par les membres de l’ENTSO-E (European network of transmission system operators), qui regroupe 41 opérateurs présents dans 34 pays.

En 2014, la consommation d’électricité globale pour la zone de l’ENTSO-E a plafonné à 3.210 TWh. Elle est en diminution de 2,4% par rapport à 2013, notamment à cause d’une météo clémente, du ralentissement économique (fermeture d’industries lourdes) et des progrès réalisés en matière d’efficacité énergétique. Cela s’est vérifié pour certains pays, et notamment la France, où le chauffage électrique reste la principale source d’apport calorifique. Par rapport aux années précédentes, les productions hydroélectriques et nucléaires sont restées stables. En 2014, la puissance installée de l’ENTSO-E s’élève à 1.024 GW. Les sources d’énergie renouvelable non hydraulique ont augmenté de 11 GW (+4,9% par rapport à 2013) et représentaient 22% de la puissance installée globale de l’ENTSO-E.

Les énergies renouvelables

Toujours en 2014, la Grande-Bretagne et la Belgique ont enregistré une baisse de leur production d’énergie nucléaire. Elle est principalement due à la fermeture temporaire de certains réacteurs cette même année. Cette baisse a été compensée, en partie, par l’augmentation de la production des énergies renouvelables (+6,6%). Durant les trois années précédentes, la part des énergies fossiles étaient en régression dans tous les pays européens. Plusieurs facteurs expliquent cette tendance : d’une part, l’augmentation de la part des énergies vertes dans le mix énergétique ; d’autre part, la fermeture de certaines centrales thermiques jugées non conformes aux normes écologiques. L’Allemagne, l’Espagne et la Grande-Bretagne représentent, à elles trois, plus de la moitié de la production éolienne totale de l’ENTSO-E (254 TWh, soit 56%). L’Allemagne, l’Italie et l’Espagne sont les plus gros producteurs d’électricité à partir d’énergie solaire (78% de la production totale, soit 91 TWh). L’éolien et le solaire, représentent 14,4% de la consommation totale de l’ENTSO-E.

En outre, les exportations d’électricité, au cours de l’année 2014, sont en augmentation par rapport aux années précédentes. Cela concerne les pays situés sur une ligne allant du Nord-Est vers le Sud-Ouest (passant par l’Allemagne et la France). Dix pays membres de l’ENTSO-E exportent plus de 10% de l’électricité qu’ils produisent chaque année vers des pays voisins. La part des importations vers l’Italie et la Grande-Bretagne est elle aussi en hausse. Onze pays de l’ENTSO-E importent plus de 10% de leur consommation annuelle depuis d’autres pays du réseau.

Ce constat s’inscrit dans la politique pour une croissance verte menée par le gouvernement français dans le cadre de la transition énergétique. Cette dernière visera notamment à réduire de 75% à 50% la part du nucléaire dans la production électrique à l’horizon 2025.

Rédigé par Samuel Bedin

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Comment réussir sa recherche d’emploi ?

Peu importe votre situation, lors de cette étape fondamentale, mieux vaut agir correctement. Nous vous proposons de découvrir 3 conseils inédits pour booster votre recherche et…

« Faites-vous acheter au lieu de vous vendre »

Avant de commencer à écrire votre CV, votre lettre de motivation, et de les envoyer par centaines, mieux vaut faire le point noir sur blanc des annonces qui vous intéressent. En étudiant l’annonce, comprenez bien les besoins du recruteur. Pourquoi recrute-t-il ? Quelles sont les tâches à accomplir et qu’attend-t-il concrètement du candidat? Ensuite, dans le cadre du CV, faites le lien entre votre formation, vos expériences et ces points. Ceci vous permet de mettre en avant votre valeur ajoutée au vu des attentes et besoins du recruteur. Une bonne compréhension du poste et de vos atouts vous permet ainsi de faire la différence.

Informez-vous

Regardez les sites d’offres d’emploi, ciblez ceux qui correspondent à vos attentes. Internet est devenu en quelques années le média incontournable en matière de recherche d’emploi. Grâce aux systèmes d’alerte par e-mail et SMS, vous recevez les offres susceptibles de vous intéresser.

Recherche d'emploi pendant l'été

Soyez 2.0

Vous le savez déjà, sur la toile les réseaux professionnels prennent de plus en plus d’importance, c’est donc à vous de jouer ! Optimisez votre CV 2.0, soyez présent sur LinkedIn, Viadéo, Xing. C’est une manière de vous faire remarquer puisque la recherche d’emploi sur internet est incontournable, et peut se révéler efficace. Cela vous permet également de parler de votre recherche autour de vous et de toucher les réseaux de votre entourage.

L’Ethiopie, un développement à la pointe des énergies renouvelables

Troisième pays d’Afrique à avoir présenté ses objectifs en matière de lutte contre la changement climatique à la Convention des nations Unies en prévision de la conférence de Paris, l’Ethiopie fait aujourd’hui figure de leader en matière d’énergie renouvelable du continent africain. Disposant d’un potentiel hydraulique et éolien considérable, ce pays situé sur la corne de l’Afrique développe depuis plusieurs années de nombreux projets énergétiques renouvelables et entend diminuer de manière significative ses émissions tout en garantissant un développement énergétique et économique durable.

Déficit énergétique critique et changement climatique

L’Éthiopie fait face aujourd’hui à de graves problèmes d’approvisionnement énergétique. Plus de 75% des 94 millions d’Éthiopiens, principalement dans les campagnes, ne sont pas encore raccordés au réseau électrique national. Ceux qui le sont souffrent de coupures électriques régulières et les autres dépendent entièrement de poêles à bois, source importante de dioxyde de carbone. Les besoins en énergie sont donc énormes pour un pays qui devra accroître sa production électrique de 20 à 25% par an dans les années à venir.

Dépourvue de ressources fossiles, l’Éthiopie mise pour cela sur son important potentiel en énergies renouvelables afin d’alimenter son rapide développement économique et entend ainsi diminuer ses émissions de gaz à effet de serre de 64% d’ici à 2030. Un objectif ambitieux qui repose avant sur un mix énergétique composé principalement d’énergies hydrauliques et éoliennes.

Les eaux du Nil et ses barrages assurent en effet aujourd’hui plus de 90% de la production électrique du pays. Cette dernière est donc soumise aux aléas climatiques et aux nombreuses sécheresses qui touchent cette partie de l’Afrique, aléas climatiques qui devraient d’ailleurs s’aggraver au regard des conséquences du réchauffement progressif de la planète.

Un programme de développement des énergies renouvelables ambitieux

Le gouvernement éthiopien a donc lancé de grands projets d’infrastructure afin d’augmenter la production d’énergie renouvelable, dont la construction du barrage « Renaissance » sur la rivière du Nil Bleu, qui disposera d’une puissance de 6.000 MW en 2017.

« Notre priorité reste le développement de l’hydroélectricité, mais nous ne pouvons pas en dépendre totalement. Nous savons que nous serons affectés par le changement climatique. C’est pourquoi nous développons aussi l’éolien, la géothermie et le solaire » , explique le ministre éthiopien de l’Énergie et de l’Eau, Wondimu Tekle.

De nombreux projets éoliens ont donc été réalisés en parallèle dans un pays qui bénéficie de vents très importants selon les régions. Sur les hauteurs d’Adama,  qui culmine à plus de 2.000 mètres d’altitude, la nouvelle ferme éolienne Adama II a été inaugurée au mois de mai dernier à une centaine de kilomètres au sud-est d’Addis Abeba. Elle s’impose, avec ses 102 turbines d’une capacité cumulée de 153 MW, comme le parc éolien le plus puissant d’Afrique subsaharienne. On peut citer également le parc d’Ashegoda et sa production de 120 MW, ainsi que celui d’Adama I et sa capacité de 50 MW, qui font de l’Éthiopie un des leaders africains en matière d’énergie éolienne…

Rédigé par Thomas Livingston

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