Que dit la loi de transition énergétique sur l’électricité ?

Mercredi 22 juillet, les députés du Palais Bourbon ont adopté définitivement, en dernière lecture, la fameuse loi sur la transition énergétique, qui avait été un des fers de lance de la campagne du président actuel en 2012. Pomme de discorde entre les deux chambres du Parlement, la loi présentée au conseil des ministres il y a plus d’un an est enfin votée à quelques mois de la Conférence de Paris sur le Climat (COP21). Mais quid de l’électricité dans cette loi ?

Grande architecte de la loi sur la transition énergétique, Ségolène Royal, la ministre de l’écologie n’a pas tari d’éloge concernant le texte voté mercredi dernier, parlant d’une « loi ambitieuse et mobilisatrice, qui sera la plus avancée d’Europe et d’au-delà ». À moins de quatre mois du début de la COP 21, que la France accueille le 30 novembre prochain, cette loi « vise à faire de la France le pays de l’excellence environnementale » selon les dires de la ministre.
Les 66 mesures de cette loi ont pour objectif d’accompagner la société et l’économie française vers un autre modèle de consommation énergétique, où l’électricité jouera un rôle déterminant comme le montre la place importante accordée à l’électromobilité et aux EnR dans la loi. Les députés et les membres du gouvernement avaient d’ailleurs comme but principal de trouver des mesures cohérentes pour faire évoluer le mix énergétique français vers un modèle moins dépendant des énergies fossiles et du nucléaire. À cet égard, la loi prévoit de réduire la consommation énergétique du pays de 50% d’ici 2050.
François Hollande l’avait annoncé durant la campagne présidentielle, il prône une baisse progressive de la part du nucléaire dans la production électrique française. La nouvelle loi votée mercredi va dans ce sens puisqu’elle annonce une réduction de la part du nucléaire dans le mix électrique français d’ici 2025, la faisant passer de 75% à 50% de notre mix.
Concernant le nucléaire, le fameux article 55 de la loi fixe une limite de puissance de 63,2 GW au parc nucléaire français, ce qui contraindrait EDF à fermer deux réacteurs nucléaires pour compenser la mise en service de l’EPR de Flamanville. Une mesure qui ne plaît pas à tout le monde, et qualifiée notamment par le syndicat FO d’« économiquement et socialement stupide » alors que l’électricien français a entrepris il y a peu de rénover le parc nucléaire français. Pour compenser la réduction du nucléaire, la loi prévoit une augmentation significative de la part des énergies renouvelables qui devraient atteindre 40% du mix électrique en 2030 contre 13,7% aujourd’hui…
Rédigé par Baptiste Guerin.
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