Le gouvernement annonce des mesures d’urgence pour accélérer le développement des énergies renouvelables

La ministre de la transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, a annoncé, jeudi 28 juillet, un premier paquet de mesures réglementaires d’« urgence » pour accélérer le développement des énergies renouvelables.

Plusieurs projets de production d’énergies renouvelables sont menacés par la hausse des coûts de construction, qui ne sont « plus couverts par le prix d’achat d’électricité ou de biométhane garanti par l’Etat », affirme le ministère de la transition énergétique.

La ministre de la transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, a annoncé, jeudi 28 juillet, un premier paquet de mesures réglementaires d’« urgence » pour accélérer le développement des énergies renouvelables, qui assurent « près de 20 % des besoins d’électricité en 2022 » à partir de ressources disponibles en France.

Plusieurs projets de production d’énergies renouvelables sont actuellement menacés par la hausse des coûts de construction, qui ne sont « plus couverts par le prix d’achat d’électricité ou de biométhane garanti par l’Etat », précise le ministère dans un communiqué. Cela concerne 6 à 7 gigawatts (GW) pour les projets solaires et 5 à 6 GW pour l’éolien.

Les premières mesures, qui seront publiées au Journal officiel dans les prochains jours, devraient permettre de débloquer des projets ou d’en accélérer certains avant l’hiver, période de tensions anticipées sur l’approvisionnement énergétique en raison des conséquences de la guerre en Ukraine.

D’autres mesures d’ici à la fin de l’été

La première d’entre elles permettra aux projets achevés rapidement de vendre leur électricité aux prix – élevés – du marché pendant dix-huit mois avant la prise d’effet des contrats conclus dans le cadre d’appels d’offres. Cela devrait compenser les surcoûts, selon les précisions du ministère.

Une deuxième mesure doit permettre l’indexation du prix de l’énergie revendue, pour qu’il reflète mieux la hausse des coûts des projets futurs soumis aux guichets tarifaires, tandis qu’une troisième doit geler la baisse initialement prévue des tarifs pour les projets photovoltaïques sur des bâtiments.

Enfin, les projets ayant répondu à des appels d’offres pourront augmenter leur capacité de 40 %, sans justification, avant leur mise en service. Les projets pour les installations de production de biométhane bénéficieront d’un délai supplémentaire pour leur permettre de faire face aux difficultés liées à la crise sanitaire et aux problèmes d’approvisionnement.

D’autres mesures réglementaires pour les énergies renouvelables électriques ou gazières sont attendues d’ici à la fin de l’été, en complément d’une loi plus large pour accélérer le déploiement des renouvelables.

Publié initialement sur Le Monde.

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