Panorama 2019 des marchés de la transition énergétique

Quelles sont les dix tendances clés sur les marchés de la transition énergétique ? Le Panorama 2019, réalisé par GreenUnivers et EY et présenté au Forum national des éco-entreprises du Pexe, décrypte les évolutions les plus marquantes des politiques publiques, des acteurs et des grands secteurs dans le domaine de la transition énergétique.

L’Etat : une stratégie brouillée par les événements

Du côté de l’État, au cours des derniers mois, la puissance publique a multiplié les signaux contradictoires. Si les ambitions en matière de transition énergétique ne sont pas remises en cause, plusieurs événements récents ont brouillé sa stratégie. La taxe carbone a été la première victime de la crise des gilets jaunes et la présentation de la Programmation Pluriannuelle de l’énergie 2024-2028 a déçu en raison de la révision à la baisse des objectifs en matière d’économies d’énergie et des perspectives limitées pour certaines filières comme le biogaz et l’éolien en mer. Néanmoins, dans ce secteur, 2019 devrait être une année importante. Les résultats de l’appel d’offres du parc éolien de Dunkerque seront bientôt connus, vraisemblablement en juin. Plusieurs milliards d’euros d’investissements et des centaines d’emplois sont en jeu.

Dans les territoires en revanche, la dynamique est autrement plus claire. Et plus forte. Les régions sont en effet de plus en plus nombreuses à passer à l’action dans le déploiement de projets structurants en matière de production d’énergie verte, de mobilité propre, de rénovation thermique des bâtiments…

Les investisseurs se montrent également très actifs, que ce soit pour le financement de projets ou en equity au capital des entreprises du secteur. Un record a d’ailleurs été franchi dans les levées de fonds en 2018.

Consolidation des marchés

Sur les marchés, l’une des tendances les plus spectaculaires est la consolidation rapide du secteur des énergies renouvelables où le nombre de développeurs-producteurs indépendants se réduit comme peau de chagrin. Les fusions-acquisitions sont particulièrement  dynamiques, menées le plus souvent par les utilities comme EDF et Engie ou les géants de l’oil&gas parmi lesquels Total. Sans compter les acteurs étrangers comme EnBW, en négociation exclusives pour racheter Valeco.

Au cours de ces derniers mois, une autre tendance a vu le jour. Désormais, les certificats d’économies d’énergie deviennent un élément incontournable dans le financement des actions en matière d’efficacité énergétique. Ce rôle accru a une conséquence : une facture qui s’envole pour les fournisseurs d’énergie, bailleurs de fonds de ce système.

 

Initialement publié sur GreenUnivers

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