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GE VA CONSTRUIRE LA PLUS GRANDE ÉOLIENNE OFFSHORE AU MONDE… EN FRANCE !

L’Américain General Electric annonce 330 millions d’euros d’investissements dans plusieurs installations en France pour concevoir et construire la plus grande éolienne offshore sur le marché. L’Haliade-X de 12 MW culminera à 260 mètres de hauteur. Reste que la France a pris beaucoup de retard pour équiper ses côtes avec de telles turbines.

 

eudi 1er mars, la filiale dédiée aux énergies renouvelables du conglomérat américain General Electric a annoncé 330 millions d’euros d’investissements en France pour développer et produire la plus puissante éolienne en mer au monde. L’Haliade-X 12MW affiche sur le papier des performances impressionnantes.

Elle s’élèvera à 260 mètres de haut (ne rendant que 40 mètres à la tour Eiffel) et chacune de ses trois pâles mesurera 107 mètres (un plus long qu’un stade de football). Fort de ces mensurations, ce monstre couvre une surface 30 % de plus que ses concurrentes, assure GE.

L’intérêt de ce gigantisme est que « l’Haliade-X sera moins sensible aux variations de vitesse du vent. Cela devrait lui conférer un facteur de charge accru de 63 %, soit 5 à 7 points au-dessus des turbines actuellement disponibles sur le marché« , explique l’industriel. Le facteur de charge est le temps pendant lequel l’éolienne tourne.

100 millions d’euros à Cherbourg, 60 à Saint-Nazaire

Selon les estimations, une seule machine fournira 67GWh d’électricité par an, l’équivalent de la consommation de 16 000 foyers européens. Elle est attendue pour 2021 et sera alors plus puissante que les modèles concurrents les plus avancés chez Siemens et Vesta.

La bonne nouvelle est que GE va construire ce mastodonte en France. Un choix qui fait suite au rachat de la branche énergie d’Alstom en 2014. Cela implique un investissement conséquent : environ 330 millions d’euros dans l’Hexagone. Environ 60 millions seront notamment attribués à la modernisation du site de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) où les nacelles seront produites, et près de 100 millions à l’usine LM Wind Power de Cherbourg (Manche), qui doit ouvrir cette année et fabriquera les pales.

L’investissement sera accompagné de création d’emplois, assure GE. « Cette usine, qui ouvrira en 2018, permettra à terme la création de plus de 550 emplois directs et 2 000 emplois indirects« . L’entreprise évoque de plus des embauches ultérieures dédiées « à l’ingénierie, au développement, à la fabrication du prototype et à la chaîne d’approvisionnement« .

Cette annonce compense la suppression de 345 emplois à Grenoble dans la branche hydo d’Alstom, annoncée en 2017. Les salariés et les autorités furent alors indignés alors que l’Américain avait promis la création de 1 000 emplois en France lors du rachat de l’entreprise française.

Zéro mégawatt en France

« Nous sommes extrêmement fiers d’assurer le développement de la plus grande éolienne au monde depuis la France. L’Haliade-X 12 MW permettra une diminution des coûts de l’éolien en mer, positionnant nos clients pour gagner dans un environnement de plus en plus compétitif. C’est une très bonne nouvelle pour la filière française des énergies renouvelables », assure Jérôme Pécresse, Président Directeur Général de GE Renewable Energy dans un communiqué.

Cette bonne nouvelle ne doit toutefois masquer le retard considérable pris par l’éolien offshore français. Les premiers appels d’offres attribués en 2011 devaient conduire la France à disposer de 6 000 MW au large de ses côtes en 2020. Vraisemblablement, à cette date, aucune machine ne sera prête à produire des électrons.

En cause, la longueur des instructions, notamment pour écarter les procédures engagées par les opposants aux projets éoliens. Mais aussi, ce retard est dû aussi à la disparation des deux industriels français, qui étaient censés assurer l’élaboration de cette filière. D’un côté, Areva, qui a été démantelé, a dû céder ses actifs éoliens à Siemens/Gamesa. De l’autre, Alstom a été scindé entre ses activités transport et énergie puis vendu à des tiers.

Conscient de ce terrible loupé, le Premier ministre Édouard Philippe assure vouloir accélérer la cadence. Il veut « lancer » en 2018 « les études préalables en vue de l’engagement des futurs appels d’offres dans l’éolien flottant en Bretagne et en Méditerranée » et « les études environnementales sur le projet de parc éolien posé au large d’Oléron« . Et le ministre de la Transition énergétique, Nicolas Hulot, a été missionné pour « un travail de simplification radicale des procédures« .

 

Publié initialement par Ludovic Daupin sur Novethic.fr

Les infos que vous ignorez sur la façon dont postulent les candidats (et 3 conseils pour les capter)

En quelques années le marché de l’emploi s’est trouvé fortement chamboulé : entre l’arrivée des réseaux sociaux qui permettent d’en savoir plus sur les candidats et surtout un grand changement dans les attentes de ces derniers, mieux vaut connaître sa cible pour être mieux à même de l’attraper.

 

Une récente enquête menée par RegionsJob montre que les pratiques des candidats ont quelque peu évolué ces dernières années.

  • En dehors des sites d’emploi classiques, les candidats avouent concentrer leurs recherches sur les réseaux sociaux, les sites RH des entreprises et auprès des cabinets de recrutement.
  • Près de la moitié d’entre eux estiment que la cooptation reste un moyen efficace pour trouver un emploi et font marcher leur réseau dans le cadre de leur recherche.
  • En revanche la candidature spontanée est un outil de plus en plus délaissé, car jugé trop peu efficace au regard du nombre de retours.

Globalement l’enquête tend à faire penser que la manière de rechercher un emploi est différente : les candidats semblent en attente que les offres viennent à eux, soit par le réseau donc, soit via les réseaux sociaux où, en plus d’afficher clairement leurs profils, les candidats se voient « proposer » des offres d’emploi en fonction des compétences / mots-clé renseignés (notamment sur LinkedIn).

 

Les spécifiés de certains domaines d’activité sont également à prendre en compte dans le cadre de cette évolution.

Sur le marché de l’énergie, et des EnR encore plus, la demande des entreprises se fait de plus en plus forte pour des profils confirmés pour faire face à la croissance d’un marché pour le moins porteur. Les candidats sont rares ou manquent d’expérience et les employeurs redoublent d’effort pour garder leurs talents.

Peu de candidats se trouvent donc réellement sur le marché et il faut trouver le moyen de les capter.

  • Cette captation doit se faire en choisissant le bon vecteur pour communiquer sur vos opportunités, en retenant leur attention par des missions qui ont du sens mais également et en offrant des conditions de travail optimales. En effet, l’enquête sus-citée tend à démontrer que de plus en plus de candidat ne veulent plus « qu’un simple emploi » mais sont en réelle quête de sens dans leur métier.
  • Le choix des bons moyens de communication, mais aussi un partenariat avec un professionnel du recrutement peut être une option pour vous permettre de trouver la perle rare, ou tout du moins, le profil qui sera en adéquation avec votre vision, votre équipe, vos valeurs et bien entendu, les missions proposées.
  • Il ne s’agit pas uniquement d’aller chasser chez les concurrents, mais de voir quel vivier il peut vous proposer et également de réfléchir avec vous aux similitudes de vos métiers avec ceux d’autres domaines. Des passerelles sont possibles et peuvent vous apporter de nouvelles compétences enrichissantes.

Sur un marché qui se tend et face à des pratiques qui changent, mieux vaut s’adapter rapidement pour accompagner la croissance d’un marché prometteur.