Monthly Archives: août 2015

Aux Pays-Bas, les trains ne rouleront plus qu’à l’éolien

Afin de réduire son empreinte écologique, le secteur ferroviaire néerlandais va entamer une véritable transition énergétique. A terme, l’éolien fournira 100% de l’énergie nécessaire à ce secteur…
Condamnés par la justice, au début de l’été, à réduire de 25% leurs émissions de CO2, les Pays-Bas présentent aujourd’hui des solutions pour y parvenir. Et l’une des réponses apportées par le gouvernement concerne de près les chemins de fer.

Booster le développement des énergies renouvelables

Et ces parcs éoliens pourront être situés sur le territoire, en Belgique ou dans les pays scandinaves voisins. Car un recours aux importations d’énergie est nécessaire pour une raison d’ordre économique. En effet, chaque année, les chemins de fer néerlandais utilisent 1,4 TWh (soit 1,4 milliard de kWh). « Si l’on se fournissait uniquement aux Pays-Bas, cela diminuerait la disponibilité d’énergies propres à l’intérieur du pays et ferait donc augmenter les prix de l’électricité » affirme Michel Kerkhofresponsable clientèle pour Eneco, l’un des énergéticiens hollandais engagé dans cette opération. Par la même occasion, il s’agit également de « favoriser la croissance des énergies renouvelables à l’échelle nationale et à l’échelle européenne ».

La mobilité serait responsable de 20% des émissions de CO2 aux Pays-Bas. Aussi, avec ce partenariat noué entre fournisseurs d’électricité et opérateurs ferroviaires, les citoyens ont désormais la possibilité d’effectuer un voyage climatiquement neutre, et ce quelle que soit la distance du trajet.

Rédigé par Antonin Moriscot

Retrouvez l’article sur BFM

Le succès discret des parcs éoliens offshores européens : aussi productifs que 10 réacteurs nucléaires

L’association européenne de l’énergie éolienne EWEA a déterminé que l’année dernière, la production électrique de ces parcs éoliens européens installés en mer, c’est-à-dire 10.393 mégawatts-heure, avait été équivalente à celle de 10 réacteurs nucléaires. Le Royaume Uni, l’Allemagne et les Pays-Bas sont les pays avant-gardistes pour ces technologies, en particulier le premier, leader mondial de l’éolien offshore, qui dispose déjà à lui tout seul d’une capacité qui dépasse celle des autres pays européens réunis.

On recense 3072 éoliennes offshores dans les 82 parcs éoliens des 11 pays européens qui en possèdent ; 580 d’entre elles ont débuté leur activité cette année. Et ce n’est pas fini, puisqu’une centaine d’autres éoliennes, déjà installées, attendent leur raccordement pour être mises en route.

Plus de la moitié des éoliennes (54%, précisément) qui ont été installées cette année ont été produites par le leader du secteur, l’Allemand Siemens. MHI Vestas et Adwen ont également gagné des parts de marché conséquentes, de respectivement 19% et 15,6%.

Au mois de février, les autorités britanniques ont confirmé qu’elles avaient le projet de construire le plus grand parc éolien du monde en mer du Nord. L’objectif est d’en faire le second producteur d’énergie du Royaume-Uni, après la centrale à charbon de Drax, dans le Yorkshire du Nord, qui produit 3,9 gigawatts.

Le nouveau parc éolien, appelé Dogger Bank Creyke Beck, sera situé dans des eaux peu profondes en mer du Nord, à 131 km de la côte anglaise. Il couvrira une surface totale de 8660 km², et il sera donc à peu près de la même taille que la Corse, et légèrement plus petit que l’État de Porto Rico, qui s’étend sur une superficie de 8870 km². Dogger Bank Creyke Beck devrait développer une puissance maximale de 2,4 gigawatts, ce qui correspond à la consommation de 1,8 millions de foyers. Il devrait permettre de couvrir 2,5% des besoins en électricité du Royaume-Uni.

Retrouvez l’article sur Mer-ville

Solaire : Google développe un outil pour afficher le potentiel des toits

Google a dévoilé lundi 17 août un nouveau dispositif permettant aux propriétaires d’une maison de connaître le potentiel de leur toit. Nom de code : Sunroof…

Le nouvel outil de Google s’appuiera sur Google Maps et Google Earth. Concrètement, un propriétaire indique son adresse et Sunroof calcule le potentiel solaire d’un toit, selon plusieurs facteurs : orientation de la toiture, taux d’ensoleillement, présence de bâtiments ou d’arbres pouvant générer de l’ombre.

Google sunroof

L’objectif ? Faciliter l’adoption des panneaux photovoltaïques auprès des particuliers. L’outil prendra également en compte la consommation habituelle afin de calculer les économies qui pourraient être générées par l’installation de panneaux solaires.

Pour l’heure, Google n’a référencé que les toits de Boston, de la baie de San Francisco et de la ville de Fresno. A moyen terme, la firme souhaite étendre son dispositif à l’ensemble du territoire américain avant de couvrir d’autres pays à l’international.

« Je suis toujours surpris par le nombre de gens que je rencontre qui pensent : « mon toit n’est pas assez ensoleillé pour l’énergie solaire » ou « le solaire est trop cher ». Beaucoup d’entre eux laissent sûrement passer une chance d’économiser de l’argent et d’être écolo », explique Carl Elkin, employé de Google et créateur de Sunroof.

Rédigé par Fabien Maout

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L’Uruguay, géant méconnu de l’énergie éolienne

D’ici la fin de l’année 2015, près de 40 parcs éoliens atteindront 1,2 gigawatts de puissance…

Ils pourront fournir à l’Uruguay, en production maximale, l’équivalent de toute sa consommation électrique.
Ce petit pays sud-américain a tout misé sur les énergies renouvelables.

Sur le port de Montevideo gisent d’immenses mâts blancs. À leurs côtés, des pales aux formes ondoyantes. Ces géants de matériau composite attendent d’être hissés sur les collines uruguayennes, déjà hérissées de centaines d’éoliennes.

D’ici à 2016, 30 % de l’électricité du pays proviendra du vent. « Un record mondial », souligne fièrement Daniel Pérez, ex-directeur du Programme d’énergie éolienne. Et à certains moments de la journée, lorsque les conditions le permettront, cette proportion s’élèvera à 100 %, soit 1,2 gigawatts.

UN PAYS TRÈS RURAL ET VENTEUX

Les éoliennes se fondent désormais dans le paysage, avec 18 parcs en fonctionnement et autant en construction. Le vent fait partie du quotidien des Uruguayens. Des vents constants et répartis de manière uniforme sur tout le territoire.

Avec 3,3 millions d’habitants et « une densité de la population basse, le pays est très rural et dispose d’un réseau routier développé », précise Daniel Pérez.
Agriculteurs et éleveurs, qui touchent entre 4 500 et 22 000 € par éolienne et par an, voient d’un bon œil l’arrivée des moulins, au pied desquels paissent les vaches. Ils n’ont pas le choix : le vent est un bien public, et un propriétaire ne peut refuser l’installation d’un parc sur ses terres.

« L’ÉOLIEN NOUS PERMET D’ÊTRE INDÉPENDANTS »

Le programme éolien a été lancé en 2008 alors que l’électricité était assurée par des barrages hydroélectriques, de plus en plus confrontés à la sécheresse. Mais il a été plus pragmatique qu’écologique.

« Nous n’avons aucune ressource. Tous les cours d’eau sont exploités. L’éolien nous permet d’être indépendants, explique Ramón Méndez, ancien secrétaire d’État à l’énergie. Il n’a pas impact sur l’environnement. Il est durable. Il crée des milliers d’emplois. Enfin, c’est un excellent business, il faut juste amortir l’investissement initial : le combustible est gratuit. »…

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Un plan audacieux pour développer l’éolien flottant en France

Lundi 3 août, l’Agence de l’environnement de la maîtrise de l’énergie (ADEME) a lancé un appel à projets pour quatre fermes pilotes d’éoliennes flottantes. Ces parcs seront mis en service en 2018 sur des sites préalablement sélectionnés en Bretagne et dans le Sud de la France. Ils seront reliés au réseau et devront aider à tenir les engagements du gouvernement en faveur des énergies renouvelables, dont la production doit atteindre un tiers du mix électrique d’ici 2030. La France tente par la même occasion de rattraper son retard dans le développement de l’éolien marin tout en se démarquant de ses voisins européens, en devenant le premier pays à lancer un projet d’exploitation d’éoliennes flottantes à grande échelle.

Un pas vers le développement de l’éolien flottant en France

L’Ademe a lancé conjointement avec le gouvernement un appel à projets pour quatre fermes pilotes d’éoliennes flottantes. Ces éoliennes seront fonctionnelles dès 2018, pour une durée minimum de démonstration de deux ans, et il sera possible de les observer au large de l’île de Groix dans le Morbihan, près du phare de Faraman dans les Bouches-du-Rhône et dans l’Aude, à l’est de Leucate et au sud-est de Gruissan.

Selon le cahier des charges publié mercredi 5 août, chaque site d’exploitation devra compter entre trois et six éoliennes, qui devront chacune atteindre une puissance d’au moins 5 MW. Elles seront reliées au réseau électrique français. Plusieurs entreprises se sont montrées intéressées par le projet. Parmi elles, on retrouve le groupe DCNS, Ideol et Nenuphar, qui se sont fait déjà remarquer pour leurs expérimentations dans le domaine de l’éolien flottant.

Les éoliennes flottantes présentent plusieurs avantages par rapport aux éoliennes marines classiques. Ces dernières ne peuvent pas être installées lorsque la profondeur atteint plus de 50 mètres, et sont donc souvent implantées près des côtes. Or, si des éoliennes sont équipées d’un flotteur et amarrées, elles peuvent exploiter l’énergie du vent même dans des zones de grande profondeur et éloignés des terres, où les vents sont généralement plus puissants.

De plus, en France, plusieurs sites, en particulier en Méditerranée, ont une profondeur importante même s’ils sont à proximité des terres, empêchant ainsi la construction d’éoliennes sur fondations. C’est pour cela que l’éolien flottant est intéressant dans le cadre du développement de l’éolien offshore en France, car il pourrait permettre de tirer profit des vents du sud-est. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si trois des quatre sites sélectionnés se situent au large des côtes méditerranéennes.

Cet appel à projets s’inscrit dans le cadre des objectifs fixés par le gouvernement dans la loi de transition énergétique votée récemment par le Parlement. Cette loi annonce la réduction de la part du nucléaire dans le mix électrique français au profit des énergies renouvelables, qui devront générer 32% de la production en électricité d’ici 2030. Deux autres appels à projets ont d’ailleurs été lancés conjointement à celui-ci par l’Ademe, l’un portant sur des innovations dans le domaine des énergies marines et fluviales, l’autre sur des moyens de stocker et de convertir l’électricité renouvelable. Ces projets seront financés en partie par le programme des investissements d’avenir.

En retard sur l’éolien, la France prend une longueur d’avance dans le flottant

La France accuse un retard important dans le développement des éoliennes par rapport à plusieurs de ses voisins européens. Le Royaume-Uni, par exemple, produit quasiment 10% de son électricité grâce à l’éolien. De même, l’Allemagne a battu en 2014 un record national dans la production d’énergie éolienne. Le Danemark, quant à lui, génère 40% de son électricité à partir du vent, atteignant ainsi la première place mondiale. Ces bons scores devraient encore grimper en 2015 avec notamment l’installation de plusieurs fermes d’éoliennes offshore dans le Nord de l’Europe. La France n’a elle, pour le moment, aucune éolienne marine en cours d’exploitation.

Mais elle compte bien rattraper son retard, notamment en misant sur le potentiel de ses côtes. Un premier pas dans le développement de l’éolien offshore a déjà été effectué avec deux appels d’offres portant sur la construction de six parcs d’éoliennes sur fondations. Ces sites développés par Areva/GDF Suez, Alstom/EDF Energies Nouvelles et Areva/Iberdrola verront le jour entre 2018 et 2023…

Rédigé par Chloé Fiancette

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Faut-il arrêter sa recherche d’emploi l’été ?

Contrairement aux idées reçues, l’été n’est pas une période creuse pour le recrutement. C’est même une période favorable pour démarcher les entreprises et cabinets de recrutement.

Recherche d'emploi pendant l'été

Découvrez nos 3 conseils :

1. Optimiser ses contacts

Pendant l’été, il y a moins d’offres mais aussi moins de candidats, c’est donc l’occasion de tirer son épingle du jeu. Se montrer disponible pendant la période estivale peut être un véritable atout.

2. Organiser sa recherche

Si vous êtes en congé, vous pouvez continuer à rechercher un emploi, il suffit de se donner des limites. Lors de vos déplacements, prévoyez une clé USB avec vos CV, faites-vous un planning afin d’organiser votre temps et de gérer vos vacances et vos recherches au mieux.

3. Rester connecter

Avec l’explosion du 2.0 il est tout à fait possible de rechercher un emploi et de profiter de quelques jours de repos. Pensez aux réseaux sociaux, connectez-vous de temps en temps afin de rester à l’écoute du marché.

Comment recruter un candidat génération Y ?

La génération Y est un sujet qui continue de préoccuper les managers. Comment attirer et fidéliser des travailleurs réputés pour leur exigence ? Mieux vaut une approche plus adaptée à cette nouvelle génération.

Ressources humaines

Découvrez nos 3 conseils :

1. Une communication personnalisée

La génération Y apprécie de bénéficier d’une approche individuelle et personnalisée. Le passage d’une communication de masse à un dialogue personnalisé se doit d’être appliqué. Lors d’un recrutement, mieux vaut personnaliser ses messages et éviter les emails standardisés.

2. Une flexibilité dans les deux sens

L’équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle semble être un facteur important pour la génération Y. Si l’employeur donne à ses travailleurs assez de flexibilité pour leur permettre d’organiser leur vie comme ils l’entendent, ceux-ci sont alors prêts à se montrer flexible à leur tour, et à faire des heures supplémentaires si nécessaire.

3. Une efficacité dans le recrutement

Les membres de la génération Y ont grandi entourés des nouvelles technologies, qui leur permettent d’obtenir toutes les informations dont ils ont besoin en un rien de temps. Ils ont l’habitude que tout aille vite et se montrent donc plus impatients que les générations précédentes. De manière générale, ils veulent aussi faire carrière rapidement et réfléchissent à relativement court terme. Lors d’un recrutement, les mots d’ordre sont donc le développement d’un modèle de carrière transparent et la communication.

 

 

Climat : le plan d’Obama pour décarboner l’énergie

Le Président des États-Unis a présenté, le 3 août, un plan pour réduire de 32% d’ici 2030 les émissions de CO2 de la production électrique américaine.

Pour y parvenir, le mix électrique devra évoluer, avec moins de charbon et plus de renouvelables.

La version finale du Plan américain pour une énergie propre était très attendue. Barack Obama l’a finalement présenté hier, au cœur de l’été. Ce plan ambitionne de réduire la pollution carbone du secteur de l’énergie de 32% en 2030 par rapport à 2005, soit 870 millions de tonnes de CO2 évitées. « Les centrales électriques constituent la plus grande source majeure d’émissions aux États-Unis, elles représentent environ un tiers des émissions de gaz à effet de serre domestiques »,…

Rédigé par Sophie Fabrégat

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L’inexorable déclin du nucléaire face aux énergies renouvelables

Un récent rapport montre que 45% de la population mondiale vit dans des pays privilégiant l’éolien et le solaire à l’énergie nucléaire. Mais les centrales thermiques représentent toujours 67,9% de la production énergétique mondiale des énergies dans l’ère du temps pour assainir l’air du temps.
Alors que l’Assemblée nationale vote ce mercredi la loi de transition énergétique, le rapport annuel de situation de l’industrie nucléaire (WNISR) paru la semaine dernière montre une progression des énergies renouvelables. Si le nucléaire a encore progressé de 2,2% l’année dernière, malgré la fermeture de 40 réacteurs japonnais, ce rapport insiste sur son déclin. En parallèle, les énergies renouvelables, encore marginales il y a quelques années, connaissent une progression forte. Petit à petit, elles se placent en concurrentes crédibles du «tout nucléaire», selon ce rapport.
De nombreuses grandes puissances produisent plus d’énergie renouvelable que nucléaire. Seuls les États-Unis et la France résistent clairement à la tendance. Une résistance «culturelle» mais aussi économique du fait de la lourdeur des investissements consentis dans ce secteur. Alors que le nucléaire ne représentait que 11,7% de la production mondiale d’énergie en 2011, ce taux grimpe à 74,8% dans l’Hexagone (2012), selon un rapport du CNRS.
Par ailleurs, les grands producteurs d’énergie nucléaire revendent à leurs voisins. L’Allemagne dans le cas français. En dépit de son implantation plus ancienne, le nucléaire se fait désormais rattraper par l’éolien et le solaire. Avec l’énergie produite par les barrages hydroélectriques, la production d’énergies propres dépasse déjà celle du nucléaire en Chine, en Inde, au Japon, au Brésil au Mexique, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Espagne.
Ainsi, 45% de la population mondiale privilégie déjà les énergies renouvelables au nucléaire. Et les courbes laissent augurer d’une rapide inversion du rapport de force général. Même dans des pays peu réputés pour leur conscience écologique, comme la Chine où l’Inde, l’éolien produit plus d’énergie que le nucléaire. Et ce, alors même que cette progression engendre une baisse de rentabilité des centrales nucléaires et thermiques.
Wind, solar and nuclear grid connections in the world 2000-2014
Depuis l’an 2000 l’éolien augmente ainsi 17 fois plus vite que le nucléaire au niveau mondial. En 2014 la capacité de production éolienne et solaire de l’Union européenne était supérieure de 340 TWh à celle de 1997, année de signature du protocole de Kyoto. Dans le même temps celle du nucléaire a décliné de 47 TWh.
Variations in electricity production

Domination des centrales thermiques

Toutefois, cette évolution ne s’opère que sur une faible parcelle de la production mondiale d’énergie puisque les centrales thermiques (charbon, gaz et pétrole) demeurent largement dominantes, notamment en Chine. Elles représentent 67,9% de la production énergétique mondiale. Certes l’impact environnemental à long terme de ces centrales thermiques n’a rien de comparable avec la toxicité des déchets nucléaires mais leur rejets atmosphériques demeurent hautement nocifs.
Le gros œuvre est donc encore devant. Après le nucléaire, éolien et solaire devront grapiller du terrain sur ces centrales thermiques pour réellement s’installer comme la source d’énergie du IIIe millénaire.
Rédigé par Antoine Sillières
Retrouvez l’article sur le Figaro

Que dit la loi de transition énergétique sur l’électricité ?

Mercredi 22 juillet, les députés du Palais Bourbon ont adopté définitivement, en dernière lecture, la fameuse loi sur la transition énergétique, qui avait été un des fers de lance de la campagne du président actuel en 2012. Pomme de discorde entre les deux chambres du Parlement, la loi présentée au conseil des ministres il y a plus d’un an est enfin votée à quelques mois de la Conférence de Paris sur le Climat (COP21). Mais quid de l’électricité dans cette loi ?

Grande architecte de la loi sur la transition énergétique, Ségolène Royal, la ministre de l’écologie n’a pas tari d’éloge concernant le texte voté mercredi dernier, parlant d’une « loi ambitieuse et mobilisatrice, qui sera la plus avancée d’Europe et d’au-delà ». À moins de quatre mois du début de la COP 21, que la France accueille le 30 novembre prochain, cette loi « vise à faire de la France le pays de l’excellence environnementale » selon les dires de la ministre.
Les 66 mesures de cette loi ont pour objectif d’accompagner la société et l’économie française vers un autre modèle de consommation énergétique, où l’électricité jouera un rôle déterminant comme le montre la place importante accordée à l’électromobilité et aux EnR dans la loi. Les députés et les membres du gouvernement avaient d’ailleurs comme but principal de trouver des mesures cohérentes pour faire évoluer le mix énergétique français vers un modèle moins dépendant des énergies fossiles et du nucléaire. À cet égard, la loi prévoit de réduire la consommation énergétique du pays de 50% d’ici 2050.
François Hollande l’avait annoncé durant la campagne présidentielle, il prône une baisse progressive de la part du nucléaire dans la production électrique française. La nouvelle loi votée mercredi va dans ce sens puisqu’elle annonce une réduction de la part du nucléaire dans le mix électrique français d’ici 2025, la faisant passer de 75% à 50% de notre mix.
Concernant le nucléaire, le fameux article 55 de la loi fixe une limite de puissance de 63,2 GW au parc nucléaire français, ce qui contraindrait EDF à fermer deux réacteurs nucléaires pour compenser la mise en service de l’EPR de Flamanville. Une mesure qui ne plaît pas à tout le monde, et qualifiée notamment par le syndicat FO d’« économiquement et socialement stupide » alors que l’électricien français a entrepris il y a peu de rénover le parc nucléaire français. Pour compenser la réduction du nucléaire, la loi prévoit une augmentation significative de la part des énergies renouvelables qui devraient atteindre 40% du mix électrique en 2030 contre 13,7% aujourd’hui…
Rédigé par Baptiste Guerin.
Retrouvez la suite de l’article sur L’énerGeek