Refuser une candidature : il en va de votre image de marque

Alors que « l’expérience client » devient stratégique pour chaque entreprise, on aurait tort de sous-estimer l’impact de la gestion des candidatures à une offre, ou spontanées. En effet, ces candidats peuvent devenir demain les premiers ambassadeurs de votre marque, et comme on parle d’expérience client, il faut aussi parler d’expérience candidat.

Voici quelques principes à respecter pour que le refus d’une candidature ne ternisse pas l’image qu’un candidat peut avoir de votre entreprise, image qui l’a en partie incité à postuler.

  1. Répondre
    Cela peut paraître évident, pourtant donner une réponse reste la base dans le cadre d’un refus, car un silence ne vaut pas réponse.
    Apporter une réponse à un candidat, même négative, c’est lui apporter de la considération alors qu’il a lui-même montré de l’intérêt à votre entreprise.
    Ensuite, n’oubliez pas que certains candidats sont en recherche d’emploi active et qu’il est fort décourageant de postuler « dans le vide ».
    Aussi, même si vous ne pouvez faire une réponse personnelle à tous les candidats (ce qui serait parfait bien entendu), envoyez toujours une réponse dès lors que vous avez statué sur un profil, si possible dans les 10 jours.
  2. Etre transparent
    Encore une fois, cela peut paraître évident, mais la transparence est toujours payante : soyez clair dans votre refus et ne faites pas miroiter d’autres possibilités au candidat.
    S’il ne correspond pas au poste, informez-le du refus, et remerciez le de l’intérêt porté à l’entreprise. Évitez les formulations du type « nous souhaiterions vous rencontrer afin de vous proposer d’autres opportunités », à moins d’avoir de réels projets pour le candidat.
  3. Justifier quand vous le pouvez
    Rien ne vous oblige à justifier un refus, surtout dans le cadre d’un premier tri de CV, si ce n’est que la plupart des candidats apprécient ce geste. En effet, cela leur permet d’être plus pertinent dans leur recherche d’emploi, mais contribue également à votre image de marque.
    Dans le cadre d’un refus en short-list, après des entretiens, il est bien évident que la justification est de mise, pour la simple et bonne raison que vous avez déjà eu un contact privilégié avec le candidat. Dans ce cas préférez tout de même l’appel téléphonique, bien plus personnel. Il faudra alors répondre à des questions ou à un sentiment d’injustice, aussi soyez clair mais surtout constructif dans votre réponse : vous pouvez conseiller le candidat en lui indiquant ce qu’il peut améliorer si ce type de poste l’intéresse.
  4. Signez
    Si recevoir une réponse, même négative, est déjà un point très positif dans le cadre de la recherche d’emploi d’un candidat, l’humaniser est encore mieux. Vous n’êtes pas obligé de donner l’intégralité des coordonnées de l’interlocuteur, mais indiquer par exemple le nom du consultant en charge de la mission signature d’email de refus sera bien plus chaleureux et permettra d’atténuer quelque peu la frustration du candidat.
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