Nucléaire et EnR : Prague vise un mix décarboné à 75% d’ici 2040

La République tchèque envisage bien de déployer quatre nouveaux réacteurs nucléaires au cours des prochaines années. C’est ce qu’a annoncé samedi 23 mai Bohuslav Sobotka, Premier ministre de ce pays d’Europe centrale, au cours d’une visite officielle sur le site nucléaire de Dukovany.

L’annonce de M. Sobotka confirme donc les dires d’Andrej Babis, ministre des Finances, qui avait indiqué que la première de ces nouvelles tranches verra le jour au cœur de la centrale nucléaire de Dukovany, la plus ancienne du pays. L’appel d’offres qui encadrera sa construction pourrait être lancé d’ici à la fin de l’année 2016.

La République tchèque compte actuellement deux centrales exploitées par l’énergéticien CEZ : la centrale de Dukovany, construite en 1974 et qui se compose de 4 réacteurs de 510 MW de puissance unitaire, ainsi que la centrale de Temelin, construite en 1981 et qui se compose de 2 réacteurs de 1.050 MW. Ces deux installations permettent de répondre à plus d’un tiers des besoins du pays en électricité.

Aucune précision n’a été donnée en ce qui concerne l’appel d’offres qui encadrera le déploiement des 3 autres réacteurs nucléaires. Le Premier ministre tchèque a cependant indiqué qu’une réunion se tiendra le 3 juin prochain. Cette dernière sera l’occasion pour le gouvernement tchèque de se pencher sur les questions relatives au développement du nucléaire et au financement du nouveau plan énergétique.

Ce dernier, validé lundi 18 mai, encadrera l’évolution du mix électrique de la République tchèque jusqu’à l’horizon 2040. Une feuille de route qui vise notamment à développer un modèle énergétique plus respectueux de l’environnement : faiblement carboné, il devrait fortement s’appuyer sur l’énergie nucléaire et les énergies renouvelables.

« Selon les estimations, le mix énergétique dans la production d’électricité en 2040 se composera du combustible nucléaire entre 46 et 58%, des énergies renouvelables entre 18 et 25%, du gaz naturel entre 5 et 15% et de houille et de lignite entre 11 et 21% », a expliqué Jan Mládek, ministre tchèque de l’Industrie et du Commerce.

Rédigé par Arthur Leroy

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