Transition électrique: la France entre dans le dur

Avec la baisse du productible nucléaire, les retards dans le déploiement des énergies renouvelables et la fin annoncée des centrales au charbon l’insécurité électrique menace l’Hexagone. Mais des parades existent, souligne RTE, dans son Bilan prévisionnel, publié ce 20 novembre.

Cette fois, on ne rigole plus. La transition énergétique est en marche. Elle bouscule le système électrique français. Et provoque quelques frayeurs chez le responsable de son équilibre. Publié, ce mercredi 20 novembre, le Bilan prévisionnel que dresse RTE pour les 6 prochaines années n’est pas des plus rassurants, tant les marges de la sécurité d’approvisionnement en électricité diminuent.

Jusqu’à présent, les Français pouvaient dormir sur leurs deux oreilles. La surcapacité du parc de production d’électricité tricolore leur garantissait qu’à tout moment les centrales injectaient autant d’électrons que les usagers n’en soutiraient. Cette ceinture était combinée avec les bretelles constituées par les interconnexions avec les pays voisins.

TEMPS BÉNI

Ce temps béni est en passe d’être révolu. Pour des questions économiques et environnementales, les électriciens français, à commencer par EDF, ont arrêté 12 GW de capacités au fioul et au charbon entre 2012 et 2018 : l’équivalent de 10% du parc électrique actuel.

Dans le même temps, les durées des travaux de maintenance à réaliser sur les réacteurs nucléaires ne cessent de s’allonger : grand carénage et préparation des quatrièmes visites décennales des tranches de 900 MW obligent. Réduisant d’autant la disponibilité du parc électronucléaire. Enfin, le foisonnement des centrales photovoltaïques est moindre que prévu. Selon la dernière programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) en date, la France devait disposer de plus de 10 GWc de capacités solaires à la fin de 2018. Un an plus tard, elle n’en compte toujours que 8 GWc. Des tendances appelées à se poursuivre, souligne RTE.

INTERMINABLES AVANIES

Dans quelques mois, la France arrêtera définitivement les deux réacteurs de la centrale de Fessenheim (1.800 MWe) et 3 GWe de centrales au charbon. Comble de malchance, la construction de la troisième tranche de la centrale nucléaire de Flamanville (1.650 MWe) connait d’interminables avanies. Au mieux, le réacteur normand divergera à la fin de 2022, voire en 2023.Un peu tard pour compenser les départs à la retraite des centrales au charbon de Cordemais (Loire-Atlantique), Saint-Avold (Moselle), Le Havre (Seine-Maritime).

Résultat: mieux vaut espérer qu’aucun incident sérieux ne perturbe notre approvisionnement électrique. Car les marges de sécurité ont fondu comme neige au soleil. «La sécurité d’approvisionnement demeure assurée au sens du critère règlementaire, mais sans marge supplémentaire», confirme RTE. Un comble pour un pays plus connu pour sa surcapacité de production que pour ses risques de pénurie d’électrons.

NOMBREUX RETARDS

La situation devrait se tendre un peu plus dans les prochaines années. Car, les premiers parcs éoliens marins n’entreront pas en service avant 2021, 2022. Avec trois à quatre ans de retard. En Bretagne, la nouvelle centrale à gaz de Landivisiau (désormais propriété du groupe Total) devait être mise à feu en 2016. Si tout va bien, elle injectera ses premiers MWh à la fin de 2021. Initiées en 2013, les prochaines interconnexions avec le Royaume-Uni (Ifa2) et l’Italie (Savoie-Piémont) n’entreront en service qu’en 2021. Là encore avec retard. RTE identifie un point de «vigilance» entre 2022 et 2023. «Si le développement des énergies renouvelables se poursuit durant cette période, en l’absence de mise en service de l’EPR de Flamanville, il ne suffit pas à compenser les fermetures réalisées», met en garde le gestionnaire du réseau de transport d’électricité.

ACTIONNER PLUSIEURS LEVIERS

En conséquence, la filiale d’EDF, de la Caisse des dépôts et de CNP Assurance propose d’actionner plusieurs leviers. A commencer par la baisse de la demande d’électricité en période de pointe. Pour ce faire, RTE prévoit d’étendre au niveau national le dispositif Ecowatt, jusque-là réservé aux péninsules électriques de Bretagne et de Nice.

A EDF, l’exploitant des lignes à très haute tension demande de tenir ses calendriers de travaux dans ses centrales nucléaires. Mais surtout de poursuivre l’exploitation des deux chaudières au charbon de la centrale de Cordemais. Quitte à les modifier pour brûler de la biomasse, en utilisant le procédé EcoCombust, dont le ministre chargé de l’énergie avait pourtant annoncé l’abandon en avril dernier. Ce dispositif durera aussi longtemps que l’EPR de Flamanville restera en construction.

La tension devrait retomber avec l’inauguration des premiers grands parcs éoliens marins et la mise en service de Flamanville 3. «Il est à peu près certain que la situation s’améliorera même si l’EPR de Flamanville est repoussé de manière plus lointaine», assure Thomas Veyrenc, directeur de la stratégie et prospective de RTE.

Initialement publié sur Journal de l’Environnement

Les 5 erreurs qui vous font perdre des candidats

Pour le poste à pouvoir au sein de votre entreprise, vous avez déjà fait une première sélection de candidats, réalisé quelques entretiens et choisi votre favori. Cependant, au moment de réaliser votre proposition finale, voilà que le candidat ne répond plus, ou répond par la négative. Que s’est-il passé ? Examinons ensemble les potentielles raisons de cette situation.

 

  • Un entretien mal mené

Il n’est plus à prouver qu’un entretien d’embauche répond à des codes spécifiques et doit être mené par le recruteur de façon optimale afin de récolter les bonnes informations pour valider l’adéquation d’un candidat au poste proposé. Cependant, d’autres facteurs entrent en jeu lors de cet échange. S’il est primordial pour le candidat de séduire la personne chargée du recrutement, il ne faut pas perdre de vue qu’il est important pour vous de le séduire également, et de lui donner envie de rejoindre vos rangs. Un entretien mal préparé, un désaccord capital sur un des éléments clé du poste ou une mésentente entre vous et la personne reçue, et c’est un bon candidat de perdu pour le poste. Il est donc capital de préparer l’entretien et d’apporter une réponse rassurante si vous constatez qu’un élément peut éloigner le candidat.

 

  • Un processus trop long

On le sait, la prise de décision dans un processus de recrutement peut parfois être longue, et aller de validation en validation avant de pouvoir apporter une réponse définitive aux candidats reçus en entretien. Il est pourtant important de mettre en place un suivi post entretien, surtout si vous savez que la réponse peut se faire attendre quelques temps de votre côté. Au-delà de deux semaines, il est de bonne courtoisie d’adresser un email ou de contacter par téléphone le ou les candidats afin de les informer de l’état de leur candidature et du processus de décision. Grâce à cela, les personnes en lice pour votre poste sauront que leur candidature est toujours en cours et qu’il ne s’agit pas ici d’un refus implicite de votre part, le poussant à continuer ses recherches et entretien, voire d’accepter un autre poste.

 

  • Une e-réputation non maîtrisée

A l’ère du numérique, le réflexe des candidats va être de réaliser des recherches sur vous et votre société, surtout s’il comprend que le poste lui sera proposé. Nombreux sont les sites de notation de l’employeur, mais aussi les contacts via réseaux sociaux avec les salariés en place pour « prendre la température » et connaitre l’ambiance et le fonctionnement de votre entreprise. Il est donc important, pour cela, de soigner votre e-réputation afin de n’en faire ressortir que le meilleur et convaincre davantage un candidat de vous rejoindre.

 

  • Un salaire non adéquat au marché

Tout comme l’e-réputation, le niveau de rémunération d’un secteur ou d’un poste type sont facilement accessibles grâce à des sites spécialisés et contacts avec d’autres employés. Il est donc important de proposer un salaire adapté au poste, au niveau de responsabilités ainsi qu’aux compétences d’un candidat. Proposer un salaire trop faible, même avec des perspectives d’évolution rapide clairement indiquées lors d’un entretien, peut éloigner un candidat qui va préférer être rémunéré en adéquation avec son profil. N’hésitez pas à consulter des études sur les salaires moyens du poste que vous proposez, afin d’être sûr d’être dans la bonne fourchette lors de votre proposition à un candidat.

 

  • Un équilibre vie privée/professionnelle incertain

Aujourd’hui, l’un des éléments majeurs lors d’une prise de poste est l’équilibre entre la vie professionnelle et la vie privée d’un candidat. Il ne faut pas perdre de vue que chacun est soumis à des contraintes familiales, des trajets non compressibles ou des impératifs non négociables. Il s’agit donc d’apporter une perspective d’équilibre vie pro/privé pour le candidat, en proposant éventuellement des solutions d’aménagement des horaires, du temps de travail ou, pourquoi pas, une possibilité de télétravail si le poste le permet.

 

En gardant ces points capitaux à l’esprit lors de vos recrutements, vous êtes sûrs de ne pas perdre de bons profils !

Les 4 erreurs éliminatoires de votre CV

Vous venez enfin de trouver l’offre idéale que vous cherchiez depuis un moment, et êtes tenté de cliquer immédiatement sur le bouton de candidature… Mais pas si vite ! Avez-vous pris le temps de vous replonger dans votre CV afin de vérifier qu’il ne comporte rien d’éliminatoire ? Petit tour d’horizon des erreurs les plus répandues qui peuvent vous coûter un refus d’office.

 

  • Votre CV est trop long

Vous avez mis beaucoup de temps à faire votre CV, celui qui parlerait le mieux de vous et de votre parcours, en expliquant dans les moindres détails l’intégralité de vos formations et expériences professionnelles. Vous souhaitez bien faire mais attention ! Un CV trop long dans sa globalité, ou comprenant des paragraphes chargés, peut vous porter préjudice. Il faut garder à l’esprit qu’un CV a pour objectif de présenter vos qualifications pour un poste précis, les détails pouvant être apportés de vive voix lors d’un entretien. Votre CV doit tenir sur une seule page de préférence, allant jusqu’à 2 pages pour les profils très expérimentés.

 

  • Votre CV est peu lisible

S’il y a bien une règle d’or à garder à l’esprit lors de la création d’un CV, c’est celle de la lisibilité. Lorsque l’on est recruteur et que l’on reçoit des CV par centaines, il peut s’avérer chronophage de s’attarder sur une seule de ces candidatures. C’est pourquoi il est important de rendre ce document agréable à la lecture et compréhensible rapidement. Pour cela, pensez à structurer vos éléments en diverses sections (Coordonnées, études, parcours professionnel, soft skills, outils maitrisés, loisirs…). Également, portez une attention toute particulière aux fautes d’orthographes qui peuvent être lourdes de conséquences aux yeux du recruteur. Evitez également les sigles spécifiques : Ayez le reflexe de mettre entre parenthèses sa signification ! Enfin, prenez garde au rendu général de votre CV, dans le choix de vos couleurs et formes utilisées notamment, car certaines peuvent rendre vos informations illisibles.

 

  • Votre CV manque d’information

Nous venons de voir qu’il faut savoir épurer son CV afin de le rendre lisible et compréhensible pour un recruteur, mais attention cependant à ne pas enlever des informations capitales. Il va de soi que les coordonnées sont primordiales et se doivent d’être exhaustives : Nom, prénom, téléphone, adresse email et à minima votre ville de résidence. Comme vu plus haut, l’importance d’un CV tient en l’explication claire de vos qualifications. Pour cela, il est d’autant plus important d’exprimer clairement, en en-tête du document, votre objectif professionnel ou le poste visé. Enfin, des résultats chiffrés des réussites de vos dernières expériences peuvent faire la différence et seront un indicateur parlant pour un recruteur.

 

  • Votre CV ne reflète pas votre personnalité (banal, approximatif, impersonnel, mensonges)

Pour terminer cette revue des erreurs communes mais pouvant coûter cher, entrons dans la question de la personnalisation du CV. S’il faut conserver un aspect professionnel, tant sur la forme que sur le fond, il est primordial d’y intégrer votre personnalité, et que ce document reflète qui vous êtes. Après tout, il est là pour vous présenter à un recruteur. Dans un premier temps, optez pour une mise en forme percutante et personnalisée, tout en prenant garde aux choix de couleurs, formes et typographie comme expliqué plus tôt. Un CV différent vous fera sortir du lot des CV banals et aura des chances de rester en mémoire pour un recruteur. Pensez également à éviter les mensonges, car cela pourra vite sauter aux yeux de la personne vous recevant en entretien, lors de votre échange ou même lors d’une simple recherche Linkedin et Google.

 

Vous avez maintenant l’ensemble des outils en main pour rédiger le CV idéal pouvant être percutant. A vos plumes, prêt, partez !

Les salaires dans le solaire surpassent l’éolien

Travailler dans les énergies renouvelables (EnR), c’est participer à la transition énergétique, mais c’est aussi très rentable. Pour la deuxième année consécutive, GreenUnivers publie son dossier « Salaires dans les EnR », qui compile les salaires bruts annuels négociés ces 12 derniers mois sur 18 postes clés, en partenariat avec le cabinet de recrutement Elatos. Les tendances observées en 2018 se confirment avec des salaires très attractifs, même pour les profils juniors, en raison d’une pénurie de compétences.

Un salaire médian bien supérieur à la moyenne

Le salaire des cadres français a augmenté de 2,4% au premier semestre 2019, poursuivant la hausse observée pour la neuvième année consécutive, selon le baromètre publié début septembre par Expectra, filiale de Randstadt, qui s’appuie sur 87 500 fiches de paie de cadres et agents de maîtrise. Une tendance accentuée par le déséquilibre offre/demande dans le secteur des énergies renouvelables. « Le marché est vraiment très compliqué. Depuis deux ans maintenant, il est vraiment difficile de trouver des CV, les bons profils sont devenus extrêmement rares », observe Julie Deleglise, manager Ressources Humaines chez E.ON Business Solutions France.

Le salaire médian annuel brut négocié par les cadres des EnR en 2019 s’élève à 60 000 €, soit bien au-dessus des 45 793 €, médiane de l’ensemble des cadres français. Un chiffre qui confirme l’attractivité du secteur des EnR, et la tendance à la hausse des rémunérations dans le secteur en raison de difficultés persistantes à recruter. Il traduit également la bonne santé financière des entreprises, qui acceptent de revoir à la hausse les salaires pour attirer les talents, voire les conserver.

Juniors comme seniors en profitent

Ce phénomène bénéficie à tous les profils, même les plus juniors. Avec pas, ou très peu d’expérience, les jeunes diplômés qui intègrent la famille des EnR peuvent parfois négocier des salaires bruts annuels très attrayants, proches des 40 000 €. Des niveaux que l’on ne retrouve que dans les filières les plus rémunératrices. « A la sortie d’école (commerce, ingénieur), nous avions fixé un plafond à 30 000 € annuels bruts, mais nous avons dû le revoir à la hausse car il était presque impossible de recruter à ce niveau-là », confirme Julie Deleglise.

Les profils expérimentés aussi jouent à plein de cette pénurie de talents pour négocier des salaires et conditions de travail améliorés. La chasse de tête reste très intense et les négociations volent parfois très haut, notamment dans l’industrie photovoltaïque : « Nous constatons un glissement des candidats vers la filière solaire avec des recrutements à prix d’or sur certains postes clés. A l’image de ce directeur d’une PME qui a récemment négocié un salaire fixe qui frôle les 200 000 €/an », constate Jens Bicking, PDG du cabinet de recrutement spécialisé Elatos.

Des chiffres qui ne recouvrent que la partie fixe des rémunérations. Or, pour ces postes à responsabilités, le variable est généralement très significatif : « La partie variable est devenue un élément très important de la rémunération. Elle représente entre 10 et 30% pour des chefs de projets et peut osciller entre 50 et 100% pour les profils de direction », confirme Jens Bicking.

L’industrie solaire paye mieux

C’est l’un des enseignements de cette enquête 2019 : le secteur du photovoltaïque est de plus en plus rémunérateur. Alors que les salaires pratiqués y étaient généralement plus faibles que dans l’éolien, la tendance semble s’inverser. « Les salaires pour des postes à responsabilités dans l’énergie solaire tendent vers ceux de l’éolien, voire les surpassent désormais. Un phénomène qui s’explique sans doute par l’attrait considérable des investisseurs pour cette énergie qui lui assure de belles perspectives, mais aussi l’intérêt que les grands groupes, désireux de gagner rapidement des parts de marché, portent aux profils solaires expérimentés », analyse le PDG d’Elatos. Une situation qui peut s’expliquer également par l’augmentation de la taille des entreprises PV et la concentration du secteur. Ainsi les salaires négociés ces 12 derniers mois sur des postes de responsables du développement sont supérieurs dans le photovoltaïque par rapport à l’éolien ou à la méthanisation. Ce n’était pas le cas l’année dernière.

Cette tendance est-elle renforcée par les dernières décisions en matière de politique énergétique ? L’énergie solaire bénéficie en effet d’un soutien politique massif, reconduit lors de la dernière Programmation pluriannuelle de l’énergie : « Il est délicat de parler d’effet PPE car il y a toujours un temps de décalage entre la décision politique et les recrutements. Pour autant, la stratégie française en matière d’énergie aura certainement un impact, mais pas forcément très notable. En effet, les dynamiques sont désormais à l’œuvre depuis un certain temps, et la PPE ne fait que les confirmer », juge Jens Bicking.

Initialement publié sur GreenUnivers

Ne commettez pas ces 4 erreurs de recrutement !

Selon une étude de la DARES, 12% des CDI se terminent à la suite de la période d’essai et 16% des salariés démissionnent après moins d’un an d’ancienneté dans la société. Nous le savons, une erreur de recrutement peut coûter cher à une entreprise, tant en termes de coût financier qu’humain. Au-delà de la désorganisation d’un service, cela entraîne une augmentation du travail par salarié pour pallier au poste vacant avec pour conséquence un impact direct de vos collaborateurs.

Pour se prémunir de ces effets négatifs, il vous faut impérativement éviter donc les erreurs de recrutement. Petit tour d’horizon des erreurs les plus communes, et comment les éviter !

 

  • Se fier uniquement au CV

Vous venez de poster une offre d’emploi sur différents jobards et votre boite mail déborde de candidatures entrantes, plus ou moins qualitatives.

Entre le manque de temps et de moyens humains, il serait tentant de ne se fier qu’à ces candidatures entrantes, en éliminant au fur et à mesure des candidats. Cependant attention, il y a plusieurs problèmes à cette façon de fonctionner : Beaucoup de candidatures à traiter ne répondant pas du tout à votre besoin, des candidatures intéressantes passées à la trappe, un panel de candidats ne reflétant pas la réalité du marché…

Notre conseil : Si la diffusion d’une annonce peut s’avérer bénéfique pour certains profils ou même pour votre marque employeur, ne passez pas à côté du sourcing pour recruter ! De nombreuses plateformes peuvent s’avérer utiles pour trouver le candidat idéal (Réseaux sociaux professionnels, CVthèques en ligne…). De plus, n’hésitez pas à vous appuyer sur un cabinet de recrutement spécialisé dans le domaine pour lequel vous recrutez. Vous pourrez de cette façon bénéficier d’un vivier de candidats supplémentaires et d’une gestion optimale de l’ensemble des candidatures entrantes pour trouver la perle rare !

 

  • N’avoir qu’une vague idée de votre besoin

Qu’il s’agisse d’une création de poste ou d’un remplacement, trouver la bonne personne pour un poste passe forcément par une connaissance très précise des besoins et des missions qui lui seront attribuées. Nombreuses sont les sociétés qui cherchent à recruter en n’ayant qu’une vague idée du besoin pour le poste, par méconnaissance du travail à accomplir, du fonctionnement du service concerné ou des compétences existantes sur le marché des candidats.

Notre conseil : Lorsqu’il s’agit d’un remplacement, une réunion avec la personne sur le départ s’impose ! Faire un point sur l’ensemble des missions à réaliser, des compétences nécessaires, mais aussi du profil adéquat pour s’intégrer au niveau du service concerné… Autant d’éléments à balayer pour bien cerner le candidat idéal. Dans le cas d’une création de poste, une concertation avec l’équipe dans laquelle le candidat sera intégré est importante afin de définir les tâches qui seront confiées au nouvel arrivé.

 

  • Ne pas préparer les entretiens

Parfois, par manque de temps ou de moyens humains, il peut arriver que l’on rencontre un candidat sans avoir préparé l’entretien. Grave erreur ! Négliger la préparation d’un entretien risque d’avoir de lourdes conséquences sur votre recrutement. Cela peut déstabiliser le candidat et de ce fait renvoyer une fausse image du candidat, de votre société ou de vous-même. Vous risquez donc de laisser filer des candidats parfaits pour le poste car vous n’aurez pas cerné son potentiel ou qu’il ne souhaite pas accepter votre offre suite à une première impression négative.

Notre conseil : La fiche de poste est l’élément conducteur de votre entretien. Il faut constamment garder en tête le profil et les compétences recherchées et tourner vos questions en ce sens, tout en laissant le candidat s’exprimer sur son parcours, ses compétences, sa personnalité et ses souhaits professionnels.

 

  • Négliger l’expérience candidat

Lorsque l’on est à la recherche d’un candidat pour un poste à pourvoir au sein de son entreprise, on peut parfois penser que seuls les candidats doivent savoir séduire le recruteur. Et pourtant ! L’inverse est tout aussi vrai. Les bons profils sont très recherchés et peuvent parfois être difficiles à recruter en raison de la multitude d’entreprises souhaitant les intégrer au sein de leurs équipes. Il ne faut pas oublier, lors de l’entretien, que votre rôle est aussi de donner envie au candidat de rejoindre votre société.

Notre conseil : Traiter vos candidats comme s’il s’agissait de vos clients ! Cela est primordial pour deux raisons. La première, comme nous l’avons évoqué plus haut, est qu’il faut séduire le candidat afin de lui donner envie de rejoindre vos rangs. La seconde tient au fait qu’un entretien avec un candidat est révélateur de votre image et qu’il pourrait en découler des effets négatifs sur cette dernière, notamment si le candidat dispose de son réseau auprès de nombreux professionnels du domaine.

 

Vous avez maintenant toutes les cartes en main pour éviter les erreurs de recrutement les plus communes. A vous de jouer !

4 raisons de votre échec en entretien

Voilà déjà quelques jours que vous avez passé cet entretien pour lequel vous nourrissez beaucoup d’espoir, quand soudain, une petite notification apparaît sur votre mobile : Un nouveau mail non lu de la part du recruteur. La sentence tombe : Vous n’avez pas été retenu pour le poste.

Tentons d’expliquer les raisons de cet échec, pour renverser la tendance et transformer votre prochain échange en réussite !

 

  • Vous n’avez pas géré votre temps de parole

S’il est clair qu’un entretien d’embauche est un échange entre le recruteur et le potentiel futur employé, il est important de garder à l’esprit qu’il existe certaines règles tacites à respecter durant cet échange.

En effet, on estime que l’échange se divise en 70/30% concernant le temps de parole. Si un candidat doit avoir suffisamment de matière pour parler de son parcours, ses motivations et son projet professionnel pour occuper 70% de l’entretien, il convient de garder à l’esprit que l’employeur doit pouvoir parler de la société et du poste, sur environ 30% du temps alloué à l’échange. De ce fait, il sera tout aussi préjudiciable de parler peu que de parler beaucoup, et il faudra apprendre à équilibrer les moments d’écoute et les moments de parole.

Notre conseil : Préparez-vous en amont, réfléchissez à ce que vous pourrez développer pendant l’entretien et laissez l’employeur expliquer les enjeux de son entreprise ou du poste.

 

  • Vous n’avez pas été assez convaincant

Le but de tout entretien est de se présenter et de convaincre l’employeur que vous serez la personne idéale pour le poste vacant. Vous penserez tout de suite qu’il faut construire son discours, mettre en avant ses qualités et annoncer sa capacité à compléter avec brio toutes les missions attachées au poste. Il ne faut cependant pas oublier que de nombreux autres éléments peuvent entrer en ligne de compte quand il s’agit de convaincre : La posture, la voix, les gestes, le regard fuyant ou non.

Notre conseil : Pensez à soigner votre attitude autant que votre discours afin que vos mots et vos gestes aillent de pair pour convaincre le recruteur que vous êtes la personne de la situation !

 

  • Vous n’avez pas assuré le suivi

A la sortie de l’entretien, il n’est pas toujours évident de savoir comment celui-ci s’est passé. Alors vous allez écrire et appeler vos proches pour leur raconter, récolter leurs avis, se rassurer en cas de doutes. Et si la première personne à contacter à la sortie de l’entretien n’était pas l’un de vos proches, mais bel et bien la personne avec qui vous venez d’échanger ?

Notre conseil : Il est important, après un échange avec un recruteur, d’envoyer un email de politesse pour le remercier de l’entretien et du temps accordé. Cela vous permettra de renvoyer une image positive et impliquée. De plus, si au-delà d’une semaine vous n’avez pas de retour, il est intéressant de recontacter votre interlocuteur afin de s’enquérir de l’avancée du processus de recrutement.

 

  • Vous n’avez pas montré votre vrai visage

Il est bien entendu très tentant de se créer une image en entretien. C’est par ailleurs quelque chose que tout le monde fait plus ou moins en entreprise : On soigne sa tenue, sa coiffure, sa façon de parler. Certes il s’agit d’un fait auquel il est aujourd’hui presque impossible d’échapper, cependant il faut garder à l’esprit qu’un recruteur embauche une personne au-delà d’un simple profil. Il est important de montrer sa personnalité durant un entretien, car le relationnel en entreprise est tout aussi importante que l’adéquation au poste proposé. Une cause d’échec en entretien peut être révélateur d’une personnalité peu affirmée durant celui-ci.

Notre conseil : Sachez rester vous-même, tout en optant pour une attitude professionnelle. De cette façon, le recruteur pourra voir si votre personnalité correspond au savoir-être de l’entreprise ou du service dans lequel vous pourriez potentiellement travailler.

 

Vous êtes désormais prêt pour votre prochain entretien… Celui qui vous décrochera le poste de vos rêves !

Le Sénat adopte définitivement la loi climat-énergie

Après l’Assemblée nationale le 11 septembre dernier, le Sénat a définitivement adopté la loi sur l’énergie et le climat ce jeudi 26 septembre. Cette loi inscrit symboliquement « l’urgence écologique et climatique » dans le code de l’énergie. Elle fixe l’objectif d’atteindre la neutralité carbone à l’horizon 2050 et de diminuer de 40 % la consommation d’énergie fossile d’ici 2030.

Le texte reporte à 2035 l’objectif de réduction à 50 % de la part du nucléaire dans la production d’électricité et planifie la fermeture des quatre dernières centrales à charbon françaises d’ici 2022. Les sénateurs se félicitent tout particulièrement du signal fort que donne la loi en faveur des énergies renouvelables et notamment l’hydroélectricité, l’éolien en mer, l’hydrogène vert et la biomasse.« Le texte a prévu que le « bilan carbone » soit systématiquement pris en compte dans les appels d’offres des projets d’énergie renouvelable, ce qui contribuera à lutter contre le dumping environnemental auquel peuvent être confrontés les industriels français et européens », rappelle le Sénat.

Le texte met également en place un dispositif de lutte contre les passoires énergétiques, en instituant des audits obligatoires à partir de 2022. Il renforce également la lutte contre la fraude aux certificats d’économie d’énergie (CEE). « Les élus locaux, et notamment les maires, disposeront d’une « boîte à outils » en faveur de la transition énergétique pour rénover les bâtiments publics, investir dans des projets participatifs et bénéficier de garanties d’origine« , se félicite le Sénat.

A compter de 2023 et tous les cinq ans, le Parlement examinera la programmation pluriannuelle de l’énergie, jusque-là établie par décret.

Initialement publié sur actu-environnement.com

Salons de recrutement : 4 étapes pour ne pas manquer votre chance

Lorsque l’on est à la recherche du poste idéal, tous les moyens sont bons. Annonces, candidatures spontanées, réseaux sociaux professionnels, cv en ligne, vous avez déjà dressé la liste de toutes les façons de vous rendre visible auprès d’un recruteur. Mais avez-vous pensé aux salons de recrutement ?

Véritables rassemblements des entreprises qui recrutent, les salons de l’emploi peuvent parfois être déstabilisants, de part le nombre de candidats présents ainsi que du peu de temps accordé par les recruteurs. Comment survivre dans cette jungle, et tirer le meilleur de ces événements ? Suivez le guide…

  • Choisissez soigneusement votre salon

Très en vogue depuis maintenant quelques années, les salons de recrutement sont nombreux sur le marché, et ne disposent pas tous du même sérieux et de la même qualité. Il convient donc de choisir son ou ses salon(s) avec soin afin d’être sûr de pouvoir rencontrer des recruteurs intéressants. Plusieurs critères sont à prendre en compte lorsque vous faites votre choix. Dans un premier temps, vérifiez l’envergure du salon et son adéquation avec votre projet professionnel : Est-ce un salon qui existe depuis longtemps ? Est-ce qu’il dispose de son propre site internet et liste les exposants présents ? Les branches d’activités représentées par les exposants sont-elles en adéquation avec vos souhaits de carrière ? Si la réponse à toutes ces questions est « oui », alors il y a de fortes chances pour qu’il s’agisse de l’événement sur lequel vous devez être présent.

  • Listez les entreprises intéressantes

Une fois que vous aurez défini sur quels salons vous serez présent, il faut maintenant définir quelles entreprises vous souhaitez rencontrer ! Sur ces événements, les exposants sont tellement nombreux qu’il n’est pas possible de passer sur chaque stand pour se présenter. Comme nous l’avons évoqué plus tôt, la plupart des événements de ce type proposent, en amont, la liste des entreprises présentes, et parfois même leurs coordonnées. Il convient alors de faire le choix de quelques stands sur lesquels vous souhaitez vous rendre, en fonction de vos souhaits professionnels. Orientez votre choix sur 4 à 5 stands capitaux, car l’attente peut être parfois longue avant de pouvoir discuter avec un recruteur. Listez ensuite quelques entreprises supplémentaires, intéressantes mais secondaires, dans le cas ou vous auriez encore du temps disponible à la suite de vos premières visites de stands.

  • Préparez-vous !

Le jour J arrive à grands pas, c’est le moment de préparer votre présentation. Il est important de garder à l’esprit que les échanges avec un recruteur, sur ce type d’événement, ne dépassent jamais 15 minutes. C’est pourquoi il est capital de définir à l’avance la façon dont vous vous présenterez, afin d’être le plus efficace et complet possible dans le temps imparti. Pensez également à prévoir plusieurs CV imprimés, afin de pouvoir les laisser à la personne avec qui vous avez pu échanger. Enfin, comme pour un entretien classique, renseignez-vous sur les entreprises ciblées et préparez des questions en amont !

  • Et après le salon ?

Le salon est terminé, vous avez récupéré un bon nombre de cartes de visite et rencontré des personnes et sociétés intéressantes ? Ne vous arrêtez pas en si bon chemin ! Avec l’effervescence des salons et le nombre de candidats potentiels que rencontrent les exposants, il est important de faire des relances concernant votre candidature. Attendez quelques jours puis prenez votre téléphone pour échanger de nouveau avec la personne rencontrée sur le salon. Cela montrera d’autant plus votre motivation et permettra au recruteur de se souvenir plus facilement de vous !

Vous avez maintenant toutes les cartes en main pour tirer le meilleur des salons de recrutements… Alors, quel sera le prochain ?

4 raisons pour lesquelles les candidats ne postulent pas

« Pourquoi n’ai-je pas de retour sur cette annonce ? »
Cette question, nous préférerions que vous ne vous la posiez pas. Malheureusement, il arrive qu’une fois votre annonce diffusée, vous ne receviez pas de candidature pour le poste que vous souhaitez pourvoir. Il existe plusieurs raisons possibles.

  1. La qualité de l’annonce

Nous en avions déjà parlé mais l’annonce est à l’image d’un support publicitaire : elle doit donner envie.
Tout doit plaire au candidat : la présentation de l’entreprise, les différentes missions mais également le profil décrit dans lequel il doit se retrouver, et qui est en accord avec les missions.

Au-delà du fond, la forme aura également son importance aussi veillez au langage choisi, principalement sur la façon de détailler les missions. Un ton directif pourra dissuader un candidat, de peur que le management soit aussi peu souple que le langage employé dans l’annonce.

Idem pour la description de votre entreprise, il faut trouver le juste milieu entre les données chiffrées faisant état de votre croissance et de votre légitimité dans le secteur, et ce qui rend votre entreprise sympathique et donne envie de s’y investir.

Par ailleurs, est-ce que vous êtes sûr que votre annonce est réaliste ?
Est-ce que votre texte ne laisse pas transparaître la recherche d’un mouton à 5 pattes (jeune diplômé, 6 ans d’expérience ce n’est pas possible) qui pourrait repousser les candidats potentiels ?

  1. Le choix du support

Il se peut que vous n’ayez pas publié votre annonce sur le support le plus adapté. En effet, il faut que vous soyez au plus proche de votre cible.

En plus des grands noms de jobboards généralistes tels APEC (Pôle Emploi le cas échéant), Cadremploi…, il existe d’autres biais :

  • Les réseaux sociaux comme Linkedin (pour la partie cadres, profils confirmés), Twitter (si vous avez créé une communauté autour de votre entreprise, ou même Facebook (pour des postes de techniciens).
  • Les jobboards spécifiques, soit à votre activité (chooseyourboss pour les développeurs, emploi-environnement pour les métiers des EnR…), soit au type de profil que vous recherchez (un ingénieur par exemple).
  • Les forums spécialisés métiers qui proposent des bourses à l’emploi en ligne, les associations professionnelles qui peuvent se faire également le relais de vos offres d’emplois.
  • Enfin, si vous cherchez des profils jeunes, vous pouvez également vous tourner vers les écoles/formations dont sont issus les candidats que vous espérez, pour leur faire part de votre recherche.

 

  1. La rareté de la compétence

Il n’est pas interdit que, loin de vouloir une perle rare, le profil que vous recherchiez soit très rare ou que, bien en poste, il ne regarde pas les offres d’emploi et attende tout simplement que l’on vienne le chercher pour lui proposer quelque chose de mieux.

Si tel est le cas, il vaut peut-être la peine de se faire accompagner par un spécialiste de la chasse qui saura approcher les profils que vous recherchez.

 

  1. Votre image

Si vous vous renseignez sur les candidats quand ils envoient leur CV, n’oubliez pas qu’ils font de même avec vous et avec votre entreprise.

C’est à ce moment que votre travail sur la marque employeur prend tout son sens. Déjà, il est rassurant pour un candidat que vous ayez un site internet, et surtout un site internet qui mette en valeur votre entreprise.

Pensez à créer une page Linkedin et à engager vos collaborateurs à s’y rattacher voire même à l’animer.

Enfin, n’oubliez pas que dans n’importe quel domaine, le monde est petit et les gens parlent d’une entreprise à l’autre. Beaucoup d’informations non-officielles sur votre société et sur votre organisation en interne peuvent remonter à l’oreille des candidats potentiels. Loin de vouloir verrouiller les informations, faites-en sorte que celles-ci soient plutôt flatteuses. N’oubliez pas que vos collaborateurs actuels sont vos principaux et meilleurs ambassadeurs.

3 conseils pour sauver votre entretien Skype

Que vous viviez dans une région différente de votre recruteur ou simplement parce qu’il n’est pas toujours possible d’être disponible pour se rendre à un entretien, il n’est pas interdit que l’on vous propose un entretien Skype.

Celui-ci peut également vous être proposé tout simplement en amont d’un entretien en face à face.

Si vous n’avez jamais eu encore ce type d’entretien, nous ne saurions que trop vous conseiller de créer un compte Skype.

Même si en soi celui-ci ne représente aucun danger apparent, il s’agit de respecter quelques principes de base afin de passer -techniquement en tous les cas- ce petit exercice haut la main :

  1. Préparation – ne pas négliger la technique

La veille de l’entretien, vérifiez que tout fonctionne, de votre connexion internet (et dans ce cas préférez une connexion Ethernet à une connexion wifi, qui sera bien plus stable) à la qualité de l’image de la webcam (portez votre choix sur une véritable webcam plutôt que sur la caméra frontale de votre portable), en passant par votre compte Skype. S’il n’est pas actif depuis quelques temps, avez-vous bien le mot de passe ? Faites également un test vidéo et audio via l’application.

Le jour J, pensez à fermer les autres programmes qui pourraient ralentir votre machine et détériorer la connexion Skype, tant en termes d’image que de son.

Pour finaliser au mieux la préparation, pensez à une solution de secours : le recruteur a-t-il un numéro sur lequel vous joindre et possédez vous ses coordonnées si vous rencontrez des problèmes de connexion ?

Si par hasard votre contact est à l’étranger, pensez à vérifier le décalage horaire.

  1. Soigner l’apparence online et offline

Commencez déjà par adapter votre pseudo Skype et votre photo de profil à la situation. En effet, un pseudo type « petitnounouille63 » manquera de sérieux pour votre interlocuteur, tout comme une photo de profil où vous faites la fête un verre à la main. Si besoin recréez un compte Skype et si vous n’avez pas de photo ad hoc, n’en mettez tout simplement pas.

 

Le jour J, préparez vous comme pour un réel entretien physique, y compris en dessous de la ceinture. Même s’il est tentant, « pour le fun », de garder son bas de pyjama, imaginez l’impression que vous laisserez si vous devez par hasard vous lever pour ouvrir la porte ou répondre à l’interphone…

 

  1. Les petits détails pratiques

Le jour J, choisissez un endroit clair et à l’arrière-plan neutre. La salle de bain n’est pas une bonne option pour des raisons d’écho, de même que votre chambre à moins que le lit ne soit parfaitement fait.

Si vous n’êtes pas seul chez vous, prévenez votre entourage de respecter un moment de calme, mettez un post-it sur la porte pour prévenir que vous êtes en entretien et faites en sorte de ne pas vous trouver dans la même pièce que vos animaux de compagnie.

Votre interlocuteur sera focalisé sur votre image, aussi parlez lentement et évitez les grands gestes qui ne seront pas très bien captés par la webcam. Regardez la webcam et non votre écran, car cela peut-être fort déroutant pour le recruteur de ne pas capter votre regard.

 

A l’instar des entretiens physiques, ne concluez pas l’entretien sans avoir demandé la suite du processus pour savoir à quoi vous en tenir et éventuellement obtenir une date pour un prochain rendez-vous.

 

Si vous avez appliqué ces quelques conseils, tout est en place pour que l’entretien se passe au mieux… Car pour le contenu, c’est à vous de jouer, mais vous pouvez retrouver nos conseils sur les entretiens ici, ici ou encore là.

 

Envie de relever un nouveau challenge ? Découvrez toutes nos offres d’emploi.

Bilan environnement du G7 : la médiatisation de l’Amazonie cache de faibles avancées sur le climat

Le G7 s’est engagé sur l’Amazonie, invitée surprise du sommet de Biarritz, et sur une charte sur la biodiversité. A défaut d’engagements fermes sur le climat, des coalitions impliquant des acteurs non-étatiques sont adoptées.

Les prémices du G7 de Biarritz étaient mal engagées sur les questions environnementales. Les ONG réunies dans le Réseau Action Climat (RAC) avaient même annoncé le boycott du sommet dont elles estimaient être mises à l’écart. Le sujet s’est finalement invité au sommet à travers la question de l’Amazonie qu’Emmanuel Macron a inscrite, le jeudi 22 août, à l’ordre du jour. Le lendemain, il annonçait son opposition aux projet d’accord Mercosur-UE, estimant que le président brésilien, non présent au sommet, avait menti sur ses engagements en matière de climat et de biodiversité. La surenchère de Jair Bolsonaro a ouvert une crise diplomatique qui est montée en puissance durant le sommet.

Mais l’accord obtenu sur un soutien du G7 aux pays amazoniens et à une charte sur la biodiversité masque la faiblesse des engagements pris par ailleurs, qui impliquent surtout des acteurs non-étatiques.

 

Initiative pour l’Amazonie

Sur l’Amazonie, Emmanuel Macron a annoncé, avec le président chilien, hôte de la prochaine COP climat en décembre, un soutien financier de 20 millions de dollars (M$) aux pays amazoniens qui le demandent, avec des « soutiens concrets« . La France a annoncé son aide militaire dans les prochaines heures. Les britanniques, de leur côté, ont promis une aide de 10 millions de livres. Le président français a également annoncé la construction d’une initiative pour l’Amazonie qui sera lancée lors de l’assemblée générale des Nations unies en septembre. Au programme : reforestation des territoires dévastés mais aussi agroécologie. Des échanges avec les pays africains, invités au sommet, ont également eu lieu alors que les forêts d’Afrique subsaharienne sont également exposées aux incendies. Emmanuel Macron a indiqué qu’une initiative similaire à celle de l’Amazonie était à l’étude pour le continent africain.

 

Tous les pays présents au sommet, c’est-à-dire les membres du G7 (Allemagne, Canada, États-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni) mais aussi les Etats invités comme le Chili, l’Australie, l’Inde et l’Afrique du sud, ont signé la charte pour la biodiversité. Cette charte charte avait été finalisée lors du sommet des ministres chargés de l’environnement en mai dernier à Metz au moment même de la publication du dernier rapport de l’IPBES. Le Giec de la biodiversité alertait sur la menace d’extinction pesant sur 1 million d’espèces.

Bien que cette charte soit non contraignante, Emmanuel Macron a indiqué qu’il s’agissait de « lancer une dynamique comparable à celle sur le réchauffement climatique« . Il a donné rendez-vous au congrès de l’UICN à Marseille et à la prochaine COP biodiversité qui se tiendra en Chine l’année prochaine.

 

Emmanuel Macron a également annoncé des engagements des Etats en faveur du Fonds vert pour le climat, dont la reconstitution des ressources figure au menu du sommet du secrétaire général des Nations unies qui doit se tenir le 23 septembre prochain. Le Premier ministre britannique Boris Johnson a annoncé le doublement de la contribution du Royaume-Uni, soit 1,44 Md£. La France s’est engagée dans le même sens. Ces initiatives font suite à celles de l’Allemagne et de la Norvège. L’engagement des pays du G7 permet de dégager près de 5 Md$ supplémentaires a assuré le président français.

 

Coalitions d’acteurs

En dehors de ces engagements étatiques, la présidence française du G7 a privilégié les coalitions d’acteurs. Concernant la coalition « neutralité carbone 2050 », lancée lors de la première édition du One Planet Summit en décembre 2017, les choses avancent selon Emmanuel Macron. Le président s’est félicité de l’engagement de l’Inde dans cette coalition, obtenue durant le G7. Mais aussi de l’annonce par Vladimir Poutine, en amont du sommet, de la ratification par la Russie de l’Accord de Paris.

Les autres coalitions ont porté sur la mode, sur les hydrofluorocarbures (HFC) et sur le transport maritime. Concernant le secteur de la mode, à l’origine de 8 % des émissions de gaz à effet de serre (GES) de la planète, 30 groupes mondiaux, représentant 20 % de l’activité du secteur, ont signé un « Fashion Pact » en vue de réduire leur impact sur le climat, la biodiversité et les océans. Mais cet engagement ne contient que trois engagements chiffrés et aucun mécanisme de sanction n’existe.

Un engagement a également été signé par une douzaine de transporteurs maritimes en vue de réduire leur vitesse. « Ce qui est l’un des moyens les plus efficaces pour réduire les émissions« , a assuré le président français. Ce secteur représente 3 % des émissions de GES mondiales mais son empreinte carbone « devrait passer à 17 % en 2050 en l’absence d’actions significatives » selon la présidence française. Le transporteur CMA-CGM s’est quant à lui engagé à ne pas exploiter la route du Nord dégagée du fait de la fonte des glaces de l’Arctique.

Enfin, concernant les HFC, gaz réfrigérants à très haut potentiel d’effet de serre utilisés dans les climatiseurs, une coalition rassemblant des entreprises et des Etats a aussi été lancée. « L’un des objectifs clés sera de doubler d’ici 2050 l’efficacité énergétique des systèmes de refroidissement des entreprises qui s’engagent dans cette coalition« , explique l’Elysée.

Les ONG environnementales saluent l’annonce par la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne du doublement de leur contribution au Fonds vert. « La seule annonce concrète sur le climat« , selon Greenpeace France. « Emmanuel Macron s’est appuyé sur des initiatives  » vitrines » pour pallier le manque de volonté politique des pays du G7 de renforcer leur ambition. C’est un signal décevant à quelques semaines du sommet de l’ONU sur le climat« , réagit Lucile Dufour du Réseau Action Climat.

Initialement publié sur actu-environnement.com

Airbus choisit la géothermie de surface pour assurer les besoins énergétiques de son nouveau siège social

Lors de l’aménagement du siège social du groupe Airbus, une boucle d’eau tempérée a été choisie pour assurer les besoins de chaud et de froid. Les détails du projet avec le bureau d’études en charge de sa conception et de sa réalisation.

Lors de l’aménagement de son siège social à Blagnac (Garonne), Airbus souhaitait un projet exemplaire, en ligne directe avec sa stratégie énergétique. Le groupe aéronautique visait, à l’horizon 2020, une réduction de 30% de ses consommations d’énergie primaire et de ses émissions de CO2 .

Évaluer les besoins : une étape essentielle

Le bureau d’études Burgeap a réalisé le schéma directeur d’approvisionnement en énergie du site, qui couvrait cinq hectares et trois bâtiments (deux de bureaux et un restaurant interentreprises). Une évaluation précise des besoins énergétiques a démontré l’intérêt de la géothermie de surface : « Il y a deux typologies de bâtiments différentes, avec des besoins en chaleur et en froid », raconte Hervé Lautrette, le responsable géothermie du bureau d’études. Des travaux supplémentaires ont permis de s’orienter vers une boucle d’eau tempérée pour mutualiser la ressource énergétique. « La boucle d’eau permettait de faire l’économie d’un réseau. En effet, en optant pour un réseau classique, il aurait fallu développer un réseau de chaleur et un réseau de froid pour assurer l’ensemble des besoins », poursuit l’expert. Par ailleurs, le projet d’aménagement n’étant pas totalement arrêté, la boucle d’eau présentait l’avantage de la flexibilité : « Nous ne connaissions pas encore le périmètre précis du projet, ni s’il allait être réalisé en une ou plusieurs phases. La boucle d’eau a l’avantage d’être modulable ».

Des performances au-delà des attentes

Après validation du business model par Airbus, avec un temps de retour sur investissement inférieur à huit ans, le projet a pu être lancé : une boucle d’eau tempérée de 200 mètres, couplée à un champ de 141 sondes géothermiques verticales (205 m), pour produire 2 MW de chauffage et 1 MW de climatisation dans trois sous-stations. Il a nécessité une demande d’autorisation au titre du code minier, exigée pour les projets supérieurs à 500 kW et 200 m de profondeur. « Plus on se situe en amont du projet, plus on a de latitude pour développer des boucles d’eau », avertit Hervé Lautrette. Soutenu par le fonds Nouvelles technologies émergentes de l’Ademe, ce projet a été équipé d’un dispositif de monitoring, assurant le suivi de l’exploitation démarrée le 1er avril 2016. « Les performances énergétiques sont sans équivalent, se félicite l’expert. Entre mars 2017 et mars 2018, les coefficients de performance annuels sont de 6,5 à 6,8 pour la chaleur (Scop) et de 5 à 5,9 pour le froid (Seer) ». Autrement dit, la boucle restitue 6,5 fois plus d’énergie qu’elle n’en consomme.

Optimisation du système

Les régimes de température sont très bas : 35/30°C pour la chaleur et 16/21°C pour le froid. Des pompes à chaleur thermo frigo pompes permettent d’assurer de manière simultanée du froid et du chaud. Des mutualisations entre bâtiments sont également possibles : « En été, le restaurant a besoin d’eau chaude, de la fin de matinée au milieu de l’après midi. C’est aussi à ce moment que les immeubles de bureau ont besoin de climatisation. La chaleur produite lors du rafraîchissement peut être utilisée pour l’eau chaude sanitaire, sans faire appel à la ressource géothermique ». En mi saison, l’eau circulant dans la boucle peut être suffisamment froide pour rafraîchir directement les bâtiments (géo cooling).

Une analyse fine des besoins a permis d’optimiser le dimensionnement du système et donc de réduire les coûts : « Plutôt que de regarder les puissances d’appel maximales bâtiment par bâtiment, l’analyse de l’ensemble permet de lisser les appels de pointe. Ce travail amont est fondamental pour optimiser le fonctionnement de l’installation« , explique l’expert.

Initialement publié sur Actu Environnement

Les 5 plus grosses erreurs de management

Lorsque l’on doit manager une équipe, la moindre erreur peut avoir de lourdes conséquences, tant sur la productivité des salariés que sur leur bien-être, mais également sur l’ambiance au sein des équipes. Penchons-nous sur les erreurs les plus souvent commises et les clés pour les éviter.  

 

  • Contrôle VS Confiance

Le reproche le plus récurrent que les salariés peuvent avoir envers leur manager est relatif à la question de confiance. En effet, certains managers peuvent avoir l’habitude de regarder avec précision le travail de leurs salariés. Si un employé ressent un manque de confiance de son manager à son égard, il est fort probable que ce manque de confiance finisse par être réciproque. Or, il est important pour une équipe d’avoir confiance en son manager afin d’être efficace et d’atteindre les objectifs fixés. De plus, une surveillance permanente du travail demande du temps, que le manager ne concentre donc pas sur les autres missions du poste. Sachez faire confiance à vos équipes, elles vous le rendront.

 

  • Opacité VS Transparence

Si l’adage veut que « Toute vérité n’est pas bonne à dire », il est capital au sein d’une équipe que le manager soit transparent tant sur les tâches que sur les objectifs à atteindre. Il revient au manager de savoir donner du sens au travail de ses salariés en partageant sa vision court, moyen et long terme de la société, et en intégrant leur travail dans de cette réflexion. De cela découlera une meilleure productivité due à une plus forte motivation, de part le fait de savoir la direction qui est choisie par le manager. L’opacité, certes plus confortable, peut créer des doutes et des suspicions de la part des équipes, ayant pour conséquence une perte d’engagement envers les missions et parfois même envers la société. Soyez franc et vrai.

 

  • S’attribuer les mérites VS partager les succès

Les plus grands succès sont souvent le résultat d’un ensemble de personnes ayant travaillé main dans la main pour obtenir ce résultat. S’il est vrai que le manager est souvent contributaire dans les succès de son équipe, il doit faire preuve d’humilité et savoir mettre ses collaborateurs en avant. Cela poussera ses derniers à se surpasser et à être fiers du travail accompli. En revanche, un manager s’attribuant l’intégralité des mérites de son équipe, sans les remercier ou les féliciter, créera un sentiment de malaise, de démotivation et d’éloignement des collaborateurs, consternés de ne pas récolter les fruits de leur travail.

 

  • Mise en concurrence VS Travail d’équipe

Beaucoup de manager estiment que la maxime « diviser pour mieux régner » reste la meilleure solution quant à la gestion des salariés. S’il est important de stimuler au maximum son équipe afin de tirer le meilleur d’eux-mêmes, il est aussi important de garder à l’esprit qu’une mise en concurrence des salariés peut avoir des conséquences désastreuses. En effet, si certains salariés travaillent dans l’idée de toujours depasser les autres, au-delà d’une détérioration du climat au sein de l’équipe, cela peut entrainer une contre productivité conséquente. Les tâches ne sont plus exécutées dans un esprit d’équipe et d’entre aide, mais de façon individualiste. En résulte des missions moins bien finalisées, par l’absence de la mise en commun des compétences. Gardez à l’esprit qu’une équipe soudée travaillant main dans la main pourra vous apporter plus qu’un salarié solitaire cherchant à dépasser les autres.

 

  • Absence d’écoute VS Oreille attentive

Dans chaque équipe, le manager est la personne qui donne un cap aux collaborateurs et fixe sa stratégie. De ce fait, dès lors qu’il s’entoure de personnes ayant des connaissances et compétences qu’il ne possède pas, il est impératif qu’il apporte une oreille attentive à ce que peuvent souligner les salariés qu’il doit manager au sein du processus de décision. Un bon manager ne doit pas faire fi des avis des collaborateurs apportant les connaissances techniques, au risque de prendre des décisions inadéquates, de faire face à un échec et de créer la discorde avec son équipe. Il faut donc prendre le temps d’écouter les divers avis et en tenir compte.

 

Avec ces quelques conseils, créer un cercle vertueux de productivité et d’implication de vos équipes au sein de leur travail n’aura jamais été aussi simple !

Les 6 phrases à ne jamais dire en entretien

Vous venez de décrocher l’entretien pour le poste de vos rêves. Pour faire bonne impression face à vos potentiels futurs employeurs, il est important de mettre de côté certaines phrases et questions qui pourraient ternir l’image que vous renvoyez. Petit tour d’horizon des quelques réflexions à éviter en entretien.

 

  • « Quelle est l’activité de l’entreprise ? »

Bien se préparer à son entretien est capital afin de le réussir. Cette préparation comprend bien entendu une connaissance parfaite des missions proposées dans l’annonce à laquelle vous avez postulé, mais aussi et surtout une connaissance de l’entreprise qui propose ce poste. Demander quelle est l’activité de l’entreprise peut laisser transparaitre un manque d’implication de votre part dans l’entretien en cours, et un manque d’intérêt pour le poste.

Notre conseil : N’hésitez pas à poser des questions précises à votre potentiel futur employeur sur certains points de l’activité de la société. De cette façon, il saura que vous avez fait un travail de recherche et que vous souhaitez approfondir votre compréhension de l’activité. Cela vous permettra d’appuyer votre intérêt.

 

  • « C’est écrit sur mon CV »

Vous avez passé du temps à fignoler votre CV pour le rendre lisible, et vous ne vous attendiez peut-être pas à ce que l’on vous pose une question dont la réponse s’y trouve. Ne vous en offusquez pas ! Certes, il est possible qu’il n’ait pas lu entièrement votre candidature, cependant il n’est pas rare qu’un recruteur souhaite approfondir certains points de votre parcours, ce qui peut passer par ce type de question.

Notre conseil : Ne vous braquez pas et profitez de cette question pour mettre en avant certains détails supplémentaires dans votre réponse, qui ne paraissent pas dans votre candidature.

 

  • « Au bout de combien de temps vous donnez une promotion ? »

S’il est important de connaitre les perspectives d’évolution du poste pour lequel vous êtes en entretien, certaines questions peuvent être mal perçues par le recruteur. Ce type d’interrogation peut être le reflet d’un caractère impatient, et d’une personne ambitieuse, qui risquerait de quitter une société ne lui proposant pas de promotion et d’évolution rapide. Souvenez-vous que le travail et l’implication d’un salarié sont autant d’éléments capitaux dans la décision d’accorder ou non une promotion.

Notre conseil : Cette question peut être abordée avec une tournure différente, à un stade avancé de la candidature. Par exemple, vous pouvez demander si le poste est sujet à une perspective d’évolution.

 

  • « Mon ancien patron est un incompétent »

Attention, danger ! Critiquer ouvertement son ancien employeur devant celui qui pourrait endosser ce rôle à l’avenir est à proscrire. Non seulement cela donnera une très mauvaise image de vous (et non de votre ancienne entreprise), mais en plus cela traduit un manque de discrétion, d’objectivité et une personnalité qui peut être difficile à gérer. Il est important de rester neutre à ce sujet et de ne pas « Laver son linge sale » en entretien, même si vous reprochez des choses à vos anciens collaborateurs ou responsables.

Notre conseil : Si on vous demande pourquoi vous cherchez un nouveau poste en entretien, optez pour des réponses telles que « Je souhaite changer d’environnement de travail » ou « Mes objectifs de carrière ont évolué »

 

  • « Que pensez-vous de mon profil ? »

Un recruteur a certes des connaissances suffisamment importantes du milieu professionnel et de ses candidats pour pouvoir situer chaque profil. Cependant, il ne faut pas confondre entretien d’embauche et bilan de compétences. Il est important de savoir adapter le discours au poste à pourvoir, et de parler de vos compétences en adéquations avec les missions proposées.

Notre conseil : Optez pour des questions de type « Mon profil correspond-il à ce qui est recherché pour ce poste ? ».

 

  • « Je n’ai pas de questions »

A la fin d’un entretien, il est à prévoir une question que posent tous les recruteurs, « avez-vous des questions ? ». Si vous n’avez pas de questions à poser, il est possible que votre interlocuteur pense que vous n’avez pas suffisamment d’intérêt pour le poste ou pour la société. Même si tout est clair pour vous, il est important de montrer que le poste proposé vous intéresse et que vous souhaitez aller plus loin dans le processus de recrutement.

Notre conseil : Dans la préparation de l’entretien en amont, pensez à noter quelques questions pouvant être posées à ce moment.

 

Pour éviter ces faux-pas et être serein, préparez votre entretien ! Souvenez-vous que cet échange a pour but de séduire le recruteur et de lui montrer que vous êtes le bon candidat pour le poste à pourvoir. Ne mettez pas en péril vos chances !

Le plus grand parc solaire de Belgique inauguré

Le Kristal Solar Park de 99,5 MW a été inauguré le 13 juin près de Lommel, au nord-est de la Belgique. Étendu sur 93 hectares, il devrait produire 85 000 MWh/an et éviter l’émission de plus de 30 000 tonnes de CO2. Engie Fabricom, filiale d’Engie, s’est chargée de l’installation et s’occupera de la maintenance et de l’exploitation. Le parc appartient au fonds d’investissement public du Limbourg, LRM.

La production du Kristal Solar Park fait l’objet d’un contrat d’achat de gré à gré à long terme : elle alimentera pendant 15 ans la fonderie de zinc du métallurgiste Nyrstar, située dans la zone industrielle de Kristalpark III. Mais ce PPA* n’est pas exclusif : les entreprises qui s’installeront dans ce périmètre devraient aussi pouvoir acheter une partie de l’électricité.

Engie Fabricom a installé 280 MW de panneaux solaires en Belgique et entretient plus de 190 MW. Sa maison-mère compte aussi tester des installations de stockage de grande capacité dans sa centrale électrique de Drogenbos. Elle est actionnaire à 17,5% du parc éolien offshore SeaMade, situé au large de Zeebrugge, via sa filiale Engie Electrabel.

Fin 2018, la capacité photovoltaïque de la Belgique a atteint 4,25 GW, selon l’association Apere.

Initialement publié sur Green Univers

4 habitudes à proscrire pour un bon recruteur

Dans le monde du recrutement, certaines habitudes peuvent avoir des conséquences importantes lors d’une embauche au sein d’une société. Il est important de savoir remettre en question certains proccess pour optimiser au mieux l’approche de candidats et la recherche pour un poste vacant. Voici quelques habitudes à proscrire pour mener à bien vos recrutements.

1. Avoir uniquement en tête le poste à pourvoir

S’il est important de trouver un candidat en adéquation avec le poste à pourvoir, il est d’autant plus capital de garder en tête que la personne recrutée va s’intégrer au sein de la société et de l’équipe en place. Au-delà des compétences, il est important de garder en tête que le savoir-être, le caractère et l’expérience sont autant de facteurs de choix lors de votre sélection. Un candidat bien intégré dans l’équipe et la société se sentira bien dans son environnement de travail, ce qui pourrait le pousser à développer ses compétences professionnelles et de nouvelles aptitudes, pour apporter sa pierre à l’édifice.

2. Se focaliser sur les compétences du candidat

Vous venez de rencontrer un candidat qui pourrait correspondre à ce que vous recherchez ? Seulement il lui manque une ou deux compétences, et vous hésitez donc à conserver sa candidature pour la suite du processus de recrutement. En effet, il n’est pas toujours évident de trouver la perle rare qui coche toutes les « cases » de ce que vous attendez. Cependant, il ne faut pas oublier que les compétences peuvent se développer par de nombreux biais : Formations, conseils en interne, séminaires, discussions avec l’équipe… Il ne faut donc pas hésiter à évoquer le sujet avec le candidat, afin de savoir si une évolution de compétences peut l’intéresser.  Cela pourrait lui apporter une motivation supplémentaire à rejoindre votre société.

3. Rester sur vos acquis

Depuis de nombreuses années, vous avez développé vos méthodes de recrutement, qui ont fait leurs preuves à de maintes reprises. Cependant, avec le nombre important de jobboards et autres sites d’emploi, il est aujourd’hui parfois compliqué de sortir du lot, face au nombre d’annonces importantes auxquelles font face les candidats. Il est donc capital de se poser les bonnes questions : Ma méthode de recrutement est-elle toujours pertinente avec l’évolution du marché ? Existe-t-il des vecteurs plus intéressants pour diffuser mes offres ? Mes offres apparaissent-elles sur les bons supports ? Autant de questions qui peuvent permettre de réadapter vos méthodes pour obtenir un nombre plus important de candidatures.

4. Supposer vos résultats

Pour savoir si vos méthodes de recrutement sont pertinentes, il est important de suivre vos résultats avec attention, et de manière chiffrée. Connaitre le nombre de candidatures par poste, les biais par lesquels ont postulé les candidats, la durée de vie moyenne de vos annonces… Autant d’éléments à connaitre pour mesurer la pertinence des annonces et de leurs biais de diffusion, pour en tirer les conclusions nécessaires à l’optimisation de vos méthodes de recrutement.

Prêts à changer vos habitudes ?

6 conseils peu conventionnels pour ne pas rater votre candidature

Vous avez décidé de changer de poste, de vous ouvrir à de nouvelles perspectives de carrière ? Félicitations ! Pour être sûr de ne passer pas à côté de votre nouveau poste, voici quelques conseils pour soigner vos candidatures et être certain de faire la différence lorsque vous postulerez !

1. Soyez vulnérables

Il n’est pas rare de se poser beaucoup de questions lorsque l’on décide de changer de poste. Si beaucoup gardent ces questions pour eux, il ne faut cependant pas hésiter à demander conseil, notamment auprès des entreprises avec lesquelles vous souhaitez collaborer, qu’elles aient un poste ouvert ou non. Cela vous permettra de créer le dialogue avec votre interlocuteur. Partager votre envie de travailler auprès d’eux et se montrer vulnérable en demandant conseil peut vous permettre de créer une relation, qui pourra vous être bénéfique par la suite.

2. Ne suivez pas toujours votre passion

En matière de carrière professionnelle, il existe un adage très populaire : « Suivez votre passion ». Si l’ignorer complètement n’est pas judicieux, il faut cependant savoir remettre en question cette affirmation. En effet, il est courant qu’une passion se développe au fur et à mesure de l’exercice de vos fonctions, sans pour autant que le poste soit ce que vous rêviez de faire en premier lieu. N’hésitez pas à tenter votre chance sur un poste qui pourra révéler en vous de nouvelles compétences, capacités… Vous pourriez être surpris !

3. Créez le poste dont vous rêvez

Lorsque l’on rêve d’un poste spécifique, ou que les attentes sont hautes sur les missions ou le cadre de travail, trouver un emploi peut s’avérer compliqué et aucune offre ne semble convenir à ce que l’on recherche. Pour pallier à cela, une solution peut s’offrir à vous : Créez votre poste. Pour cela, n’hésitez pas à étudier avec attention le type de poste souhaité ainsi que les entreprises visées et les défis qu’ils peuvent rencontrer, en lien avec ce que vous souhaitez faire. Apporter une solution à ces défis pourrait vous permettre l’ouverture du poste dont vous rêvez !

4. Apprenez à écouter

Il n’est pas rare d’entendre un recruteur dire « Le candidat manque d’écoute » après un entretien. S’il est important d’utiliser les bons mots et de savoir mettre en avant ses compétences et savoir-faire lors d’un entretien d’embauche, il est également capital de savoir tempérer les choses. Savoir quand s’arrêter de parler pour écouter peut vous faire gagner des points auprès d’un recruteur, tout en vous laissant l’opportunité d’apprendre des informations intéressantes pour la suite du processus de recrutement.

5. Ne répondez pas à une offre dès que vous la trouvez

Avec la démultiplication des jobboards et autres sites d’emploi, les candidats ont aujourd’hui accès à une multitude d’offres auxquelles il est facile de répondre en un clic seulement. Cependant, il est important et intéressant de trier ces offres, d’étudier le contenu de l’annonce en détail et de se renseigner attentivement sur l’entreprise avant d’y répondre. Cela peut vous permettre d’éviter les mauvaises surprises et vous assurer que le prochain appel que vous recevrez sera pour une opportunité qui vous intéresse vraiment !

6. Prêtez attention au langage corporel

Le langage corporel, aussi appelé communication non-verbale, est souvent sous-estimé, à tort. Vos gestes sont le reflet de ce que vous ne dites pas lors d’un entretien. Ils peuvent traduire un manque d’assurance par exemple. Prêter attention à ces gestes c’est contrôler ce que vous pouvez renvoyer au recruteur. L’inverse est également vrai, soyez attentifs aux signaux que renvoie votre interlocuteur, vous pourrez peut-être y entrevoir le ressenti du recruteur sur vous et votre candidature.

Maintenant que vous avez les cartes en main, votre candidature ne passera plus inaperçue !

5 étapes pour ne pas rater sa candidature spontanée

La candidature spontanée, solution efficace pour déclencher un premier contact, peut s’avérer être un vrai casse-tête. Réussir à sortir du lot parmi les nombreuses candidatures qui affluent sur les boites e-mail des recruteurs, soigner sa première approche… Quels sont les points primordiaux sur lesquels vous devez vous concentrer pour une candidature réussie ? Suivez le guide !

1. Cibler les entreprises

Vouloir envoyer des candidatures spontanées c’est bien, savoir à qui les envoyer c’est mieux ! Cibler les entreprises à contacter est primordial lors de l’envoi de sa candidature. Il faut avant tout établir la liste des caractéristiques souhaitées au sein d’une entreprise (secteur d’activité, taille, situation géographique, situation financière…) et chercher à cibler par la suite les entreprises répondant à ces critères. Cette étape peut paraître parfois longue et fastidieuse, mais est incontournable avant d’effectuer toute démarche, pour être sûr d’engendrer un premier contact efficient.

2. Connaitre son interlocuteur

Ce n’est pas tout de cibler la ou les bonne(s) entreprise(s), il faut également savoir à qui l’on s’adresse ! Une candidature qui se démarque est aussi, et surtout, une candidature montrant que l’on connait l’entreprise ainsi que le nom de son interlocuteur. N’hésitez pas à consulter le site de l’entreprise concernée afin de s’approprier les codes : Utiliser le vocabulaire adapté au secteur d’activité, s’imprégner de la culture d’entreprise, connaitre les différents produits et services proposés… Autant d’éléments pouvant faire la différence dans une première approche. Également, n’hésitez pas à consulter Linkedin afin de connaitre le nom de la bonne personne à contacter !

3. Adapter sa candidature

Vous cherchez un poste de chef de projet et disposez de quelques expériences dans la fonction commerciale ? Adaptez votre CV ! Nombreux sont les candidats à disposer d’une pluralité d’expériences variées, et quand parfois certains essaient d’indiquer l’ensemble des postes et missions passées sur leur curriculum, il faut savoir mettre en valeur principalement les postes étant directement en corrélation avec ce que vous souhaitez faire au sein de l’entreprise.

4. Orienter sa candidature sur un poste

Même s’il s’agit d’une candidature spontanée, il ne faut pas perdre de vue vos objectifs et choix de carrière ! Directement lié à l’adaptation de son CV, il est important d’orienter sa demande sur un poste ou une mission spécifique, afin d’aiguiller votre contact dès la première approche. N’hésitez donc pas à indiquer pour quel type de poste vous contactez la société. Votre interlocuteur pourra ainsi se projeter sur une mission spécifique, plutôt que de se perdre en lisant votre candidature !

5. Suivre ses candidatures

Ce n’est pas tout d’envoyer sa candidature, il faut également en assurer un suivi. Un outil simple comme un tableau de suivi pourra vous permettre de savoir quelles entreprises vous avez contactés et pour quel poste, afin de pouvoir relancer votre interlocuteur en cas d’absence de réponse. Ainsi, votre motivation n’en sera que plus mise en valeur et pourra faire la différence face à d’autres candidatures laissées en suspend une fois la première approche effectuée !

Maintenant que vous avez toutes les cartes en main, la candidature spontanée sera un jeu d’enfant. Alors, prêts à vous lancer ?

Le solaire thermique creuse son nid avec succès au sud du Sahara

«SOLTRAIN est le projet de transfert de savoir-faire le plus important et le plus réussi d’AEE INTEC dans le monde», explique Werner Weiss de AEE INTEC. «Les deux systèmes solaires thermiques lancés le 15 mai ont été construits dans le cadre de SOLTRAIN et sont les deux plus grands systèmes thermiques solaires au sud du Sahara. Nous sommes fiers d’avoir aidé nos partenaires sud-africains à les concevoir et à les construire. Le succès du programme a conduit le programme SOLTRAIN à entrer dans une quatrième phase de juillet 2019 à décembre 2022. Nous attendons déjà avec intérêt la poursuite de l’excellente coopération avec nos partenaires sud-africains et la mise en œuvre conjointe de nombreux autres projets de démonstration ».

«Avec une large transition vers les systèmes solaires thermiques pour la préparation de l’eau chaude dans les secteurs résidentiel, mais également dans les secteurs commercial et industriel, les besoins en électricité dans la zone de la SADC pourraient être considérablement réduits et contribuer ainsi à la réduction des émissions de CO2. En effet, la grande majorité des centrales électriques de la région fonctionnent au charbon. «Les 326 systèmes solaires thermiques construits à ce jour dans le programme SOLTRAIN ont un rendement solaire de 1 834 MWh / an et économisent environ 2 000 MWh / an. Ils évitent chaque année 638 tonnes de CO2. Si un kWh d’électricité est évalué à 0,2139 R $, les systèmes solaires thermiques installés permettent d’économiser 4,3 M $ en coûts d’électricité par an », conclut Werner Weiss.

Wits Junction, Université solaire

Le projet de chauffage urbain de Wits Junction, le premier du genre, associe les technologies solaires, de cogénération et de chauffage au gaz. Il dessert 14 bâtiments de résidence pour étudiants alimentés en eau chaude par une seule centrale centralisée. L’installation comprend une installation de chauffage solaire de 600 m² avec des capteurs autrichiens de 10 m². « Les systèmes domestiques précédents étaient des systèmes distribués sur plusieurs toits; la nouvelle installation solaire se trouve sur un toit central », explique Wally Weber de BlackDot Energy, l’un des développeurs du projet. « Un système combiné utilise les avantages de chaque technologie: l’énergie solaire a un coût d’exploitation très faible, tandis que la cogénération (chaleur et électricité combinées) offre une couverture continue de la charge de base. La combinaison couvre les charges thermiques et électriques essentielles.

Il y a 1 103 étudiants dans les 14 bâtiments, avec une consommation moyenne de 94 000 litres d’eau chaude par jour. La demande de pointe est atteinte le matin, représentant en moyenne 30% de la consommation quotidienne, avec une demande maximale de 28 200 litres par heure. Le système couvre la totalité de la demande en eau chaude, y compris les cuisines, la lessive, le nettoyage et d’autres usages domestiques. Chaque élève a sa propre cuisine et il y a des salles de service centralisées pour le personnel de nettoyage. « Depuis la mise en service du système, les plaintes pour absence d’eau chaude ont été réduites de 98%. La conception de la redondance garantit l’approvisionnement, même pendant les périodes de maintenance.

Les économies de coûts estimées sont de 40 millions de rands pour les 20 prochaines années et l’Université a déjà réalisé d’importantes économies d’électricité au cours de la période d’essai de huit mois. Comme le coût de l’électricité du co-générateur est égal au coût municipal, l’énergie thermique est gratuite et la centrale solaire nécessite beaucoup moins d’entretien, donc moins de coûts. Un système d’alimentation en eau est actuellement en cours d’installation, avec des réservoirs de 300 000 litres. Un système d’enregistrement et de mesure plus perfectionné est également prévu.

«Le système a été un succès majeur, non seulement en respectant les paramètres financiers et les économies d’énergie, mais également en améliorant considérablement les niveaux de prestation de services. Les petites interruptions proviennent de défauts d’alimentation en eau provenant de pompes de circulation municipales ou d’anneaux principaux bloquées par des débris dans l’eau. « Contrairement aux systèmes précédents, ce projet inclut une surveillance et une maintenance intégrées dès le premier jour de planification, nous permettant ainsi de passer à la norme énergétique 4.0. » indique un ingénieur projet.

Tannerie Klein Karoo

La section tannerie de Klein Karroo International (KKI) a installé un système de capteurs solaires de 600 m² afin de réduire les coûts énergétiques et d’accroître sa compétitivité, les coûts de carburant étant très volatils. Il y avait aussi une stratégie sous-jacente pour déplacer sa production vers une base plus renouvelable. Cependant, l’aspect financier demeurait le principal moteur. « L’Université de Stellenbosch a approché diverses tanneries pour déterminer les viabilités d’application de la chaleur de traitement. Cette tannerie était la plus prometteuse et disposait du budget nécessaire pour contribuer à l’étude», poursuit Wally Weber. «L’infrastructure de chaleur de processus utilise un brûleur à mazout et non un chauffage électrique. La source de carburant est l’huile de paraffine LO10, au taux indiqué de 11,8 kWh par litre. La conception de l’étude de faisabilité était que le solaire remplacerait le combustible local, indiqué comme fraction solaire à 60%. Les économies réalisées sur la base des mesures de la centrale indiquent 285 000 kWh, avec une indication moyenne de 265 000 rands pour une période de huit mois ou l’équivalent 24 150 litres d’huile.

«L’Université de Stellenbosch a indiqué une période de rentabilité financière de 6,5 ans, sur une fraction solaire de 60%. Ceci provient d’une analyse de modèle financier de l’étude de faisabilité, qui inclut la maintenance, les coûts financiers et toutes les dépenses liées au système. «Sur le plan stratégique, l’approche consistait à mettre en œuvre une première phase d’énergie renouvelable utilisant le solaire thermique et à surveiller les résultats réels en termes d’économies impliquées. Il n’y a pas eu d’autre engagement jusqu’à présent, car l’analyse est toujours en cours », conclut Wally Weber. Kared Surridge, responsable du centre de recherche et développement sur les énergies renouvelables à SANEDI, poursuit: «SANEDI est ravie de s’associer à de tels développements historiques qui placent les projets SOLTRAIN sur la table des énergies renouvelables. La conférence réussie que nous venons d’organiser avec les partenaires SOLTRAIN montre la pertinence de ce programme très réussi pour la stratégie de la SADC sur les énergies renouvelables et le développement de systèmes performants dans six pays ».

 

Initialement publié sur Tecsol

3 raisons pour lesquelles vous manquez de bons candidats

Vous rêvez de trouver la perle rare, le candidat parfait, le profil idéal… Cependant, malgré vos efforts ainsi qu’une boite e-mail débordant de nombreuses candidatures, aucun CV ne semble se détacher des autres. Comment faire pour intéresser les bons candidats et les amener à postuler ?

1. Vos exigences sont trop élevées

Lorsque l’on cherche la perle rare, on peut s’avérer parfois être trop demandeur au niveau du savoir-faire et du savoir-être du candidat que l’on souhaite cibler. Une annonce intégrant des critères trop nombreux ou trop spécifiques peut parfois bloquer les candidatures, les postulants ne se retrouvant pas dans l’ensemble des points évoqués. Il est parfois préférable de diminuer ces critères, sans perdre de vue qu’une formation proposée par un employeur pour palier à un défaut de compétences d’un candidat peut être une motivation supplémentaire pour une prise de poste !

2. Votre annonce est trop classique

Nombreuses sont les annonces proposées par les entreprises, et si les candidats doivent se démarquer lors de l’envoi de leur CV, il ne faut pas oublier qu’une société doit aussi savoir se différencier par son annonce. Un texte un peu moins classique peut vous permettre d’attirer plus de candidats, et d’être également le reflet de votre culture d’entreprise. Éveiller la curiosité d’un potentiel candidat peut le pousser à accentuer son envie de découvrir votre entreprise, et augmenter les chances d’une candidature !

3. La réputation de votre entreprise n’est pas optimale

Nombreuses sont les annonces proposées par les entreprises, et si les candidats doivent se démarquer lors de l’envoi de leur CV, il ne faut pas oublier qu’une société doit aussi savoir se différencier par son annonce. Un texte un peu moins classique peut vous permettre d’attirer plus de candidats, et d’être également le reflet de votre culture d’entreprise. Il ne faut pas perdre de vue que l’entreprise doit séduire les candidats. Éveiller la curiosité d’un potentiel candidat peut le pousser à accentuer son envie de découvrir votre entreprise, et augmenter les chances d’une candidature !

Grâce à ces 3 conseils, pour pouvez désormais augmenter vos chances de recevoir des candidatures intéressantes et adaptées dans votre boite e-mail

Panorama 2019 des marchés de la transition énergétique

Quelles sont les dix tendances clés sur les marchés de la transition énergétique ? Le Panorama 2019, réalisé par GreenUnivers et EY et présenté au Forum national des éco-entreprises du Pexe, décrypte les évolutions les plus marquantes des politiques publiques, des acteurs et des grands secteurs dans le domaine de la transition énergétique.

L’Etat : une stratégie brouillée par les événements

Du côté de l’État, au cours des derniers mois, la puissance publique a multiplié les signaux contradictoires. Si les ambitions en matière de transition énergétique ne sont pas remises en cause, plusieurs événements récents ont brouillé sa stratégie. La taxe carbone a été la première victime de la crise des gilets jaunes et la présentation de la Programmation Pluriannuelle de l’énergie 2024-2028 a déçu en raison de la révision à la baisse des objectifs en matière d’économies d’énergie et des perspectives limitées pour certaines filières comme le biogaz et l’éolien en mer. Néanmoins, dans ce secteur, 2019 devrait être une année importante. Les résultats de l’appel d’offres du parc éolien de Dunkerque seront bientôt connus, vraisemblablement en juin. Plusieurs milliards d’euros d’investissements et des centaines d’emplois sont en jeu.

Dans les territoires en revanche, la dynamique est autrement plus claire. Et plus forte. Les régions sont en effet de plus en plus nombreuses à passer à l’action dans le déploiement de projets structurants en matière de production d’énergie verte, de mobilité propre, de rénovation thermique des bâtiments…

Les investisseurs se montrent également très actifs, que ce soit pour le financement de projets ou en equity au capital des entreprises du secteur. Un record a d’ailleurs été franchi dans les levées de fonds en 2018.

Consolidation des marchés

Sur les marchés, l’une des tendances les plus spectaculaires est la consolidation rapide du secteur des énergies renouvelables où le nombre de développeurs-producteurs indépendants se réduit comme peau de chagrin. Les fusions-acquisitions sont particulièrement  dynamiques, menées le plus souvent par les utilities comme EDF et Engie ou les géants de l’oil&gas parmi lesquels Total. Sans compter les acteurs étrangers comme EnBW, en négociation exclusives pour racheter Valeco.

Au cours de ces derniers mois, une autre tendance a vu le jour. Désormais, les certificats d’économies d’énergie deviennent un élément incontournable dans le financement des actions en matière d’efficacité énergétique. Ce rôle accru a une conséquence : une facture qui s’envole pour les fournisseurs d’énergie, bailleurs de fonds de ce système.

 

Initialement publié sur GreenUnivers

5 conseils pour ne pas rater votre communication non-verbale

Vous venez enfin de décrocher l’entretien pour le poste idéal. Vous avez déjà préparé votre discours, anticipé les questions potentielles… Avez-vous pensé à votre communication non-verbale ? Gestes inconscients, tenue vestimentaire, expressions du visage, ton de la voix… Autant d’éléments pouvant être très révélateurs, essentiels à la prise de décision lors d’un recrutement.

 

Qu’est-ce que la communication non-verbale ?

« On ne peut pas ne pas communiquer. » (Paul Watzlawick)

La communication non-verbale comprend l’ensemble des échanges qui n’entrent pas dans le cadre de la parole. Cela passe par le comportement physique ou vocal, les expressions du visage ou encore les ma­nifestations psychologiques. De ce fait, la communication non-verbale exprime ce qu’un candidat peut essayer de dissimuler et ce qu’il est réellement. C’est pourquoi il est important de soigner cet aspect lors d’un entretien avec un recruteur, afin de pouvoir lui renvoyer les bons signaux.

 

Détendez-vous

Le principal piège consiste à renvoyer des signaux contradictoires entre ce qui est dit à l’oral et ce que renvoient les gestes. Il sera par exemple difficile pour un recruteur de croire que vous êtes résistant au stress si vous le lui dites avec une voix tremblante, les joues rouges et les mains jouant nerveusement avec votre stylo. Il risque d’en découler un manque de confiance sur les affirmations que vous direz par la suite, et donc, de compromettre votre embauche.

 

Préparez-vous !

Un entretien bien préparé, c’est plus d’assurance et moins de stress. Cela peut permettre la diminution des gestes « parasites » et augmenter vos chances de faire bonne impression.

 

Sachez vous adapter à la situation

Sourire à son interlocuteur, maintenir le contact visuel, avoir une voix assurée et les traits du visage détendus… De nombreuses solutions faciles à mettre en place pour renvoyer une image positive sans parler !

 

Prenez garde à votre gestuelle

Nombreux seront les recruteurs à faire attention à la gestuelle d’un candidat lors de l’entretien. Dans de nombreux cas, des bras ou des jambes croisés peuvent être le reflet d’un manque d’intérêt ou d’écoute pour son interlocuteur, ainsi qu’un indice de renfermement à la discussion. Il faudra donc faire tout particulièrement attention à ces gestes parasites, et opter pour une position droite et une posture d’ouverture.

 

Choisissez votre tenue avec soin

Chaque entreprise dispose de ses propres codes, habitudes et style. Si certains ont pour reflexe de se vêtir du traditionnel costume/cravate, il vaut mieux s’adapter à l’entreprise pour laquelle vous postulez. Optez pour une tenue professionnelle, contextuelle et agréable à porter afin d’être à l’aise lors de votre entretien. Une petite touche traduisant de votre personnalité peut également faire la différence.

 

Alors, prêts pour votre prochain entretien ?

Ne bâclez plus la préparation de vos recrutements

Il est assez fréquent de voir des recrutements se lancer dans l’urgence, sans avoir pris le temps nécessaire pour réfléchir et définir un besoin précis. Malheureusement, les conséquences du manque de préparation d’un recrutement peuvent être lourdes : recrutement qui s’éternise, redéfinition du besoin en cours de route ou pire, mauvais recrutement. Autant de déconvenues qui pourront avoir des répercussions sur la productivité de votre entreprise.

La préparation du recrutement est donc primordiale, car c’est tout le processus qui en découle. Ce travail est à réaliser en interne avec les équipes concernées, mais pour lequel vous pouvez vous faire aider par un cabinet de recrutement.

1. Définir le poste et la mission

La première question à laquelle il vous faudra répondre est : quel est le besoin de l’entreprise ? Combler ce besoin peut être défini comme l’objectif large de votre futur collaborateur, aussi à partir de ce besoin vous pourrez déterminer ses futures missions.

Il est intéressant à ce stade de s’entourer des personnes en lien direct avec le poste.

En effet, plus précises seront les attentes et les objectifs fixés, au mieux vous pourrez cerner le poste. Cela vous évitera l’écueil malheureusement trop fréquent, d’une redéfinition du poste en cours de processus de recrutement.

En plus de savoir ce que le futur employé apportera à l’entreprise, il s’agit aussi de définir les contours du poste au sein de l’entreprise :

  • Quel sera son titre exact
  • Quelle sera sa position dans l’organigramme
  • Quel sera son rôle
  • Avec qui va t’il interagir
  • Quel est le lieu du poste
  • Quelles seront les conditions de travail
  • Conditions de rémunération et avantages sociaux
  • Perspectives de formation et d’évolution…

Définir des objectifs qualitatifs et quantitatifs vous permettra d’être plus clair et précis dans votre offre d’emploi, mais également en entretien d’embauche pour répondre aux questions des candidats :

  • Quel sera le niveau de responsabilité du collaborateur ?
  • Quels sont les résultats et le ROI attendus ?
  • Que devra mettre en œuvre le collaborateur pour réaliser ses objectifs ?

2. Définir le profil et les compétences recherchés

Dès lors que vous aurez fait le tour du poste, vous pourrez alors définir le profil et les compétences que vous recherchez : formation initiale requise, expérience métier et/ou secteur d’activité, connaissances techniques nécessaires…

N’oubliez pas les qualités personnelles qui vous semblent indispensables pour remplir les missions, mais également pour évoluer au sein de l’équipe et de votre entreprise.

Même si vous ne faites pas figurer toutes ces informations dans votre annonce, de telles informations vous seront utiles en entretien afin de trouver la personne idéale tant pour le poste que pour votre structure. Il ne faut pas oublier que la personnalité est à prendre en compte presque autant que les compétences.

Enfin, pensez votre recrutement sur du long terme, en imaginant l’évolution du poste, mais également du candidat au sein de votre entreprise. Ces possibilités d’évolution sont autant d’éléments complémentaires que vous pourrez aborder en entretien et qui peuvent être intéressants pour attirer les talents.

3. Soyez attractif

La définition du poste et du profil terminée, il s’agit ensuite pour vous de trouver les mots pour rendre le poste attractif auprès des candidats.
Si vous êtes accompagnés d’un cabinet de recrutement, son expertise et son regard extérieur pourront vous être utiles afin de mettre en avant les atouts du poste.

Mais au-delà, c’est également votre entreprise et sa culture qui doivent être attractifs pour attirer les meilleurs candidats.

Donnez quelques éléments chiffrés qui démontrent votre croissance, ou le poids de votre structure sur le secteur, et donnez vos perspectives d’évolution afin de permettre à votre future recrue de se projeter.

 

L’Espagne ambitieuse vise 100% d’énergies renouvelables d’ici 2050

Le gouvernement Espagnol a proposé un texte de loi sur le changement climatique. Voulant réduire l’impact carbone, l’Espagne s’attaque à deux gros facteurs polluants : les énergies fossiles et les voitures roulants émettant du dioxyde de carbone.

Le parlement Européen impose 32% d’énergies renouvelables d’ici 2030 alors que l’Espagne a pour ambition 70% d’électricité produite par les énergies renouvelables d’ici 2030 et 100% d’ici 2050.

En 2016, l’agence internationale de l’énergie indique que l’Espagne couvrait en grande partie (20 % des besoins en électricité en Espagne étaient couverts par le nucléaire, et 23 % par des énergies renouvelables) sa demande électrique par les énergies renouvelables, de quoi donner de belles perspectives à venir. La sortie de la taxe solaire a permit et permettra aux énergies renouvelables de se faire une place au soleil ! Le climat occupe une place de plus en plus importante dans les décisions des gouvernements. En effet, les préoccupations sont de plus en plus grandes sur l’impact des gaz à effet de serre sur la planète. Sortir des énergies fossiles n’est pas une mince à faire cependant il existe des alternatives pouvant être mises en place et de manière rentable: les énergies renouvelables.

 

Engagement dans les énergies renouvelables

L’Espagne est en bonne voie pour développer au maximum l’utilisation des énergies renouvelables. Après la fin de la taxe solaire qui coûtait tout de même 6,7 cts €/kwh,  elle s’engage déjà dans un processus de mix énergétique en s’engageant à produire de moitié par les énergies renouvelables. Au delà des exigences du parlement Européen, l’Espagne s’est fixée des objectifs supérieurs à ceux demandés, 70% d’ici à 2030 plutôt que 32% demandés et 100% en 2050 plutôt que les 70% demandés.

L’Espagne joue la bonne élève et anticipe les demandes. Les différentes énergies utilisées sont l’énergie éolienne, solaire et hydraulique, énergies les plus fréquemment utilisées.

 

Sortir des énergies fossiles

Un nouveau projet de loi a été émis par le gouvernement concernant ce passage du réseau électrique centralisé aux énergies renouvelables avec l’ambition de réduire de 90 % les émissions d’ici 2050.

Afin d’éliminer le charbon, le pétrole et le gaz, l’Espagne cessera également de délivrer des permis de prospection, interdira la fragmentation et supprimera les subventions aux nouveaux combustibles fossiles. Les investissements existants devront être revus, et au moins 20 % du budget national seront affectés à l’action contre le réchauffement climatique. La ministre de l’Écologie, Teresa Ribera, a récemment annoncé qu’un accord avait été conclu pour fermer toutes les mines à charbon du pays, ainsi que la création de programmes de retraites anticipées pour les travailleurs miniers. Sur les 14 centrales au charbon présentes en Espagne, neuf fermeront en juin 2020, en vertu du règlement de l’UE sur les gros pollueurs, qui les classera non conformes. Selon José Dominguez, Le secrétaire d’État espagnol à l’énergie, les cinq autres n’iront pas au-delà de 2030.

José Dominguez, a annoncé que le gouvernement socialiste n’avait pas l’intention de prolonger la durée de vie des réacteurs nucléaires espagnols, qui est actuellement de 40 ans.Le plus vieux réacteur espagnol a plus de 37 ans, il fermera donc boutique en 2021. Le plus jeune ne tardera pas à suivre puisqu’il vient de fêter ses 30 ans et sera désactivé en 2028. « Nous risquons de déborder un peu après 2030, mais d’ici 2040, nous les aurons tous fermés », assure le secrétaire d’État, rappelant que la fermeture définitive de toutes les centrales nucléaires est un processus long.

 

Aucun véhicule à essence et diesel en Espagne en 2040

L’objectif que vient de se fixer le gouvernement espagnol est des plus ambitieux :interdire carrément l’immatriculation comme la vente de tout véhicule non seulement diesel, mais aussi essence. Cette loi concernerait aussi les véhicules utilitaires légers à émissions directes de dioxyde de carbone, hybrides compris.

Barcelone et Madrid ont déjà mis en place des mesures pour restreindre l’accès aux véhicules les plus polluants, mais ce que propose le gouvernement, c’est une véritable révolution qui devrait être votée dans le plan de transition écologique par le Parlement dans les prochains mois. Il y a en Espagne près de 30 millions de véhicules en circulation, parmi lesquelles seulement 1% sont électriques. Non prévenus par le gouvernement, l’industrie automobile et les concessionnaires ont exprimé leur surprise mardi 13 novembre.

Pas d’inquiétude pour les véhicules roulants déjà aux énergies fossiles, ils disposeront d’une latitude de 10 ans permettant d’investir dans un véhicule propre.

 

Comment passer à la pompe avec l’électrique ?

Le gouvernement souhaite mettre en place des bornes de recharge dédiées aux véhicules électriques afin de faciliter son utilisation par le plus grand nombre.

Reste à voir si l’actuel gouvernement espagnol aura assez de voix pour faire passer ce texte au parlement.

 

Initialement publié sur Comwatt

Comment perdre un candidat en 6 étapes

Vous pensiez avoir trouvé le candidat idéal, mais il vous a filé entre les mains ? Nous vous aidons à ne pas renouveler les mêmes erreurs ! Voici six attitudes qui font fuir les candidats.

  1. Vous ne faites pas bonne impression
    Faites-vous partie de ceux qui croient qu’il y aura toujours suffisamment de bons candidats pour combler vos postes vacants? Détrompez-vous : nous vivons à une époque où les excellents travailleurs se font courtiser par plusieurs entreprises et recruteurs. Si vous voulez attirer leur attention, il est important de leur donner une bonne impression de vous, mais également de votre entreprise. Agissez de façon professionnelle et polie. Surtout, évitez de jouer la carte de l’arrogance ou de l’indifférence.
  2. Vous êtes trop demandant
    Si vous êtes du genre à laisser de nombreux messages vocaux et à envoyer de multiples courriels aux candidats, ne cherchez pas plus loin. Fournissez-leur seulement les infos essentielles et surtout, donnez-leur le temps de réfléchir. Évitez d’avoir l’air désespéré! De plus, un processus de recrutement trop long ou trop compliqué a tendance à faire fuir les candidats intéressants, sans compter que pendant que vous planifiez votre quatrième entrevue, il recevra et acceptera probablement une offre d’une autre entreprise.
  3. Vous ignorez les candidats
    À l’opposé, évitez de laisser les candidats dans le néant. Tenez-les au courant des différentes étapes de votre processus de recrutement et informez ceux qui n’ont pas été retenus. Dites-vous que vous pourriez bien avoir besoin d’eux dans le futur et qu’ils ne postuleront probablement pas à nouveau si vous n’avez même pas pris la peine de leur offrir assez de considération pour faire un suivi auprès d’eux. Également, lorsqu’un candidat se présente pour une entrevue, évitez de le faire attendre inutilement et s’il vous envoie des questions par courriel, répondez-lui rapidement.
  4. Vous êtes indiscret
    Si vous posez une tonne de questions personnelles à tous les candidats qui se présentent en entrevue, pas surprenant que vous n’en entendiez plus parler par la suite. Personne ne veut d’un patron qui se mêle sans cesse de sa vie privée! Montrez votre intérêt en questionnant le candidat sur ses motivations à travailler pour vous, mais évitez de lui poser des questions trop personnelles dont les réponses ne vous regardent d’ailleurs pas.
  5. Vous ne leur montrez pas les avantages de travailler pour vous
    L’entrevue n’est pas seulement un moment durant lequel le candidat peut vous faire part de ses forces et de son expérience afin de décrocher le poste convoité, c’est également une occasion pour l’employeur de lui faire faire le tour de l’entreprise pour lui permettre de rencontrer ses futurs collègues potentiels, de lui expliquer concrètement en quoi consisteraient ses tâches et même de lui parler des valeurs et de la mission de l’entreprise. Faire sentir au candidat qu’il fait déjà un peu partie de l’équipe est une excellente façon de développer son sentiment d’appartenance dès la première entrevue.
  6. Vous leur offrez un salaire ridicule
    Ça y est, vous avez trouvé la perle rare, vous avez fait une offre, mais vous n’avez plus de ses nouvelles? Lui avez-vous offert un salaire concurrentiel ou avez-vous tenté d’économiser un maximum? Les candidats ne sont pas stupides. Ils connaissent leur valeur et sont souvent au courant du salaire qu’ils peuvent s’attendre à recevoir en fonction de leur formation et de leur expérience. Faire une offre trop basse n’a jamais rien de positif : soit vous perdrez le candidat, soit il acceptera le poste mais partira à la moindre occasion lorsqu’il constatera que d’autres entreprises sont prêtes à le payer à sa juste valeur et d’ici là, il entretiendra du ressentiment envers vous.

Les employeurs, recruteurs et conseillers en ressources humaines doivent réaliser que les bons candidats sont précieux et qu’ils ne resteront pas sur le marché très longtemps. C’est pourquoi ils doivent se mettre en mode séduction sans plus tarder lorsqu’ils pensent avoir trouvé la perle rare.
ELATOS met à votre service son savoir-faire et son expérience pour que réussir vos recrutements.

 

Version intégrale publiée initialement sur Technogénie

7 erreurs de CV qui plombent votre candidature

Si vous êtes le meilleur candidat pour le poste convoité, si votre profil est parfait, il serait dommage que des erreurs de CV rendent votre candidature inefficace.

Notre équipe d’experts et de consultants vous livre 7 astuces à suivre pour que votre CV atteigne son objectif : vendre votre profil.

  1. Restez sobre sur le fond et la forme !
    A moins que vous ne soyez un pro du graphisme ou que vous travaillez de près ou de loin en marketing ou communication, misez la sobriété. La sobriété a 2 avantages :
    – Elle permet aux informations essentielles de ressortir rapidement
    – Elle évite les problèmes de lecture en cas d’impression de votre CV. Oui, le jaune ou le rose clair sont beaux à l’écran, mais bon nombre de recruteurs impriment les CV pour se pencher plus avant sur votre profil. Vérifiez la lisibilité des couleurs également en noir & blanc !
    La sobriété s’entend aussi sur le fond : Soyez synthétique dans votre discours et rappelez-vous que l’information doit apporter de la valeur.
    Dans cette optique, ayez une approche plutôt résultat de votre métier, en parlant des réalisations, en indiquant des chiffres et en qualifiant vos compétences.
  2. Soignez la présentation
    Malheureusement, on ne le répétera jamais assez, mais soignez la présentation et surtout l’orthographe. Vous avez surement une personne autour de vous qui saura faire une relecture efficace pour éviter les coquilles : un s en trop, un point qui manque en fin de phrase, ou une puce mal alignée.
    Faire relire est impératif, à trop travailler sur un document, on finit par ne plus rien distinguer.
  3. Ne pas laisser place à l’interprétation
    Soyez précis dans les informations que vous donnez (tout en restant synthétique), pour éviter que le recruteur ne doive « deviner » ou interpréter votre discours.
    De même, vous pouvez tout à fait expliquer un « trou » dans votre parcours. Encore une fois, il est parfois préférable d’expliquer les choses plutôt que de laisser un recruteur se poser des questions.
  4. Changez un peu de vocabulaire
    « J’aime le travail en équipe », « dynamique », « flexible »… autant de mots vus et déjà vus par les recruteurs. Démarquez-vous !
    Pensez avant tout aux verbes d’action, bien plus dynamiques que les verbes de type « j’ai contribué à », « j’ai aidé ».
  5. Les loisirs oui, mais pas n’importe comment !
    Si vous choisissez d’indiquer des loisirs dans votre CV, encore une fois, soyez précis. Si vous aimez la « lecture » précisez s’il s’agit de romans policier ou de la littérature anglaise du 18e siècle.
    Enfin comme toute information de votre CV, soyez préparé à répondre à des questions à ce sujet en entretien !
  6. Compétences
    La tendance tend de plus en plus vers les CV de compétences, or il conviendrait de laisser ce type de CV aux profils plutôt senior ou quand une expérience de plus de 5 ans peut asseoir votre expertise.
  7. Longueur du CV
    Il n’y a pas d’école en termes de taille de CV. Si l’on entend souvent que le « CV doit faire » une page, il doit avant tout vous ressembler. Votre parcours, vos réalisations, votre métier ou les travaux que vous avez publiés peuvent nécessiter que votre CV fasse 2 ou 3 pages. Il n’y a pas réellement de normes, si ce n’est qu’il doit être à votre image, alors à vous de juger.

 

Envie de relever un nouveau challenge ? Découvrez toutes nos offres d’emploi.

Énergies renouvelables : la France très en retard sur ses objectifs

Eurostat souligne le retard français dans la production d’énergies renouvelables. Le pays peine à respecter ses engagements pris en 2009 envers le Parlement européen et le Conseil de l’Union européenne.

L’Office statistique de l’Union européenne Eurostat a mis à jour le 12 février ses statistiques sur les énergies renouvelables dans la consommation d’énergie des pays de l’Union européenne. Cette publication fait office de suivi des objectifs que les Etats européens se sont fixés dans le cadre du paquet sur le climat et l’énergie à l’horizon 2020, mis en place avec la directive 2009/28/CE du Parlement européen et du Conseil de l’Union européenne. A l’échelle européenne, l’objectif est de porter la part globale des énergies renouvelables dans la consommation finale brute d’énergie à 20 % d’ici 2020 et à au moins 32 % d’ici 2030. En découlent par la suite des objectifs spécifiques à chaque États membres.

Concernant la France, celle-ci prévoyait de porter la part des énergies renouvelables à au moins 23 % de la consommation d’énergie finale du pays d’ici à 2020. Avec 16,3 % d’énergies renouvelables, la France est en 2017 le troisième pays (derrière la Macédoine et les Pays-Bas) dont la part de l’énergie renouvelable dans la consommation finale brute d’énergie du pays est la plus éloignée des objectifs.

Eurostat note que « par rapport aux dernières données disponibles pour 2017, les objectifs pour la France, les Pays-Bas et l’Irlande imposent à chacun de ces États membres d’augmenter leur part des énergies renouvelables dans la consommation d’énergie finale d’au moins 5 points de pourcentage ».

L’objectif est-il atteignable ? Difficile à dire si l’on se penche sur l’évolution de la part du renouvelable pour chaque pays européen. Entre 2004 et 2017, cette part a augmenté de 6,8 points de pourcentage en France. A côté de cela, c’est le Danemark qui a le plus progressé, avec une hausse de 20,9 points de pourcentage entre ces deux dates. La Suède quant à elle s’en sort le mieux en Europe avec une part de 54,5 % en 2017.

Par ailleurs, ce retard observé est l’une des raisons qui ont poussé Greenpeace France, Notre affaire à tous, La Fondation pour la nature et l’Homme et Oxfam à attaquer l’Etat en justice pour « inaction climatique ». Dans leur demande préalable indemnitaire, les associations soulignent « le non-respect par la France de ses engagements et objectifs en matière d’énergies renouvelables ».

Les énergies renouvelables, une cible efficace pour l’action climatique de la France ?

Malgré le retard français pris par rapport à ses objectifs, il faut néanmoins souligner que la production d’énergie électrique n’est pas le secteur le plus émetteur de gaz à effet de serre. Parmi ses voisins européens, la production d’électricité en France est l’une des moins émettrices de CO2.

Dans un rapport daté de mars 2018, la Cour des comptes dénonçait le fait que les moyens alloués par l’État à la transition énergétique le sont essentiellement pour le mix électrique, et en particulier dans le cadre de l’objectif fixé par la Loi de transition énergétique pour la croissance verte de réduire la part du nucléaire dans ce mix. Et ce, alors que ce secteur n’a, pour le cas de la France, qu’un faible impact sur les émissions des gaz à effet de serre.

La France aurait ainsi plutôt intérêt à s’intéresser et promouvoir les énergies non émettrices (renouvelables thermiques, électricité, biocarburants) dans les secteurs qui lui font davantage défaut (usage des combustibles fossiles pour le chauffage et les transports, par exemple).

Initialement publié sur le Parisien le 13 février 2019

4 conseils pour vous faire repérer par des chasseurs de tête

Les annonces ne sont, fort heureusement, pas le seul moyen de trouver un emploi ! Que vous soyez en recherche active ou simplement en veille du marché, vous pouvez mettre toutes les chances de votre côté pour vous faire repérer et pourquoi pas approcher par recruteur ou des chasseurs de tête.

  1. Être visible
    Une chose est certaine, vous ne serez contacté par personne si vous n’êtes pas visible et si vous ne l’êtes pas correctement. Au-delà des réseaux sociaux professionnels devenus aujourd’hui un incontournable, avez-vous pensé à être présent dans les annuaires des grandes écoles ? Les recruteurs s’en servent et cela peut aussi vous permettre de recevoir des offres d’emploi ciblées sur votre métier.
    Enfin, ne négligez pas la puissance des CVthèques, généralistes (celle de l’APEC, Cadremploi ou de HelloWork, anciennement RegionsJob), ou plus ciblées (Webengineering par exemple), sur lesquelles vont très régulièrement les recruteurs. Si vous êtes en recherche active, réactivez votre CV tous les 2 à 3 mois, ou mettez-le à jour, afin que celui-ci ressorte également dans les alertes que les chasseurs peuvent avoir mis en place.
  2. Penser mots-clés
    Lors de leurs recherches sur les CVthèques, les recruteurs utilisent des mots-clés, et lorsqu’ils visualisent un profil, ils recherchent ceux donnés dans le brief du client. Rappelez-vous que les recruteurs passent peu de temps sur un CV ou un profil en ligne, aussi mettez en exergue les informations les plus importantes (ou du moins ne les noyez pas sous des tonnes d’informations) : votre mobilité (si vous l’êtes c’est clairement un caractère différenciant), vos compétences techniques, votre connaissance du métier ou du secteur…
    Vous pouvez d’ailleurs profiter de votre profil en ligne pour en dire un peu plus que sur votre CV : réalisations, budgets gérés, management…
  3. Activer le réseau
    Cela peut paraître anodin, mais parler de sa recherche d’emploi ou de sa veille à son entourage proche est aussi un moyen de se faire approcher. Peut-être quelqu’un connait-il quelqu’un qui connait quelqu’un…
    Dans le même ordre d’idée, n’hésitez pas, pour activer votre réseau, à suivre sur les réseaux sociaux professionnels les entreprises qui vous intéressent ou celles de votre domaine, et de réagir à leurs publications.
    Enfin, pensez à vous rendre aux manifestations de votre domaine, une occasion unique de discuter avec des personnes du milieu et donc de faire connaître votre recherche. Et oui, les recruteurs ne sont pas uniquement en cabinet de recrutement, ils sont aussi au sein des entreprises qui embauchent !
  4. Appelez !
    Vous connaissez des cabinets de recrutements qui ont des postes dans votre domaine ? Essayez de les contacter directement, envoyez votre CV ! Cela ne marchera peut-être pas à la première tentative, mais n’oubliez pas qu’un recruteur à cette capacité à se souvenir d’un candidat.
    Internet, Google et Linkedin regorgent d’outils et de possibilités de trouver les coordonnées d’un chasseur ou d’un recruteur, aussi utilisez les. Mais si contact il y a, assurez-vous de tout mettre en œuvre pour être concis et efficace !

Le top 5 des pires questions à poser à un candidat

S’il est des questions à poser pour bien cerner un candidat, des questions à ne pas poser d’un point de vue légal, il en est également à éviter, simplement car elles ne servent à rien et pourraient vous desservir plus que servir votre recrutement.

  • « Résistez-vous au stress » ou « que pensez-vous des heures supplémentaires » ?

Globalement, personne ne vous répondra qu’il perd ses moyens devant 3 dossiers qui s’accumulent ou qu’il aime travailler jusqu’à 19h00 tous les jours avec un contrat à 35h. Parlez dans ce cas plutôt de l’implication que peut nécessiter le poste, que certaines situations peuvent générer de la pression ou une présence étendue, et discutez-en.

 

  • « Etes-vous motivé pour le poste ? »

Théoriquement, si le candidat est assis en face de vous, c’est qu’il est motivé, et vous répondra forcément oui. Plutôt qu’une question fermée, demandez au candidat d’évaluer sa motivation pour le poste sur une échelle de 1 à 10 et si la note semble basse, parlez avec lui des éventuels points de blocage.

 

  • « Quel est votre pire défaut ? »

La question des qualités et des défauts est un leurre. La question n’est pas de savoir si le candidat est désorganisé ou manque de persévérance, mais plutôt de savoir s’il a le recul nécessaire pour savoir quelles sont les pistes d’amélioration qu’il peut étudier pour être plus performant en entreprise.

 

  • « Pourquoi vous et pas un autre ? »

« Pourquoi pas ?! » pourrait être la réponse la moins pire à cette question d’une banalité sans nom qui n’apportera rien. Le candidat ne connait pas les autres profils et s’il est en entretien c’est qu’il a déjà une chance d’avoir le poste. D’ailleurs, cette question souvent posée à la fin de l’entretien, vient clore de manière bancale l’heure au cours de laquelle le candidat vient de vous démontrer qu’il est le meilleur profil pour le poste.
D’ailleurs, sachez qu’il pourrait tout aussi bien vous retourner la question, alors demandez lui clairement ce qu’il saura apporter à l’entreprise.

 

  • « Parlez-moi de vous ? »

La question est trop imprécise pour être considérée lors d’un entretien, et relèverait plus de la psychanalyse que du recrutement. Soyez clairs dans vos propos et demandez-lui plutôt pourquoi il a choisi ce métier, de retracer son parcours en mettant en exergue ses réalisations par rapport au poste, ou quel type de management il opère….

D’une géopolitique du pétrole à une géopolitique des énergies renouvelables

Si la géopolitique du pétrole était loin d’être simple, celle des énergies renouvelables semble encore plus complexe. Elle est multifactorielle et implique de nombreuses rétroactions plus ou moins négatives. Ainsi, entre criticité des matières premières, transfert de technologies vers les pays en développement et inclusion des pays pétroliers, il y a fort à faire pour ne pas freiner la transition énergétique.

Les enjeux liés à l’accessibilité au pétrole et à la maîtrise du prix du baril ont dicté la géopolitique mondiale durant ces dernières décennies. Elle a dicté les motivations de nombreuses négociations internationales et plusieurs conflits armés. À l’heure du besoin impérieux d’une décarbonation du mix énergétique mondial, apparaît une nouvelle géopolitique : celle des énergies renouvelables et des technologies bas carbone. Elle est peut-être encore plus complexe. Et, mal conduite, elle finira par ralentir la transition écologique.

C’est du moins l’hypothèse de chercheurs de l’IFP Energies Nouvelles (IFPEN) et l’Institut de Relations Internationales et Stratégiques (IRIS). Dans le cadre du projet ANR Generate sur la Géopolitique des énergies renouvelables et analyse prospective de la transition énergétique, ils publient une étude détaillée sur les nouvelles politiques énergétiques et des investissements dans les énergies renouvelables (ENR).

Le cuivre au cœur de la transition

Il en ressort trois nouvelles formes de géopolitiques. La première, la plus connue, est celle de la stratégie internationale liée aux matières premières nécessaires aux énergies renouvelables et aux batteries. « L’ensemble des innovations de décarbonation est dépendant in fine de la disponibilité de minerais devenus stratégiques au cours de leur déploiement« , écrivent les auteurs. Ils assurent que si l’on prend toujours en exemple le lithium, le cobalt ou les terres rares, c’est pourtant le cuivre qui a le plus grand taux de criticité.

« Une turbine éolienne de 2 MW onshore consomme ainsi, à elle seule, près de 1,55 tonne de cuivre pour sa construction et son raccordement au réseau« , calcule le rapport. « Des métaux qui ne trouvaient jusqu’à présent des applications que dans un nombre réduit de secteurs deviendront déterminants pour respecter les engagements de réduction des émissions« , ajoutent les auteurs qui appellent les pays à un travail de prospective et au recyclage.

Besoin de transferts de technologie

La deuxième forme de géopolitique, moins connue, est celle des brevets et de la propriété intellectuelle. « L’innovation dans les technologies et sa protection sont au cœur de la géopolitique en devenir des énergies renouvelables« , explique l’IFPEN dans un communiqué.

« Dans un scénario extrême, peu de pays détiennent l’ensemble des droits de propriété sur les technologies ENR, maintiennent leur leadership dans ces secteurs et peuvent ainsi vendre ces technologies au prix fort. La boucle de rétroaction qui se forme devient alors négative puisque les pays consommateurs de ces technologies se montreront réticents à prendre des engagements ambitieux de réduction de leurs émissions« , explique le rapport.

« La propension d’un pays à ratifier un accord international ambitieux portant sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre sera, par exemple, d’autant plus forte que celui-ci disposera d’actifs technologiques importants dans les secteurs de la transition bas-carbone« , peut-on lire. « Dans cette optique, des efforts de négociations ne doivent donc pas porter exclusivement sur les objectifs de réduction des émissions de GES, mais aussi de nouveaux outils traitant du transfert de technologie et du cofinancement des projets de R&D« .

Inclure les pays pétroliers

Enfin, la troisième forme de géopolitique sera liée à la stratégie des États producteurs de pétrole. « Les pays producteurs d’hydrocarbures disposent d’une influence majeure sur la transition énergétique. En cas de forte incertitude sur la pérennité des politiques climatiques, les pays producteurs d’énergies fossiles seront incités à maintenir la dépendance des pays consommateurs en favorisant des prix relativement bas« .

« L’adaptation d’un certain nombre de pays exportateurs d’hydrocarbures à la transition énergétique mondiale constituent un enjeu géopolitique essentiel« , écrivent les auteurs. Ils appellent ainsi les dirigeants à garder en tête que ces pays pétroliers vont jouer un rôle clé dans la transition et qu’il est important de les accompagner.

 

Initialement publié sur Novethic

Stockage d’énergie : l’invention géniale d’une start-up suisse

Oubliez les barrages et les batteries géantes ! La startup suisse Energy Vault a imaginé un moyen étonnant pour stocker l’énergie renouvelable : empiler des blocs de béton comme dans un Lego géant. Une solution low cost et très efficace.

Imaginez un barrage hydraulique servant à stocker l’énergie, mais où l’eau aurait été remplacée par d’énormes blocs de béton de 35 m3 qui s’empilent les uns sur les autres comme des Legos, montés et descendus dans un étrange ballet de grues. Voilà l’idée un peu loufoque de la startup suisse Energy Vault, qui vient de conclure début novembre son premier contrat commercial avec le géant indien Tata. En 2019, ce dernier sera ainsi équipé d’une unité de stockage low cost capable d’injecter de l’électricité sur le réseau en moins de 3 secondes.

Une technologie de stockage low cost : aucun matériau coûteux comme le lithium ou le platine, mais de simples blocs de béton issus de la récupération de déchets de construction. © Energy Vault

L’énergie cinétique transformée en énergie potentielle

Comment ça marche ? Lorsque l’électricité est excédentaire, une grue à six branches monte les blocs de béton en haut de la tour, jusqu’à une hauteur de 120 mètres : l’énergie cinétique est transformée en énergie potentielle. En cas de besoin, les blocs sont redescendus par les grues, alimentant une turbine grâce à l’énergie cinétique restituée. Le tout géré par un algorithme spécialement développé par la startup, qui calcule en temps réel où doit être placé le bloc et le stockage nécessaire en fonction de multiples paramètres, comme les prévisions de demande, les prix de l’électricité ou la météo qui influe sur la production des autres énergies renouvelables.

Lorsque l’électricité est excédentaire, la grue monte les blocs de béton. Lors d’un pic de demande, les blocs sont descendus en alimentant une turbine qui produit de l’électricité. © Energy Vault, YouTube

Stocker l’énergie renouvelable, un casse-tête technologique et économique

Selon l’Agence Internationale de l’Energie (IEA), les énergies renouvelables couvriront 40 % de la production électrique mondiale en 2050. Le problème est que l’éolien et le solaire sont des énergies intermittentes, dépendantes du vent ou de l’ensoleillement. La question du stockage est donc cruciale si l’on veut continuer à augmenter leur part. Les possibilités actuelles sont encore très limitées. La plus simple et la moins chère est le barrage hydroélectrique. EDF exploite ainsi six STEP (Station de transfert d’énergie par pompage) en France soit près de 5 gigawatts (l’équivalent de cinq réacteurs nucléaires) activables en une dizaine de minutes. Mais un barrage ne peut pas s’installer n’importe où. En France, le nombre de sites possibles est d’ailleurs quasi à saturation, et dans le monde, la construction de grands barrages soulève des oppositions en raison de leur impact sur les écosystèmes. D’autres entreprises, à l’instar de Tesla, misent sur les batteries lithium-ion. HDF Energy a, de son côté installé, la plus grande batterie du monde en Guyane, qui fonctionne à l’hydrogène. Mais ces technologies coûtent encore très cher et leur durée de vie n’excède pas 20 ans.

Les unités de stockage sont destinées à être implantées à côté des fermes éoliennes ou solaires pour assurer une production électrique 24h/24. © Energy Vault

Une durée de vie supérieure à 40 ans

Face à ce dilemme, les arguments de la startup Energy Vault ont de quoi séduire. Ici, pas de matériaux coûteux comme le lithium, mais du béton récupéré des déchets de construction. Pas de déperdition d’efficacité énergétique au fil du temps, comme avec les batteries : le système affiche une durée de vie supérieure à 40 ans. Le coût de maintenance est presque nul et le rendement de 90 %, supérieur à celui d’un barrage hydroélectrique. La station peut être installée n’importe où (à condition de disposer d’un espace de 100 mètres de diamètre) et fonctionne par tous les temps. Celle installée en Inde pour Tara Power disposera d’une capacité de 35 MWh, pour une puissance comprise entre 2 et 5 MW. Le chiffre peut donc sembler modeste (par comparaison, la puissance en turbine du barrage de Super-Bissorte en Savoie est de 730 MW), mais de petites unités de stockage très rapidement mobilisables, c’est justement ce qu’il faut pour rendre autonomes les fermes solaires ou éoliennes et décentraliser la production énergétique.

Parallèlement à son contrat avec Tata, la startup a annoncé un partenariat stratégique avec le cimentier Cemex pour mettre au point des nouveaux types de béton spécialement optimisés pour cet usage et à l’empreinte carbone la plus faible possible. Energy Vault prouve en tout cas que les meilleures idées ne nécessitent pas forcément une technologie de pointe ; il suffit parfois d’ingéniosité pour faire avancer le monde !

 

  • La startup Energy Vault a inventé un système de stockage low cost reposant sur des blocs de béton.
  • Cela permet de rendre les petites fermes éoliennes ou solaires complètement autonomes.
  • Une première unité de 35 MWh sera installée en Inde en 2019.

 

Initialement publié sur Futura sciences

Recrutement : quand la rémunération peut faire la différence

Une étude de juin 2018 de l’APEC démontre que la rémunération est l’un des 3 facteurs décisifs dans le cadre d’un recrutement, ce même avant la localisation ou les missions. Sur un marché toujours plus orienté candidat où il faut maintenant aller vite et où les employeurs n’ont plus toujours l’embarras du choix, adopter une bonne stratégie de rémunération pourrait permettre de faire pencher la balance.

 

Avoir une politique salariale cohérente

En premier lieu il conviendrait d’avoir une politique salariale cohérente en fonction des postes et/ou de l’expérience. Si cela n’est pas fait, il est toujours possible de se référer à la convention collective qui propose une classification.

La cohérence de la politique salariale peut prémunir de crise et surtout de questionnement de la part des collaborateurs.

 

Connaître le marché de l’emploi

Afin d’attirer les meilleurs candidats et les talents, la marque employeur et l’aura de votre entreprise ne pourront pas tout faire. La rémunération se doit donc d’être attractive pour leur donner envie de changer. Renseignez vous sur ce qui se pratique chez vos concurrents et si besoin faites réaliser un benchmarck salarial pour vous placer au mieux.

 

Affichez votre différence

Dès l’annonce vous pouvez indiquer le salaire ou du moins une fourchette, si celui-ci représente un caractère différenciant par rapport à la concurrence (et surtout s’il est en adéquation avec le reste des salaires de la société).

Par ailleurs, n’hésitez pas à mettre en avant ou si ce n’est pas le cas, à réfléchir aux autres avantages que vous proposez : la prise en charge de la mutuelle à 100%, une indemnité kilométrique pour ceux obligés de venir en voiture, la part variable, l’intéressement et la participation, les tickets restos, les chèques vacances, la prime de vacances ou mettre encore le paiement des heures supplémentaires… Certains de ces dispositifs sont exonérés de charges sociales et représentent aux yeux des salariés des petits « plus » non négligeables.

 

Si la rémunération est clé pour attirer les candidats lors d’un recrutement, n’oubliez pas non plus qu’elle permet de fidéliser ceux qui sont déjà en poste chez vous.  La bonne conjonction d’une politique cohérente, d’à-côtés sympathiques, et surtout la participation aux bons résultats de l’entreprise a un impact sur leur envie de rester au sein de votre société…

4 conseils pour ne pas rater son CV en 2019

A nouvelle année, nouveau CV ! En voilà une bonne résolution si vous êtes en recherche d’emploi ou en « veille active » comme on dit dans le métier.

La question qui peut se poser est de savoir s’il faut pencher pour la refonte complète ou une simple mise à jour. Tout dépend de vous ! Est-ce que votre CV vous correspond toujours ? est ce que vous vous y retrouvez ? Avez-vous eu des retours à vos candidatures ? Saura t’il éveiller l’intérêt du recruteur ?

En réalité, au-delà de la refonte complète si vous ne vous y retrouvez plus, votre CV doit bénéficier d’une amélioration continue, au fur et mesure de votre parcours et de votre recherche.

Mise à jour 

Avant de postuler ou de remettre votre CV en ligne sur un jobboard, faites une brève relecture, car vous aurez un regard neuf sur votre CV si cela fait quelques temps que vous ne l’avez pas ouvert.

Cela sera déjà l’occasion de revérifier l’orthographe et les petites fautes d’inattention qui pourraient émailler votre CV.

Par ailleurs, avez-vous des résultats quantifiables et surtout parlant pour le recruteur ? Peut-être pouvez-vous les mettre à jour s’il y a eu évolution.

Les informations essentielles à un recruteur, sont-elles facilement identifiables ? Un recruteur ne passe que peu de temps sur un CV, autant qu’il puisse vous jauger rapidement.

Enfin sur la forme, un petit rafraîchissement pourrait également être de mise, ce pour 2 raisons : entre 2 CV à compétences similaires, l’on pourra préférer un CV plus moderne, et parce qu’une police plus lisible ou un trait de couleur pourront sinon retenir, au moins pas rebuter le recruteur.

 

Personnalisation

Oui oui et oui, quand vous postulez, il vaut mieux personnaliser le CV. L’idée n’est pas tant de le refaire complètement à chaque poste, mais de mettre en exergue 3 à 4 informations importantes en corrélation avec le poste (compétence, résultats, expériences…).

Pensez également à identifier les mots-clés de l’annonce et à les insérer à votre CV, éventuellement en lieu et place des mots que vous aviez choisis, afin de passer l’étape du tri par robot s’il y a.

 

Repenser son accroche

Le message d’accroche peut être un élément décisif, pour peu qu’il soit bien pensé, et autre que « je suis le meilleur pour votre entreprise ».
L’accroche, idéalement, est personnalisée pour le poste que vous convoitez, mais doit mettre en lumière un avantage distinctif : des qualités (autres que dynamique et polyvalent bien entendu), votre mobilité, l’argumentation de votre reconversion, ou vos valeurs si elles sont forte et qu’elles rejoignent celles de l’entreprise.

Surtout, restez synthétique et ne tombez pas dans la facilité et les lieux communs.

 

Reposter son CV sur les Jobboards

En recherche d’emploi ou en veille active, il faut toujours reposter son CV sur les jobboards, à moins que vous ne soyez un profil pénurique, pour lesquels les recruteurs n’hésitent pas à remonter loin dans les CVthèques pour dénicher les perles rares.

Remettre votre CV en ligne vous permettra, en plus d’arriver plus haut dans les candidathèques, de ressortir aussi dans les alertes qu’ont créées les recruteurs. Ces dernières les alertent dès qu’un nouveau profil arrive ou s’actualise. Une bonne façon d’être repéré et… si tout va bien, rappelé 😊.

 

Envie de relever un nouveau challenge ? Découvrez toutes nos offres d’emploi.

L’Union Européenne sur le point de se lancer dans la guerre des batteries ?

Fin 2017, 3,1 millions de voitures électriques étaient en circulation dans le monde. S’il ne témoigne pour l’instant que du balbutiement du marché de l’électromobilité, ce chiffre devrait connaitre une croissance exponentielle au cours des prochaines décennies, notamment en raison des enjeux climatiques et des politiques énergétiques tournées vers les technologies à faible émissions carbone.

L’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) estime à ce titre que le parc mondial de voitures électriques mondial devrait avoisiner les 125 millions d’unités d’ici l’horizon 2030.

Les usines de fabrication de batteries, dont le développement accompagnera la demande en voitures électriques, sont donc appelées à devenir des éléments stratégiques pour les États soucieux de stimuler la croissance de leur économie (source d’investissement et de création d’emplois).

À l’heure actuelle, l’Union Européenne ne s’est pas encore positionnée sur ce marché largement dominé par les fabricants asiatiques.

C’est la raison pour laquelle de nombreux acteurs politiques et industriels font entendre leurs voix afin que les États européens rattrapent leur retard et tentent de capter une part de ce colossal marché en devenir.

Un marché actuellement dominé par les constructeurs asiatiques

La batterie est un des équipements clé du système permettant à une voiture électrique de se mouvoir : véritable source d’énergie, elle assure en effet l’autonomie du véhicule et lui permet de se déplacer de manière totalement respectueuse de l’environnement (sans aucune combustion de matière fossile et donc sans émission de gaz à effet de serre).

C’est la raison pour laquelle la démocratisation de l’électromobilité s’accompagnera nécessairement d’une progression fulgurante de la fabrication de batteries.

À partir de 2025, le marché mondial des batteries devrait atteindre les 250 milliards d’euros par an. À cette date, les experts estiment que la communauté internationale devra disposer de 10 à 20 gigafactories (des fabriques géantes de batteries) pour soutenir la fabrication de batteries et ainsi soutenir les ventes de voitures électriques.

Pour l’heure, la majorité des capacités de fabrication de batteries est située en Asie : les fabricants asiatiques (Samsung, LG Chem, BYD, GS Yusa…) sont en effet en situation de quasi-monopole sur le marché mondial de la batterie lithium-ion.

On estime d’ailleurs que la Chine représente près de 70% du marché mondial de la batterie, loin devant l’Union Européenne, largement à la traine avec une part de marché d’à peine 4%.

Où en est la création de l’Airbus de la batterie ?

Malgré des perspectives économiques et technologiques colossales, l’Europe accuse un retard important dans le secteur de la fabrication de batteries pour véhicules électriques.

C’est pour tenter de combler ce retard et éviter une dépendance technologique vis-à-vis des produits asiatiques que la Commission européenne a lancé fin 2017 l’European Battery Alliance (EBA), un projet visant à créer une chaine de valeur compétitive pour la fabrication de batteries sur le Vieux Continent.

Un an après sa création, cette initiative qui visait à créer un “Airbus de la batterie” peine à fédérer de manière cohérente les acteurs industriels européens.

Certains gouvernements ont donc récemment essayé de relancer les débats. Avec un objectif similaire : mobiliser les industriels européens autour de la création et de la structuration d’une filière de la batterie.

Lors du dernier mondial de l’Automobile de Paris, le ministre français de l’Économie Bruno Le Maire a plaidé en faveur du rassemblement des industriels européens afin qu’ils fassent converger leurs efforts en matière de batteries électriques.

Une volonté dont s’est également fait l’écho son homologue allemand, Peter Altmaier.

“Nous souhaitons créer dans les prochains mois les conditions pour une production à grande échelle de batteries en Europe. Nous n’allons probablement pas gagner la course aux batteries les moins chères, mais celle des meilleures batteries n’est pas encore décidée, et nous nous lançons dans celle-ci”, assurait-il lors d’une rencontre avec Maros Sefcovic, vice-président de la Commission européenne, chargé de l’union de l’énergie.

Un projet d’usine de batteries en France ?

Edouard Philippe, Premier ministre français, a confirmé il y a quelques jours devant le Conseil National de l’Industrie l’engagement de la France dans le domaine de la fabrication de batteries.

“Demain, elles vont représenter près de la moitié de la valeur ajoutée d’un véhicule. Si nous n’investissons pas, si nous ne développons pas notre présence industrielle, notre expertise industrielle dans ce domaine, nous le paierons. Ce n’est pas simplement les constructeurs nationaux, c’est l’ensemble du territoire européen qui verra sa compétence et ses perspectives disparaître”.

L’objectif de l’UE est de créer un véritable écosystème autour de la mobilité électrique en réunissant les savoir-faire européens sur l’ensemble de la chaine de valeur des batteries : fabrication des cellules mais également approvisionnement durable en matière première, reconditionnement des batteries usagées, recyclage…

Le gouvernement français a indiqué attendre des avancées “au début de l’année prochaine, notamment en ce qui concerne un accord potentiel entre les fabricants de batteries – notamment le groupe Total avec sa filiale Saft – et les constructeurs automobiles”, explique François de Rugy, le ministre de la transition écologique.

Les propos du gouvernement coïncident d’ailleurs avec l’annonce du PDG de Total qui veut faire construire dès 2023 une usine géante de batteries à électrolyte solide.

De plus, selon une source gouvernementale, d’autres projets confidentiels pour une usine de batteries dans l’Hexagone sont discutés avec les industriels.

 

Publié initiallement sur Lemondedelenergie.com

Comment postuler quand on n’a pas la bonne expérience

Il est arrivé à chacun d’entre nous de voir passer l’offre d’emploi de nos rêves…. Et de réaliser qu’on n’avait pas l’expérience requise. C’est le cas des profils juniors certes, mais de plus en plus pour les personnes en reconversion. Sachez pourtant que c’est possible : avec les bons outils, du réalisme (et un bon recruteur en face), vous pouvez peut-être y accéder.

 

Accompagner le recruteur

Si vous n’avez pas l’expérience requise ou que vous effectuez un changement de carrière ou de domaine, il va falloir accompagner le recruteur, c’est-à-dire lui donner les clés de lecture de votre CV pour qu’il comprenne en quoi votre profil peut correspondre.

Pour valoriser ce qui doit l’être ne sélectionnez que ce qui intéressera votre interlocuteur : toutes les expériences n’auront pas le même intérêt. Si vous ne souhaitez pas avoir de blanc dans votre parcours, vous pouvez les mentionner, sans les détailler.

De même, pensez à mettre le titre du poste visé en en-tête et peut-être 2 lignes de présentation/explication de parcours si cela n’est pas évident à la lecture de votre CV

Transposer et valoriser

Pour continuer sur cette lancée d’accompagnement du recruteur, il faudra transposer vos acquis. En effet, toute expérience est bonne à prendre, aussi si vous n’avez pas l’expérience attendue, vous avez sûrement des compétences qui peuvent être transposées, qu’elles proviennent de vos dernières expériences professionnelles ou de vos passions.

Vous pouvez également mettre en avant les hobbies qui jouent en votre faveur si vous en avez (sportif de haut niveau pour un poste qui exigerait un bon mental, goût pour le voyage pour un poste à l’international etc…).

Enfin, mettez en valeur tout autre élément intéressant pour le poste ou qui pourrait avoir un impact sur la perception de votre personnalité : un engagement associatif, une mission humanitaire, etc.

 

Être réaliste

Bien entendu, ces conseils ne sont valables que si vous restez objectif quant à l’adéquation de votre profil.

Si l’on recherche des compétences techniques bien précises que vous n’avez pas ou alors tout juste étudiées il y a plus 10 ans, ne perdez pas de temps… et n’en faites pas perdre au recruteur non plus.

De même si le profil souhaité doit avoir 7 ans d’expérience et que vous en avez à peine 2, vous ne serez pas légitime. En effet, si les entreprises recherchent des gens avec expérience, c’est qu’il y a une raison autre que les compétences professionnelles pures.

En bref, si effectivement des passerelles sont possibles, mettez toutes vos chances de votre côté en répondant à des offres pour lesquelles vous avez une petite chance de correspondre.

 

S’adapter

Il est possible qu’au final vous ne trouviez pas d’emploi même en suivant ces conseils.

Peut-être n’avez-vous pas assez rassuré le recruteur dans votre CV ? Peut-être les annonces ciblées étaient-elles encore bien trop ambitieuses par rapport à votre parcours ?

Vous pouvez toujours penser à faire des formations ou même des stages volontaires en entreprise, mais il faudra aussi vous interroger sur la pertinence de votre démarche. Etes vous sûr de vous diriger vers le bon job ?

 

Enfin n’oubliez pas que le recrutement est affaire de compétences autant que de personnalité, de rencontre. Il est possible que votre profil ne convienne pas pour le moment, ou avec telle entreprise, mais qu’il soit tout à fait adéquat pour un autre recruteur demain !

Envie de relever un nouveau challenge ? Découvrez toutes nos offres d’emploi.

Recruteurs : 7 questions à poser pendant l’entretien

Les entretiens se suivent et se ressemblent, de même que les questions que vous posez aux candidats. Mais est-ce que les questions que vous posez vous apportent les réponses que vous cherchez ? car au-delà des compétences techniques assez aisément vérifiable, c’est avant tout la personnalité du candidat qu’il vous faut jauger :  sa motivation, sa loyauté, et sa capacité à bien s’intégrer dans vos équipes.

  1. « Quelles sont vos qualités et défauts ? »
    L’idée n’est pas tant de savoir quels défauts et qualités le candidat pourra trouver, mais bien de juger sa capacité à se connaître et à prendre du recul. Mieux, de voir s’il arrive à trouver des palliatifs aux défauts qu’il énonce.
    S’il tombe dans les lieux communs tels que la polyvalence ou le perfectionnisme il y a fort à parier que la remise en question ne soit pas son fort.
  2. « Quel est votre poste idéal ? »
    Le but de cette question est de voir si le candidat sait se projeter, et surtout si sa vision du poste idéal est en adéquation avec celui que vous avez à pourvoir. Cela permet pour vous aussi de juger quelles sont ses attentes et ses exigences vis-à-vis de son travail et de la façon dont il devra être managé.
    S’il a bien préparé son entretien il devrait y avoir des similitudes avec le poste que vous proposez.
  3. « Qu’attendez-vous de votre manager ? »
    Dans la même veine que la question précédente, cette question vise à savoir dans quel cadre le candidat pourra s’épanouir et s’il pourra correspondre à son N+1 et plus généralement au cadre de l’entreprise.
    Il n’y a ici aucune bonne ou mauvaise réponse, mais juste des clés de lecture et des informations pour l’épanouissement d’un futur collaborateur.
  4. « Quelles ont été vos plus grandes réalisations et votre principal échec ? »
    Cette question a 2 objectifs. Le premier est d’avoir des informations concrètes sur le passé professionnel du candidat et que celui-ci soit en mesure de faire un lien avec le poste visé pour vous montrer ce qu’il peut apporter à l’entreprise. Il faut également espérer, en fonction de son poste, qu’il saura mettre en avant à la fois les réussites individuelles mais également celles de son équipe…
    Le second c’est d’identifier quelles sont les conditions qui lui permettent de donner le meilleur de lui-même, et à contrario les raisons qui expliquent son échec. Son explication vous permettra une fois encore de voir sa capacité à prendre du recul et à comprendre pourquoi les choses n’ont pas fonctionné.
  5. « Selon vous, quelle influence [citer actualité] aura-t-elle sur votre poste ? »
    Avec cette question vous pourrez savoir tout de suite si le candidat connait bien votre domaine d’expertise ou tout simplement celui dans lequel il évolue.
    Vous pourrez ainsi jauger sa capacité à effectuer une veille et à prendre en compte des paramètres extérieurs sur son métier.
    Si le candidat n’a jamais travaillé dans votre branche ou ne connait pas vos produits, vous verrez s’il a bien préparé son entretien ou s’il s’est un temps soit peu penché sur votre entreprise.
  6. « Switchez en langue étrangère sans prévenir »
    Si le poste requiert une solide maitrise d’une langue étrangère, ne demandez pas à changer de langue et surtout ne posez pas une question « facile » ou qui aura pu être préparée en avance. Il peut s’agir d’une question banale sur les dernières vacances du candidat ou de savoir ce qu’il a le plus ou le moins aimé dans tel ou tel poste.
    De cette manière vous aurez un aperçu direct du réel niveau en langue du candidat, qui ne pourra s’appuyer sur ce qu’il aura préparé (sa présentation en anglais par exemple).
  7. « Avez-vous des questions ? »
    La « bonne » réponse à cette question dépendra de votre ressenti par rapport à l’entretien et de l’échange avec le candidat. Si tous les aspects ont été abordés il peut être légitime qu’il n’en ait pas, mais s’il creuse pour en savoir plus sur l’entreprise cela démontrera encore plus sa motivation à rejoindre vos rangs.

Stockage par batteries : la Banque Mondiale va soutenir les pays émergents

Le Groupe de la Banque Mondiale vient d’annoncer la création d’un programme pour développer les solutions de stockage d’électricité par batterie dans les pays émergents, à la fois pour accompagner le déploiement des énergies renouvelables et sécuriser le réseau électrique. Un milliard d’euros vont directement être investis.

Disposer d’unités de stockage performantes est une nécessité pour réussir la transition énergétique. Pour intégrer davantage d’énergie renouvelable issue de sources intermittentes (éolien et solaire), il faut pouvoir stocker l’électricité produite dans les périodes où la production dépasse la consommation. Elle est ensuite déstockée quand la consommation dépasse la production (ou quand, plus simplement, la production est nulle, en cas d’absence de vent ou de soleil).

Le stockage sur batterie, une nécessité pour développer les EnR

La solution la plus mature actuellement est l’utilisation de batteries électrochimiques, notamment les batteries Lithium-Ion – même si cette technologie pose de réels problèmes, en terme de pollution, de recyclage et d’utilisation de métaux rares, et sera sans doute, à moyen terme, remplacée par des solutions plus propres (des laboratoires de recherche planchent, dans le monde entier, sur cette question).

Mais, pour l’heure les batteries sont la meilleure solution disponible. Dès lors, la Banque Mondiale vient d’annoncer la création d’un « Programme d’accélération du stockage de l’électricité sur batterie au service du développement ». Rappelons que la Banque Mondiale est une institution financière internationale qui propose des prêts à effet de leviers pour les pays dit émergents.

stockage-banque-mondiale-pays-emergents

L’éolien et le photovoltaïque ont le vent dans le dos, y compris dans les pays émergents

L’institution est partie du constat que les énergies renouvelables, notamment l’éolien et le photovoltaïque, se développaient à un rythme soutenu partout dans le monde, y compris dans les pays émergents : « Le système énergétique mondial subit une transformation majeure. Le coût attractif de l’éolien et du solaire et les dernières innovations en la matière, du solaire flottant aux toits photovoltaïques, constituent pour de nombreux pays une offre convaincante, qui a le mérite en outre de contribuer aux efforts mondiaux de lutte contre le changement climatique » précise ainsi la Banque Mondiale.

En 2016, les deux-tiers des nouvelles capacités électriques installées dans le monde étaient d’origine renouvelable, et cette proportion ne cesse d’augmenter, réduisant chaque année davantage les investissements dans les nouvelles centrales à combustible fossile ou nucléaires. La période 2017-2022 devraient voir 920 GW de puissance renouvelable supplémentaire installée dans le monde, notamment dans les pays émergents, qui disposent pour la plupart d’un important potentiel solaire et / ou éolien.

stockage-banque-mondiale-pays-emergents

Ces pays, où la demande en énergie croît fortement et où de nombreux habitants n’ont pas encore un accès sécurisé à l’électricité, gagneraient à faire le pari des renouvelables pour faire entre leurs réseaux électriques dans le XXIème siècle. Mais, pour y parvenir, des solutions de stockage sont indispensables.

La Banque Mondiale investit déjà dans le stockage d’électricité

La Banque Mondiale est déjà un investisseur de premier plan dans le stockage, puisqu’elle a financé 15% des 4,5 GWh de capacité de stockage sur batterie actuellement disponible dans les pays émergents. Les projets les plus emblématiques ont été installé en soutien d’un projet solaire en Haïti et d’une centrale solaire pour les situations d’urgence en Gambie, auxquels s’ajoute une multitude de micro-grid partout dans le monde. De nombreux autres projets d’ampleur sont d’ailleurs en cours.

Mais la Banque Mondiale, avec son nouveau programme, choisit d’augmenter encore ses efforts : « Alors que les prix des énergies solaire et éolienne atteignent à l’heure actuelle des niveaux historiquement bas, les pays veulent exploiter ces technologies aussi largement que possible pour répondre à leurs besoins énergétiques. Cependant, pour tirer pleinement parti de ces énergies, nous avons besoin d’un stockage sur batterie massif et à un coût abordable. Notre objectif est de créer de nouveaux marchés qui permettront de réduire les coûts et de faire de ces accumulateurs électriques une solution de stockage viable dans les pays en développement » expose ainsi Riccardo Puliti, directeur principal du pôle Énergie et industries extractives à la Banque mondiale.

Un milliard de financements apporté par la Banque Mondiale, quatre autres milliards à lever

Le but est de soutenir les pays émergents pour qu’ils basculent immédiatement dans des productions d’énergie propres et stables. La Banque Mondiale s’est engagée, par la voix de son président Jim Yong Kim, à investir un milliard de dollars dans des projets de stockage, afin d’encourager les financeurs.

Le groupe se donne ainsi l’objectif de lever quatre milliards supplémentaires, un milliard sous forme de financements concessionnels pour l’action climatique des Fonds d’investissement climatique, notamment par le biais de structures comme le Fond pour les Technologies Propres (FTC), et au moins trois milliards auprès des secteurs publics et privés. L’ambition est d’installer d’ici 2025 17,5 GWh de capacités de stockage supplémentaires – ce qui multiplierait par cinq cette capacité.

Soutient aux politiques publiques et recherche de solutions adaptées aux pays émergents

Au-delà, ce programme se propose d’accompagner l’instauration de politiques publiques locales permettant d’intégrer ces installations de stockage, y compris via des pilotages smart grid. La Banque Mondiale veut également inciter les marchés publics à favoriser les technologies respectueuses de l’environnement et les programmes de recyclage.

centrale solaire pour les situations d'urgence en Gambie

stockage-banque-mondiale-pays-emergents

stockage-banque-mondiale-pays-emergents

Enfin, l’organisation va fédérer des laboratoires nationaux, des instituts de recherche, des organismes de développement et des organisations philanthropiques, afin de développer, promouvoir et adapter des solutions de stockage adaptées aux besoins des pays en développement.

Cette initiative prouve la volonté des institutions internationales de favoriser intelligemment les énergies renouvelables – mais aussi la conscience, désormais largement partagée, que le stockage de l’électricité est une des clés fondamentales de la transition énergétique.

 

Publié initialement sur Les Smartgrids.fr

4 conseils pour annonce qui attire les bons candidats

S’il est bien un élément qui soit clé dans le cadre de votre recrutement, c’est  l’annonce du poste que vous avez à pourvoir. C’est, à l’instar d’un entretien, le premier contact que vous avez avec le candidat et donc la meilleure occasion de faire bonne impression pour lui donner envie de postuler.

Dans tous les cas, il n’y aura pas de bonne annonce si vous n’avez pas bien défini votre profil.

Une annonce n’est PAS un profil de poste

Il y a fort à parier que vous ayez sous la main la fiche du poste à pouvoir, décrivant les missions principales. Mais ceci ne peut pas constituer une annonce.

Il peut être cependant être une base de travail et de réflexion pour l’annonce à proprement parler. Pensez à bien travailler les formulations des missions et surtout à donner du sens à vos phrases. L’idéal est de contextualiser les différents points afin d’aider le candidat à se projeter au mieux dans le poste.

Des missions bien vendues sont autant de chances d’attirer les bons candidats.

 

Miser sur l’accroche

L’accroche c’est à la fois le titre du poste (la première chose que verra le candidat sur un jobboard ou sur votre site carrière), mais surtout la présentation de votre entreprise.

Concernant le titre, ne survendez pas le poste et surtout gardez bien les termes ad hoc, vous assurant d’être vu et trouvé lors des recherches sur les différents sites d’emploi. N’oubliez pas que le poste doit donner envie et s’il y a une spécificité, vous pouvez la mentionner.

S’agissant de votre présentation, songez à ne pas tomber dans des généralités et à surtout mettre en avant ce qui vous différencie, ce qui créé votre ADN : cela peut-être votre type de management, vos valeurs fortes, vos convictions ou même le fait que votre fondateur soit un peu loufoque. Peu importe ici, il faut susciter l’intérêt mais aussi rassurer le candidat avec 1 ou 2 chiffres-clés probants.

Bien sûr, le candidat aura tout le loisir d’avoir plus de renseignements sur vous via votre site internet et vos réseaux sociaux, mais il s’agit ici de lui démontrer vos forces.

Eviter l’effet « liste de course »

L’effet liste de course, c’est ce qui arrive à vouloir être exhaustif, or ce n’est pas possible dans une annonce. L’annonce est vraiment là pour susciter l’envie, donc donnez l’essentiel. Vous entrerez dans le détail pendant le ou les entretiens.

Faites attention à ce point sur la partie des missions, il n’est pas nécessaire de tout mettre et vous pouvez vous économiser de ce qui coule de source (« déplacements réguliers » pour un commercial itinérant par exemple…).

Idem pour le profil de votre candidat : bien entendu, sur le papier il doit être pétri de qualités, mais posez vous la question de quelles sont celles qui sont essentielles et qui font la différence. Si l’on répète fréquemment aux candidats d’employer d’autres termes que polyvalent et autonome, peut-être pouvez-vous chercher d’autres qualités que celles-ci, qui tombent un peu sous le sens.

Votre capacité à être précis et à sortir des lieux communs vous rendra également plus attractif.

 

Refléter ce que vous êtes

De manière générale, il faut que l’annonce vous ressemble et fasse si possible ressortir les valeurs intrinsèques de l’entreprise. Cela passe, on l’a vu, par votre accroche, par le vocabulaire que vous utilisez, mais aussi par le ton de vos phrases, qui, idéalement, devrait être adapté à votre cible : on ne recrutera pas un développeur web de 30 ans comme on accrochera un juriste en droit des affaires avec 10 ans d’expérience.

Quand on parle de valeurs, et à l’instar des qualités recherchées chez un candidat, ne tombez pas dans les choses faciles comme « fortes valeurs humaines », ou « entreprise dynamique ». Votre entreprise a sûrement d’autres forces que vous pouvez mettre en avant et qui vous démarqueront.

Enfin, vous pouvez évoquer rapidement des objectifs à court ou moyen terme, permettant ainsi au candidat de se projeter plus avant dans le poste et dans ses missions, mais surtout dans votre entreprise. Ce type d’éléments pourront d’ailleurs être repris lors de l’entretien, rendant ce dernier bien plus en phase avec la réalité.

3 oublis qui pourraient ruiner votre entretien téléphonique

Passage quasi obligé lors d’un recrutement, il y a de fortes chances que vous soyez appelé si votre profil a retenu l’attention du recruteur.
Ce premier entretien téléphonique est l’occasion pour le consultant d’éclaircir quelques points, de valider votre motivation et d’établir un contact plus humain afin de mieux cerner la personne que vous êtes, au-delà des compétences affichées dans votre CV.
Il serait donc dommage d’oublier ces 3 choses essentielles.

  1. Une présentation concise
    Ici le recruteur vous appelle rapidement pour valider certains points aussi soyez bref.
    Vous devez impérativement savoir vous présenter rapidement en donnant les informations principales de votre poste : établissement, service dans lequel vous travaillez, votre environnement de travail (équipe, périmètre métier, interlocuteurs) ou encore votre zone d’intervention (géographique, en interne…).
    Il ne sert à rien de relire votre CV car le recruteur l’aura sous les yeux, il s’agit juste de vous vendre en mettant en exergue ce que vous êtes aujourd’hui.
    A partir du moment où vous commencez à postuler, vous devez avoir préparé cette petite présentation.
  2. L’écoute active
    Le chargé de recherche ou le consultant que vous avez au bout du fil n’accordera que très peu de temps à cet entretien (15 minutes maximum), aussi soyez attentif : écoutez ses questions et ses remarques pour répondre de manière ciblée et ne lui faites pas perdre de temps.
    Pour certains, une réponse à côté pourrait être tout à fait discriminatoire (particulièrement pour les postes de direction). De même si vous interrompez votre interlocuteur qui cherche à vérifier des points précis, cela peut être un point négatif.
  3. La préparation de la suite
    Cet entretien est à la faveur du recruteur qui a des choses à vérifier mais il l’est aussi pour vous ! C’est l’occasion de manifester ou réitérer votre motivation et de préparer la suite du processus en posant des questions, en prenant des notes pour le prochain entretien.
    Récapitulez l’échange rapidement, demandez la suite si le recruteur ne vous l’a pas donnée

Et sinon : il y a peu de chance que le recruteur vous prévienne qu’il va vous appeler ou même vous fixer rendez-vous. L’effet de surprise serait gâché et nous aimons bien connaître vos réactions à chaud. Ceci dit, si vous n’êtes pas dans des conditions qui vous permettent d’échanger, dites-le clairement ! La personne au bout du fil le comprendra fort bien et ce serait dommage de ne pas mettre toutes les chances de votre côté.
Pensez également au ton de votre voix qui en dira beaucoup sur votre personnalité. Le recruteur ne vous verra pas, aussi il ne vous jaugera que là-dessus.
Par ailleurs, n’oubliez pas que la transparence est toujours appréciée. Si vous êtes en recherche active d’emploi et que vous ne vous souvenez pas du poste pour lequel on vous appelle, dites-le. Il n’y a pas de mal à ce qu’on vous rafraichisse la mémoire sur les éléments clés du poste.

Enfin, et non des moindres, est ce que vous avez pensé à vérifier votre message d’absence ? Si vous êtes en recherche d’emploi il serait bon que celui-ci soit simple et professionnel si vous ne pouvez pas décrocher…

 

Envie de relever un nouveau challenge ? Découvrez toutes nos offres d’emploi.

10 phrases à ne pas dire en entretien

Nous savons que l’exercice de l‘entretien n’est pas aisé. Il arrive que certains ne soient jamais à l’aise avec cette pratique et que d’autres n’y soient simplement jamais confrontés.

En tant que recruteur, nous prenons toujours en compte le facteur « stress » lorsque vous vous retrouvez en face de nous. Ceci dit, il y a des phrases qui relèvent plus de l’impair que du stress et qu’il vaut mieux éviter. Nous vous expliquons pourquoi.

 

  1. « Je l’ai déjà précisé sur mon CV »

Alors oui, vous avez peut-être déjà mentionné une information ou un chiffre dans votre CV, mais si le recruteur vous pose la question c’est qu’il a une raison : il souhaite que vous développiez l’information, que vous apportiez des éléments nouveaux. Même si votre CV est détaillé, il est là pour alimenter la discussion de l’entretien.

  1. « En quoi consiste l’activité de votre entreprise ? »

Nous l’écrivons régulièrement : renseignez-vous sur l’entreprise avant l’entretien, ce ne sont pas les outils qui manquent. Si toutefois il vous manque des informations lors de l’entretien (ce qui peut arriver), formulez votre question de manière précise : « Comment vous distinguez vous de vos concurrents ? » « Quelle est votre stratégie pour les années à venir ? » etc.

  1. « J’avais fait le tour de mon poste » 

Les raisons d’un départ peuvent être multiples mais avoir fait le tour du poste n’est pas valable aux yeux d’un recruteur. A moins de mettre les formes à votre réponse : « j’avais atteint mes objectifs » ou « il n’y avait pas de perspectives d’évolution ». Il peut démontrer d’un manque d’ambition ou de curiosité de votre part.

  1. « J’ai les qualités de mes défauts »

S’il est bien une phrase que l’on ne souhaite plus entendre, c’est bien celle-ci. Ce n’est ni une pirouette, ni une phrase d’esprit, mais simplement la réponse d’une personne qui ne se remet pas en question. La question des qualités et des défauts vise surtout à voir votre capacité à prendre du recul, votre connaissance de vous-même et ce que vous avez/pouvez mettre en place pour y palier.

  1. « Où je me vois dans 5 ans ? A votre place »

A l’instar de « j’ai les qualités de mes défauts », cette phrase se voulant drôle fait plutôt mauvais genre. Oui vous pouvez avoir de l’ambition, et ce peut-être une bonne chose, mais vous ne savez pas comment la personne en face de vous prendra ce trait d’esprit.

  1. « Je suis le meilleur / la personne qu’il vous faut »

Plutôt que de crier votre adéquation avec le poste, démontrez le pendant l’entretien : parlez de vos réalisations, de votre expérience et de ce que vous saurez apporter en plus à l’entreprise. N’affirmez pas, convainquez.

  1. « Désolé il y avait des bouchons »

La première marque de motivation d’un candidat pour un poste c’est sa capacité à tout mettre en œuvre pour être dans de bonnes conditions à son rendez-vous. Bien sûr, personne n’est à l’abri d’un imprévu, mais votre capacité à anticiper sur des bouchons sera une compétence supplémentaire mise en avant. Nombreux sont les recruteurs qui n’en tiendront pas rigueur, surtout si vous avez bien pris le soin de prévenir votre interlocuteur de votre retard, mais le mieux reste de prendre ses dispositions.

  1. « Je ne sais pas »

Il est humain de ne pas savoir, et admettre de ne pas savoir est souvent mieux que d’inventer une réponse. Ceci dit, si la question porte sur vos réalisations ou le chiffre d’affaires que vous avez réalisé l’année précédente, c’est beaucoup plus grave. Vous pouvez bien entendu ne pas avoir le chiffre précis et donner dans ce cas une fourchette.

  1. « Tout est clair je n’ai pas de questions »

Si vous n’avez pas de questions à la fin d’un entretien au cours duquel vous avez déjà posé des questions, notamment sur le poste, cela peut être légitime. Toutefois, si vous n’avez pas posé de questions par ailleurs, vous devez forcément en avoir une, à minima sur la suite du processus.

  1. « Mon patron n’y connaissait rien / était un incompétent (ou pire) »

Ne dites jamais de mal de votre ancien manager ou dirigeant en entretien, c’est très mal perçu. Même en fin d’entretien, lorsqu’on est en confiance.

Vous courrez le risque que votre interlocuteur fasse un transfert entre ce que vous venez de lui dire… et ce que vous pourrez dire de lui (ou de votre futur employeur) si vous partez un jour.

Personne n’est blanc comme neige et vous pouvez effectivement avoir des divergences de points de vue avec votre dernier N+1, mais nuancez bien vos propos.

N’oubliez pas un dernier point : parler de ses expériences ou de ses formations de manière négative renvoie également une image négative de vous : trouvez toujours le positif, cela appuiera sur votre capacité à rebondir et à voir le bon côté des choses.

 

Envie de relever un nouveau challenge ? Découvrez toutes nos offres d’emploi.

Les secteurs de l’industrie et de l’énergie recrutent !

Alors que certains secteurs sont à la traîne en matière de recrutement, d’autres cherchent et attendent leur perle rare.

En ce mois de septembre,  les entreprises sont à la recherche de talents pour compléter leurs rangs . Tous les secteurs font des propositions, même si certains se découragent plus que d’autres.

Commerce et hôtellerie en difficulté

Les forums consacrés à l’emploi se multiplient ces prochaines semaines. A cette occasion, les candidats postuleront pour des offres dans les secteurs du commerce et de l’hôtellerie – restauration. Pourtant, selon le dernier baromètre réalisé par le cabinet de recrutement Manpower, un ralentissement des embauches se fait sentir. L’hôtellerie et la restauration perdent 4 points par rapport au trimestre précédent, et 5 points en l’espace d’un an. « Les entreprises ont du mal à recruter et se découragent car elles n’arrivent pas à séduire les candidats. Ils y voient trop de contraintes, assure Alain Roumilhac, président de ManpowerGroup France. Pour résoudre ce problème il convient de revaloriser ces emplois et de leur donner plus d’attractivité ». Le commerce suit la même tendance. Le taux d’intentions d’embauche perd 2 points par rapport au trimestre précédent, et 9 points en comparaison avec la même période en 2017.

Energie et industrie en hausse

Parmi les secteurs qui ont le vent en poupe se trouvent ceux de l’énergie et de l’industrie. Les propositions d’embauche augmentent de 15 points par rapport au trimestre précédent. C’est 10 points de plus que l’an dernier. L’industrie extractive quant à elle, progresse de 7 points par rapport au 4e trimestre 2017. « Cela s’explique entre autres par des investissements plus lourds dans les énergies renouvelables, il y a donc davantage d’opportunités à saisir » ajoute le président de ManpowerGroup France.

Si ces secteurs sont les plus gourmands, d’autres cherchent également des candidats. C’est le cas des technologies. En pleine période de transformation digitale, beaucoup d’entreprises s’arrachent les profils informatiques. La société de conseil Margo prévoit notamment de recruter près de 200 candidats d’ici la fin 2019. L’entreprise, qui accompagne ses clients dans le domaine des technologies, veut séduire des data scientists, des ingénieurs et des analystes. « Le secteur de la technologie est par essence celui de l’innovation. Il inspire une dynamique de mouvement extrêmement rapide, indique Fabien Stut,  directeur exécutif chez Hays, un cabinet de recrutementSi un développeur informatique n’est pas régulièrement formé aux nouvelles pratiques, il faudra très vite le remplacer ». Pour que les entreprises puissent trouver leur perle rare, il faudrait « faire des concessions et s’ouvrir à des profils plus atypiques ».

Moins d’offres du côté des plus grands

Petites, moyennes ou grandes,  toutes les sociétés affichent des intentions d’embauche positives . Les PME sont les mieux placées par rapport aux plus grandes et connaissent une augmentation de 2 points par rapport au trimestre précédent. De leur côté, les grands groupes ne suivent pas la même trajectoire. Bien qu’ils proposent des offres, la tendance est à la baisse et diminue de 6 points par rapport au dernier trimestre. C’est 3 points de moins que l’an dernier.

Publié initiallement sur Les Echos le 27/09/2018

5 erreurs courantes qui ralentissent votre recrutement

Le recrutement n’est pas un exercice si aisé, et trop souvent réalisé dans l’urgence, face au départ d’un collaborateur.
Voici quelques conseils pour accroître votre efficience dans ce processus et trouver le meilleur candidat pour le poste et votre entreprise !

  1. Ne pas prendre de temps pour le profil
    C’est un point sur lequel nous revenons régulièrement et qui est, à juste titre, clé dans un recrutement. De la bonne définition du profil découlera tout votre processus. Il serait dommage, en effet, qu’à la réception des premiers CV vous réalisiez que vous n’avez pas été assez précis ou qu’une compétence va vous manquer… Vous pouvez perdre rapidement de précieuses semaines, aussi prenez le temps de faire le tour du poste, également avec les opérationnels qui pourraient être concernés, et pensez à l’évolution que vous souhaitez y donner. Si vous avez besoin d’un manager à moyen terme, il serait peut-être opportun d’inclure les capacités managériales dans votre « liste de course ».
  2. Ne pas s’investir sur le social media
    A l’instar de la définition du profil, c’est un sujet dont nous vous parlons souvent car il est aujourd’hui impossible de faire sans.
    Le social media c’est à la fois l’occasion de vous rendre visible, de faire vivre l’entreprise, ses succès et son actualité et également de diffuser vos offres d’emploi ! Via les réseaux sociaux, vous pouvez « pousser » votre annonce auprès de profils qui ne sont, à la base, pas en recherche active d’emploi. Ce sont autant de candidats potentiels qui pourront postuler et auxquels vous n’auriez pas eu accès via les sites d’emploi traditionnels.
  3. Oublier le digital et la simplification
    La digitalisation du recrutement est un passage obligé. A l’instar des CV envoyés uniquement par mail, c’est tout le process qui se digitalise et se simplifie pour le candidat et accélérer le processus en général.
    Avez-vous pensé à réduire le nombre d’étapes pour postuler depuis votre site ? Votre site est-il user friendly ? Compte t’il beaucoup de champs à remplir « à la main » ? Est-il responsive pour les mobile ? Autant de questions à se poser pour éviter de rebuter les candidats habitués à tout faire en 1 clic.
    De même, si votre candidat habite à 600km de vos locaux, pourquoi ne pas faire un entretien skype dans un premier temps ? Beaucoup plus rapide à mettre en place, il donne beaucoup de souplesse à chacun.
    Simplifiez la vie des candidats ! Le marché est à leur avantage et mieux vaut mettre toutes les chances de votre côté en les incitant à postuler et en facilitant toutes les étapes du processus. Cela démontre aussi votre ouverture et votre intérêt pour eux.
  4. Passer outre le feedback
    Le feedback est un élément important dans votre recrutement mais si à première vue il peut paraitre accessoire.
    Donner un feedback au candidat tout de suite après son entretien c’est lui donner l’opportunité de se projeter dans le poste et d’envisager la suite du processus. Il pourra ainsi se montrer plus motivé et disponible pour l’entretien suivant.
    Donner un feedback mais en prendre aussi ! S’il va de soi que vous souhaitez continuer le processus avec un candidat, savez-vous ce qu’il a pensé de votre entretien et s’il souhaite continuer ? Ne tardez pas trop à prendre la température afin de savoir s’il faut lui proposer un entretien rapidement (n’oubliez pas qu’il peut avoir d’autres opportunités) ou s’il faut avancer avec d’autres.
  5. Rester réaliste, objectif et ouvert
    Ces 3 mots sont à garder en tête tout le long de votre recrutement et ce dès la définition du profil !
    En effet, le mouton à 5 pattes n’existe pas, mais les candidats en bonne adéquation avec le profil que vous avez défini oui.
    Soyez réaliste sur l’état du marché : il est aujourd’hui de plus en plus un marché de candidats et les niveaux de rémunération pourraient en tout état de cause faire la différence.
    L’ouverture d’esprit est de mise, car on ne trouve que très rarement le candidat qui remplira toutes les cases. S’il n’a pas toutes les compétences exactes, en a-t-il d’autres pour compenser ? Que pourra t’il vous apporter ?
    Si vous voyez que vous n’avez pas de candidats répondant à l’annonce, ou des retours peu qualifiés, n’hésitez pas à vous remettre en question sur la définition de votre profil, peut-être trop ambitieuse, ou sur les points à travailler pour attirer les bons candidats

Objectivité, réalisme et ouverture sont nécessaire pour être réactif et ajuster votre processus si besoin.

Consommation d’énergies fossiles : un enjeu stratégique pour la France

La démission du ministre de la Transition énergétique, Nicolas Hulot, mardi 28 août, est révélatrice des hésitations des pouvoirs publics en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Pour coller aux objectifs que s’est fixée la France, celle-ci doit inévitablement arrêter de soutenir, même indirectement, les énergies fossiles. Dans le bâtiment surtout.

Pour ceux qui n’avaient pas manqué de vanter le rôle moteur de la France, après la COP21, c’est la douche froide. Depuis décembre 2015, Paris, qui avait des airs de premier de la classe en matière de changement climatique, a petit à petit « gagné » le statut d’élève en difficulté. Voire en retard. En juillet dernier, un document de travail du ministère de la Transition écologique et solidaire indiquait effectivement que la France devrait dépasser de 6 % son volume maximum d’émissions de gaz à effet de serre (GES) ; sur la période 2014-2018, celui-ci pourrait ainsi atteindre 458 millions de tonnes de dioxyde de carbone (CO2), contre 440 millions prévus initialement. A terme, pourtant, la loi relative à la transition énergétique, adoptée en 2015, a fixé comme objectif une baisse de la consommation finale d’énergie de 20 % d’ici 2030 – et 50 % d’ici 2050.

Soutenir les énergies renouvelables thermiques

Si les secteurs du bâtiment et des transports sont directement mis en cause, dans le document de travail ministériel, c’est plus globalement sur celui des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) que la France pourrait, selon certains, agir. Ces sources, extrêmement polluantes, rejettent énormément de CO2, le gaz à effet de serre par excellence, qui empêche « le rayonnement thermique d’aller se dissiper dans l’univers » pointe Maxence Cordiez, ingénieur, dans une tribune publiée par le Figaro Vox. Pour rappel, leur consommation devra reculer de 30 % d’ici 2030, selon la loi relative à la transition énergétique. Ce qui nécessite un changement de cap.

Jusqu’à présent, la France s’est toujours reposée sur ses/les hydrocarbures pour satisfaire ses besoins énergétiques. Ces sources, effectivement, « présentent l’intérêt d’être facilement accessibles, peu chères, concentrées et stockables sans effort, contrairement à l’électricité qui se stocke mal, et avec des pertes conséquentes » indique Maxence Cordiez. A l’inverse, « les sources d’énergie bas-carbone ont d’autres inconvénients, tels que l’intermittence dans le cas du solaire et de l’éolien ». Et, peut-on ajouter, un manque de financements de la part de l’Etat. La Cour des comptes, dans un rapport rendu public en avril dernier, avait ainsi pointé du doigt les incohérences et l’inefficience de la politique française de soutien aux énergies renouvelables (EnR). Celle-ci faisant la part belle à l’hydraulique, l’éolien et au solaire, au détriment du thermique, pourtant jugé efficace pour respecter les engagements de la France – 23 % d’énergies vertes dans la consommation finale d’ici 2020.

Le bois et les déchets de bois, les résidus agricoles ou urbains, la géothermie basse température, les carburants de substitution – comme l’huile végétale – : les sources thermiques sont nombreuses et, contrairement aux EnR, qui peuvent être transformées en électricité, celles-ci sont utilisées directement comme carburants ou pour des usages thermiques. Et, d’après la Cour des comptes, la France pourrait (et devrait) s’appuyer sur ces énergies aussi bien que sur les renouvelables ; problème, selon les sages de la rue Cambon : l’Etat doit les soutenir, en augmentant par exemple les moyens du Fonds chaleur – qui permet de financer les projets de gaz et de chaleur verte par les collectivités et les entreprises.

Révision attendue de la PPE

Autre écueil à gommer, présent d’ailleurs dans le document du ministère de la Transition énergétique : les mauvais résultats énergétiques du bâtiment. Le logement « compte [effectivement] pour près d’un quart (24 %) dans l’empreinte écologique française en hausse depuis 2015 » selon Les Echos. En cause, un soutien indirect aux énergies fossiles dans le secteur du bâti ; la chute des cours du pétrole, en 2014, a incité les pouvoirs publics à miser sur l’or noir pour le logement – synonyme, donc, de fortes émissions de GES. D’où l’intention du désormais ex-ministre de la Transition énergétique, Nicolas Hulot, de rénover 500 000 logements par an afin d’alléger la facture énergétique ; d’ici 2050, le secteur du bâti devra d’ailleurs atteindre la neutralité carbone. Une véritable gageure si l’on en croit les différents rapports et études sur le sujet.

Myrto Tripathi, conseillère du président du Business & Climate Summit, de tacler à ce titre dans une tribune la Réglementation thermique 2012 (RT2012), qui impose une limite de consommation d’énergie inégale selon son origine, primaire (gaz, fioul, charbon) ou secondaire (électricité), grâce à une méthode de calcul qui privilégie, selon elle, les énergies fossiles. « Cet indicateur fait artificiellement que pour la même quantité imposée par la réglementation, vous pouvez consommer plus de gaz que d’électricité pour la même quantité d’énergie finale, estime-t-elle. Les promoteurs immobiliers peuvent donc installer des chaudières à gaz plutôt que des électriques, vous poussant à consommer plus, et de l’énergie […] polluante, plutôt que de [vous] obliger à faire des efforts d’isolation ». Une situation tolérée par les pouvoirs publics, qui n’ont pour l’instant pas fait grand-chose pour décorréler bâtiment et énergies fossiles.

Depuis la RT2012, le fioul, le charbon et le gaz sont effectivement privilégiés dans le calcul de la consommation énergétique d’un logement. Pire, les installations qui utilisent de l’électricité se voient pénalisées par un coefficient de 2,58. La raison ? Cette énergie n’existe pas à l’état naturel et nécessite une transformation ; pour ne pas dépasser la limite de consommation d’énergie primaire de 50 kWh/m2/an fixée par la RT2012, un système électrique ne doit donc pas consommer plus de… 20 kWh/m2/an. Un non-sens écologique que la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), document qui fixe les objectifs de la France en matière énergétique, dont la révision est prévue pour la fin de l’année, devra dépasser.

 

Initialement publié sur Filière 3e

Quels risques à recruter sans les réseaux sociaux ?

Impossible de faire aujourd’hui sans les réseaux sociaux, y compris, pour ne pas dire surtout, d’un point de vue professionnel.

Dans le cadre de vos recrutements, les réseaux sociaux sont de précieux alliés, à 2 niveaux :

  • Pour asseoir votre image et donner envie aux candidats de postuler chez vous
  • Pour aller trouver des candidats et des informations sur leur parcours.

Ne pas travailler avec ces outils c’est à la fois ne pas être accessible pour les candidats, mais aussi vous couper d’un vivier bien utile.

  1. Se rendre visible
    Aujourd’hui, le premier réflexe d’un candidat est d’aller chercher des informations sur une société sur internet. Tout sera passé au crible : votre site internet, vos produits, mais également vos réseaux sociaux. Les futures recrues pourront ainsi voir qui sont vos employés et donc leurs futurs collègues, quelle note vous avez sur Viadeo ou GlassDoor, et quelles sont vos news.
    Bien entendu, vous prenez un risque à être présent sur le net car cela peut faire émerger des avis négatifs (mais également positifs, rassurez-vous), mais vous en prenez un bien plus grand à ne pas être présent sur les plateformes les plus connues telles que LinkedIn, twitter ou Viadeo.
  2. Informer
    Outre cette présence, nécessaire et bien pensée (pensez avant tout à mettre un logo de bonne qualité et une image d’illustration), il s’agit de penser à l’animation, tout aussi importante que la création d’une page.
    Profitez donc de ces outils pour y faire apparaître les nouveautés de l’entreprise, vos succès… autant d’éléments qui permettent aux candidats de mieux appréhender votre société et à véhiculer une image sympathique.
    Dans le même esprit, vous pouvez présenter vos locaux, l’intégration de vos nouveaux collaborateurs, ou même les réussites de vos employés, si vous avez parmi ces derniers des grands sportifs ou des gens engagés dans des associations.
    Ce vecteur est également un outil de plus pour permettre aux candidats qui s’intéressent à votre société de vous contacter. Un InMail sur linkedin semblera bien plus personnel que l’envoi d’un CV sur une boite mail générique. Le recrutement étant avant tout une affaire de personne de contact, c’est donc un plus non négligeable.
  3. Trouver vos candidats
    Si vos réseaux sociaux servent à communiquer sur votre entreprise afin d’assoir votre image, la qualité de vie au travail de vos employés et votre croissance, ils sont également un excellent moyen de trouver des candidats.
    Tout d’abord parce qu’ils vous permettent de publier vos offres d’emploi. Ces dernières peuvent être reprises et diffusées par vos employés pour permettre une plus large diffusion.
    Avec Linkedin, que ce soit parce que l’annonce est relayée par une personne avec qui l’on est en relation ou tout simplement via la partie « Emploi » de la plateforme, nous pouvons accéder à des offres d’emploi sans être en recherche. En effet, si pour postuler à une offre sur un site d’emploi (jobboard) sous-entend une démarche volontaire du candidat, sur les réseaux sociaux l’annonce vient à lui et peut donc susciter son intérêt. Dans ce cas, le candidat n’étant pas spécialiezment pas à la recherche d’un emploi, il convient de lui faciliter le travail, soit en proposant de postuler directement avec son profil linkedin, soit en mettant un lien vers votre annonce. Donnez à votre offre toutes les chances d’obtenir des retours de candidat, et des bons !
    Enfin, LinkedIn est devenu un très bon outil pour que vous partiez à la recherche de nouveaux talents. A l’instar des CVthèques de certains jobboards, voilà que Linkedin se transforme pour vous en CVthèque géante, pas forcément de personne en recherche d’emploi, mais potentiellement à l’écoute si, lorsque vous avez trouvé votre perle rare, vous trouvez les bons mots pour l’accrocher et lui donner envie de postuler !

 

 

Pourquoi, quand, comment : relancer sa candidature efficacement

Relancer un recruteur, tout le monde en parle, mais la mettre en pratique est une autre histoire.

Quand relancer, comment ? tout dépend du type de structure à relancer et de votre avancement dans le processus de recrutement.

Souvent, c’est la relance après l’envoi de votre CV qui est la plus problématique. Que dire ? Comment le dire ? Comment prendre contact ? Quand le faire ? Autant de questions qui nous créent des barrières semblant infranchissables et qui, au fond, nous amènent à rester passifs. Résultat : nous restons sur notre accusé réception « sans nouvelles de notre part sous 3 semaines veuillez considérer… » et avec lui la frustration de ne pas avoir de retour.

Pourquoi ?

Sachez que théoriquement, lorsque vous envoyez votre candidature pour réponse à une annonce, dans un cabinet de recrutement, votre CV sera lu sous 3 jours ouvrés environ. Et pour cause, les chargés de recherche ou consultants gèrent plusieurs missions et se penchent sur une mission 1 à 2 fois dans la semaine.

Cela peut être différent (et plus long) en entreprise en fonction de la taille de celle-ci, s’il y a une personne en charge du recrutement notamment.

Enfin, vous pouvez aussi faire partie des candidats « peut-être ». Ceux qui pourraient convenir, mais d’autres semblent avoir un profil plus adéquat et seront rencontrés/contactés en premier.

De fait, relancer permettra au recruteur soit de se rappeler de vous, soit de remettre votre CV sur le haut de la pile, tout simplement car lors de l’appel, vous pourrez également approfondir votre candidature et vos motivations.
De plus, cela envoie un signe fort positif au recruteur : vous ne postulez pas à tort et à travers, mais de manière réfléchie et organisée.

Si par hasard le recruteur avait déjà statué sur votre cas, et pas en votre faveur, cette relance vous permettra d’avoir une réponse négative plus rapidement et comprendre de vive voix pourquoi. Dernier avantage : vous pourrez discuter avec lui d’autres opportunités pouvant vous correspondre (notez que globalement, ceci n’est possible que dans des cabinets de recrutement).

Quand ?

Comme indiqué plus haut, normalement en une paire de jours votre CV devrait être vu par le recruteur. Ceci n’est pas un absolu bien entendu. Et l’on sait également que si votre CV a été vu par le recruteur sans vous donner de réponse, il vous aura oublié au bout d’une semaine (en moyenne également). Du coup, s’il s’agit de le relancer, disons que c’est entre 3 et 7 jours ouvrés. Sauf s’il y a eu un retour entre deux bien entendu.

Au milieu de tout ça, nous ne saurions que trop vous suggérer d’éviter les lundis matin (souvent propices aux réunions et au tri de mails), et les vendredi après-midi.

Pour vous aider dans cette grande tâche de bon timing, Excel peut être un ami précieux si vous listez vos candidatures et la date, de type : Entreprise / poste / outil de candidature / date. Cela vous évitera également de postuler 3 fois sur la même annonce via trois sites ou outils différents.

 

Comment ?

L’idée de la relance, c’est d’avoir une réponse, de maximiser vos chances de poursuivre le processus mais en aucun cas de rappeler au recruteur qu’il ne vous a toujours pas fait de retour.

Une phrase de type « je viens prendre des nouvelles dans le cadre de ma recherche » semble engageante, mais le mieux est de trouver une formulation permettant d’apporter un éclairage nouveau sur votre candidature. Il peut s’agir de redonner le point fort de votre candidature pour le poste, si cela ne fait pas une redite complète de de votre lettre/mail de motivation.

Nous vous entendons d’ici : « je n’ai pas le contact personnel du recruteur ».
Nous n’avons pas dit que la relance était facile, et il vous faudra ici endosser le rôle de détective. Si vous ne trouvez pas les informations nécessaires sur le site internet, vous pouvez tenter de joindre le cabinet/le service par téléphone (tout simplement), ou même par Linkedin.
Si vous n’arrivez pas à vos fins, pensez également à la page Facebook (on ne sait jamais).

Attention toutefois, vérifiez que l’annonce que vous avez vue chez un employeur ne soit pas également gérée par un cabinet de recrutement… auquel cas c’est plutôt le cabinet qu’il faudra relancer !

 

 

Tout ces conseils s’appliquent bien entendu plutôt dans le cadre d’une relance après l’envoi d’une candidature… et plutôt dans un cabinet de recrutement, même si la plupart des conseils s’appliquent également en entreprise.

Mais vous l’aurez compris, l’important reste de relancer !

 

 

Envie de relever un nouveau challenge ? Découvrez toutes nos offres d’emploi.

Energies renouvelables : un plan solaire entre ombre et lumière

Le gouvernement français vient d’annoncer la mise en place d’un plan solaire, avec de bonnes mesures, mais rien de révolutionnaire, loin de la politique de grands travaux solaires qu’impose l’urgence climatique.

Concernant le développement des énergies renouvelables en France, le rendez-vous incontournable de l’année 2018 sera la publication de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) pour la période 2019-2028, qui devrait être dévoilé durant l’été et finalisé d’ici la fin de l’année.

Solaire en France : un retard à rattraper

Pour autant, la stratégie gouvernementale continue de se dévoiler. Ainsi, jeudi 28 juin, le secrétaire d’Etat à la transition écologique et solidaire, Sébastien Lecornu, a rendu public le très attendu « plan solaire », censé booster le développement d’une énergie pour laquelle la France dispose du cinquième potentiel d’Europe mais accuse un retard conséquent.

1,6% de l’électricité française est d’origine solaire, contre 6% en Allemagne, par exemple, alors que les coûts des différentes technologies solaires (notamment le photovoltaïque) ont encore chuté de 11% en 2017 pour atteindre 55 euros le MW.

« Place au soleil » : un plan pour favoriser l’autoconsommation et mobiliser du foncier

Un groupe de travail a été mandaté pour réussir à lever les freins et leviers au déploiement à très grande échelle du solaire, dans la lignée du plan solaire présenté par EDF en début d’année. L’énergéticien y dévoilait sa bonne volonté à vouloir accompagner un investissement massif dans les énergies solaires, pour installer 30 GW de puissance solaire supplémentaire d’ici 2030 – la France plafonne pour l’heure à 8 GW installés, en dessous de ses objectifs.

Les décisions du groupe de travail ont été réunies dans ce plan « Place au soleil », visant notamment à encourager l’autoconsommation et à mobiliser des surfaces foncières pour y installer des panneaux photovoltaïque. Ce plan est composé de trois grands volets : le secteur agricole, les particuliers, les grandes entreprises et corps d’Etat.

Au soutien de l’autoconsommation agricole et chez les particuliers

Du coté des exploitations agricoles, qui accueillent déjà 13% des installations de photovoltaïque et 3% des parcs solaires thermiques, le plan propose de doubler le volume des appels d’offres pour l’agrivoltaïsme (cohabitation de panneaux et de cultures), ainsi qu’une augmentation de 50% des volumes d’appels d’offres pour les toits.

Au niveau des particuliers, le gouvernement va maintenir les mesures d’incitation à l’autoconsommation photovoltaïque (TVA à taux réduits, exonération), tout en augmentant le soutien à la filière chauffage photovoltaïque. Les primes à l’achat de chauffages et chauffe-eau solaires vont être revues à la hausse en 2019, tout en préparant l’obligation d’un minimum de chaleur renouvelable dans les bâtiments neufs en 2020.

Engagements de l’armée, de la SNCF, de Total, à libérer des surfaces pour le photovoltaïque

Les engagements les plus forts de ce plan sont venus de l’armée, des enseignes de grande distribution et de la SNCF, promettant de mettre à disposition des surfaces conséquentes pour l’installation de panneaux photovoltaïques.

L’armée a ainsi promis de convertir 2 000 hectares de friches militaires ou de toits à l’électricité photovoltaïque. Dans le même ordre d’idée, la SNCF, après avoir démarré la construction de sa première centrale solaire en Normandie fin 2017, s’est engagée à développer des projets solaires sur ses friches ferroviaires et d’installer des panneaux sur certains de ses toits. Total a annoncé qu’il avait commencé à installer des panneaux sur l’ensemble de ses stations-services et friches industrielles.

La grande distribution convertie au solaire ?

Les principales enseignes de grande distribution présentes en France (Leclerc, Système U, Carrefour, Les Mousquetaires et Auchan) se sont elles aussi engagés, à des degrés divers, à installer des panneaux photovoltaïques sur les toits et sur les parking : « [C’est] une activité faite pour l’autoconsommation : elle consomme l’essentiel de son électricité quand le soleil est haut », note le gouvernement – d’autant qu’une des caractéristique d’une grande surface, toit et parking, est de manquer cruellement d’ombre, une aubaine pour profiter de l’énergie du soleil.

Ces promesses sont le fruit de rencontres bilatérales, et non d’une législation contraignante. Le gouvernement a préféré le dialogue et compter sur la bonne volonté d’enseignes qui ont tout à gagner à produire leur propre électricité : « Ces résultats sont le fruit de rencontres répétées avec les acteurs qu’il a fallu convaincre de s’engager volontairement plutôt que d’attendre des normes obligatoires » note Sébastien Lecornu.

Parallèlement à l’ensemble de ces mesures, l’Etat va mettre en place des labels « Ville Solaire » et « Département solaire » pour valoriser les collectivités qui s’engageront sur une surface minimale de photovoltaïque par habitant, avec à la clé des avantages fiscaux.

Des bonnes mesures, mais insuffisantes compte tenu des objectifs et de l’urgence climatique

Et si personne ne critique ces mesures en elles-mêmes, qui toutes vont dans le bon sens, beaucoup de spécialistes du secteur regrettent leur absence d’envergure et d’ambition. Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables (SER), regrette notamment que le gouvernement n’ait pas eu le courage de proposer des mesures à même de « révolutionner le marché ».

Les professionnels de la filière solaire espéraient le lancement d’appels d’offres pour des fermes solaires de très grande envergures, qui marquerait une rupture avec la politique française centrée sur les petites et moyennes centrales – et semble indispensable pour atteindre les objectifs français en la matière.

La France doit atteindre entre 18 et 20 GW de puissance solaire installée en 2023, contre 8 GW aujourd’hui – soit environ 2 GW en moyenne par an, quand moins de 1 GW a été installé en 2017 et un maximum de 1,5 GW pour 2018.

On attend quoi ?

« Il sera difficile d’atteindre nos objectifs uniquement avec cela », jugeait un spécialiste de la filière après l’annonce du plan. Il reste à espérer que la future PPE fixe des objectifs suffisamment élevés pour enfin « réveiller » les autorités françaises et lancer une vraie politique de grands travaux solaires dans le pays.

Le potentiel est là, les technologies sont matures et rentables, l’urgence climatique pousse à accélérer le mouvement. Alors, comme dirait l’autre, on attend quoi ?

 

Publié initiallement sur Les-smartgrids.fr

Arrêtez d’être dynamique et polyvalent – Place aux soft skills tranversales

Nous le répétons fréquemment, à compétences équivalentes, c’est la personnalité, les « soft skills » qui feront la différence.

Dans 95% des CV que nous recevons ou dans les réponses données lors des entretiens, ce sont toujours les mêmes mots qui reviennent : polyvalent, orienté résultat, dynamique, motivé (voire même ultra-motivé), pro-actif, perfectionniste et organisé… Ces adjectifs tiennent aujourd’hui plus du lieu commun que de la caractéristique personnelle. De par l’évolution moderne du travail, nous sommes tous polyvalent, organisé, perfectionniste, dynamique. Nous devons faire plusieurs tâches en même temps ou dépanner un collègue sur une chose qui ne nous incombe pas, être réactif et enjoué chaque jour pour assurer la continuité des missions, tout en étant attentif et méticuleux tout en faisant preuve d’organisation pour ne pas être submergé. Je suis certaine que la plupart d’entre vous ce sont reconnus dans ces quelques phrases alors même que vous et moi ne faisons pas le même métier.

De fait, il faut miser aujourd’hui sur d’autres compétences personnelles et pour ce faire, se demander ce que requiert le poste, mais surtout quelles sont les valeurs de l’entreprise.

A une heure où la marque employeur devient la thématique numéro 1 et où les entreprises cherchent les moyens de retenir les talents, c’est l’ambiance et la qualité de vie au travail qui vont primer.

Ainsi il serait peut-être bon de mettre avant son savoir-être (au-delà de l’esprit d’équipe, car globalement, encore une fois, on fait tous partie d’une équipe, à plus ou moins grande échelle) : le respect, la bienveillance ou même la cohésion d’équipe (oui, dire que vous aimez la pâtisserie et amenez des gâteaux au bureau fait de vous un acteur de la cohésion d’équipe. Idem si vous mettez en place les Friday-cake).

Au-delà de la polyvalence et de la pro-activité, on attend des collaborateurs de la fiabilité. Il est primordial pour un employeur de pouvoir compter sur ses collaborateurs. En ce sens la fiabilité et l’engagement apparaissent de nos jours comme un must, afin de mettre en place une relation saine et durable. S’il s’agit de le démontrer, sur un CV c’est en étant clair et honnête. En entretien, là encore transparence est de mise, soyez franc et faites preuve d’énergie positive.

Par ailleurs, force est de constater que les employeurs sont en recherche de plus d’audace. Cela va au-delà de la créativité dont certains peuvent déjà faire preuve. L’idée est de pouvoir proposer et d’aller en dehors des sentiers battus, prendre des risques -calculés bien entendu- pour améliorer un process, proposer de nouveaux produits etc… Une qualité qui peut aller avec la curiosité, en montrant votre volonté d’apprendre.

Enfin, l’écoute et l’humilité sont des traits de personnalité à démontrer.
En effet, qu’il s’agisse d’intégration et de cohésion d’équipe ou même encore dans nos missions quotidiennes, et ce alors que nous sommes les meilleurs (cela va de soi), il faut savoir se remettre en question et écouter ce que les autres ont à dire et peuvent nous apporter. Cela montre de vous que vous savez apprendre de vos résultats (bons et mauvais) et que vous pouvez capitaliser vos réussites et vos échecs.

 

La liste pourrait être plus détaillée encore, mais vous l’aurez compris, il s’agit aujourd’hui de trouver ce que vous pouvez apporter non plus à votre métier, mais à votre équipe et à votre entreprise en étant plus orienté business que résultat. Il faut donc voir au-delà des tâches et missions premières, mais bien réfléchir aux qualités qui sous-tendent toutes les autres et seront profitables à chacun.

 

Envie de relever un nouveau challenge ? Découvrez toutes nos offres d’emploi.

Solaire : le plan du gouvernement pour passer à 32% d’énergies renouvelables en 2030

Le gouvernement dévoile ce jeudi 28 juin une série de mesures pour développer l’énergie solaire sur le territoire. Comme l’annonçait déjà Sébastien Lecornu, le secrétaire d’État chargé de la Transition écologique et solidaire, dans La Tribune le 5 juin dernier, l’État veut promouvoir l’énergie photovoltaïque pour porter le taux d’énergie renouvelable à 32% en 2030 (contre 22% aujourd’hui). Les particuliers, les entreprises et les collectivités seront encouragés.

Cap sur le solaire thermique et le photovoltaïque. Ce jeudi 28 juin, le gouvernement dévoile officiellement son plan solaire qui vise à passer à un tiers d’énergie renouvelable d’ici à 2030(contre 22% aujourd’hui). Pour y arriver, l’État prévoit des aides supplémentaires pour les particuliers et les agriculteurs, et compte exploiter quelques hectares de surface disponible auprès de la grande distribution et de l’armée pour y installer des parcs solaires.

En première ligne, Sébastien Lecornu, le secrétaire d’État auprès du ministre Nicolas Hulot, en charge de la Transition écologique et solidaire, qui avait déjà fait connaître ses pistes de travail lors d’un entretien accordé à La Tribune le 5 juin dernier.

La prime d’achat d’un chauffage solaire va augmenter dès 2019

Pour développer le solaire thermique, c’est-à-dire la production de chaleur à partir de panneaux photovoltaïques, le gouvernement va donc augmenter la prime à l’achat des chauffages et chauffe-eau solaires à partir de l’an prochain.

La France s’est fixée comme objectif d’installer entre 18.200 et 20.200 mégawatts (MW) de capacités solaires d’ici à 2023, contre environ 8.300 MW à fin mars 2018. Pour accélérer le développement de cette énergie, le gouvernement a déjà augmenté en début d’année le volume annuel des appels d’offres à 2.450 MW, contre 1.450 MW initialement.

Des toits de la grande distribution aux friches militaires

Comme le révélait Sébastien Lecornu dans La Tribune le 5 juin dernier, l’État va simplifier les démarches des supermarchésqui s’engagent à installer des panneaux solaires sur leurs parkings ou sur leurs toits.

« Les magasins de la grande distribution, qui disposent de surfaces importantes et dont les horaires de consommation (pour le froid et la climatisation, ndlr) coïncident avec la production solaire, sont de parfaits candidats à l’autoconsommation (…) Les résultats des derniers appels d’offres, dont 70% ont été remportés par la grande distribution, prouvent que le solaire est devenu rentable pour ce segment de marché », avait-il indiqué dans un entretien pour La Tribune.

Les enseignes Auchan, Les Mousquetaires, Systèmes U et Leclerc ont chacune promis de réserver des dizaine d’hectares de terrains pour installer des parcs solaires, apprend-t-on dans les colonnes du Parisien.

Par ailleurs, le ministère des Armées s’est également engagé à céder 2.000 hectares de terrains pour différents projets photovoltaïques d’ici à 2025. Et pour mobiliser les agriculteurs, le gouvernement va prendre en charge 40% du coût du raccordement au réseau électrique des panneaux solaires qu’ils installeront sur leurs exploitations, a indiqué le ministère, confirmant des informations de France Info.

Les bâtiments classés pourront devenir producteurs d’énergie solaire

Dans nos colonnes toujours, Sébastien Lecornu avait également indiqué qu’il travaillais avec Stéphane Bern, en charge de la Mission patrimoine, pour lancer d’ici à la fin de l’année le premier appel d’offres « énergies renouvelables et patrimoine ». Concrètement, le patrimoine français pourrait être mis à contribution dans la production d’énergie solaire, via des tuiles discrètes présentes dans les toitures des bâtiments classés.

« Petite hydroélectricité pour les cours d’eau, tuiles solaires pour les dépendances, méthanisation à partir des exploitations agricoles ou des haras souvent présents sur les domaines… Le développement des énergies propres constitue pour les propriétaires une piste supplémentaire pour diversifier leurs sources de revenus. Pour la première fois, nous travaillons avec les associations patrimoniales qui étaient jusqu’ici plutôt en froid avec les acteurs des énergies renouvelables. Cette collaboration doit permettre de limiter les contentieux », avait-il précisé.

Publié initialement sur La Tribune du 28 juin 2018

Et de 3 !

ELATOS a participé il y a quelques jours à la seconde édition de la Renewable Energy Race qui se déroulait à Rieux Minervois en Occitanie.

C’est sur ces terres riches de projets EnR, portés par une volonté des collectivités de s’inscrire dans une démarche durable et verte, qu’ELATOS a aligné son équipe, composée de Michel Choffez, Michel Jeandet, Michel Queruel et Sophie Moreau, Présidente de l’association  « Courir pour Elles ».

Comme il y a 2 ans à Lacenas dans le Beaujolais, les quelques 300 coureurs engagés sur les différentes courses ont évolués sur un parcours vallonné, au milieu des vignes du pays du Minervois. Il aura fallu faire avec le soleil et la chaleur, mais surtout avec le vent, très présent, lors des différentes manches.

Malgré ces conditions qui ont rendu ce beau parcours quelque peu difficile, 3 de nos coureurs se sont hissés sur la première marche du podium :

  • Michel Choffez, dans la catégorie 61 et +
  • Michel Jeandet, dans la catégorie handicap (également 3e de la catégorie 61 et + en scratch)
  • Sophie Moreau, dans la catégorie femme 50 et +.
  • Michel Queruel monte sur la 2e marche dans la catégorie 61 et +.

Michel Choffez, avec sa très belle performance de 1’31’’35 aurait pu partager la première marche du podium avec Jesper Thlesen de, dans la catégorie des 51/60, puisqu’ils ont fait exactement le même temps !

Notons que Michel Jeandet était arrivé la semaine précédente, 3e des Championnats de France de cyclisme Handisport sur route dans sa catégorie.

Sophie Moreau, présidente de l’association Courir pour Elles, qui a pour vocation de mettre en avant la pratique du sport pour combattre et améliorer la rémission des cancers féminins, effectuait ici sa première course de vélo et montait surtout sur son tout premier podium.

 

Sponsor de l’évènement qui célèbre l’esprit d’équipe autant que les énergies vertes, ELATOS tient à saluer le travail du Vélo Sprint Narbonnais et de la plus grande équipe de cette course, les bénévoles, qui ont œuvré dès vendredi 15 juin à faire de cette course un évènement convivial et d’un haut niveau sportif.

 

L’année prochaine à Haguenau en Alsace, autre terre des EnR, l’équipe d’ELATOS compte bien remettre encore en jeu ses titres.

Nous vous attendons nombreux pour nous supporter.

4 conseils pour mener efficacement votre entretien

Une chose est sûre, on ne s’improvise pas recruteur du jour au lendemain. Pourtant, même si vous avez fait appel à un cabinet de recrutement pour vous accompagner dans vos projets de croissance ou pour remplacer un collaborateur sur le départ, vous allez recevoir un candidat que vous devrez évaluer.

Cet exercice est plus compliqué qu’il n’y parait, et voici quelques conseils pour vous assurer de jauger au mieux votre potentiel futur employé.

 

  1. Mais… qui êtes vous déjà ?
    Cela peut paraître étonnant, mais le premier conseil reste de lire le CV en profondeur.
    Prenez des notes sur les zones d’ombres, sur les choses qui semblent acquises mais à vérifier etc. Ayez le CV avec vous au moment de l’entretien, et si vous pouvez, rebalayez le juste avant de faire entrer le candidat.
    Cependant, cet exercice n’a pas de valeur si vous n’avez pas une idée très précise du profil que vous souhaitez recruter, des compétences nécessaires, de l’expérience recherchée et des points sur lesquels vous ne transigerez pas.
  2. Préparez l’entretien
    Encore une fois cela peut sembler évident, mais soyez prêt.
    Soyez prêt en termes d’horaires, de lieu, de matériel (de quoi écrire, de l’eau, une machine à café qui fonctionne…), mais aussi, si vous êtes plusieurs à recevoir le candidat pour l’entretien, discutez du déroulé.
    En effet, mener un entretien à plusieurs n’est pas une mince affaire, chacun souhaitant rebondir sur un sujet, ou voulant creuser différents aspects du poste/du candidat.
    Ces soucis de préparation doivent être réglés en amont tant pour vous que pour le candidat qui pourrait être perturbé par ces désagréments.
  3. Vendez-vous
    Nous ne le répèterons jamais assez, le processus de recrutement va de paire avec la séduction et dans les 2 sens ! C’est autant aux candidats de vous plaire que vous d’attirer les bons.
    De fait, il en va de même avec un entretien : il s’agit là d’un nouveau moment de vendre le poste, mais aussi (voire surtout) votre entreprise. Tout comme vous jugerez le candidat du bout de ses chaussures à sa diction, il en fera de même avec vous : les infrastructures, l’attitude des gens qu’il rencontrera, votre savoir-être et la présentation que vous ferez de l’entreprise.
    Vous devenez l’agent de votre entreprise, charge à vous de la vendre.
  4. Creusez !
    Si le candidat est dans vos murs c’est qu’il a déjà eu, à minima, un entretien téléphonique. Théoriquement toujours, on a déjà dû valider lors de ce pré-entretien, sa motivation pour le poste, son parcours professionnel, la raison de son départ de l’entreprise le cas échéant.
    Aussi, il n’est peut-être pas nécessaire de rebalayer ces questions lors de l’entretien de visu. Premièrement car les candidats sont tout à fait préparés à ce type de questions et vous aurez de leur part des retours peut-être un peu trop lisses et manquant de spontanéité.
    Deuxièmement car ce ne sont pas les réponses à ces questions « préformatées » qui vous permettront de cerner votre candidat, sa personnalité, ou encore son envergure pour le poste. L’idée c’est de savoir comment il se projette dans ses missions et dans votre entreprise, aussi axez vos questions en lien avec le poste : quels objectifs voudriez-vous atteindre, comment remplirez-vous telle ou telle mission ?  Il faut parfois sortir des sentiers battus (tout en restant dans un cadre légal), et surtout penser en questions ouvertes qui laisseront libre court au candidat de s’exprimer.

Qualités/défauts : la question pas si bateau

« Citez moi 3 de vos qualités et 3 défauts ». Qui n’a jamais entendu cette phrase en entretien et surtout, qui ne s’est jamais retrouvé la bouche ouverte sans aucun son qui en sort ?

A priori, tout le monde, que ce soit au début de notre carrière ou un peu plus tard, que l’on soit surpris par la question ou même surpris que celle-ci nous soit encore posée.

Mais pourquoi cette question ?

La raison de cette question n’est pas tant de connaître quel(le) homme/femme formidable vous êtes, avec vos petits défauts (sinon on apprécierait pas autant vos qualités n’est-ce-pas ?), mais de voir quelle est votre réaction face à cette question.

D’ailleurs, votre interlocuteur pourrait vous analyser en vous posant une question tout aussi déstabilisante pour évaluer votre capacité à rebondir et votre sens de la répartie.

Prenez toujours 2 secondes avant de répondre à une question, histoire de bien poser vos idées, et ce dès le début de l’entretien. Cela vous permettra de dérouler plus facilement votre discours et d’être cohérent, mais également de parer à ce type de questions.

L’autre raison de cette question, c’est également de savoir votre degré de connaissance de vous-même, et quel recul vous savez prendre.

 

Une réponse ça se prépare et ça s’étaye

Finalement, cette question à beau sembler désuète au regard des candidats que nous sommes (ou avons tous été un jour), même si vous avons de l’aplomb au moment de la réponse, encore faut-il avoir une réponse qui convienne.

Prenez le temps de préparer cette question, au même titre que les autres, avant votre entretien. En effet, toutes les réponses ne se valent pas, et on attendra pas les mêmes qualités sur un poste de manager, de chargée de communication ou de chef de projet… et il en va de même pour les défauts !

Imaginez un responsable d’évènementiel qui avouerai ne pas aimer prendre la parole en public…

En conséquence, quel que soit le défaut évoqué, pensez à donner des pistes d’amélioration ou tout du moins ce que vous mettez en place pour contrebalancer ce petit point négatif.

Cela démontre, comme indiqué plus haut, que vous connaissez vos faiblesses et que vous avez suffisamment de recul pour les endiguer ou en faire des forces.

 

Nous sommes tous polyvalents et adaptables !

Rigoureux, adaptable, enthousiaste, polyvalent et dynamique sont les qualités que l’on retrouve le plus souvent dans les annonces pour une offre d’emploi… et donc dans les CV des candidats.

Nous pouvons vous l’affirmer chez ELATOS, 90% des personnes qui nous envoient leur candidature sont polyvalent, adaptables et rigoureux…

Et malheureusement, beaucoup trop de candidats annoncent qu’ils sont « perfectionnistes » quand on leur demande leurs défauts. Vu et entendu trop de fois, mais surtout totalement faux et très suffisant, être perfectionniste n’est pas un défaut.

Faites preuve d’originalité ! Si vous préparez cette question en amont, cherchez quelles qualités autres que celles que l’on suppose ou attend de vous pourront être un plus pour le poste, mais également quelles sont les défauts avouables qui peuvent apporter un plus.

Vous êtes bavard, mais cela va avec votre capacité à tisser de bonnes relations avec vos collègues.

Vous êtes gourmand, alors votre propension à amener des gâteaux au bureau saura renforcer la cohésion d’équipe.

Bref, la liste peut être longue de ces qualités et défauts qui feront de vous une personne unique et dont votre interlocuteur se rappellera. Comme nous vous l’avons déjà dit, si vous êtes en entretien, c’est que vos capacités techniques sont en adéquation avec le poste, c’est votre personnalité qui doit faire la différence.

 

Envie de relever un nouveau challenge ? Découvrez toutes nos offres d’emploi.

Energies renouvelables en Europe : où se situe la France ?

L’Europe, qui s’est rapprochée en 2016 de son objectif de développement des énergies renouvelables d’ici 2020, selon le baromètre EurObserv’ER, doit toutefois encore mettre un coup d’accélérateur. Filière par filière, le document a classé les pays de l’Union selon leur état d’avancement.

La part de l’énergie produite à partie de sources renouvelables dans la consommation brute d’énergie finale, au sein de l’Union européenne, a légèrement augmenté en 2016. Elle est ainsi passée de 17%, contre 16,7% en 2015, selon les chiffres du baromètre EurObserv’ER, qui révèle en outre une part de 29,6% des énergies renouvelables dans la production d’électricité au sein de l’Union sur 2016 (28,8% en 2015), et de 19,1% dans la consommation de chaleur (18,7% un an plus tôt).

Au total, ce sont 83 milliards d’euros de dépenses dans les énergies fossiles qui auraient été évitées grâce aux énergies nouvelles en 2016.

Le document met en avant la « nécessité d’accélérer le développement des EnR en Europe », là où en 2016, « l’UE-28 a franchi une nouvelle étape la rapprochant de son objectif de développement des énergies renouvelables à fin 2020 ». Ainsi, précise EurObserv’ER, « selon Eurostat, la part des filières renouvelables dans la consommation brute d’énergie finale était de 17% en 2016 ». Le double du niveau enregistré en 2004. Restent trois points à l’UE pour atteindre son objectif de 2020.

Le baromètre détaille, filière par filière, le classement des pays de l’Union au regard de leur situation face à chaque source d’énergie nouvelle. En voici le sprincipales :

Eolien : la France au pied du podium

Ici, EurObserv’ER dépeint « une Europe à plusieurs vitesses » où le marché de l’éolien « est resté actif avec une puissance supplémentaire en fonctionnement de près de 13 000 MW en 2016 ». Au total, la puissance totale du parc de l’Union européenne se montait à 154,4 GW fin 2016.

Avec 11 467 MW installés à la fin de l’année 2016, la France se classe quatrième des pays de l’Union, au pied d’un podium où l’on trouve l’Allemagne (49 592 MW), l’Espagne (23 033 MW) et le Royaume-Uni (16 217 MW). Le classement des quatre premiers est inchangé sur la production d’électricité éolienne (21 400TWh pour la France).

Photovoltaïque : toujours quatrième

Sur le photovoltaïque, le baromètre rapporte la situation d’une Union européenne dont la puissance nouvellement connectée a diminué en 2016. Selon EurObserv’ER, « elle n’a augmenté que de 6 122 MW durant l’année 2016 contre 8 006 MW en 2015, soit une baisse du rythme de croissance de 23,5 % ». Des chiffres quelque peu moroses que l’organisme attribue, « en grande partie » à « la baisse du rythme de connexion des marchés britannique et français ».

Au final, en 2016, « la puissance additionnelle permet toutefois au parc de l’Union de franchir le cap des 100 GW en toute fin d’année 2016, avec 100 800 MW ».

Au classement de la puissance installée, la France est de nouveau quatrième (7 320 MW), devancée par l’Allemagne (40 714 MW), l’Italie (19 283 MW) et le Royaume-Uni (11 899 MW). Même situation sur la production d’électricité d’origine photovoltaïque (quatrième place avec 8 160 GWh produits en 2016).

Solaire thermique : sixième puissance installée

Selon EurObserv’ER, « les fondations du marché européen du solaire thermique sont de plus en plus fragilisées ». La puissance thermique des installations solaires thermiques nouvellement mises en place a été de 1 810 MWth en 2016, en baisse de 5,1% sur un an. Au total, « la superficie du parc de l’Union européenne s’établit à environ 50,4 millions de m², en augmentation de 3,6 % par rapport à 2015 ».

On retrouve la France en sixième position quant à la puissance installée en 2016 (84,1 MWth), loin derrière l’Allemagne (536,2), le Danemark (334,8), la Grèce (190,4), l’Espagne (148,5) et l’Italie (148,2). Quant au parc de capteurs solaires thermiques installés la même année, l’Hexagone reste sixième (2 113 MWth), devancée largement par l’Allemagne, l’Autriche et la Grèce.

Géothermie : quatrième, l’Italie loin devant

Sur la puissance nette exploitable des centrales électriques géothermiques, on retrouve la France en quatrième position (17,1 MWe). Sont premiers l’Italie, de très loin (767,2 MWe), suivie de l’Allemagne (29,0) et du Portugal (25,0). En termes de consommation de chaleur issue de la géothermie, la France est cette fois deuxième (134,6 Ktep), derrière l’Italie (144,1) mais devant la Hongrie (115,0). Enfin sur la puissance des réseaux de chaleur installés, la France est première (492,5 MWth en 2016), devant l’Allemagne (300,6).

Pompes à chaleur : le deuxième parc d’Europe

Sur un marché européen dominé par les technologies aérothermiques, la France possède le deuxième parc global (aérothermie + géothermie), avec 5 237 423 installations. C’est l’Italie qui domine largement le secteur avec un peu plus de 19 millions de pompes installées !

Les autres énergies renouvelables

Sur le biogaz, la France possède la cinquième production brute d’électricité à partir de celui-ci (1 901 GWh en 2016) et la quatrième production brute de chaleur (40,6 Ktep). Pour les biocarburants, c’est encore mieux, avec une première place sur la consommation en 2016 (3 115 tep). La France se classe en outre deuxième, derrière l’Allemagne, sur la consommation de déchets urbains renouvelables (1 240 Ktep). Sur ce poste, elle possède la quatrième production d’électricité de l’Union (2 163 GWh), la deuxième de chaleur (602 Ktep en 2016).

Sur la biomasse solide, la France détient la deuxième production comme la deuxième consommation de l’Union en énergie primaire, une nouvelle fois derrière l’Allemagne.

 

Publié initialement sur La Tribune

Droit à la déconnexion, un argument supplémentaire à l’embauche

La loi du 8 août 2016 a mis en place un droit à la déconnexion pour l’ensemble des salariés, et plus particulièrement pour les cadres et cadres supérieurs ainsi que les personnes travaillant en home office.

A une heure où l’équilibre entre la vie professionnelle et privée est clé pour les candidats au moment d’envisager un changement de poste, il s’agit là d’un argument supplémentaire que vous pouvez mettre en avant.

Le droit à la déconnexion vise à garantir aux cadres (particulièrement ceux en forfait jours) des plages de repos, pendant lesquelles ils ne sont pas tenus de répondre aux sollicitations (appels ou mails) professionnelles.

Pour ce faire, il faut, en fonction de la taille de l’entreprise, mettre en place à un accord lors d’une négociation collective ou à défaut une charte de droit à la déconnexion.

Il s’agit de définir quelles sont les modalités mises en place pour que les salariés puissent « déconnecter » de leur travail sereinement. Cela peut aller d’horaires au-delà desquels un mail ou un appel ne peut exiger de réponse (au-delà de 19h00 par exemple), de réunions qui s’organisent au sein d’un créneau défini, ou même, à l’instar de Volkswagen, de l’extinction des serveurs pour empêcher les communications entre 20h et 7h00.

Bien entendu il faut trouver le juste milieu entre la souplesse du forfait jour et du home office et les mesures pour le droit à la déconnexion, l’un de devant pas empêcher l’autre et vice-versa.

Dans le cadre de vos recrutements de cadres, surtout si vous mettez à leur disposition ordinateur et téléphone portables, mettre en avant les mesures que vous avez mises en place peut être un argument supplémentaire mais surtout rassurant pour les candidats.

A noter que les cadres dirigeants ne sont pas concernés par cette mesure.

Ces 5 détails du recrutement que vous ignorez

  1. Demander le remboursement de ses frais de déplacements
    Vous habitez Avignon et vous avez un entretien à Lyon ? que vous vous déplaciez en train ou en voiture, il vous est possible de demander un remboursement de vos frais de déplacement.
    Si vous êtes en direct avec l’employeur, notez que cette décision est à sa discrétion, ce n’est pas une obligation.
    Pour ce qui est des cabinets de recrutement, il y a des règles d’usage qui s’appliquent. En effet, il est considéré que le premier entretien est à la charge du candidat. Si un second entretien s’envisage et que des frais de déplacement sont à nouveau à prévoir, il convient d’en avertir le recruteur et de demander tout de suite les modalités d’un remboursement desdits frais.
    Si vous êtes à l’étranger, il va de soi que vos frais peuvent être un véritable frein, aussi n’hésitez pas à proposer un entretien skype (lien entretien skype) dans un premier temps.
    Enfin sachez que si vous êtes demandeur d’emploi, Pôle Emploi peut également vous adresser une aide à la mobilité, selon des critères bien précis à retrouver ici.
  2. Oui on peut trouver un emploi sur LinkedIn
    Il ne vous aura pas échappé que depuis quelques années LinkedIn est devenir le terrain de chasse (ou d’approche directe) préféré des recruteurs et autres chargés de recherche.
    Nous ne saurions que trop vous conseiller de remplir correctement et astucieusement votre profil (et de relire nos conseils en la matière), mais aussi, si vous voulez être facilement repérable, de mettre tous les voyants aux verts. En effet, LinkedIn a mis en place des solutions pour les recruteurs afin de vous trouver plus facilement à l’aide de mots-clés, d’informations sur votre mobilité ou votre souhait de changer d’emploi.
    Sachez également que les offres d’emploi LinkedIn sont de véritables offres et qu’il est aisé de postuler parfois directement avec votre profil.
    Encore une fois, LinkedIn vous proposera ces offres en fonction de ce qui est présent dans votre profil. A vous de le compléter au mieux.
  3. Les mots-clés dans les CVs fonctionnent !
    Le mot-clé est la base du travail du recruteur, que ce soit dans les CVthèques ou même sur Linkedin.
    Aussi nous vous invitons à bien travailler votre CV mais surtout à le mettre à disposition sur les CVthèques telles que celles de l’APEC ou de Cadremploi, qui font partie des outils de base du recruteur.
    A ce titre, puisque le recruteur pense avant tout en termes de mots-clés, bannissez les images qui remplacent les mots de votre cv telles que les logos d’entreprise.
    De même, le meilleur format pour votre CV reste le pdf (et non le format JPEG, toujours pour cette question de mots-clés) : il est léger, s’ouvre sur tous les supports et permet également de cacher des mots-clés en blanc ou en transparence pour que vous ressortiez dans plus de recherches…
  4. 30 secondes sur un CV
    30 secondes, c’est le temps que passent les recruteurs sur un CV pour effectuer le premier tri. Nous ne sommes pas les premiers à le dire, mais vous devez mettre toutes les chances de votre côté pour que ressortent les informations les plus pertinentes pour le poste  : vos nom et prénom, votre diplôme, vos expériences (n’oubliez pas de mettre en avant les entreprises par lesquelles vous êtes passées) et vos compétences.
    Il va sans dire que de fait, il vaut mieux adapter votre CV au poste proposé afin de faire ressortir ce qui doit l’être.
  5. Un recruteur n’est pas un dieu vivant
    Lorsqu’un chasseur de tête ou un recruteur vous appelle, ne vous inquiétez pas. Ce n’est pas un appel du Président de la République, aussi si vous êtes sur votre lieu de travail ou dans une situation qui ne vous permet pas de répondre dans de bonnes conditions, dites-le ! Personne ne s’offusquera que vous soyez entouré de vos collègues et donc dans l’incapacité de répondre à des questions. Théoriquement le recruteur devrait vous demander si vous pouvez vous exprimer librement ou s’il peut vous rappeler à une heure de votre convenance.
    Ceci-dit, même si le recruteur est une personne lambda qui connaît vos contraintes, ayez envers lui toute la courtoisie qui s’impose, parce qu’il peut vous proposer un vrai poste qui pourrait vous intéresser et qu’il serait dommage de le perdre pour un peu de rudesse.
    Ne croyez pas que nous tombons dans des lieux communs en écrivant ces lignes… en tant que recruteurs, nous faisons face à de nombreuses situations !

Envie de relever un nouveau challenge ? Découvrez toutes nos offres d’emploi.

Energies renouvelables : la Cour des comptes critique les dispositifs de soutien public

Dans un rapport rendu public mercredi, l’institution s’inquiète du coût des mécanismes destinés à soutenir l’éolien et le solaire et propose un meilleur contrôle démocratique sur la politique énergétique.

 
 
Trop cher, pendant trop longtemps, pour un impact inférieur aux objectifs souhaités : la Cour des comptes s’est penchée, à la demande du Sénat, sur le soutien public aux énergies renouvelables.

Dans un rapport rendu public mercredi 18 avril, la Cour estime que la France doit renforcer la cohérence, l’efficience et la transparence de sa politique de soutien au développement des énergies renouvelables. Si les magistrats reconnaissent que la transition énergétique est un exercice difficile à mettre en œuvre, ils estiment que les pouvoirs publics devraient être plus vigilants sur la « rationalité économique » des décisions prises et sur le « bon usage des deniers publics ».

  • Un coût élevé, loin des objectifs affichés

« Malgré les efforts » entrepris pour assurer le déploiement des énergies renouvelables, la Cour des comptes note « un décalage persistant au regard des objectifs affichés ». Les moyens financiers mobilisés par l’Etat sont pourtant « conséquents », selon la Cour, qui estime les dépenses publiques de soutien au secteur (essentiellement le solaire et l’éolien) à 5,3 milliards d’euros en 2016, dont 4,4 milliards pour les éoliennes électriques.

Pour favoriser le développement de la filière, l’Etat a mis en place un système de soutien public, en partie payé par les consommateurs sur leur facture d’électricité, qui consiste à racheter l’électricité à un tarif décidé à l’avance. Or ce tarif est très supérieur au prix du marché, et les engagements courent sur vingt ans. La Cour des comptes s’inquiète donc de coûts qui vont continuer à augmenter au fur et à mesure du développement de la filière… et persister dans la durée.

A titre d’exemple, les garanties accordées avant 2011 pour le solaire photovoltaïque représenteront 2 milliards d’euros par an jusqu’en 2030, pour une production qui équivaut à 0,7 % du mix électrique.

La part des renouvelables dans la consommation d’énergie est certes passée de 9,2 % en 2005 à 15,7 % en 2016, mais l’objectif de la France est de porter à cette part à 23 % dès 2020. Un objectif qui a très peu de chances d’être atteint.

  • Une focalisation trop importante sur l’électricité

La Cour souligne que ce soutien public bénéficie essentiellement aux énergies renouvelables électriques, au détriment de leurs homologues thermiques. Elle recommande ainsi de mieux soutenir ces énergies, en augmentant les moyens du fonds chaleur, qui permet de financer les projets de gaz et de chaleur verte par les collectivités et les entreprises.

A titre de comparaison, le soutien aux renouvelables électriques a coûté 4,4 milliards d’euros en 2016, contre 689 millions pour les renouvelables thermiques. Or, souligne la Cour, c’est précisément ce type de soutien qui pourrait avoir un impact significatif sur la réduction des émissions de CO2 de la France.

La Cour souligne ainsi la difficulté pour la France de courir deux lièvres à la fois dans sa politique énergétique : remplacer une partie de la production nucléaire par des renouvelables électriques et par ailleurs lutter contre le changement climatique en soutenant les renouvelables thermiques.

  • Un besoin de transparence démocratique

Les magistrats soulignent également la nécessité d’une « stratégie énergétique plus concertée et cohérente ». Le Parlement devrait être « mieux associé à la définition des objectifs de développement des énergies renouvelables et des volumes financiers de soutien », selon la Cour. Elle propose de « calculer le coût du mix énergétique programmé et les soutiens publics induits » afin d’asseoir les décisions de programmation énergétique sur ces informations.

Enfin, la Cour préconise également de créer un comité sur le modèle du conseil d’orientation des retraites chargé « d’éclairer les choix » du gouvernement concernant la politique énergétique.

 

Publié initialement sur Le Monde le 18/04/2018
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2018/04/18/energies-renouvelables-la-cour-des-comptes-critique-les-dispositifs-de-soutien-public_5287343_3234.html#uU3x0uRXirszZDyY.99

3 secrets pour un mail de candidature qui fonctionne

Passage désormais quasi obligé lorsque vous postulez à une offre : l’email de candidature.

De fait il est fort probable que vous vous soyez posé la question : Que dire ? Dois-je rester succinct ? faut-il copier-coller ma lettre de motivation ? et quid de la lettre de motivation d’ailleurs ?

Nos équipes vous apportent des éléments de réponse.

 

Respecter les codes

A l’instar de la lettre de motivation qui obéit à certains codes, il faut également respecter ceux de l’email en termes de langage : il s’agit ici d’être bref et d’aller à l’essentiel, tout en gardant un langage courant mais surtout poli.

Dans tous les cas et comme pour la lettre, évitez le copier-coller et l’effet « envoi de masse » (surtout pas avec des adresses emails en CC !) avec un email de type : bonjour, merci de bien vouloir trouver en pièce jointe, au revoir.

D’ailleurs n’oubliez pas de joindre lesdites pièces jointes que vous citez (vous souriez mais cela arrive plus fréquemment qu’on ne le pense) et renommez les fichiers pour que le recruteur s’y retrouve et repère facilement vos documents au milieu des autres.

Pensez également, nous en avions d’ailleurs parlé pour l’entretien skype (lien entretien skype), à faire vos envois d’une adresse email adaptée.

Si vous joignez votre lettre de motivation

Comme dit ci-dessus, l’email doit être court et synthétique mais en aucun cas impersonnel.

Personnalisez donc le à l’entreprise ou tout du moins au poste ! Reprenez très succinctement les éléments clés de votre CV/lettre de motivation : nombre d’années d’expériences et compétences principales.

Attention à ne pas faire une redite totale de votre lettre. Il ne s’agit ici que de mettre l’essentiel. Et le recruteur ne voudra pas perdre de temps à lire 2 fois les mêmes choses.

 

Si votre email tient lieu de lettre de motivation

Vous pouvez tout à fait faire le choix de ne pas joindre de lettre de motivation et de préférer la forme électronique. Bien rédigé, un email de motivation peut tout à fait faire mouche. Soignez la rédaction en restant dans un langage courant et toujours adapté à cette forme d’écrit.

De même que pour votre email d’accompagnement de candidature, il ne s’agit pas de faire du copier-coller. L’idée n’est pas tant d’appliquer les principes de la lettre (parler de moi, parler de vous, parler de nous), mais plutôt d’expliquer votre position, la raison de votre envie de changer de poste et de mettre en avant votre personnalité ainsi que l’essentiel : expérience, compétences, mobilité.

Dans tous les cas mettez vous à la place du recruteur qui souhaite trouver rapidement les informations dont il a besoin, et surtout être séduit par votre candidature.

 

Et sinon…

Nous ne saurions que trop vous conseiller de remplir la case « destinataire » en dernier, simplement pour éviter les envois intempestifs alors que vous êtes au milieu de votre phrase (sachez qu’il existe une fonction sur Gmail vous permettant d’annuler dans les 5 secondes l’envoi d’un email).

 

Envie de relever un nouveau challenge ? Découvrez toutes nos offres d’emploi.

6 erreurs fréquentes de recrutement que vous pouvez éviter

Tout ne se déroule malheureusement pas comme sur des roulettes lorsque vous entamez une campagne de recrutement. Pour être efficace il s’agit de se poser les bonnes questions, parce que ce recrutement est forcément clé pour votre entreprise : augmentation de production, notoriété etc…

Mais voilà, le candidat idéal ne frappe pas à votre porte… et vous en avez besoin !

Voici 6 raisons pour lesquelles vous manquez peut-être la perle rare.

 

  1. La définition du profil
    Nous ne le répéterons jamais assez, avoir une idée précise du poste est la clé du recrutement. Vous n’attirerez pas le candidat idéal si vous ne savez pas qui il est ni quelles compétences il peut vous apporter. Bien entendu un profil peut évoluer en fonction des candidatures reçues, mais afin d’éviter les écueils pensez à bien discuter avec l’ensemble des personnes concernées par l’arrivée de la nouvelle recrue.
  2. Penser que la perle rare répondra seule à l’annonce
    Bien entendu il est possible qu’avec une annonce  qui rende parfaitement compte du poste et si celui-ci est vraiment attrayant, le candidat idéal postule directement. Mais nous ne saurions que trop vous conseiller de ne pas vous borner à cette solution. Les CVthèques, mais également les réseaux sociaux (tout en évitant les principaux pièges en la matière) sont autant de ressources à exploiter et vous pouvez également vous faire épauler de spécialistes (lien ELATOS) pour les profils pénuriques.
  3. Recruter dans l’urgence
    Un recrutement se prépare, et au mieux à l’avance. Clairement, recruter en mai pour une arrivée en septembre est parfois déjà presque trop tard, et recruter dans l’urgence n’apportera rien de bon : c’est au contraire le meilleur moyen de se précipiter sur le premier CV venu afin de parer au plus pressé.
    Si possible prévoyez un plan de recrutement sur l’année en anticipant l’activité, et si vous devez remplacer un collaborateur, réfléchissez très tôt aux solutions à mettre en place en attendant l’arrivée de la nouvelle recrue plutôt que de vous jeter sur le premier CV qui semble attirant.
  4. S’arrêter uniquement sur le CV
    Le CV n’est qu’un instantané de la carrière d’un candidat, aussi ne vous bornez pas à sa simple lecture. Préparez les entretiens en lisant entre les lignes, en décelant les points qui soulèvent des interrogations et en prenant des références. Cela pourra vous rassurer sur les aspects techniques mais également sur la personnalité du candidat.
  5. Rater l’intégration.
    L’intégration fait partie intégrante du recrutement, et ce jusqu’à la fin de la période d’essai ! en effet cette période est encore faite pour que candidat et employeur continuent à faire leurs preuves ou tout du moins à se « séduire » l’un et l’autre. Veillez à accompagner votre nouvelle recrue et surtout à l’intégrer correctement au reste de l’équipe (tous nos conseils sur l’onboarding). Il serait dommage que le candidat rompe sa période d’essai car il ne retrouve pas ce qui lui a été « vendu » pendant l’entretien en termes de culture d’entreprise ou de promesses quant à son poste et ses missions.
  6. Sous-estimer le coût de l’échec
    Un recrutement raté a un impact en termes de coûts bien plus important qu’on ne saurait le penser.
    Il n’est pas uniquement question du salaire versé pendant quelques temps ou des indemnités de rupture de contrat. Il s’agit plutôt de la charge de travail qui va se répercuter sur le reste de l’équipe, de la démotivation des collaborateurs, du chiffre d’affaires qui ne sera pas réalisé et des opportunités non-transformées…
    Ainsi que du temps qu’il faudra passer à effectuer un nouveau recrutement…

5 conseils pour décrypter un CV

Vous lancez un recrutement et vous voilà avec une pile de CV qu’il vous faut décortiquer.

Si vous êtes au fait des compétences que vous voulez trouver dans les CV des candidats, saurez vous aussi déceler ce qu’ils ne veulent pas que vous voyez ?

Des petites incohérences qui pourraient soulever de vraies questions et qu’il convient d’éclaircir rapidement…

  1. Mise en page
    Si un beau CV est toujours plus agréable à parcourir, méfiez vous des belles carrosseries qui peuvent cacher un mauvais produit… Aussi lisez bien entre lignes, y compris sur un CV qui n’est pas attractif au premier regard. Vous pourriez y trouver un très bon profil.
  2. Langage
    Au-delà de la nécessité d’être vigilant sur le niveau d’orthographe, soyez vigilants à plusieurs points :
    – l’utilisation du jargon spécifique du métier, plutôt rassurant sur des métiers à haut niveau de qualification (type ingénieur). Si le candidat reste générique, a-t-il vraiment le niveau qui est demandé ?
    – le niveau de langage (notamment dans la lettre de motivation) qui doit être cohérent par rapport à la profession. Si vous proposez un poste de technicien et que la lettre de motivation ou les tournures de phrases relèvent plus d’un candidat ayant fait Khâgne et Hypokhâgne, interrogez-vous sur l’auteur de la lettre. Quelles sont les autres choses que le candidat n’a pas faites lui-même ?
    – l’utilisation massive d’expressions imprécises : « participation à », « connaissance en », «en collaboration avec ». Quelles sont les réalisations du candidat ? Quelles sont les missions qu’il a menées en autonomie ?
  3. Chronologie et cohérence
    Il n’est pas interdit que le parcours du candidat montre des interruptions. Sont-elles logiques ? Sont-elles corrélées à de brusques changements de carrière ? Les choix de carrières sont-ils cohérents ?
    N’hésitez pas à poser la question au candidat en espérant qu’il sera plus transparent que sur son CV.
  4. Diplômes
    Attention aux mentions du type « niveau Master ». A-t-il bien obtenu son diplôme ou s’est-il arrêté en cours de route ? Si vous avez un doute, vous avez le droit d’appeler l’école, pour peu que le candidat soit informé que vous pouvez effectuer ce type de vérification.
  5. Trop de motivation
    Un candidat trop insistant ou trop motivé peut paraître louche. Pourquoi a-t-il impérieusement besoin de ce poste ? est il en procédure de licenciement ?
    De manière générale le trop est l’ennemi du bien, y compris dans la liste des intérêts. Clairement, personne n’a le temps de faire et d’aimer la cuisine, la littérature, le parapente, la moto, les voyages… On s’attend ici à ce que les candidats soient précis également.

Les questions à se poser :

  • Peut on être expert dans son domaine à 22 ans ?
  • Peut on parler 6 langues couramment sans nom à consonance étrangère ou sans avoir voyagé ou travaillé à l’international ?
  • Si le candidat est très intéressé par ce poste à 300km de son domicile, est il bien prêt à déménager ?

N’oubliez pas qu’en vertu de la loi sur l’Emploi du 31 décembre 1992, vous avez le droit de vérifier les informations données par le candidat. « Ces informations doivent présenter un lien direct et nécessaire avec l’emploi proposé ou avec l’évaluation des aptitudes professionnelles. Le candidat à un emploi ou le salarié est tenu d’y répondre de bonne foi. ». (Article 1221-6 Code du Travail)

Pour ce faire vous devez simplement informer le candidat que vous allez procéder à des vérifications (article 1221-8 et 1221-9 du Code du Travail).

Sur ton CV tu ne mentiras point

Qui n’a jamais menti sur son CV ? Par mensonge on peut entendre ces « petits arrangements avec la réalité » qu’il est si tentant d’appliquer sur son CV… Du bluff sur son âge ou son adresse en passant les mensonges éhontés sur les compétences techniques, petit passage en revue de ce qui est acceptable et surtout de ce qui ne l’est pas.

 

Le bluff qui pourra vous être pardonné

Même si 47% des recruteurs avouent avoir déjà écarté un CV louche ou paraissant mensonger, il y a cependant des petits silences, ou du moins des omissions dont on ne pourrait ne pas vous tenir rigueur : une photo absente ou pas à jour par exemple.

De même pour l’adresse : certains quartiers de grandes villes ont mauvaise presse et ceci pourrait avoir un caractère discriminatoire. Vous pouvez alors tout à fait n’indiquer que votre ville d’habitation.

La plupart des recruteurs avouent également ne pas s’offusquer de l’âge d’un sénior qui ne serait pas mentionné, sinon revu à la baisse. C’est malheureusement une réalité du marché : les employeurs sont frileux à l’idée d’embaucher une personne en fin de carrière.

Il s’agit là de petits arrangements avec la réalité qui n’ont pas de réel impact avec vos compétences à remplir les missions d’un poste et qui peuvent vous permettre de décrocher un entretien.
Des mensonges légers qui seront d’autant plus acceptés et compris si vous les expliquez en entretien.

Les gros mensonges qui ne passeront pas

N’oubliez pas que vous postulez pour des missions précises auxquelles doivent répondre votre expérience et vos compétences.

En conséquence ce sont ces points précis sur lesquels le recruteur attend de votre part de la transparence.

Sur votre expérience d’une part. Il est tentant de ne mettre que les années globales d’une expérience en entreprise pour masquer les périodes d’inactivités dues, notamment, au chômage. Ne les masquez pas, c’est un signe d’humilité et d’honnêteté que pourra louer votre employeur, et ce d’autant plus qu’il est même rare de nos jours de ne pas avoir été sans activité.

Ne vous attribuez un diplôme que vous n’avez pas obtenu. Celui-ci est garant de votre background technique, mais il déterminera aussi votre niveau de rémunération et votre positionnement dans l’entreprise et votre futur employeur vous le demandera sûrement.

En amont, n’oubliez pas que le recruteur peut toujours appeler l’école pour vérifier vos dires.

De même qu’il pourrait appeler votre ou vos anciens employeurs pour en savoir plus sur votre passage dans la société.

 

 

Vos compétences techniques sont le cœur de votre CV et la raison pour laquelle vous vous retrouvez en entretien. Aussi ne parlez que de celles que vous maitrisez réellement et pas de celles qu’ont vos collègues. Ou des choses que vous pourriez faire parce que quelqu’un de votre équipe le faisait et que vous l’avez vu faire souvent. Ce sont des choses qui, si elles ne sont pas vérifiées en amont, seront découvertes dès votre entrée en entreprise.

 

Enfin ne vous inventez pas bilingue, que ce soit en anglais ou dans une langue moins courante que pourrait très bien pratiquer le recruteur ou votre futur employeur. C’est typiquement le genre de choses facilement vérifiables, qui, si elles ne correspondent pas à vos dires, pourront vous porter préjudice. En effet, si vous avez enjolivé cette partie de votre CV, sur quelle autre partie avez-vous également menti ? Comment un employeur pourra-t-il faire confiance à un collaborateur qui a menti sur des parties essentielles de son CV ?

 

 

Qu’est ce qu’on risque ?

En premier lieu : soit de ne pas être convié en entretien si votre CV sème trop le doute chez le recruteur. Soyons sérieux : il n’est pas possible que vous ayez 25 ans, 5 ans d’expérience et les compétences techniques d’un expert confirmé. Si toutefois vous arrivez jusqu’en entretien, il n’y a que peu de chance que vous soyez embauché si le pot-aux-roses est découvert à l’issu de votre entretien.

Si vous intégrez l’entreprise et que la supercherie n’est découverte que plus tard, sans que cela soit préjudiciable sur la bonne tenue de vos missions, tant mieux.

En revanche, n’oubliez pas que l’article L-1222-1 du Code du Travail stipule que le contrat de travail est exécuté de bonne foi, tant de la part de l’employeur que de l’employé. En conséquence, si vos mensonges vous ont permis d’être embauché, mais que vous ne pouvez pas tenir votre poste, votre patron pourrait vous licencier pour faute grave, voire pire…

 

Envie de relever un nouveau challenge ? Découvrez toutes nos offres d’emploi.

La méthanisation, bien plus qu’une énergie renouvelable?

AGRICULTURE Produire de l’électricité et chauffer des bâtiments avec du fumier… C’est toute la promesse de la méthanisation que la France souhaite développer. A la clé ? De l’énergie renouvelable mais aussi des revenus supplémentaires pour les agriculteurs….

 
  • Lundi, Sébastien Lecornu, secrétaire d’État auprès de Nicolas Hulot, a détaillé les 15 propositions du groupe de travail « méthanisation » lancé deux mois plus tôt pour développer la filière.
  • Car à ce jour, avec seulement 574 installations de méthanisation sur le territoire, la France est très en retard sur cette filière, pourtant l’une des pistes les plus prometteuses pour atteindre son objectif de 10 % de gaz renouvelable dans la consommation d’ici 2030.
  • Et puis, au-delà de produire de l’énergie verte, la filière méthanisation, particulièrement adaptée à l’agriculture, est la promesse d’engendrer des compléments de revenus pour les exploitants.

Du fumier pour produire de l’électricité et de la chaleur… À la Gaec des Brimbelles, une exploitation agricole laitière à Migneville, en Meurthe-et-Moselle, le concept est déjà réalité depuis 2003. Francis Claudepierre, président de l’association des Agriculteurs méthaniseurs de France (AMF), récolte le fumier et le lisier de deux élevages de vaches laitières – « soit environ 5.500 tonnes de matières organiques chaque année », précise-t-il- qu’il stocke ensuite dans une fosse en béton en forme de chapiteau, première étape de son installation de méthanisation.

Du fumier pour produire de l’électricité et chauffer des bâtiments

Il faut ensuite laisser la fermentation agir. « Au fil du processus, ces déchets vont libérer un gaz composé à 55 % de méthane, un peu comme vous le ferez quelques heures après avoir mangé un plat de fayots », sourit Francis Claudepierre. Sauf que ce coup-ci, ce biogaz se révèle utile à plus d’un titre. Brûlé sur place dans un cogénérateur, il apporte l’énergie nécessaire pour faire tourner une dynamo qui permettra à Francis Claudepierre de produire de l’électricité et de la vendre à EDF. « Nous avons produit en 2017 deux millions de kWh, c’est-à-dire l’équivalent de la consommation électrique de 400 foyers et nous devrons produire 3,4 millions de kiWh en 2018, soit la consommation cette fois-ci de 700 familles. »

Parallèlement, cette production d’électricité produit de la chaleur qui alimente un circuit de chauffage central. « De quoi chauffer localement douze maisons, une école intercommunale ou encore notre fromagerie », complète Francis Claudepierre. Quant à la matière qui reste à l’issue de la fermentation [le digestat], elle devient un engrais très efficace que l’agriculteur n’hésite pas épandre sur ses cultures.

Une filière méthanisation encore peu développée

La Gaec des Brimbelles est un cas d’école que le ministère de la Transition écologique souhaite voir se multiplier à l’avenir. Lundi, Sébastien Lecornu, secrétaire d’État auprès de Nicolas Hulot, a détaillé les 15 propositions du groupe de travail « méthanisation » lancé deux mois plus tôt pour développer la filière. La France ne part pas tout à fait d’une feuille blanche puisqu’elle compte à ce jour 574 installations de méthanisation sur le territoire selon les chiffres de l’ Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). Dont 390 à la ferme.

« Mais ce biogaz issu de la filière française méthanisation ne représente qu’une infime part du gaz consommé dans le pays, rappelle Guillaume Perrin, chef du service « réseau de chaleur et de froid » à la FNCCR, une fédération de 800 collectivités françaises qui aide à l’organisation des services en réseau, dont ceux de l’énergie. Nous sommes très loin de l’Allemagne qui compte d’ores et déjà 9.000 installations de méthanisation, Et le biogaz issu de la filière française méthanisation ne représente qu’une infime part du gaz consommé dans le pays. »

D’où ce désir de booster la filière alors que se prépare en ce moment la prochaine PPE (Programmation pluriannuel de l’énergie) qui fixe les caps à atteindre pour chaque source d’énergie en vue d’être dans les clous de la loi sur la transition énergétique. « Celle-ci fixe notamment l’objectif de 10 % de gaz d’origine renouvelable dans la consommation en 2030 », rappelle Sébastien Lecornu.

Sécuriser le revenu des agriculteurs

Cette part ne pourra être atteinte sans le développement de la méthanisation en France, technique éprouvée pour produire du gaz renouvelable en France. Et ce n’est pas le seul atout de filière. Elle valorise déjà un large panel de déchets agricoles. Du lisier et du fumier mais aussi des résidus de récolte (de la paille typiquement)… « Elle contribue aussi à diminuer les émissions de gaz à effet de serre qui finissent par être rejetées si ces déchets agricoles sont simplement stockés », précise Guillaume Bastide, ingénieur à l’Ademe, spécialiste de la méthanisation.

Mais elle permet aussi et peut-être surtout d’assurer des revenus complémentaires aux agriculteurs. Dans une étude parue en février dernier, l’Ademe évaluait à 1,366 milliard d’euros le chiffre d’affaires en 2015 pour les agriculteurs engendré par la production d’énergies renouvelables. La filière biocarburant est la plus rémunératrice suivie par le photovoltaïque. La méthanisation arrive juste après avec un chiffre d’affaires de 88 millions. Sur ce point, Francis Claudepierre ne veut pas déballer sa comptabilité sur la place publique. « Mais disons qu’en quinze ans, nous avons quasiment amorti notre installation de méthanisation, précise-t-il. Nous sommes passés de un à neuf emplois équivalent temps plein sur l’exploitation et nous avons traversé plus facilement la crise laitière de 2015. »

Des banques trop frileuses ?

L’investissement de départ est en revanche très lourd. « De 300.000 euros pour les plus petits projets à 15 millions d’euros » pour les projets collectifs, détaille Guillaume Bastide. Une somme que peine à réunir les exploitants agricoles d’autant plus aujourd’hui dans un contexte de crise agricole. « Et en face, les banques sont frileuses à accorder des prêts pour des installations de méthanisation », regrette Francis Claudepierre.

C’est en effet l’un des freins au développement de la filière identifié par Sébastien Lecornu. L’une des quinze propositions faites par le groupe de travail est ainsi de créer un fonds de garantie de 100 millions d’euros pour faciliter l’accès au crédit pour les agriculteurs. Il est aussi question de réduire les délais d’instruction des projets d’un an à six mois, de mettre en place un plan de formation, ou encore d’élargir le panel des débouchés possibles pour le biogaz produit. Sébastien Lecornu promet ainsi dans un avenir proche de rendre possible l’utilisation du gaz issu de la méthanisation comme carburant [bioGNV] pour les engins agricoles.

Il n’y en a pas que pour l’agriculture

Mais il n’y en a pas que pour l’agriculture. « Ces dernières années, des collectivités ont aussi investi dans des installations de méthanisation soit pour valoriser les boues de leurs stations d’épuration [ces déchets qui restent une fois l’eau traitée], soit pour valoriser d’autres déchets qu’elles génèrent [tontes de gazon, copeaux de bois, ordures ménagères], précise Guillaume Perrin. Le principe est le même qu’en agriculture : la fermentation de ces déchets libère du biogaz. Mais, cette fois-ci, il s’agit le plus souvent de l’injecter dans le réseau de gaz et ainsi chauffer des maisons, des bâtiments publics ou des industries.

« Mais le développement de cette filière était jusque-là limité dans la mesure où les boues des stations d’épuration et les autres biodéchets devaient être traités séparément, reprend Guillaume Perrin. Pour lever cette barrière, le groupe de travail envisage alors d’autoriser les mélanges, sous certaines conditions qui restent à définir encore aujourd’hui. La FNCCR y voit déjà une grande avancée, « notamment pour les collectivités moyennes qui jusque-là n’investissaient pas dans la méthanisation faute de gisements de déchets suffisant pour rentabiliser l’installation, estime Guillaume Perrin. Nous aurons aussi besoin d’elles pour arriver à cet objectif de 10 % de gaz vert à l’horizon 2030. »

 

Publié initialement sur 20 minutes le 27 mars 2018

GE VA CONSTRUIRE LA PLUS GRANDE ÉOLIENNE OFFSHORE AU MONDE… EN FRANCE !

L’Américain General Electric annonce 330 millions d’euros d’investissements dans plusieurs installations en France pour concevoir et construire la plus grande éolienne offshore sur le marché. L’Haliade-X de 12 MW culminera à 260 mètres de hauteur. Reste que la France a pris beaucoup de retard pour équiper ses côtes avec de telles turbines.

 

eudi 1er mars, la filiale dédiée aux énergies renouvelables du conglomérat américain General Electric a annoncé 330 millions d’euros d’investissements en France pour développer et produire la plus puissante éolienne en mer au monde. L’Haliade-X 12MW affiche sur le papier des performances impressionnantes.

Elle s’élèvera à 260 mètres de haut (ne rendant que 40 mètres à la tour Eiffel) et chacune de ses trois pâles mesurera 107 mètres (un plus long qu’un stade de football). Fort de ces mensurations, ce monstre couvre une surface 30 % de plus que ses concurrentes, assure GE.

L’intérêt de ce gigantisme est que « l’Haliade-X sera moins sensible aux variations de vitesse du vent. Cela devrait lui conférer un facteur de charge accru de 63 %, soit 5 à 7 points au-dessus des turbines actuellement disponibles sur le marché« , explique l’industriel. Le facteur de charge est le temps pendant lequel l’éolienne tourne.

100 millions d’euros à Cherbourg, 60 à Saint-Nazaire

Selon les estimations, une seule machine fournira 67GWh d’électricité par an, l’équivalent de la consommation de 16 000 foyers européens. Elle est attendue pour 2021 et sera alors plus puissante que les modèles concurrents les plus avancés chez Siemens et Vesta.

La bonne nouvelle est que GE va construire ce mastodonte en France. Un choix qui fait suite au rachat de la branche énergie d’Alstom en 2014. Cela implique un investissement conséquent : environ 330 millions d’euros dans l’Hexagone. Environ 60 millions seront notamment attribués à la modernisation du site de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) où les nacelles seront produites, et près de 100 millions à l’usine LM Wind Power de Cherbourg (Manche), qui doit ouvrir cette année et fabriquera les pales.

L’investissement sera accompagné de création d’emplois, assure GE. « Cette usine, qui ouvrira en 2018, permettra à terme la création de plus de 550 emplois directs et 2 000 emplois indirects« . L’entreprise évoque de plus des embauches ultérieures dédiées « à l’ingénierie, au développement, à la fabrication du prototype et à la chaîne d’approvisionnement« .

Cette annonce compense la suppression de 345 emplois à Grenoble dans la branche hydo d’Alstom, annoncée en 2017. Les salariés et les autorités furent alors indignés alors que l’Américain avait promis la création de 1 000 emplois en France lors du rachat de l’entreprise française.

Zéro mégawatt en France

« Nous sommes extrêmement fiers d’assurer le développement de la plus grande éolienne au monde depuis la France. L’Haliade-X 12 MW permettra une diminution des coûts de l’éolien en mer, positionnant nos clients pour gagner dans un environnement de plus en plus compétitif. C’est une très bonne nouvelle pour la filière française des énergies renouvelables », assure Jérôme Pécresse, Président Directeur Général de GE Renewable Energy dans un communiqué.

Cette bonne nouvelle ne doit toutefois masquer le retard considérable pris par l’éolien offshore français. Les premiers appels d’offres attribués en 2011 devaient conduire la France à disposer de 6 000 MW au large de ses côtes en 2020. Vraisemblablement, à cette date, aucune machine ne sera prête à produire des électrons.

En cause, la longueur des instructions, notamment pour écarter les procédures engagées par les opposants aux projets éoliens. Mais aussi, ce retard est dû aussi à la disparation des deux industriels français, qui étaient censés assurer l’élaboration de cette filière. D’un côté, Areva, qui a été démantelé, a dû céder ses actifs éoliens à Siemens/Gamesa. De l’autre, Alstom a été scindé entre ses activités transport et énergie puis vendu à des tiers.

Conscient de ce terrible loupé, le Premier ministre Édouard Philippe assure vouloir accélérer la cadence. Il veut « lancer » en 2018 « les études préalables en vue de l’engagement des futurs appels d’offres dans l’éolien flottant en Bretagne et en Méditerranée » et « les études environnementales sur le projet de parc éolien posé au large d’Oléron« . Et le ministre de la Transition énergétique, Nicolas Hulot, a été missionné pour « un travail de simplification radicale des procédures« .

 

Publié initialement par Ludovic Daupin sur Novethic.fr

Les infos que vous ignorez sur la façon dont postulent les candidats (et 3 conseils pour les capter)

En quelques années le marché de l’emploi s’est trouvé fortement chamboulé : entre l’arrivée des réseaux sociaux qui permettent d’en savoir plus sur les candidats et surtout un grand changement dans les attentes de ces derniers, mieux vaut connaître sa cible pour être mieux à même de l’attraper.

 

Une récente enquête menée par RegionsJob montre que les pratiques des candidats ont quelque peu évolué ces dernières années.

  • En dehors des sites d’emploi classiques, les candidats avouent concentrer leurs recherches sur les réseaux sociaux, les sites RH des entreprises et auprès des cabinets de recrutement.
  • Près de la moitié d’entre eux estiment que la cooptation reste un moyen efficace pour trouver un emploi et font marcher leur réseau dans le cadre de leur recherche.
  • En revanche la candidature spontanée est un outil de plus en plus délaissé, car jugé trop peu efficace au regard du nombre de retours.

Globalement l’enquête tend à faire penser que la manière de rechercher un emploi est différente : les candidats semblent en attente que les offres viennent à eux, soit par le réseau donc, soit via les réseaux sociaux où, en plus d’afficher clairement leurs profils, les candidats se voient « proposer » des offres d’emploi en fonction des compétences / mots-clé renseignés (notamment sur LinkedIn).

 

Les spécifiés de certains domaines d’activité sont également à prendre en compte dans le cadre de cette évolution.

Sur le marché de l’énergie, et des EnR encore plus, la demande des entreprises se fait de plus en plus forte pour des profils confirmés pour faire face à la croissance d’un marché pour le moins porteur. Les candidats sont rares ou manquent d’expérience et les employeurs redoublent d’effort pour garder leurs talents.

Peu de candidats se trouvent donc réellement sur le marché et il faut trouver le moyen de les capter.

  • Cette captation doit se faire en choisissant le bon vecteur pour communiquer sur vos opportunités, en retenant leur attention par des missions qui ont du sens mais également et en offrant des conditions de travail optimales. En effet, l’enquête sus-citée tend à démontrer que de plus en plus de candidat ne veulent plus « qu’un simple emploi » mais sont en réelle quête de sens dans leur métier.
  • Le choix des bons moyens de communication, mais aussi un partenariat avec un professionnel du recrutement peut être une option pour vous permettre de trouver la perle rare, ou tout du moins, le profil qui sera en adéquation avec votre vision, votre équipe, vos valeurs et bien entendu, les missions proposées.
  • Il ne s’agit pas uniquement d’aller chasser chez les concurrents, mais de voir quel vivier il peut vous proposer et également de réfléchir avec vous aux similitudes de vos métiers avec ceux d’autres domaines. Des passerelles sont possibles et peuvent vous apporter de nouvelles compétences enrichissantes.

Sur un marché qui se tend et face à des pratiques qui changent, mieux vaut s’adapter rapidement pour accompagner la croissance d’un marché prometteur.

ELATOS poursuit son engagement pour l’UNICEF

Pour la deuxième année consécutive, ELATOS a fait le choix de continuer son action auprès de l’UNICEF.

Les sommes habituellement allouées aux cadeaux de fin d’année pour nos clients et partenaires ont donc été reversée à l’Organisation.

Depuis 15 ans, ELATOS accompagne et collabore avec des entreprises qui, comme nous, mettent l’humain au cœur de leurs processus pour assurer le développement de leur activité, mais également pérenniser leur avenir.

L’humain est une priorité de notre métier, mais surtout une valeur que nous souhaitons porter que ce soit au travers de nos processus de recrutements, de nos actions auprès de nos clients et partenaires ou au travers de cet engagement pour l’UNICEF.

L’humain est assurément notre avenir ; aussi, nous avons choisi d’aiguiller notre don auprès des missions générales de l’UNICEF : sauver, protéger et éduquer.

L’équipe ELATOS est heureuse et fière de poursuivre son action auprès de l’UNICEF et de faire partie des Entreprises Amie de l’Unicef, et vous invite à découvrir le site de l’Unicef et ses nombreuses actions.

Les énergies renouvelables bientôt toutes compétitives

Leurs coûts devraient atteindre entre 30 et 100 dollars le mégawattheure d’ici à 2020, là où les énergies fossiles affichent entre 50 et 170 dollars le MWh, note une étude de l’Irena.

Préférer les énergies renouvelables aux énergies fossiles ne sera plus, demain, un choix d’abord guidé par des considérations environnementales, mais un calcul économique comme les autres. La raison ? « Toutes les technologies renouvelables seront compétitives par rapport aux énergies fossiles en 2020 », annonce l’Agence internationale des énergies renouvelables (Irena) dans sa dernière étude.

Selon l’Irena, les coûts de l’éolien et du solaire vont encore fortement baisser dans les deux prochaines années, au point que ces deux énergies seront globalement moins chères que les énergies fossiles (fuel, gaz, charbon). Ceux des autres énergies vertes (géothermie, biomasse…) vont chuter également.

Les coûts moyens des renouvelables, qui varient selon les technologies, les gisements en énergie et les réglementations, devraient atteindre entre 30 et 100 dollars le mégawattheure (MWh) à cette date, alors que les énergies fossiles affichent des coûts entre 50 et 170 dollars le MWh, note l’étude. Dans l’éolien, des projets sont déjà régulièrement mis en service avec un coût de 40 dollars le MWh. L’an passé, les coûts moyens des nouveaux projets de parcs d’éolien terrestre et de centrales solaires ont fluctué entre 60 et 100 dollars le MWh, avec plusieurs records sous cette moyenne. Cela a été le cas aux Emirats arabes unis, au Chili, au Mexique et au Pérou dans le solaire.

Une décision économique intelligente

Tirées par les progrès technologiques, ces baisses de coûts offrent déjà aux investisseurs de meilleurs retours sur investissements, et elles bénéficient aussi d’une concurrence qui s’accentue et du développement de segments de marchés comme l’autoconsommation dans le solaire.

« Se tourner vers les renouvelables […] n’est plus simplement une décision faite au nom de l’environnement  mais, de plus en plus largement, une décision économique intelligente » a indiqué le Directeur-général de l’Irena, Adnan Z. Amin.

Les meilleurs projets éoliens terrestre et solaire pourraient ainsi produire une électricité à un coût de 30 dollars par MWh, voire moins dans les deux prochaines années. Les autres énergies renouvelables devraient suivre la même tendance. En 2017, des projets dans la géothermie, la biomasse ou l’hydroélectricité se sont développés avec des coûts proches de 70 dollars le MWh.

Le solaire à concentration et l’éolien en mer progressent et certains projets prévus pour une mise en service entre 2020 et 2022 coûteront entre 60 et 100 dollars le MWh. Un exemple : les sociétés Dong et EnBW, récents lauréats d’un appel d’offres d’éolien en mer en Allemagne, l’ont emporté en se passant de subventions. « Se tourner vers les renouvelables […] n’est plus simplement une décision faite au nom de l’environnement  mais, de plus en plus largement, une décision économique intelligente » a indiqué le Directeur-général de l’Irena, Adnan Z. Amin.

Preuve qu’économie et écologie peuvent aller de pair, l’essor des énergies vertes permettra d’atteindre, d’ici à 2050, 90% de l’objectif de réduction des gaz à effets de serre voulu par la COP21.

 

Publié initialement le 14/01/2018 sur Les Echos

Les 5 questions que vous ne voulez pas aborder

Durant l’entretien, le candidat pose souvent des questions sur l’entreprise, les missions proposées et l’équipe en place. Mais, parfois, certaines questions peuvent mettre mal à l’aise et changer votre impression sur le candidat. Nous avons répertorié pour vous quelques questions et vous aidons à y répondre pour pallier cela.

Les questions sur les salaires :

Le salaire est forcément une des préoccupations des candidats. Si tous n’osent pas aborder le sujet en entretien, ou du moins lors du premier, c’est une question à laquelle il faut s’attendre. Cela ne veut pas forcément dire que le candidat ne pense qu’à l’argent. Mais comme cela impactera forcément sa vie, le candidat qui cherche à se projeter au sein de l’équipe a besoin de savoir où il va. Cela peut donc indiquer que le candidat est prévoyant et possède une vision sur le long terme. A vous de juger s’il est judicieux d’offrir une réponse.

Les questions sur les avantages :

Allant de pair avec la question sur la rémunération, celle concernant les avantages peut poser problème et entraîner des questions sur la motivation du candidat. Vient-il uniquement pour les avantages ou pour les missions ? De nos jours, beaucoup de postes prévoient un téléphone ou un PC de fonction, une mutuelle ou des tickets restaurant. Ce peut être un moyen pour un candidat indécis de trancher entre deux propositions. D’une manière générale, il vaut mieux répondre franchement ; la transparence étant le meilleur moyen d’avoir la confiance d’un candidat.

Les questions sur les horaires et les congés :

Ces questions peuvent sembler prématurées et peuvent être interprétées comme de la fainéantise. Cela peut aussi inquiéter quant à la disponibilité du candidat. Cependant, plutôt que de voir cela négativement, cela peut indiquer une réflexion en amont du candidat qui se projette. Il préfère se renseigner tôt pour pouvoir adapter son agenda personnel plutôt que de ne pas pouvoir répondre à l’exigence de l’entreprise plus tard. N’hésitez donc pas à répondre à ces questions tout en cherchant à savoir si le candidat à des obligations en termes d’horaires. Mieux vaut discuter avant de la flexibilité des horaires plutôt que devoir se séparer d’un collaborateur trop indisponible.

Les questions sur le départ d’un collaborateur :

Le recrutement intervient parfois dans le cadre d’un remplacement. Certains candidats cherchent donc à connaître la cause du dit remplacement. Et, selon les cas, il peut être délicat de répondre. Un départ en retraite, une nouvelle opportunité ou une mutation ne sont pas un souci. Mais quand un départ est dû à une démission à cause d’un différend entre l’entreprise et le collaborateur, cela peut être plus compliqué. Dans ce cas, essayez au mieux d’expliquer le problème en restant neutre. Il faut que le candidat soit au courant pour qu’il sache ce qui peut le déranger et éviter un recrutement qui se solde par un échec.

Les questions sur la santé financière de l’entreprise :

Ce type de question peut sembler indiscret et même déplacé. Cependant, cette question montre que le candidat a fait des recherches approfondies en amont et qu’il s’intéresse sincèrement au devenir de l’entreprise. De plus, cela veut dire qu’il se projette : en cas de baisses des bénéfices, quel impact y aurait-il sur l’équipe, en cas de hausse, quels sont les projets à développer ? A vous de voir si cela est judicieux ou non de répondre à la question.
Dans le cadre de sa prestation au client, ELATOS se charge de la recherche et du premier entretien avec les candidats qui permettra souvent de retirer l’épine douloureuse de ces questions de votre pied. N’hésitez pas à nous contacter !

Les 5 questions auxquelles vous n’échapperez pas en entretien

Même si chaque entretien est différent, il existe tout de même des points communs entre eux. Ces similitudes se retrouvent d’ailleurs dans les questions qui sont posées et auxquelles il est souvent difficile de répondre. Voici un petit panel de questions qui reviennent toujours en entretien et comment y répondre de manière adéquate. Tout le monde fait des erreurs, montrez juste que vous en tirez des leçons.

Comment réagissez-vous face à l’échec ?

Question très récurrente, elle peut sembler un peu risible puisque personne ne répondra qu’il rejettera la faute sur ses collègues ou démissionnera immédiatement en cas d’échec. Basez-vous sur des expériences passées pour répondre et illustrer vos propos.

Quels sont vos principaux défauts ?

Cette question revient systématiquement et, à force, il est difficile de faire une réponse inspirée. Mais cela vous permet aussi de sortir du lot si vous arrivez à faire une réponse qui, contrairement à la question, est originale. Bien sûr, il faudra trouver un défaut qui est ou qui a une qualité cachée. Mais évitez les « perfectionniste », « têtu » ou « réservé ». Ces défauts ont été dits et redits. Préférez-leur les termes « pointilleux », « autoritaire » et « introverti » qui sortiront du lot. Vous pouvez aussi essayer « pessimiste » qui veut dire que vous avez une vision sur le long terme qui permet de pallier toutes éventualités. Dans tous les cas, adapter le défaut à votre activité.

Quels sont vos principales qualités ?

Pendant de la question précédente, il est tout aussi difficile d’y répondre. L’enjeu est de trouver le juste milieu entre humilité et prétention tout en étant cohérent avec le poste concerné. Pour répondre à cette question, pensez à la description que vos connaissances feraient de vous et illustrez vos propos avec des exemples et des expériences.

Pourquoi devrions nous vous recruter ?

L’entreprise veut toujours connaitre votre degré de motivation et cette question est un moyen de la tester. Mais soyons honnête, ce n’est pas forcément un rêve de rentrer dans une entreprise et les motivations sont souvent plus terre à terre. Ne mentez pas et n’en faites pas trop. N’hésitez donc pas à reparler de vos motivations concernant les missions, le secteur de l’entreprise, l’équipe en place et l’adéquation de vos qualités et de votre parcours avec le poste.

Pourquoi voulez-vous travailler chez nous ?

Cette question peut être soit posée avec la question précédente, posée seule ou pas du tout. Contrairement aux questions précédentes, le recruteur vous demande de parler de l’entreprise et non plus de vous. Là encore, l’entreprise où vous postulez n’est pas forcément celle de vos rêves et ce n’est pas la peine d’en faire trop. Mieux vaut être neutre qu’avoir l’air hypocrite. Mais c’est l’occasion de montrer ce que vous savez de l’entreprise, de son actualité et de son activité. Restez impartial et profitez de ce moment pour poser des questions sur l’entreprise.

Nous avons oublié certaines questions ? N’hésitez pas à partager votre avis et les questions qui vont dérangent le plus sur nos réseaux sociaux !

Envie de relever un nouveau challenge ? Découvrez toutes nos offres d’emploi.

Hulot veut changer d’échelle dans la transition énergétique

En visite dans la Sarthe sur des installations éolienne et solaire, le ministre de la transition écologique et solidaire a précisé et rappelé les mesures décidées pour permettre à la France d’atteindre les objectifs qu’elle s’est fixés en matière d’énergies renouvelables dans le cadre du Plan climat, de la loi de transition énergétique et de la stratégie nationale bas carbone.

« Avec Bruno Le Maire, nous sommes en train de préparer un accélérateur de la transition écologique, et notamment de la transition énergétique, pour changer d’échelle », a déclaré Nicolas Hulot.

« On va changer d’échelle dans les appels d’offres, que l’on va quasiment multiplier par deux sur le solaire. On va changer d’échelle en essayant de rendre acceptable tous ces projets et de sortir d’une position conflictuelle », a-t-il ajouté.

Le ministre a indiqué vouloir faire « de la pédagogie » pour que les Français « voient les bénéfices » des énergies renouvelables, notamment « en développant l’autoconsommation », « pour qu’à terme chaque territoire, chaque citoyen, s’il le décide, puisse produire sa propre énergie pour sa propre consommation »

« Pour répondre aux objectifs fixés dans le Plan climat d’augmentation de la capacité des énergies renouvelables, nous allons renforcer et dynamiser ce cadre avec la révision de la PPE d’ici fin 2018 et avec un ensemble de mesures prévues pour accélérer la transition écologique » a déclaré le ministre de la transition écologique et solidaire.

Ces mesures s’organisent autour de trois maîtres mots : simplification, développement de la production et innovation.

Simplification dans l’éolien offshore

Le premier concerne essentiellement l’éolien, et a fait l’objet d’un groupe de travail présidé par le secrétaire d’État Sébastien Lecornu. Il porte aussi bien sur des aspects procéduraux, des leviers financiers, la planification… Les conclusions en seront présentées formellement le 18 janvier 2018.

Nicolas Hulot a confirmé la mise en place de groupes similaires sur la méthanisation et le solaire.

Concernant l’éolien offshore, alors que la France ne comptera aucune éolienne en mer avant 2020 voie 2021, le ministre a d’ores et déjà proposé des simplifications majeures dans le cadre du projet de loi pour une société de confiance. Un débat public plus en amont devra garantir une concertation plus efficace, tandis qu’un cadre nouveau pour le raccordement aidera à en anticiper la réalisation et à limiter le risque de retard concernant sa mise à disposition. Ce risque constitue en effet aujourd’hui aujourd’hui un frein majeur au financement des projets de parcs offshore.

Mais la principale avancée porte sur la création d’un « permis enveloppe », qui permettra désormais la délivrance au lauréat d’un appel d’offres éolien en mer d’autorisations pouvant ensuite évoluer pour intégrer a posteriori, et dans des limites définies, des modifications du projet d’installation et de son raccordement. Aujourd’hui en effet, la France est l’un des rares pays à interdire toute modification après obtention des différents permis, et à priver les opérateurs – et la collectivité – des économies générées par les avancées technologiques survenues dans l’intervalle entre l’attribution de l’appel d’offres et les débuts des travaux, qui s’établit aujourd’hui en France à une dizaine d’années. Typiquement, cela permet de remplacer les turbines initialement prévues par les machines les plus performantes du moment, multipliant ainsi la capacité installée dans un périmètre donné et abaissant en conséquence le coût de production du mégawattheure.

Quasi-doublement des volumes d’appels d’offres solaires

Sur le photovoltaïque, plusieurs mesures doivent permettre d’atteindre les objectifs fixés pour 2023, d’autant plus ambitieux que la trajectoire actuelle les met hors de portée. En effet, la puissance installée au 30 septembre 2017 (derniers chiffres disponibles) était de 7,7 GW pour un objectif entre 18,2 et 20,2 GW en 2023.

Le ministre a repris ses annonces faites en marge du One Planet Summit. Le volume des appels d’offres solaires passera de 1,5 GW à 2,5 GW par an, une augmentation qui interviendra progressivement, dès les prochains appels d’offres. Ces derniers auront lieu en mars pour les installations sur bâtiment (pour un volume de 200 MW) et en juin pour les centrales au sol.

Par ailleurs, Nicolas Hulot a dévoilé les 283 nouveaux lauréats de la troisième période de l’appel d’offres pour des installations photovoltaïques sur bâtiment portant sur un volume de 150 MW, et observé une poursuite de la baisse des prix proposés A 85 €/MWh, le prix moyen est en effet inférieur de 9 % par rapport à la période précédente

L’autoconsommation encouragée

D’autres mesures enfin ont été prises concernant l’autoconsommation, qui  s’accélère avec 6000 projets déclarés sur le seul premier semestre 2017 contre environ en 2016.

Un tarif doit être arrêté pour soutenir les plus petites installations. Pour les plus grandes, un appel d’offres pour 50 MW de projets en autoconsommation a été lancé en 2017 à destination des consommateurs des secteurs industriels, tertiaires et agricoles et doit être renouvelé tous les quatre mois pendant trois ans. 145 projets ont été lauréats de la première tranche en décembre dernier, avec des coûts en foret baisse.

De façon générale, enfin, Nicolas Hulot a annoncé que le Programme des investissements d’avenir (PIA) continuerait de soutenir la recherche et développement dans toutes les filières renouvelables. Un « Concours d’innovation » dédié aux projets innovants portés par les PME a été lancé en décembre par BPI France et l’ADEME, qui s’inscrit dans le Grand plan d’investissement de 57 milliards d’euros annoncé par le gouvernement en juillet 2017. La neutralité carbone et la compétitivité par l’innovation en sont les axes principaux.

Pour des projets plus importants, un appel à projets pour des démonstrateurs sera lancé par l’ADEME au premier trimestre afin de financer les dernières étapes de mise au point pré-commerciale des nouvelles technologies avant leur mise sur le marché.

 

Publié initialement le 08/01/2018 sur La Tribune

Optimiser son profil Linkedin en 4 étapes simples

Linkedin est une vitrine professionnelle devenue un incontournable pour les recruteurs. Que ce soit pour chasser, s’assurer de votre parcours ou avoir plus de détails que ne peut en donner votre CV, votre profil Linkedin doit être impeccable, au risque de voir votre candidature reléguée en bas de pile.

Nous avons demandé à nos consultants et chargées de recherche les éléments auxquels prêter attention pour être facilement repérable et surtout, efficace !

 

  1. Votre photo de profil
    N’oubliez pas que Linkedin est un réseau social professionnel.
    Oubliez donc les photos tronquées faites un jour de mariage sur lesquelles vous apparaissez les joues un peu trop rouges et le bras de votre grand-oncle autour des épaules. Oubliez également les photos de vacances ou celles où vous posez avec votre trophée de pêche. Idem avec le selfie.
    Vous avez sûrement la possibilité de vous faire prendre en photo devant un mur de couleur neutre, même avec un téléphone. Si la lumière de votre bureau ne flatte pas votre teint, vous pouvez tout à fait faire réaliser ce cliché en extérieur, voire même en tenue ou sur votre lieu de travail si celui-ci revêt un caractère particulier.
    La photo est la première chose que le recruteur verra sur votre profil, et comme le dit l’adage, « on n’a pas deux fois l’occasion de faire une bonne première impression ».
  2. Complétez votre résumé
    Le résumé, c’est vous en un coup d’œil, en 2 phrases.
    C’est pour le recruteur la pièce maitresse pour savoir qui vous êtes : le résumé reflète tant votre métier que votre personnalité. A l’instar de la marque-employeur, le résumé renforce votre marque-personne.
    Ce résumé peut être une partie de votre histoire : cela peut-être ce que vous avez retiré de votre dernier emploi, les expériences vous rendent légitimes sur votre métier, ou les qualités qui font de vous le collègue parfait.
  3. Votre CV
    Les profils Linkedin voient de plus en plus fleurir d’image de CV en pièce attachée. Etes vous certain que l’image est d’assez bonne qualité pour être exploitée ?
    Prenez garde à ce type de détail, il n’y a rien de pire pour un recruteur ou un chasseur de tête que de cliquer sur un document dont il ne peut rien faire car la qualité est médiocre.
    Privilégiez cet espace pour mettre peut-être des photos de vos réalisations, ou même une présentation de ces dernières.
  4. Clarté des informations
    Comme dans un CV, soyez clairs tant sur l’intitulé des postes occupés, que sur les missions que vous eues.
    Si votre profil linkedin s’inscrit comme une extension de votre CV ou le moyen de connaître votre actualité professionnelle, tâchez d’être à jour et surtout de donner des informations que vous n’auriez pas pu mettre sur votre CV, comme des chiffres clés, des précisions sur votre clientèle etc…
    Pensez également à donner le domaine d’activités des entreprises par lesquelles vous êtes passées, s’il s’agit de TPE inconnues du grand public. Ceci rentrera dans les mots-clés du moteur de recherche de Linkedin, et aura une incidence sur l’identification de votre profil.
  5. Misez sur les compétences
    Linkedin s’est transformé petit à petit en terrain de chasse pour recruteur, mais aussi en site emploi.
    Les recruteurs peuvent faire des recherches dans cette « super-CVthèque » aussi facilement que vous pouvez rechercher un emploi.
    Aussi complétez votre profil en pensant aux mots-clés relatifs à votre métier et en mettant à jour vos compétences. Cela permettra tant aux recruteurs de vous trouver facilement qu’à Linkedin de vous proposer des offres en adéquation avec votre profil.

 

Envie de relever un nouveau challenge ? Découvrez toutes nos offres d’emploi.

Ces questions que vous ne pouvez pas poser aux candidats

La législation française est assez claire en ce qui concerne les recrutements : les documents demandés et les questions posées ne doivent servir qu’à vérifier les compétences et l’expérience du candidat pour le poste visé.

Ainsi les questions de l’entretien d’embauche n’ont pour but que valider l’adéquation entre le candidat et le poste proposé. Ces questions doivent rester dans un cadre totalement professionnel car certaines sont considérées comme pouvant mener à la discrimination.

Voici la liste de ces sujets dits « privés ». Il est important de ne pas les aborder, à moins que ceux-ci n’aient un rapport direct avec le poste.

Si vous choisissez de les aborder, le candidat a le droit de ne pas y répondre… il est libre d’être transparent ou de s’en tenir à la loi.

  1. La situation familiale
    Sur le papier, le fait que le candidat soit en couple, marié ou séparé n’influence pas sa capacité à remplir les missions du poste. En revanche, il est tout à fait compréhensible de poser, par exemple, la question des enfants, pour un poste qui comporterait de nombreux déplacements.
  2. Les questions sur les membres de la famille
    Tout comme les questions sur la situation familiale sont illégales, celle sur les membres de la famille type « quel est le métier de votre femme ? » ou « comment s’appellent vos enfants ? » peuvent être interprétées comme une manière indirecte d’obtenir des informations qui n’ont pas lieu d’être.
    La question peut cependant se poser dans le cadre d’un recrutement qui nécessiterait une mobilité du candidat. Si le conjoint est dans un secteur en tension, cela présupposerait des difficultés à déménager par exemple.
  3. Les enfants/la grossesse
    Sujet délicat, particulièrement pour la gent féminine sur laquelle plane l’ombre de la peur du congé maternité de 25 à 35 ans. Or la candidate n’a pas à s’exprimer sur une envie de grossesse ou une grossesse en cours. D’ailleurs celle-ci dispose d’un droit au mensonge (mensonge qui ne pourra pas lui être reproché a postériori), car refuser d’embaucher une femme si celle-ci est enceinte est absolument illégal. Ceci dit, dans le cadre de la nouvelle collaboration à venir, la candidate a tout intérêt à se montrer de bonne foi, et il est à espérer que le recruteur tienne compte de sa franchise, plus que de son état.
  4. L’état de santé
    Connaître la condition physique du candidat est une chose (pour les postes qui pourraient nécessiter des aptitudes particulières), mais cette question tend surtout à déceler quelque chose pouvant entrainer des arrêts à répétition. Or seule la visite médicale d’embauche pourra démontrer l’aptitude de l’employé à exercer ses fonctions et l’employeur n’aura pas accès au dossier médical.
  5. La sexualité
    Bien entendu les questions sur la sexualité du candidat n’ont rien à voir avec ses compétences ou son expérience pour un poste donné. La discrimination d’un candidat à cause de son orientation sexuelle est passible de sanctions pénales.
  6. Les origines
    Une question sur les origines d’un candidat est absolument prohibée. Celui-ci peut porter plainte si une discrimination du fait de ses origines ou même de son patronyme est détectée.
  7. L’appartenance syndicale
    Tout comme la grossesse, la connaissance de l’appartenance syndicale d’un candidat ne pourra aboutir qu’à une décision discriminatoire le concernant. La question n’a rien à faire donc en entretien, et sachez que, comme pour la grossesse, le candidat aura le droit de mentir si vous la lui posez, sans que cela puisse lui être reproché par la suite.
  8. Les opinions politiques
    Connaitre le bord politique (s’il en a un) du candidat n’aidera en aucun cas le recruteur à évaluer ses compétences pour le poste. Aussi, même une question du type « que pensez-vous du discours des vœux à la presse du Président ? » n’a pas sa place en entretien.
  9. Les antécédents judiciaires
    Toute question à ce sujet est interdite. Cependant, en fonction des postes ou pour accéder à certaines fonctions de sécurité publique, l’employeur peut s’enquérir de l’état du casier judiciaire du candidat ou de son passé judiciaire.
  10. La religion
    Le candidat n’est pas tenue de partager avec vous ses croyances et/ou pratiques, cela relevant uniquement de la sphère privée.

Le rythme de production d’énergie renouvelable « pas suffisant pour atteindre l’objectif de 2020 »

Il y a peu, Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables (SER), acceptait de répondre en exclusivité aux questions de Batiweb afin de faire le point sur le développement des énergies renouvelables en France. À l’heure où la transition énergétique est au cœur de nombreuses préoccupations, cet entretien a également permis de revenir sur les différentes législations en vigueur, et notamment le Plan Climat présenté cet été par Nicolas Hulot. Interview.

Où en est-on de la production d’électricité d’origine renouvelable en France ?

Jean-Louis Bal : Nous avons des objectifs à l’horizon 2020 qui ont été fixés dans les lois Grenelle, complétés depuis par une ambition d’ici à 2030 dans la loi de transition énergétique pour la croissance verte de 2015. En 2010, nous étions à peu près à 9% d’énergie renouvelable dans l’ensemble de notre mix énergétique, pour un objectif de 23% en 2020 et de 32% en 2030. Nous étions à 15,7% à fin 2016, et nous avons dû dépasser les 16% aujourd’hui. Dans l’état actuel, le rythme n’est pas suffisant pour atteindre l’objectif de 2020. Nous serons probablement, si rien ne change, aux alentours de 19% plutôt que 23. Par contre, avec les dispositions qui ont été prises suite à la loi de transition énergétique, nous avons bon espoir de pouvoir nous remettre sur une bonne trajectoire pour atteindre les 32% en 2030.

Comment la situation évolue-t-elle par filière ?

J.-L B : Les filières sur lesquelles la croissance va se faire pour 2030 seront principalement l’éolien terrestre et maritime, le photovoltaïque et les différents usages de la biomasse, principalement le bois-énergie. Il y aura aussi des progrès dus à la géothermie, aussi bien directe (d’assez grande profondeur) que superficielle (avec usage de pompes à chaleur).

Êtes-vous satisfait de cette tendance ?

J.-L B : Aujourd’hui, la progression des énergies renouvelables, même si elle est réelle, n’est pas suffisante pour atteindre à la fois nos objectifs de lutte contre le changement climatique et de diversification du mix énergétique. Nous avons besoin de simplifier le cadre réglementaire, notamment pour l’éolien, la méthanisation et la géothermie, ainsi que de nouveaux appels d’offres pour le photovoltaïque, l’éolien terrestre et les énergies marines, qui soient réguliers et programmés afin que nos industriels et développeurs de projets puissent avoir une vraie visibilité sur le développement de ces filières. Il faut ensuite que nous travaillions à bien évaluer ces appels d’offres, et éventuellement corriger les défauts qu’il peut y avoir dans le cahier des charges.

Quelles sont les autres pistes d’amélioration envisageables pour les particuliers ?

J.-L B : Concernant les particuliers, il y a d’abord le crédit d’impôt, qui les aide à investir dans la transition énergétique et notamment les énergies renouvelables, dont le chauffage au bois et les pompes à chaleur géothermiques. Nous avons suggéré un certain nombre d’améliorations de ce crédit d’impôt, notamment que les coûts de pose des pompes à chaleur géothermiques puissent être pris en compte. L’amélioration qui est annoncée pour 2019 par le ministre Nicolas Hulot, c’est la transformation de ce crédit d’impôt en prime à l’investissement : les 30% que vous percevez via le crédit d’impôt, vous les percevrez alors au moment où vous faites l’investissement. Une autre mesure qui peut apparaître pour les particuliers comme négative, c’est la contribution climat-énergie (la part carbone de la taxe sur l’énergie), qui va augmenter progressivement suivant une trajectoire qui avait été imprimée dans la loi de transition énergétique. Cela va augmenter le coût de l’énergie pour tous les consommateurs, et il faut attirer leur attention sur la nécessité de faire maintenant les investissements nécessaires pour diminuer l’impact de cette augmentation.

On parle beaucoup d’autoconsommation électrique. Est-ce, selon vous, une pratique viable ?

J.-L B : L’autoconsommation avec du photovoltaïque est un concept qui est en train de prendre une réelle signification économique, notamment parce que les prix du photovoltaïque sont en train de diminuer de façon assez spectaculaire. Par ailleurs, le prix de l’électricité a pour vocation d’augmenter dans le futur. Maintenant, pour que l’autoconsommation soit optimale, il faut avoir une production photovoltaïque qui coïncide avec les besoins en électricité. C’est un concept beaucoup plus adapté au tertiaire et à l’industrie qui ont des consommations pendant la journée, qu’au résidentiel où les consommations sont plutôt le soir et le matin. Maintenant, avec la digitalisation de l’énergie, il y a un certain nombre de gestions que l’on peut adapter pour faire coïncider les besoins avec la production de panneaux photovoltaïques.

Le Plan Climat de la France vise notamment la neutralité carbone en 2050. Que pensez-vous de cet objectif ?

J.-L B : L’objectif de la neutralité carbone me paraît excellent, mais il est à très long terme. Il est indispensable que l’on se donne, dès le court terme, les moyens de se mettre sur la bonne trajectoire. On a parlé du crédit d’impôt, de la réglementation thermique, il y a un facteur très important qu’il faut rappeler : dans notre consommation d’énergie, la moitié concerne le chauffage des bâtiments. Pour amener cette production de chaleur à être faite à partir d’énergie renouvelable, l’État a mis en place le fonds chaleur, qui a été confié à l’Ademe. Aujourd’hui, ce dernier n’est pas à un niveau suffisant pour se mettre sur la bonne trajectoire. Il est extrêmement efficace, mais il est plafonné à environ 200 millions d’euros par an. Il faudrait plutôt l’amener à 400 ou 500 millions par an. Un montant qui pourrait, dans le futur, diminuer à mesure que la contribution climat-énergie va augmenter et renchérir les énergies fossiles. Mais il faudrait que le fonds chaleur soit augmenté dès maintenant.

La réduction des coûts de raccordement des énergies renouvelables peut-elle réellement servir à leur développement ?


J.-L B : 
Ce qui a été annoncé par Nicolas Hulot, c’est la réduction du raccordement pour les installations de production d’électricité de taille inférieure à 5 MW. C’est clairement pour permettre l’investissement « énergies renouvelables électriques » dans le milieu agricole. L’autre partie de l’annonce concernait le raccordement du biométhane à injecter sur le réseau de gaz, relatif, là aussi, au monde agricole. C’est une mesure qui est très positive, d’autant que le biométhane injecté n’en est qu’à ses débuts en France. Le fait de diminuer les coûts de raccordement va stimuler le développement de cette filière.

Propos recueillis par Fabien Carré

 

Publié sur Batiweb le 20 novembre 2017

 

3 erreurs de définition de profil qui pourraient faire échouer votre recrutement

Lors de l’ouverture d’un poste au recrutement, il est absolument normal d’avoir une vision idéale de la personne qui viendra intégrer votre entreprise.

Soit parce qu’il faudra remplacer une personne sur le départ qui vous donnait entière satisfaction, soit, dans le cadre d’une création, parce que les attentes et les projections sont fortes.

La recherche du profil idéal peut soudainement se transformer en quête du mouton à 5 pattes. Et les risques sont alors grands de voir le recrutement prendre du retard, devenir coûteux tant en termes financiers que pour votre équipe en place… dans le pire des cas, le recrutement pourrait même être avorté.

La liste de courses

Dès la définition du profil, soyez vigilant à l’effet « liste de courses ». Même si les attentes sont grandes, vous devez bien définir quelles sont les compétences indispensables pour le poste, et quelles sont les qualités nécessaires et celles qui seront un « atout ».

La définition du profil doit être souple. A trop chercher une personne qui coche toutes les cases, vous risquez de passer à côté de profil intéressants qui pourraient vous donner entière satisfaction sur le poste.

 

Le manque d’ouverture

Sur un marché de l’emploi qui tend à devenir de plus en plus un marché de candidats (suivant les domaines) tant les talents se raréfient, il devient nécessaire d’ouvrir le champ des possibles.

Bien entendu, certaines compétences et certains savoir-faire techniques sont plus que nécessaire pour occuper certains postes. Or on remarque que des passerelles sont possibles entre certains métiers, et entre certains domaines.

Par ailleurs, n’oubliez pas que la formation reste possible !

Intégrer une personne venant d’un domaine similaire c’est aussi la possibilité d’enrichir une équipe avec de nouvelles idées, de nouvelles pratiques, une nouvelle vision.

C’est un pari sur l’avenir qui s’avère souvent gagnant.

Le risque du copier-coller

En matière de recrutement, le copier-coller n’existe pas. Vous aimeriez remplacer un salarié ? Son clone n’existe pas, et tant mieux !

Tout comme le fait d’intégrer un candidat issu d’un domaine quelque peu différent du votre, une autre personnalité, d’autres compétences seront autant d’atouts pour votre entreprise. Vous pourrez capitaliser sur ce qui a été mis en place et le faire fructifier avec une autre vision.

Le conseil et l’accompagnement lors d’un recrutement peuvent aider à prendre la distance nécessaire pour la définition du profil, mais pour déceler aussi les talents.

Candidature spontanée : 4 faux pas à éviter !

Si le job de vos rêves ne se trouve pas à portée de clic, ne désespérez pas, et surtout, pensez à la candidature spontanée.

Non, la candidature spontanée n’est pas un coup d’épée dans l’eau. Au contraire, elle peut arriver au moment le plus opportun dans une entreprise, alors que celle-ci commence juste à réfléchir à l’ouverture d’un poste.

Mais l’envoi d’un email ne fait pas tout, bien au contraire.

Pour être percutant et que le recruteur se souvienne de vous, doublez votre candidature spontanée d’un appel, en évitant certains écueils qui pourraient être préjudiciables à votre avenir dans la société.

  1. Ne pas cibler
    Avant même d’envoyer votre candidature spontanée, interrogez-vous sur la pertinence de votre profil par rapport à l’entreprise visée. Un responsable grands comptes dans la grande distribution sera-t-il pertinent auprès d’une entreprise spécialisée sur une niche dans l’énergie ?
    Prenez le temps de bien connaître l’entreprise dans laquelle vous postulez, d‘étudier les postes qu’elle pourrait proposer et d’adapter votre CV et votre lettre de motivation en fonction.
  2. N’envoyer qu’un CV
    Erreur ! Puisque vous ne postulez pas un poste précis, il faut penser à argumenter et motiver votre candidature spontanée. Vous n’êtes bien entendu pas obligé de vous fendre d’une page complète, un mail de quelques lignes bien écrit peut faire l’affaire. Et ce surtout si vous avez pris le temps de faire un petit travail de recherche sur l’entreprise et ses métiers en amont, vous aurez les mots percutants pour retenir un temps soit peu l’attention du recruteur.
  3. Ne pas se renseigner en amont
    Pour que votre appel soit percutant, faites votre enquête avant d’appeler, surtout si vous voulez passer le filtre du standard.
    Dans une entreprise, essayez de trouver le nom d’un(e) chargé(e) de recrutement.
    Dans un cabinet de recrutement, il y a peu de chance que vous puissiez vous entretenir avec un consultant directement, et un chargé de recherche sera plus à même de vous renseigner.
  4. Ne pas savoir où on va
    Votre appel aura un but : rappeler votre candidature à votre interlocuteur et lui donner les informations dont il a besoin pour se faire une idée rapide de votre profil.
    Votre projet professionnel doit être clair, vous devez savoir où vous voulez aller.
    Dans la lignée du conseil suivant, soyez factuel. Que ce soit dans votre mail, votre lettre de motivation ou au téléphone, n’oubliez pas que votre candidature ne va pas répondre à un besoin, et l’on vous accordera très peu de temps (voire même, on rechignera à vous en accorder).
    Clarté et précision sont alors vos maîtres-mots. Donnez au recruteur les éléments les plus pertinents pour lui : votre mobilité, votre rémunération, autant d’éléments qui ne se trouvent ni dans votre CV, ni dans votre lettre et qui apporte la valeur ajoutée à votre appel.
    Cela sera d’autant plus apprécié.

 

Envie de relever un nouveau challenge ? Découvrez toutes nos offres d’emploi.

Nucléaire : opérations démantèlement en Allemagne et en Italie

Alors que la France entend réduire la part du nucléaire dans son mix énergétique, l’Italie et l’Allemagne, elles, ont déjà démarré le démantèlement de certaines centrales. Reportage de notre envoyé spécial.

Réduire la part de l’énergie dans le mix énergétique, de 75 à 50 %, d’ici à 2025 : c’est l’objectif de la France. On estime que 17 réacteurs sur les 58 du parc devraient fermer. Un démantèlement complexe, long et coûteux mais possible. Nous sommes allés chez nos voisins, l’Italie et l’Allemagne, qui démontent déjà leurs installations.

 -

En Allemagne : « Le plus gros projet au monde »

Le long de l’autoroute qui mène de Berlin à la centrale nucléaire de Greifswald, sur les rives de la mer Baltique, des centaines d’éoliennes ont poussé dans les champs. L’Allemagne n’a plus le choix. Elle qui a décidé de renoncer progressivement au nucléaire, à la suite de la catastrophe de Fukushima, doit trouver d’autres sources d’énergie que l’atome. L’Allemagne s’est reportée sur le gaz, le charbon mais surtout le soleil et le vent qui lui fournissent 33 % de ses besoins énergétiques. Aujourd’hui, seuls huit réacteurs sont encore en activité, mais ils devront s’arrêter en 2022.

Anticipant la fin du nucléaire, la centrale de Greifswald (et ses six réacteurs) a appuyé sur le bouton stop en 1990, au lendemain de la réunification. « C’est le plus gros projet de démantèlement au monde et nous avons prouvé, vingt ans après le début des travaux, que ces opérations peuvent se faire en toute sécurité », lance, pas peu fier, le PDG du site, Henry Cordes. « Les Français nous ont demandé conseil pour le démantèlement de la centrale de Chooz », ajoute Eberhard Thurow, responsable des activités internationales au sein d’EWN, la société chargée du démantèlement.

Jusqu’à 15 000 salariés

Du temps de sa splendeur, la centrale employait près de 15 000 salariés. Seulement 860 se pressent aujourd’hui dans les immenses couloirs du site. Un vrai labyrinthe où il faut littéralement se mettre à nu pour pouvoir entrer. Le visiteur, doté d’un dosimètre pour mesurer en temps réel la radioactivité, est invité à enfiler une combinaison, des sous-vêtements prêtés par l’usine, des chaussures de protection, un casque et des gants. Malgré le ton rassurant de nos hôtes qui nous jurent que les lieux sont « sous contrôle », on n’en mène pas large lorsqu’on piétine devant le sarcophage en béton qui abritait la cuve et les générateurs de vapeur hautement radioactifs. « Flippant », me souffle mon voisin.

Les déchets sont stockés sur place

Avant de démonter ces pièces maîtresses, EWN a répété étape par étape chaque opération. Les salariés se sont rodés sur une maquette à taille réelle. Pour sortir les cuves qui pèsent plus de 200 t, une grue spéciale a dû être conçue. Robots découpeurs, cisailles géantes, torche à plasma, scie sabre, laser… les ouvriers disposent d’une panoplie d’outils pour décaper, poncer, aspirer la moindre poussière radioactive. Pour l’instant, les déchets sont stockés sur place, dans l’attente que l’Allemagne se dote d’un site national de stockage. EWN a déjà décontaminé près des deux tiers de la centrale et a dépensé plus de 3 milliards d’euros. La facture finale devrait atteindre le double.

La société pense pouvoir achever le chantier d’ici dix ans. Mais sans attendre, elle tente d’attirer sur place des industriels qui n’ont rien à voir avec le nucléaire. Cinquante entreprises y sont déjà installées : des sociétés de chimie, de manutention, de mécanique. Il y a quelques années, une entreprise de fabrication d’éoliennes y avait même élu domicile.

En Italie, un musée à la place du réacteur

Mise en service en 1964, Garigliano figure en Italie parmi les doyennes des centrales nucléaires. Et c’est l’une des plus vieilles au monde en phase de démantèlement. Alors qu’en France la fermeture de Fessenheim fait toujours débat, l’Italie a tourné la page il y a trente ans. A l’issue d’un référendum organisé un an après Tchernobyl, qui a dit non à l’atome. Garigliano, à l’arrêt depuis 1978 à la suite d’un problème de turbine, n’a jamais redémarré.

Un demi-siècle après sa construction, une équipe de soixante-dix personnes est chargée de décontaminer les lieux. A deux heures au sud de Rome, on accède à la centrale par une petite route bucolique qui traverse des vergers et des fermes où l’on fabrique la célèbre mozzarella di buffala.

Aux pieds des montagnes se détache soudain l’immense dôme blanc de Garigliano, qui abrite le coeur du réacteur et fait un peu penser à la Géode. Lorsqu’on découvre la salle des machines, nous voilà replongés dans les années 1960. Ces centaines de boutons, de manettes et d’écrans obsolètes font penser à un vieux film de James Bond quand sévissait la guerre froide. Mais en 2017, on ne plaisante pas avec la radioactivité. Pour pénétrer à l’intérieur du site, prière de porter des protections. Lorsqu’on ressort d’une salle où sont entreposés des déchets radioactifs dans de gros fûts en acier hermétiquement scellés, on ne se fait pas prier pour poser ses mains et ses pieds dans un détecteur. Et l’on attend fébrilement que la machine affiche « not contaminated ». Car même si les barres de combustible de l’ancienne centrale ont depuis longtemps été envoyées au centre de retraitement de La Hague, en France, pour y être vitrifiées, le coeur de Garigliano reste radioactif.

La Sogin, chargée des opérations, a mis six mois, à l’aide d’un robot, pour nettoyer la cheminée de 90 m afin d’en extraire les résidus de béton potentiellement contaminés. Mais le gros du chantier est à venir pour permettre à l’eau de circuler de nouveau dans la piscine de refroidissement du réacteur, encore trop irradiant pour être démantelé à l’air libre. Selon Fabrizio Scolamacchia, l’un des responsables, il faut « restaurer le système électrique, la tuyauterie, les pompes ». Un défi technique pour les salariés. « D’autant qu’il n’y en a que deux sur soixante-dix qui ont connu la centrale en fonctionnement », souligne Lamberto Matteocci, directeur technique de l’autorité de sûreté nucléaire italienne. « C’est pourquoi nous poussons les opérateurs à ne pas tarder à démanteler lorsqu’une centrale est mise à l’arrêt car les circuits vieillissent et l’on finit par perdre la mémoire du site », insiste Thierry Charles, de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français.

Bien sûr, démanteler a un coût : 7 millions d’euros pour les huit installations italiennes. Ce prix, chaque Italien le paye à travers sa facture d’électricité : en moyenne 6 euros par consommateur et par an. En 2011, à l’époque où Nicolas Sarkozy vantait à son homologue italien l’excellence du nucléaire « made in France », nos voisins transalpins ont redit massivement non à l’atome à l’issue d’un nouveau référendum, quelques mois après Fukushima.

A Garigliano, les hirondelles font leur nid

Pour se fournir en énergie, l’Italie importe aujourd’hui du gaz, utilise l’hydroélectricité de ses barrages, a investi dans le solaire et l’éolien mais continue à importer de l’électricité nucléaire française ! Que deviendra Garigliano, où les hirondelles ont commencé à faire leurs nids sous les arches de béton ? En 2045, quand le site sera entièrement décontaminé, l’Italie souhaite y ouvrir… un musée du nucléaire. Tout un symbole.

Publié initialement sur Le Parisien le 20/10/2017

5 astuces pour une lettre de motivation efficace

En tant que cabinet de recrutement, pour les postes que nous gérons, nous demandons systématiquement un CV et une lettre de motivation.

Or, dans les faits, nous nous attachons d’abord à étudier votre CV.

Nous ne regarderons la lettre de motivation que dans des cas très précis :

  • si le CV est intéressant, même s’il n’est pas totalement dans le scope de la mission proposée
  • si le CV soulève une interrogation : changement de carrière, période blanche dans le parcours …

Dans un cas comme dans l’autre, la lettre de motivation apparait comme l’outil qui permettra au recruteur de vous considérer comme un bon candidat pour le poste et de voir votre CV remis en avant. Voici quelques conseils à mettre en pratique pour que votre lettre de motivation devienne votre botte secrète.

  1. Parlez de l’entreprise et ses enjeuxTout simplement car parler de l’entreprise c’est démontrer que vous vous y êtes intéressé un tant soit peu. Site internet, page Linkedin, vous ne manquez pas de ressources pour avoir des informations clés à mettre dans votre premier paragraphe et ainsi montrer au recruteur que vous connaissez votre sujet.
    Ne négligez pas la phrase d’accroche, c’est elle qui donnera au recruteur l’envie d’aller plus loin.
    Mais surtout évitez les phrases toutes faites du genre : « Vous êtes un acteur majeur, leader dans votre secteur », tentez au mieux de vous baser sur des faits.
  2. Projetez-vous dans le poste.

    Profitez-en pour vous projeter dans le poste, démontrer que vous en avez saisi les enjeux et faites le lien avec votre parcours. Oui, vous pouvez faire ici des suggestions, faire des parallèles avec vos réalisations et même avec vos hobbies. Un seul mot d’ordre dans une lettre de motivation : personnalisez ! Elle doit vous ressembler et vous vendre, aussi n’en faites pas un catalogue de compétences, ni une liste de banalités vous concernant.
    Si vous avez un parcours atypique, si vous changez de voie, c’est le moment d’expliquer vos choix et en quoi vos compétences et votre formation sont cohérents par rapport au poste que vous visez.

  3. Donnez des exemples concrets

    Non, votre lettre de motivation n’est pas un CV, elle est là comme appui ou illustration de ce dernier. N’évoquez donc que des exemples concrets qui peuvent rassurer le recruteur sur votre légitimité sur le poste et lui permettent d’évaluer vos compétences.

  4. Soignez l’orthographe et votre expression

    Si les fautes d’orthographes peuvent être facilement évitées sur un CV, c’est une autre paire de manches sur une lettre de motivation… Alors relisez-vous et faites vous relire absolument car les fautes sont autant de points négatifs, même sur une candidature qui semble correspondre en tous points.
    En termes de style, exit les phrases longues ! Si elles font plus de 2 lignes, vous avez 9 chances sur 10 de perdre votre interlocuteur en route. En étant concis et simple, votre discours sera également beaucoup plus dynamique et facile à comprendre. Choisissez habilement votre vocabulaire pour ne pas tomber dans la facilité, et évitez le copier-coller des phrases toutes faites que les recruteurs ont lu 100 fois. Cette lettre de motivation est un atout supplémentaire sur votre CV, soyez-vous-même !

  5. Concluez de manière positive et engageante

    A l’instar de la phrase d’accroche qui donne envie de poursuive la lecture, votre conclusion donnera au recruteur l’envie – ou pas – de vous contacter.
    Soyez engageant, faites part de vos disponibilités pour un échange de vive voix ou rappelez votre motivation sur le poste.

 

 

Envie de relever un nouveau challenge ? Découvrez toutes nos offres d’emploi.

5 minutes pour cerner la personnalité d’un candidat

Si un candidat est assis en face de vous pour un entretien, c’est que, sur le papier, son savoir-faire correspond au poste. C’est donc également sa personnalité qui risque de faire pencher la balance, d’un côté comme de l’autre.

Vous n’attendez certes pas les mêmes qualités d’un commercial que d’un comptable ou encore d’un manager d’équipe, mais voici quelques conseils pour cerner rapidement la personnalité de votre candidat.

Le dynamisme corporel

On ne parle pas ici du stress qui fait que votre candidat, mal à l’aise, peine à trouver une position confortable sur sa chaise. Il s’agit plutôt de sa poignée de main, mais aussi de la façon dont il va vous suivre dans votre bureau : est ce qu’il vous suit dans les escaliers ou l’avez-vous laissé 3 pas derrière en quelques mètres ? Autant d’attitudes qui peuvent démontrer de l’engagement de votre candidat

L’enthousiasme

« Quelle est votre plus belle réussite ?» ou « Comment faites-vous pour garder vos compétences à niveau ? » sont 2 types de question pour mesurer l’enthousiasme de votre candidat vis-à-vis de son métier. L’idée n’est pas de voir dans quelle mesure il peut se vendre, mais de connaître son implication dans un projet.

En effet, un candidat passionné saura donner le meilleur de lui-même et cherchera toujours à aller de l’avant pour s’améliorer. Votre avantage ici est de découvrir une personne qui sera efficace et pro-active à son poste.

La remise en question

« Quel est votre pire souvenir/plus grosse difficulté ? ».

Cette question permet de connaître la prise de recul de votre candidat, car on apprend aussi bien de ses échecs que de ses réussites.

Qu’il s’agisse de gestion de délai ou même de personnalités au sein d’une équipe, vous serez alors en mesure de tester sa maturité et sa capacité à rebondir suite à cette mauvaise expérience.

« Connais-toi toi-même »

Certes, en demandant à un candidat quels sont ses défauts et ses qualités, vous pouvez vérifier que ses principales « soft skills » correspondent au profil que vous recherchez, mais la question poursuit 2 autres objectifs.

Tout d’abord, être en mesure de répondre à la question « donnez-moi 3 de vos défauts et 3 qualités » ou « Comment vos collègues vous perçoivent-ils ? », prouve que le candidat se connait bien lui-même. C’est un facteur essentiel pour bien travailler en équipe et interagir avec ses collègues.

Par ailleurs, connaître ses défauts permet de mettre en place les mécanismes ou les process nécessaires pour les contourner et être le plus efficient possible à son poste. Vous pouvez ainsi demander au candidat comment il gère son stress, ou s’il n’aime pas être interrompu pendant une tâche, comment il réagit.

Où vous voyez nous dans 5 ans ?

Il y a 2 types de réponses qui peuvent vous éclairer sur la vision du candidat sur sa carrière et son implication dans votre société :

Micro : le candidat vous parle de son poste et de ses futures responsabilités.

Macro : il imagine le devenir de l’entreprise et la manière dont il peut apporter sa pierre à l’édifice.

Une troisième possibilité : il vous parle de ses ambitions personnelles et de l’achat d’une maison.

En fonction du type de poste pour lequel le candidat assis en face de vous se porte candidat, sa vision pourra vous éclairer sur sa capacité à s’investir et relever les challenges que vous lui présenterez.

 

Retard des énergies renouvelables en France : des réglages s’imposent

Globalement, la France n’atteindra pas ses objectifs européens d’énergies renouvelables en 2020. A l’aube des discussions concernant la programmation pluriannuelle de l’énergie pour la période débutant en 2023, les professionnels réclament des mesures pour rectifier le tir.

Cocorico. Selon le Panorama trimestriel de l’électricité renouvelable, publié jeudi par les gestionnaires de réseaux RTE et Enedis, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) et l’Association des distributeurs d’électricité en France (Adeef), les énergies vertes (éolien, solaire, hydroélectricité, biomasse) ont couvert 22,1% de la consommation électrique française au deuxième trimestre 2017. Ce bon résultat repose essentiellement sur le solaire et l’éolien.

En effet, si plus de la moitié des 46.853 mégawatts (MW) du parc renouvelable électrique français au 30 juin 2017 est couvert par les barrages hydrauliques (54%), l’éolien et le solaire représentent 94% des nouvelles capacités installées au deuxième trimestre.

Pourtant, il y a quelques semaines seulement, sur la base des chiffres enregistrés pour l’année 2016, le Commissariat général au développement durable (CGDD) alertait une nouvelle fois sur le retard français par rapport aux objectifs européens fixant l’objectif à 23% du mix énergétique.

Pourquoi ces sons de cloche divergents ? Les chiffres trimestriels ne concernent que l’électricité, alors que les chiffres annuels de 2016 portent sur toutes les énergies renouvelables, transports et chaleur renouvelable inclus.

19% de renouvelables dans le mix énergétique en 2020 au lieu des 23% prévus

Toutes énergies confondues, la France compte 15,7% de renouvelables.

Le taux de progression de +0,9% observé pour l’année 2016 conduit à 19% en 2020 au lieu des 23% prévus, rappelle Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables (SER).

Le transport doit comporter 10% de renouvelables en 2020, dont 7,5% de biocarburant incorporés dans l’essence et le diesel. On est déjà à 7%, auxquels s’ajoute 1% d’hydroélectricité, qui alimente directement la SNCF. « Je ne vois pas comment on pourrait faire beaucoup mieux, observe Jean-Louis Bal. On a fait le plein avec les biocarburants de première génération et ceux de deuxième génération ne sont pas encore là. »

Pour l’électricité seule, nous sommes en bonne voie pour rattraper en partie le retard. « En partie seulement, nuance Jean-Louis Bal, car il manquera dans tous les cas les 6000 mégawatts d’éolien offshore prévus. » Seuls 3000 MW ont en effet été attribués lors des rounds 1 et 2, et encore ces parcs n’entreront pas en production avant 2021 dans le meilleur des cas. Il se murmure même qu’ils pourraient ne jamais sortir de l’eau, les coûts auxquels ils ont été attribués étant deux fois plus élevés que ceux des derniers appels d’offres en date attribués en Mer du Nord.

En dehors de ce (gros) retard, les filières électriques se portent correctement. Leurs performances du deuxième trimestre 2017 sont contrastées : les raccordements éoliens ont été dynamiques, proches de la fourchette basse prévue par la programmation pluriannuelle de l’énergie pour 2018. Dans l’éolien, le parc atteignait au 30 juin 12.341 MW, soit 82,3% de ses objectifs fixés à 15.000 MW pour 2018. En revanche, la production a été faible en raison d’une météo peu venteuse. La situation est exactement inverse en ce qui concerne le solaire : l’ensoleillement a été propice à la production, mais les raccordements de nouvelles installations ont été à la traîne. Le parc installé est de 7.064 MW, soit 69,3% de l’objectif de 2018, fixé à 10.200 MW.

Le solaire bridé par rapport à l’éolien ?

De quoi alimenter les revendications de Daniel Bour, qui préside le syndicat solaire Enerplan. « Il est incompréhensible que la filière la plus compétitive – le solaire, avec un prix qui peut descendre en France à 55 euros le mégawattheure – soit nettement plus bridé en volume que l’éolien. On a besoin d’espace et de volumes pour développer la filière », s’emporte-t-il. Pour le photovoltaïque, les appels d’offres, des processus complexes et coûteux pour les porteurs de projets, sont en effet obligatoires à partir de 100 kilowatt (kW). Dans l’éolien, c’est à partir de 18 mégawatts (MW) seulement. Ce qui permet aux porteurs de projets situés sous ces plafonds de connaître les tarifs auxquels ils vont pouvoir vendre leur production. Alors que les discussions concernant la prochaine programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) portant sur la période 2023-2028 sont sur le point de débuter, il plaide donc pour « remettre le curseur au milieu entre l’éolien et le solaire ». Concrètement, Enerplan réclame une révision à la hausse du seuil des appels d’offres à 1 MW, soit dix fois plus élevé qu’aujourd’hui.

A en croire Jean-Louis Bal, l’éolien ne serait pas tout à fait à la fête non plus. Certes, 2016 a été un crû d’exception après des années moroses, mais « les projets font face à de plus en plus de problèmes d’acceptabilitéce que les professionnels doivent mieux appréhender ».

Sanctionner les projets fantaisistes

Les deux syndicats s’accordent sur deux points : la France n’atteindra pas ses objectifs européens pour 2020 ni ceux fixés par la PPE pour 2018 et doit se remettre en selle pour 2030. Parmi les mesures à prendre pour ce faire, outre la simplification des procédures permettant de réduire les délais nécessaires pour faire sortir les projets de terre et plus encore de mer (notoirement supérieurs à ceux des autres pays européens) et la limitation des recours, il faudrait prévoir des pénalités pour les projets lauréats d’appels d’offres mais qui ne verront jamais le jour. Une façon d’éviter des projets fantaisistes, qui contribuent de surcroît à en éliminer de plus réalistes présentant des coûts plus élevés.

Publié initialement sur La Tribune le 22/09/2017

Rémunération : faut il faire monter les enchères ?

Recruteurs depuis 15 ans, nous sommes réalistes : le salaire peut parfois constituer le nerf de la guerre lors d’un recrutement : il peut être l’impulsion qui confirmera l’attrait d’un poste, ou le signal qui vous fera refuser une offre. Dans tous les cas, il faut absolument en parler et être tout à fait transparent sur vos attentes.

En parler

Tout d’abord, il convient d’arriver en entretien en ayant fait ses devoirs : si vous changez de branche, prenez quelques minutes avant l’entretien pour rechercher des informations sur la rémunération du secteur, ou du moins sur ce type de poste.
Si vous restez dans des missions similaires dans le même domaine, soyez au clair sur vos salaires, vos primes et autres avantages. Ce seront autant d’éléments à faire peser dans la balance.

Si vous êtes sur un poste similaire, vous pouvez alors peut-être prétendre à plus que ce que vous gagnez aujourd’hui, sans dépasser les 15%. Ne soyez pas trop gourmand, le recruteur ne pourrait pas apprécier que vous vous surévaluiez.

Le mieux est de laisser ce dernier aborder ce sujet. Un entretien se termine, et ne devrait pas se terminer sans que le sujet du salaire ne soit abordé, et il est plus simple de négocier si vous savez ce que l’autre « a dans sa manche ».

Si le recruteur ne parle pas de la rémunération, il ne sera pas offusqué que vous lui demandiez ce qu’il en est. L’idéal est de le laisser annoncer le salaire envisagé pour le poste, et que vous lui indiquiez une fourchette de rémunération, plutôt qu’un chiffre précis. Cela laisse une porte ouverte pour la négociation.

Les autres avantages

N’oubliez pas que le salaire ne fait pas tout.

La rémunération peut englober des primes, variables, 13eme salaire et surtout, d’autres avantages peuvent être négociés. Surtout ne fermez pas la porte si le salaire indiqué peut vous sembler juste par rapport à vos prétentions car tout se négocie d’une part (dans la limite des grilles salariales pour les grands groupes), mais les à-côtés ne doivent pas être négligés.

Vous pouvez également gagner en qualité de vie, ou même négocier un 4/5e si la négociation sur le salaire n’est pas possible.

Jouer la montre avec son employeur

Si vous êtes déjà en poste, le changement de poste peut être l’occasion de négocier une augmentation de salaire avec votre employeur actuel.

Attention, cependant, il s’agira d’être prudent, car à jouer la montre et faire monter les enchères vous prenez 2 risques :

  • Celui que votre futur employeur perde patience et finisse avec une piètre opinion de vous. Votre intégration en entreprise ne se fera peut-être pas sous les meilleurs auspices.
  • Le second risque est la méfiance que votre démarche pourra engendrer chez votre employeur actuel. Si vous restez finalement sur votre poste, vous aurez tout de même envoyé le signal que vous êtes à l’écoute et pouvez saisir l’opportunité de partir à nouveau.

 

Envie de relever un nouveau challenge ? Découvrez toutes nos offres d’emploi.

Ne laissez pas filer le bon candidat à cause du salaire !

Loin de dire que le salaire constitue le nerf de la guerre dans un recrutement, il sera en mesure de clairement faire peser la balance… d’un côté ou de l’autre.

Il serait dommage de ne pas attirer les bons candidats, ou pis, de laisser filer une pépite pour une question de rémunération.

Initiative et transparence

Soyons francs, les candidats veulent savoir quelle sera la rémunération d’un poste, et cette information, c’est vous qui la détenez. Alors pourquoi jouer le suspense en fin d’entretien ? Ne pas aborder le sujet du salaire est une situation qui stresse les candidats n’osant pas poser la question. Et pour cause, on leur répète souvent que cette question pourrait donner l’impression qu’ils ne s’intéressent pas au contenu du poste !

Jouez franc jeu et abordez la question en premier, en annonçant la rémunération ou la fourchette prévue pour ce poste, sans omettre les avantages éventuels.

Certes, cela pourrait en inciter certain à gonfler leurs prétentions en fonction de ce que vous pourriez proposer, mais les témoignages que nous recevons de nos candidats nous montrent qu’ils sont soulagés et surtout apprécient la franchise d’un employeur qui ne tourne pas autour du pot.

 

Quelle est la bonne rémunération ?

Toutefois, avant même d’arriver en entretien, reste à savoir si la rémunération que vous proposez est en adéquation avec le marché. Nous en parlions il y a quelques temps, le marché de l’emploi dans l’énergie, et plus particulièrement dans les énergies renouvelables tend à devenir un marché de candidats. De fait, il serait dommage de laisser filer les meilleurs candidats parce que la rémunération que vous envisagez rend votre annonce invisible dans les moteurs de recherche, ou même ne les incite pas à partir de leur employeur actuel.

Au-delà des conseils que pourrait vous prodiguer un partenaire en recrutement s’il connait le marché, sachez qu’il est possible de faire un benchmark salarial afin de vous donner une image précise de la rémunération de certains postes sur votre marché.

ELATOS peut vous accompagner pour vous donner une vision claire de ce qui se pratique. Cette connaissance pourra d’une part rendre attractive votre emploi, mais ce sera également peut-être l’occasion de mettre en place les mesures nécessaires pour retenir vos meilleurs talents.

8e Colloque National Eolien – édition 2017

Toute l’équipe ELATOS a été très heureuse de faire partie du 8e Colloque National Eolien organisé par France Energie Eolienne.

Heureuse de rencontrer les acteurs et partenaires grâce auxquels l’éolien français est actuellement en plein essor.

Revivez avec nous ces 2 jours d’échanges et de rencontres.

 

Energies renouvables : Hulot annonce une baisse des prix du raccordement

L’État va prendre en charge les coûts de raccordement des installations de production de biogaz à hauteur de 40%, et jusqu’à 40% pour l’électricité renouvelable, afin d’en faciliter le déploiement sur le territoire, a annoncé lundi [25/09] Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire.

«Afin de permettre un déploiement des énergies renouvelables plus équilibré sur le territoire, y compris dans les zones rurales éloignées des réseaux de distribution, les coûts de raccordement aux réseaux des installations de production d’électricité renouvelable ou de biogaz injecté dans le réseau de gaz seront considérablement réduits», a déclaré Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique et solidaire dans un communiqué. Le ministre, qui veut prendre à la charge de l’État 40% des coûts de raccordement des installations de production de biogaz, ajoute que ces coûts étaient jusqu’ici entièrement à la charge des producteurs, ce qui pouvait poser problème en zone rurale lorsque la source méthanisable était trop éloignée du réseau.

2050: l’année de la neutralité carbone?

Les coûts de raccordement des installations de production d’électricité à partir d’énergies renouvelables seront quant à eux prix en charge jusqu’à 40% par l’Etat, en fonction de la taille des projets, précise Nicolas Hulot, le soutien le plus important allant aux petites et moyennes installations. «Le niveau de réfaction (baisse du prix) diminue avec l’augmentation de la puissance de l’installation, pour favoriser le foisonnement nécessaire à la transition énergétique ainsi que le développement de l’autoconsommation par le déploiement de petites et moyennes installations de production d’énergies renouvelables», explique le ministre. Le Plan climat du gouvernement vise la neutralité carbone à l’horizon 2050.

Source : Le Figaro du 25/09/2017

Nucléaire : EDF renonce à être compétitif face aux énergies vertes

La chute des coûts dans le solaire et l’éolien amène le groupe public à revoir ses objectifs.

Dans quelle mesure les nouvelles centrales nucléaires peuvent-elles être compétitives ? EDF est en train de changer de discours sur le sujet. Sans le clamer officiellement, les dirigeants de l’entreprise estiment dorénavant difficile, voire impossible, que les futurs réacteurs nucléaires produisent des électrons à un coût plus faible que les nouvelles centrales éoliennes ou solaires. Ce qui n’empêche pas le groupe de défendre toujours bec et ongles l’intérêt d’investir dans le nucléaire, en particulier dans l’EPR, son nouveau modèle.

Pendant longtemps, l’entreprise publique, chef de file français de la filière atomique, affirmait que le nucléaire était et resterait durablement l’énergie la moins coûteuse. En janvier, Xavier Ursat, patron du nouveau nucléaire chez EDF, ­répétait encore ce mantra. Selon lui, l’« EPR nouveau modèle » en préparation chez EDF et Areva, optimisé par rapport aux réacteurs en chantier en Chine, en Finlande et à Flamanville (Manche), avait en la matière un objectif précis : « Qu’il coûte moins cher en euros par kilowattheure que la moins chère des énergies renouvelables installée au même ­endroit à cette époque-là. »

Revenant sur le sujet mardi 19 septembre à l’occasion d’une rencontre avec la presse, M. Ursat a refusé de répéter cette formule, et mis en avant un autre objectif, moins ambitieux. Le nouvel EPR, a-t-il expliqué, doit être « compétitif par rapport aux énergies fossiles », comme le charbon ou surtout le gaz. L’idée de produire une électricité meilleur marché que les énergies renouvelables a clairement disparu.

Changement de discours

Le groupe EDF a-t-il renoncé à ce que ses futures centrales nucléaires soient compétitives par rapport à l’ensemble des énergies possibles ? Interrogé, le PDG, Jean-Bernard Lévy, s’est refusé mardi à prononcer le mot « renoncer » ou« abandonner ». À ses yeux, le nucléaire et les énergies renouvelables ne doivent pas être opposés, car ils ne sont pas en concurrence directe : le nucléaire peut fournir du courant en permanence, nuit et jour, alors que le soleil ou le vent ne sont disponibles que de façon intermittente. Tant qu’il n’est pas possible de stocker l’électricité à un coût non-prohibitif, un pays ne peut pas se reposer uniquement sur les panneaux solaires ou les éoliennes. Il doit disposer d’autres sources d’énergie. Et en l’occurrence, « le choix est entre les fossiles et le nucléaire », souligne M. Lévy.

Ce changement de discours qu’EDF peine à assumer n’est pas illogique. Il s’explique par les évolutions contraires des coûts du nucléaire et des énergies « vertes ». Côté nucléaire, les nouvelles centrales sont soumises à des contraintes techniques de plus en plus lourdes, pour éviter de nouveaux accidents comme Tchernobyl ou Fukushima. Ce renforcement de la sûreté se traduit par des coûts de plus en plus élevés. Les énormes difficultés rencontrées sur les chantiers des premiers EPR en Finlande et en France, et les dérives financières qu’elles ont entraînées, ont aussi obligé EDF à relever ses estimations de coûts.

Le solaire et l’éolien reviennent de moins en moins cher

Côté solaire et éolien, le mouvement est inverse. Ces énergies reviennent de moins en moins cher au fur et à mesure que les technologies s’améliorent, et que les filières industrielles montent en puissance. La baisse des prix est spectaculaire. Le dernier appel d’offres lancé par la Grande-Bretagne pour installer des éoliennes en mer l’a montré de façon très nette, le 11 septembre. Deux des projets retenus affichent un prix de 57,5 livres par MWh, soit environ 63 euros, du jamais-vu en la matière.

Ces projets, qui commenceront à produire de l’électricité d’ici à 2023, « sont désormais 50 % moins chers que lors de la première enchère tenue en 2015 », a souligné le ministère britannique de l’énergie. À ce prix, les nouveaux champs éoliens britanniquesnécessitent moins de subventions que l’énorme centrale nucléaire que doivent construire EDF et son partenaire chinois à Hinkley Point : le prix d’achat de l’électricité produite par la centrale, garanti à EDF par le gouvernement britannique pendant trente-cinq ans, s’élève à 92,5 livres par MWh (104 euros actuels).

Article rédigé par Denis Cosnard, publié sur Le Monde

Eolien en mer : l’Europe précurseur

L’Europe joue un rôle précurseur en matière d’éolien en mer avec 3.230 machines raccordées en 2015, soit plus de 90% de la puissance totale installée dans le monde, souligne un rapport de l’Ifremer rendu public lundi.

La puissance générée par les éoliennes en mer installées en Europe atteint 11.000 MW, précise l’Ifremer (Institut de recherche pour l’exploitation de la mer) dans sa dernière édition des «Données économiques maritimes françaises».

Le Royaume-Uni en tête

Le Royaume-Uni représentait à lui seul 46% de la puissance mondiale installée en 2015, l’Allemagne 30% et le Danemark 11,5%. En Europe, il s’agit d’éolien posé dans la quasi-totalité des cas, selon ce rapport de 120 pages.

Et la France ? Elle n’a pas encore d’éoliennes en mer, mais prévoit d’attribuer jusqu’à 6.000 mégawatts (MW) de projets d’ici à 2023, en plus des 3.000 MW qui devraient être en service à cette échéance.

Hors Europe, la Chine constitue le quatrième marché mondial, la puissance installée ayant dépassé les 1.000 MW fin 2015, soit 8% du total mondial, selon l’Institut.

L’éolien flottant ne fait encore l’objet que de quelques projets pilotes en Europe et notamment en Norvège, Ecosse, Portugal et France, souligne le rapport, qui confirme l’évolution globale positive de l’économie maritime française, en lien avec la reprise économique mondiale.

De quoi pousser l’économie maritime française ?

Selon des données de 2013 –année la plus récente permettant une synthèse des données– l’économie maritime française employait 460.000 personnes et générait 35,6 milliards d’euros de valeur ajoutée, soit 1,5% du PIB du pays. Le tourisme littoral reste le secteur prépondérant avec la moitié de la valeur ajoutée de l’économie maritime et plus de la moitié des emplois. Ce secteur est suivi par le parapétrolier en mer avec 17% de la valeur ajoutée mais seulement 6% de l’emploi.

La construction navale, le transport maritime et fluvial, les produits de la mer sont ensuite les trois secteurs les plus importants: ils représentent chacun 7 à 9% de la valeur ajoutée et de l’emploi. La pêche professionnelle produisait un chiffre d’affaires de 1,1 milliard d’euros en 2013, pour une valeur ajoutée de près de 600 millions d’euros. Le secteur employait 10.200 personnes (en équivalent temps plein), contre 11.900 en 2005.

 

Source : 20 Minutes

Refuser une candidature : il en va de votre image de marque

Alors que « l’expérience client » devient stratégique pour chaque entreprise, on aurait tort de sous-estimer l’impact de la gestion des candidatures à une offre, ou spontanées. En effet, ces candidats peuvent devenir demain les premiers ambassadeurs de votre marque, et comme on parle d’expérience client, il faut aussi parler d’expérience candidat.

Voici quelques principes à respecter pour que le refus d’une candidature ne ternisse pas l’image qu’un candidat peut avoir de votre entreprise, image qui l’a en partie incité à postuler.

  1. Répondre
    Cela peut paraître évident, pourtant donner une réponse reste la base dans le cadre d’un refus, car un silence ne vaut pas réponse.
    Apporter une réponse à un candidat, même négative, c’est lui apporter de la considération alors qu’il a lui-même montré de l’intérêt à votre entreprise.
    Ensuite, n’oubliez pas que certains candidats sont en recherche d’emploi active et qu’il est fort décourageant de postuler « dans le vide ».
    Aussi, même si vous ne pouvez faire une réponse personnelle à tous les candidats (ce qui serait parfait bien entendu), envoyez toujours une réponse dès lors que vous avez statué sur un profil, si possible dans les 10 jours.
  2. Etre transparent
    Encore une fois, cela peut paraître évident, mais la transparence est toujours payante : soyez clair dans votre refus et ne faites pas miroiter d’autres possibilités au candidat.
    S’il ne correspond pas au poste, informez-le du refus, et remerciez le de l’intérêt porté à l’entreprise. Évitez les formulations du type « nous souhaiterions vous rencontrer afin de vous proposer d’autres opportunités », à moins d’avoir de réels projets pour le candidat.
  3. Justifier quand vous le pouvez
    Rien ne vous oblige à justifier un refus, surtout dans le cadre d’un premier tri de CV, si ce n’est que la plupart des candidats apprécient ce geste. En effet, cela leur permet d’être plus pertinent dans leur recherche d’emploi, mais contribue également à votre image de marque.
    Dans le cadre d’un refus en short-list, après des entretiens, il est bien évident que la justification est de mise, pour la simple et bonne raison que vous avez déjà eu un contact privilégié avec le candidat. Dans ce cas préférez tout de même l’appel téléphonique, bien plus personnel. Il faudra alors répondre à des questions ou à un sentiment d’injustice, aussi soyez clair mais surtout constructif dans votre réponse : vous pouvez conseiller le candidat en lui indiquant ce qu’il peut améliorer si ce type de poste l’intéresse.
  4. Signez
    Si recevoir une réponse, même négative, est déjà un point très positif dans le cadre de la recherche d’emploi d’un candidat, l’humaniser est encore mieux. Vous n’êtes pas obligé de donner l’intégralité des coordonnées de l’interlocuteur, mais indiquer par exemple le nom du consultant en charge de la mission signature d’email de refus sera bien plus chaleureux et permettra d’atténuer quelque peu la frustration du candidat.

CV – 4 infos à ne pas bâcler pour passer l’étape du tri

Si vous avez appliqué nos conseils pour tirer le meilleur parti de votre CV, savez-vous ce que les recruteurs vont vraiment regarder ?

Nous avons demandé à nos experts quelles sont les informations qu’ils regardent en premier et pour quelle raison.

  • Civilité, âge et fonction
    Cela peut paraître évident, mais les recruteurs aiment savoir à qui ils ont affaires. Par ailleurs, l’âge permet de se faire une idée sur l’expérience que vous pouvez avoir. Et non, ce n’est pas pour savoir si vous êtes marié/pouvez avoir des enfants !
    La fonction est également primordiale : elle confirme au recruteur que vous êtes un profil correspondant au poste.
  • Nom des postes occupés et entreprise
    Tout comme le titre du poste que vous recherchez actuellement, les titres de vos anciens postes sont primordiaux, si possible indiqué de manière antichronologique. Pourquoi ? « Car cela permet de s’assurer que la dernière expérience est en corrélation avec le poste visé » précise notre consultant.
    Le nom de l’entreprise est intéressant afin de voir si vous avez déjà évolué dans le même domaine, ou du moins dans un domaine approchant. Si vous ne souhaitez pas divulguer le nom de l’entreprise, indiquez à minima son domaine d’activité. C’est une information de plus pour le recruteur et une occasion de mettre des chances de votre côté.
  • Les compétences
    Si vos intitulés de poste sont une première indication quant à vos compétences, pensez à bien faire ressortir vos compétences techniques : utilisation d’un logiciel, habilitations… Sur des profils bien spécifiques, ce sont ces mots-clés que les recruteurs vont chercher en premier. L’absence de ces compétences pourra faire passer votre CV dans la pile des non-retenus, aussi soyez précis, sans pour autant être exhaustif.Quid du CV de compétences alors ?
    On voit de plus en plus de CV par compétences, mais il vous faut veiller à ce que la partie des compétences n’occulte pas vos expériences, ce qui intéresse le recruteur. Si vous faites ce choix, veillez à ce que cela s’inscrive dans le sens de la lecture.
  • Le niveau de qualification
    Même si vous avez 15 ans d’expérience et que votre savoir-faire pourrait prévaloir sur votre formation, indiquez toujours votre niveau de qualification.
    La raison en est simple : bien que vous puissiez avoir toutes les compétences requises, c’est peut-être un diplôme (type Ingénieur) qui est demandé pour le poste que vous visez.
  • Et le reste alors ?
    Vous avez passé du temps à faire votre CV, et à peser chaque mot, alors que va faire le recruteur du reste des informations ?
    Malheureusement, dans le cadre d’un premier tri : rien.
    Afin de retenir votre profil, il ne s’attardera que sur les points suscités. Le reste de votre CV sera étudié plus en détail avant l’entretien.
    Pensez qu’il ne restera que quelques secondes sur votre CV, aussi les informations primordiales pour passer le premier tri doivent être visibles et compréhensibles dès le premier coup d’œil.

    Retrouvez nos conseils pour la rédaction de CV ici.

 

Envie de relever un nouveau challenge ? Découvrez toutes nos offres d’emploi.

L’onboarding : la seconde phase du recrutement que vous ne sauriez rater…

« L’onboarding », l’autre mot pour parler de l’intégration d’un nouveau collaborateur en entreprise, devient une étape cruciale pour finaliser totalement un recrutement. Si vous pensiez que trouver la perle rare et lui faire signer un contrat de travail faisait de ce recrutement une réussite, vous n’avez en réalité fait que la moitié du chemin.

Effet, sur un marché de l’emploi qui tend à devenir un marché des candidats pour les profils confirmés, mieux vaut chouchouter ces petits nouveaux qui intègrent votre structure, et ce dès le premier jour. Si le candidat connait votre entreprise grâce au tableau dressé en entretien et via ses recherches, c’est pendant cette période (qui s’étend bien au-delà de son premier jour) qu’il pourra mesure l’écart entre les promesses faites au candidat et la réalité du collaborateur.

Surtout, ne perdez pas à l’esprit que l’intégration va jusqu’à la fin de la période d’essai, et que durant cette période, vous devez autant séduire votre collaborateur qu’il doit vous prouver que vous avez bien fait de le recruter. Et pour cause, lui aussi peut demander à prolonger sa période d’essai, voire même la rompre s’il ne se sent pas à l’aise.

Aussi sachez-vous rendre disponible dès le premier jour. Si ce n’est pas pour l’accueillir, à minima pour le voir en fin de journée et répondre à ses questions. Cela enverra un signe positif et contribuera à installer un climat de confiance entre vous et votre collaborateur.

Vous pouvez tout à fait lui préparer un mot d’accueil sur son espace de travail qui aura été préalablement préparé pour son arrivée. Il n’y a rien de plus rédhibitoire pour un nouveau collaborateur que de devoir chercher un stylo ou de ne pouvoir accéder à sa messagerie.

Si vous pouvez lui faire part de l’organisation prévue pour sa première semaine, veillez cependant à ne pas le surcharger de réunions ou d’informations : cela peut également être angoissant pour un nouveau venu !

La première semaine d’intégration aura pour but principal de donner à votre nouveau collaborateur de l’information, de créer de l’engagement et d’initier les contacts avec les principaux membres de l’entreprise avec lesquels il sera en contact. Vous pouvez tout à fait être moteur pour organiser des déjeuners informels avec différents interlocuteurs, et briefer les autres membres de l’équipe pour qu’ils puissent transmettre la culture interne.

Vous l’aurez compris, l’onboarding ou l’intégration d’un salarié est un processus qui se réfléchit en amont pour assurer un engagement et une motivation maximale.

17 réacteurs qui ferment, combien en EnR ?

Nicolas Hulot a déclaré ce lundi [10 juillet] envisager la fermeture de réacteurs nucléaires, « jusqu’à 17 ». Si cet objectif s’appuie sur une grande inconnue, —la consommation électrique en 2025—, le développement de l’éolien, du solaire et de l’hydroélectricité reste indispensable.

Après avoir éludé le sujet lors de la présentation de son plan climat jeudi, Nicolas Hulot s’est engagé ce lundi à fermer des réacteurs nucléaires pour tenir l’objectif de ramener à 50 % la part de l’atome dans la production d’électricité à l’horizon 2025. Sans se hasarder à donner un chiffre précis, afin de se laisser le temps de « planifier les choses », le ministre de la Transition écologique a toutefois déclaré que le parc français, qui compte actuellement 58 réacteurs, pourrait se priver d’un périmètre couvrant « jusqu’à 17 » d’entre eux.

La perspective haute de Nicolas Hulot, —17 réacteurs—, est un minimum pour la Cour des comptes. En février 2016, le gendarme des finances publiques avait estimé que l’objectif de 50 %, prévu par la loi sur la transition énergétique adoptée en 2015, allait conduire à la diminution d’un tiers de la production nucléaire, soit l’équivalent « de 17 à 20 réacteurs ».
Quel que soit le nombre définitif retenu, la réduction de la part du nucléaire dans le mix électrique conduira nécessairement à développer les énergies renouvelables, même si cela représente de nombreux défis, notamment en matière de stockage. L’éolien et le solaire « sont des énergies fatales – qui arrivent quand les conditions météorologiques sont favorables – donc on est obligé d’avoir autre chose » en complément, pour prendre le relais,souligne François-Marie Bréon, chercheur au laboratoire des Sciences du climat et de l’environnement.

Si l’on prend les 17 réacteurs les plus anciens du parc français, c’est une capacité totale de 15GWe qu’il faut compenser. Bien que les pouvoirs publics envisagent une diversification des sources (éolien offshore, méthanisation…), l’hydroélectricité, l’éolien terrestre et le solaire devraient encore représenter en 2025 plus des trois-quarts de la production en énergies renouvelables. Au jeu des comparaisons, la disparition de 17 réacteurs correspond, selon nos calculs, à la production de 1 400 installations hydroélectriques, de près de 6 600 éoliennes terrestres ou encore de 3 730 000 installations solaires.

 

Or, l’ordre de grandeur de 17 à 20 réacteurs, que l’on retrouve également dans un rapport publié en 2014 par la commission des finances de l’Assemblée, est purement théorique : il s’appuie sur l’hypothèse d’une consommation et d’une exportation d’électricité constante par rapport à 2012, hypothèse jugée la plus probable par les experts.

Toujours est-il que le gouvernement opère en terrain miné, entre nécessité énergétique et conséquences sociales des fermetures. « Chaque réacteur a une situation économique, sociale et même de sécurité très différente », a tenu à souligner lundi le ministre, indiquant vouloir mener les fermetures de manière « non symbolique » et « non dogmatique ». Le souvenir de Fessenheim, dont la fermeture promise par François Hollande a été repoussée avant d’être difficilement actée dans les derniers jours du quinquennat, est encore dans toutes les têtes.

 

Article publié initialement par Le Parisien 

5 attitudes à proscrire en entretien

Soyez rassuré, si vous êtes en entretien, c’est que vous avez toutes vos chances d’obtenir le job de vos rêves. Il serait dommage, alors que vous avez passé l’étape cruciale du « tri de CV », de louper le coche en faisant des faux pas facilement durant l’entrevue avec le recruteur.

  1. Rater la première impression
    « On n’a pas 2 occasions de faire une bonne impression »… même s’il est possible de se rattraper par la suite, autant mettre toutes les chances de votre côté dès le départ : pensez à sourire (un visage fermé n’est jamais bon signe pour un recruteur) avec votre bonjour, et assurez la poignée de main.
    Celle-ci en dit long sur votre personnalité : trop molle, vous pouvez passer pour une personne trop détendue ou ne sachant pas s’affirmer ; trop ferme, elle peut démontrer quelqu’un d’hyperactif ou manquant de souplesse.
    Vous pouvez vous entraîner avec vos proches !
  2. Ne pas maîtriser sa posture
    En entretien ce n’est pas uniquement votre discours qui sera jaugé, mais toute votre communication non-verbale, véritable reflet de votre personnalité et de votre attrait sur le poste.
    Pensez à votre posture durant l’entretien : avachi au fond de votre chaise, vous donneriez l’image d’une personne nonchalante, et plus de donner l’impression de vous faire dominer pendant l’échange.
    De même, ne croisez pas les bras, même si c’est pour imiter la gestuelle de votre interlocuteur. C’est un signe qui reste très négatif, et vos mains sont le prolongement de vos mots : utilisez-les pour donner vie à votre discours (dans la mesure du raisonnable).
    Enfin, gardez le contact visuel avec le recruteur : éviter son regard peut être perçu comme un manque de confiance en soi. Tout comme pour la poignée de main, vous pouvez vous entraîner avec un proche afin d’apprendre à « fixer » l’autre, sans l’intimider, et sans fuir son regard.
  3. Le manque de curiosité
    On ne le répétera jamais assez, posez des questions en entretien ! Ces questions démontrent votre intérêt pour le poste (lien « questions à poser en début d’entretien) mais aussi pour l’entreprise de manière générale. Elles font partie du « jeu de l’entretien » qui tient lieu d’un échange plus que d’un interrogatoire à sens unique.
    Posez des questions qui apportent de la valeur à cet échange : sur le quotidien du poste, les missions, les opportunités, les actions à venir. Si vos questions portent sur les avantages liés à la fonction, vous pouvez les aborder en toute fin d’entretien, après que le recruteur les ait évoquées.
  4. Ne pas trouver le bon ton
    Tout comme votre communication « non-verbale » parle pour vous, la façon dont vous vous exprimez sera révélateur de votre état de stress et de votre personnalité.
    Ne parlez pas trop vite, au sens propre comme au figuré : prenez 1 seconde ou 2 avant de répondre aux questions pour fournir la meilleure réponse, mais réduisez également votre débit de parole, qui montre votre niveau de stress et risque de donner du fil à retorde au recruteur pour suivre votre discours !
    Si vous voulez donner une image optimiste et volontaire, veillez à ne pas être trop insistant sur ces qualités au risque de passer pour quelqu’un d’arrogant et bien trop sûr de lui.
  5. Déprécier son ancien employeur
    il sera forcément question des raisons pour lesquelles vous quittez votre employeur/votre dernière mission s’est terminée. Reprenez le conseil précédent et réfléchissez quelques secondes avant de répondre. Même si votre départ s’est fait dans de mauvaises conditions, gardez un discours positif, et axez-le sur votre souhait d’évoluer ou de relever de nouveaux challenges.
    C’est une question à laquelle vous pouvez facilement vous préparer en amont pour éviter d’être déstabilisé en entretien.

 

Vous l’aurez compris, l’art de l’entretien réside dans votre capacité à faire dans la juste mesure pour démontrer au mieux vos compétences, vos expériences et vos qualités pour le poste convoité, tout en restant vous-même.

En effet, n’oubliez pas qu’à compétences égales, c’est votre personnalité qui l’emportera !

 

Envie de relever un nouveau challenge ? Découvrez toutes nos offres d’emploi.

Renault travaille à une usine de stockage d’énergie

Renault envisage de construire une usine de 100MW – Des batteries neuves ou usagées pourraient être utilisées
Le constructeur collabore avec le spécialiste The Mobility House

FRANCFORT, 8 juin (Reuters) – Renault-Nissan envisage de construire une usine de stockage d’énergie de 100 mégawatts en Europe, avec l’idée de donner une seconde vie à ses batteries électriques, ont rapporté des sources à Reuters.

Comme le spécialiste américain de voitures électriques Tesla , qui s’est lancé dans cette activité, l’alliance franco-japonaise cherche à créer un marché pour les batteries d’occasion tout en encourageant le développement d’infrastructures compatibles avec des voitures électriques.

Cette usine, encore au stade de projet, serait suffisante pour alimenter 120.000 maisons ou pour prendre le relais d’une centrale à gaz ou à charbon en cas de pic de la demande, ont précisé les sources.

Plutôt que de générer de l’électricité en tant que telle, un site de stockage se recharge dans les moments de surplus de l’offre puis revend de l’électricité au réseau quand cela s’avère nécessaire.

Les tenants de tels sites estiment que ces derniers peuvent jouer un rôle clef dans le lissage de la fourniture d’électricité, éliminant ainsi le côté imprévisible de la génération d’énergie d’origine éolienne ou solaire.

Renault-Nissan travaille en partenariat avec le spécialiste allemand du stockage d’énergie The Mobility House à une mégabatterie qui serait fabriquée à partir de batteries, nouvelles comme usagées, a souligné une des sources.

« Nous travaillons avec The Mobility House sur plusieurs programmes, dont un projet important de stockage d’énergie actuellement encore en phase d’étude », a dit Céline Farissier, porte-parole de Renault, sans donner davantage de détails.

Les constructeurs de voitures électriques cherchent à tirer profit de la création d’un marché pour les batteries lithium-ion usagées qui ne peuvent plus assurer la bonne marche des véhicules. Les valoriser pourrait aider à baisser le coût des véhicules électriques et les mégabatteries constituent l’une des pistes pour recycler les cellules d’alimentation.

Le premier partenariat de Nissan, contrôlé à 44% par Renault, avec The Mobility House a donné naissance à un système de stockage d’électricité pour l’Arena d’Amsterdam, le stade du club de football de l’Ajax.

Marcus Fendt, le directeur de la société allemande a dit travailler à une usine de 100 MW avec des partenaires qu’il n’a pas nommés. Il a toutefois précisé que les études étaient destinées à trouver un site pour la construction de l’usine.

 

DES CONSTRUCTEURS FOURNISSEURS DE SERVICES

Renault-Nissan pense notamment à l’Allemagne pour installer cette usine en raison des prix élevés de l’énergie qui y sont pratiqués et du choix du pays en faveur des énergies renouvelables, ont ajouté les sources, relevant que les Pays-Bas étaient également à l’étude.

Le constructeur a étudié un système de stockage d’énergie actuellement opérationnel aux Etats-Unis avant de se lancer dans son programme de recyclage des batteries électriques d’automobiles.

La commission des Services publics californiens a choisi un système de stockage d’énergie de 100MW pour replacer une usine thermique au gaz qui fournit de l’électricité à South California Edison qui couvre la région de Los Angeles.

« Nous estimons que le marché combiné des véhicules et des bus électriques et du stockage d’énergie devrait être multiplié par huit d’ici 2020 pour dépasser les 200 milliards de dollars (178 milliards d’euros), soit un taux de croissance annuel moyen sur cinq ans de plus de 50% », ont noté des analystes de Berenberg.

On estime que quatre millions de voitures électriques devraient circuler sur les routes d’ici 2020. Les constructeurs automobiles cherchent donc des moyens de recycler les batteries. Ainsi, l’américain Tesla propose-t-il déjà des panneaux solaires.

Les allemands Daimler, BMW, Volkswagen et le chinois BYD Co Ltd, ne sont pas en reste.

BMW va ainsi fournir cette année un millier de batteries lithium-ion à la société suédoise de services aux collectivités Vattenfall

« Ce qui pourrait finir par arriver c’est que BMW et Daimler deviennent (..) eux-mêmes des fournisseurs de services aux collectivités », estime Gerard Reid, fondateur d’Alexa Capital LLP, société conseil spécialisée dans l’énergie et la technologie. (Avec Laurence Frost à Paris,; Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)

 

Publié initialement sur Les Echos – Investir

3 attitudes en entretien qui font fuir les candidats

De nos jours, il serait aisé de penser que le nombre de personnes en recherche d’emploi justifierait que seuls les candidats doivent séduire l’entreprise, et non l’inverse.

Or l’on remarque que dans des domaines bien précis, tels ceux de l’énergie et plus particulièrement des énergies renouvelables, le marché tend de plus en plus vers un marché de candidats. En effet, sur des postes qui nécessitent des compétences techniques ou une expérience certaine, les profils de bons candidats se raréfient.

C’est maintenant à l’entreprise de trouver les moyens de convaincre ces pépites. Cela démarre dès la rédaction de l’annonce, jusqu’à l’entretien, et même au-delà.

  1. Offrir des conditions d’entretien optimales
    Il est essentiel d’offrir aux candidats des conditions d’entretien optimales. Apportez le plus grand soin à la salle dans laquelle vous ferez passer des entretiens, et apportez le même soin au respect de l’horaire indiqué. Certes, c’est vous qui offrez un poste et le candidat est présent pour ce poste, mais gardez à l’esprit les choses qu’il a dû mettre en place pour être en vos locaux, à l’heure.
    Indiquez dès le début de l’entretien son déroulé, et la suite du processus de recrutement s’il y a lieu, cela offre au candidat la possibilité d’adapter son discours au temps que vous lui consacrez, et de se projeter pour la suite.
  2. Etre transparent
    C’est le leitmotiv à suivre pendant tout le processus de recrutement, et encore plus en entretien.
    Soyez transparent sur les informations que vous donnez de l’entreprise, mais aussi sur les futures missions du candidat.
    Aujourd’hui les profils rares ont le choix en termes d’emploi, et à ce titre, ils se renseignent et comparent avant de prendre une décision. Le poste en lui-même n’est plus le seul critère pris en compte : qualité de vie au travail, rémunération, équilibre entre vie privée et vie professionnelle sont autant d’arguments pouvant faire pencher la balance.
    Aussi, de votre site internet jusqu’aux informations que vous donnerez en entretien, tout sera jaugé. Aussi plus il sera rassuré sur ce qu’il sera en mesure d’obtenir, plus il a de chance de vous choisir.
    Clarifiez en amont ce que vous pouvez offrir à la personne qui intégrera votre entreprise : salaire, avantages, mais aussi culture d’entreprise, possibilités d’évolution.
    N’hésitez pas non plus à donner le déroulement concret d’une journée ou d’une semaine de travail afin que le candidat puisse se projeter au mieux dans ce nouveau poste.
  3. Soigner la préparation et le finish
    Si l’entretien n’est pas une pratique sportive, il est pourtant facile de faire quelques parallèles avec le sport. Il faut en effet assurer la préparation et le sprint final.
    Préparez l’entretien en vous intéressant au candidat en amont. Comme en vente, il est important de connaître les attentes de l’acheteur, aussi veillez à bien cerner le candidat en relisant son profil avant l’entretien.
    Il sera alors plus aisé d’adapter votre discours et affûter vos arguments pour capter ce bon profil.La conclusion de l’entretien est la dernière impression que le candidat conservera, aussi ne la bâclez pas. C’est le moment de récapituler les attentes du candidat et surtout de rappeler comment le poste et votre entreprise peuvent y répondre.
    Toujours dans la suite de la transparence, vous pouvez donner votre impression générale sur l’entretien qui vient de se dérouler et rappeler la suite du processus.
    Enfin, n’oubliez pas d’informer rapidement le candidat s’il est retenu pour un prochain entretien. Dans la plupart des cas, ce sont le manque de visibilité sur la suite, et la lenteur du processus qui incite les candidats à accepter d’autres propositions en cours de route, ou à décliner la vôtre.

AMF – Eolien et territoires : concilier transition énergétique, paysages et patrimoines.

L’Association des Maires de France (AMF) organise le 4 juillet prochain à Paris (9h30 à 16h30 ; auditorium de l’AMF, 41 quai d’Orsay – 75007 Paris) un évènement sur le thème Eolien et territoires : concilier transition énergétique, paysages et patrimoines.

Cette Rencontre est présentée par l’AMF comme « l’occasion de faire le point sur les évolutions récentes des procédures d’autorisation des projets, sur les différentes formes possibles d’implications des communes et des EPCI et sur les retombées économiques qu’ils peuvent en retirer. Les maires pourront échanger avec les représentants de l’Etat et les opérateurs sur les difficultés rencontrées sur le terrain ; et formuler des propositions pour un développement concerté, équilibré et durable de la filière éolienne terrestre ».

Olivier Perot, président de France Energie Eolienne, interviendra au cours d’une des tables rondes consacrée à l’ancrage local et la place des communes et des intercommunalités.

L’inscription (gratuite mais obligatoire) est à envoyer à l’adresse suivante : MDD@amf.asso.fr.

Vous trouverez via ce lien le pré-programme de cette rencontre.

Eolien : la chasse aux Mégawatts au coeur de l’innovation

Prévoir la météo à la minute près, détecter la moindre anomalie, s’adapter à tout changement de vent: les parcs éoliens se dotent d’une multitude de technologies pour produire le maximum d’électricité et prouver leur compétitivité.

S’il blanchit joliment un paysage, le givre est un des pires ennemis de l’éolien. « Lorsqu’il se dépose sur les pales, la turbine doit s’arrêter car en bout de pale la vitesse peut atteindre 300 km/h et si un morceau de glace se détache, à cette vitesse c’est très dangereux, ça peut tuer quelqu’un », assène José Alcorta, gérant du laboratoire de recherche Rescoll.
La situation est d’autant plus dommageable que les éoliennes produisent plus de courant en période de froid, du fait d’un air plus dense. Et pour un parc éolien, chaque heure de fonctionnement disponible est capitale.

Rescoll a donc mis au point un système de patchs chauffants, alliant une peinture conduisant l’électricité et des électrodes, à coller sur les éoliennes. Cette innovation, développée avec le producteur d’électricité verte Valorem, vient d’être sélectionnée lors d’un appel à projets par le géant Engie.
Le but est « de le commercialiser à partir de 2018 », se réjouit José Alcorta, qui pense au marché canadien, où la période de givre « peut durer 4 à 5 mois ».

De telles innovations sont légion en France, surtout à l’initiative de start-up, vite repérées par les développeurs et exploitants de parcs, toujours en chasse du moindre mégawatt gagné.
Contrairement aux énergies classiques (nucléaire, gaz, etc.), l’éolien dépend d’une ressource non contrôlable – le vent – et un parc doit donc être totalement opérationnel lorsque les conditions sont idéales.

‘Pas des gadgets’

« Il faut aller chercher l’innovation ailleurs » pour augmenter la production, confirme Thierry Muller, président d’EDF EN Services, entité dédiée à l’exploitation des parcs d’énergies renouvelables du groupe français.

De manière inattendue, EDF EN Services a notamment trouvé une solution dans le monde de la course au large, avec Mer Agitée, l’écurie fondée par le navigateur Michel Desjoyeaux.

Elle a développé un penon électronique pour remplacer ce traditionnel brin de laine que les marins accrochent aux voiles pour connaître l’orientation du vent.

« Notre intuition c’était qu’une pale mal orientée entraine une fatigue mécanique qui va coûter plus cher en maintenance, tout en produisant moins d’électricité », explique Dimitri Voisin, responsable R&D chez Mer Agitée.

Depuis 2015, l’innovation est testée sur une éolienne d’EDF dans le sud de la France.

EDF travaille aussi avec la société Cornis qui a mis au point un système de cartographie virtuelle pour faciliter l’inspection des éoliennes.

« Avant, il n’y avait rien à part l’inspection visuelle », explique Thierry Muller, ce qui entrainait l’arrêt de l’éolienne et un risque pour la personne qui faisait cette inspection.

Créée il y a cinq ans, Cornis réalise aujourd’hui 80% de son activité à l’export, selon Thibault Gouache, son PDG.

Toutes ces innovations, ne sont « pas des gadgets », assure Thierry Muller, quand quelques pourcentages de disponibilité d’une éolienne peuvent faire gagner plusieurs dizaines de milliers d’euros.

« L’enjeu est toujours de gagner quelques mégawattheures », insiste aussi Gwenaelle Huet, directrice générale des énergies renouvelables en France de son concurrent Engie.

Fer à cheval et big data

Le groupe a par exemple mis au point un capteur en forme de fer à cheval pour détecter l’intensité de la pluie. « Cela permet de faire redémarrer une éolienne quand le bruit de la pluie est si fort que celui de l’éolienne (limité par la réglementation) ne s’entendra pas », explique-t-elle.

Résultats de toutes ces innovations, une éolienne est aujourd’hui équipée de plusieurs dizaines de capteurs qui remontent des milliers de données, qu’il faut ensuite analyser pour optimiser la production.

Engie a installé un centre de supervision de ses installations européennes à Châlons-en-Champagne et développe un outil numérique, baptisé Darwin, pour améliorer le pilotage et la maintenance prédictive de ses parcs.

Le groupe va y investir 13 millions d’euros ces deux prochaines années et prévoit d’y connecter l’ensemble de ses parcs dans le monde.

EDF aussi gère ses parcs – et également ceux appartenant à d’autres – depuis deux centres: l’un dans le sud de la France, et l’autre en Californie.

 

Publié initialement sur Sciences et Avenir

Energies renouvelables : la Chine et l’Inde en tête des pays les plus attractifs

Selon le dernier baromètre « Renewable Energy Country Attractiveness Index » du cabinet d’audit EY paru le 29 mai, la Chine suivie par l’Inde ont pris la tête des pays les plus attractifs en matière d’énergies renouvelables (EnR). La Chine prend le leadership notamment grâce à un programme d’investissements dans les EnR (solaire, éolien, …) de 363 milliards de dollars US d’ici 2020. En Inde, plus de 10GW (gigawatts) de capacité solaire ont également été ajoutés en trois ans. L’Inde a aussi enregistré une nouvelle capacité éolienne installée de 5,4GW en 2016-2017, selon les chiffres officiels. Les Etats-Unisoccupent désormais le troisième rang dans l’index. Leur position « a été revue à la baisse principalement au regard de la disparition du Clean Power Plan. Les investisseurs sont donc davantage sur la réserve concernant les éventuelles réductions du crédit d’impôt« , explique le cabinet. La Francese classe quant à elle au huitième rang.

Le baromètre souligne aussi « l’essor de l’éolien offshore ainsi que les enjeux de stockage« . L’éolien offshore se renforce, avec la baisse des prix en dessous de 50 €/MWh (mégawattheure) pour certains projets récents (hors coût de connexion). « Le développement attendu du marché chinois devrait contribuer à cette baisse des prix dans le secteur« , ajoute EY.

Les derniers chiffres de Bloomberg New Energy Finance (BNEF) prévoient également une augmentation de la capacité de stockage installée à travers le monde de 6 GWh (gigawattheures) en 2015 à plus de 81GWh à l’horizon 2024. Les prix des batteries lithium-ion ont chuté d’environ 80% au cours des cinq dernières années. « La construction de «gigafactories» devrait tripler la capacité de production actuelle, et contribuer à faire baisser les coûts du stockage d’environ 50% d’ici 2020« , souligne EY.

 

Publié initialement sur Actu Environnement par Rachida Boughriet

5 raisons de répondre à un chasseur de tête

En France, 70 à 80% des postes sont pourvus sans passer par les annonces.
Oui, vous avez bien lu, 70 à 80%*. Beaucoup de ces postes « cachés » sont pourvus par le bouche à oreille, mais nombre d’entre eux sont confiés à des chasseurs de têtes. Aujourd’hui, la mobilité professionnelle est une réalité à laquelle personne ne peut échapper. Juniors ou expérimentés, il faut avoir plusieurs cordes à votre arc et montrer que vous savez vous remettre en question, ne pas rester sur vos acquis et vous adapter fréquemment à de nouvelles organisations, structures, produits, postes… Aujourd’hui, à l’heure des réseaux sociaux, le meilleur moment pour donner de la visibilité à votre profil, c’est quand tout va bien, et pas quand vous serez en recherche d’emploi!
Alors surtout, répondez aux sollicitations des recruteurs qui vous contactent. Voici quelques bonnes raisons de le faire, et des conseils pour aborder au mieux cette approche…

  1. Il y a peut-être votre poste de rêve au bout du fil !
    Ecoutez ce que le recruteur a à vous dire! Il vient à vous pour vous proposer une ou plusieurs opportunité(s)  professionnelle(s) qui, à priori, pourraient vous correspondre, alors soyez curieux. Découvrez les postes en questions et décidez de poursuivre, ou non, en toutes connaissances de cause. Il serait dommage de passer à côté d’une belle opportunité juste parce que vous n’avez pas pris 5min de votre temps pour en savoir un peu plus. Souvent, les postes évoqués ne sont même pas sur le marché du travail, car les clients préférent passer par un chasseur de tête pour plus de confidentialité. Profitez de cette exclusivité et soyez les premiers sur le coup.
  2. Cela vous donne de la visibilité et vous rentrez dans un vivier de candidats
    Les recruteurs entretiennent leur réseau, c’est ce qui fait leur force, alors faites-en de même! Il vous sera ensuite plus facile de les recontacter lorsque vous serez en recherche si vous avez répondu aux sollicitations et que le dialogue a été fructueux et sympathique. Anticipez l’avenir! Vous n’êtes peut être pas à l’écoute du marché maintenant, mais qui vous dit que vous ne le serez pas dans quelques mois ou années? Les recruteurs sont de bons contacts à avoir dans votre carnet d’adresses et pourront surement vous faire profiter de leurs postes à pourvoir le moment venu s’ils ont un bon souvenir de vous. Très peu de candidats comprennent cela et vous ferez certainement la différence en vous positionnant comme quelqu’un maitrisant les règles implicites du jeu du recrutement et sachant entretenir ses relations professionnelles.
  3. Améliorez vos connaissances sur votre marché
    Un recruteur ne vous contacte pas au hasard: il vous propose des opportunités professionnelles qui correspondent à votre métier, à votre secteur d’activité, à votre produit, à votre zone géographique… Profitez-en pour leur demander des infos sur ce qui vous concerne!
    Les recruteurs connaissent souvent leur marché et pourront répondre à vos questions sur les rémunérations en vigueur, les entreprises qui recrutent, les secteurs porteurs, les actualités, et pourront même vous conseiller sur votre CV ou votre carrière. Vous avez êtes en contact avec un professionnel de votre secteur, profitez-en!
  4. C’est rapide et simple
    Répondre à un email / message LinkedIn ne vous prendra que quelques secondes. Votre conversation téléphonique durera 20 minutes maximum.
    Un premier entretien face à face seulement 1h. En plus, le recruteur sera le plus flexible possible et s’adaptera à votre agenda! Tout ça pour décrocher potentiellement un beau poste auquel vous ne vous attendiez pas. Alors, vous hésitez encore ?
  5. Répondez, même si c’est pour décliner
    Le recruteur a pris la peine de consulter votre profil et de vous contacter. La moindre des choses est de lui répondre, même si c’est pour décliner sa sollicitation. Soyez courtois, et n’oubliez pas de préciser que si vous n’êtes pas à l’écoute du marché pour le moment, cela pourrait changer dans le futur. Rester sympathique et ouvert ne pourra que vous être bénéfique ! Vous pouvez même ajouter cette personne dans vos contacts Linkedin, avec un petit mot du style « Restons en contact ». LinkedIn, c’est fait pour agrandir et entretenir son réseau professionnel, non ?

Envie de relever un nouveau challenge ? Découvrez toutes nos offres d’emploi.

 

 

*Source: Secrétariat d’Etat à l’Economie

Publié initialement sur Linkedin par Marie Jambu-Merlin

Emmanuel Macron Président : quelles perspectives pour les filières de l’énergie ?

Cet article n’a qu’une vocation informative sur les engagements du futur Président de la République et ne poursuit aucun objectif politique.

Au lendemain des résultats de l’élection présidentielle, quelles sont les grandes mesures annoncées par Emmanuel Macron dans les domaines de l’énergie, et quel sera leur impact sur l’emploi de ces filières ?

Même si le sujet des énergies et de l’environnement a été le grand absent du débat qui a opposé Emmanuel Macron à Marine Le Pen pendant l’entre-deux tours, le futur Président de la République s’est pourtant positionné sur de nombreux points en amont.

Au sujet du nucléaire, Emmanuel Macron s’inscrit dans la continuité de ce qui a été mis en place durant le quinquennat de François Hollande. Ainsi, il vise toujours une réduction du nucléaire de 50% dans la production d’électricité en France d’ici 2025, comme prévu par la loi. Il mesure toutefois son propos, déclarant vouloir attendre l’audit de l’Autorité de Sûreté Nucléaire portant sur 58 réacteurs prévus pour 2018, ainsi qu’une comparaison du coût avec les autres énergies.

Pour Emmanuel Macron, le maintien du nucléaire en France étant dépendant de la sûreté du système, le service et la maintenance nucléaires devraient être créateurs d’emplois.

Concernant les énergies renouvelables, le nouveau Président de la République entend jouer la transparence, en donnant une visibilité totale sur les appels d’offres. Il souhaite mettre en place une politique plus ambitieuse sur les EnR, et s’engage à raccourcir et simplifier les procédures d’installations pour doubler la capacité en éolien et en solaire PV d’ici 2022, ce qui représenterait 26 GW supplémentaires. Cette volonté, couplée à son engagement de porter la part du renouvelable à 32% du mix-énergétique d’ici 2030, devraient continuer à dynamiser le secteur.

Toutefois, le financement de ces mesures reste un peu incertain, puisque l’Etat « devrait encourager l’investissement privé pour mobiliser 30 milliards d’euros d’investissements ».

Nous pouvons espérer que la dynamique positive actuelle du solaire PV joue un rôle prédominant pour attirer les financements nécessaires à la mise en œuvre de ces mesures.

En tout état de cause, les prochains mois permettront de connaître l’engagement réel d’Emmanuel Macron pour les filières de l’énergie.

Prise de références : comment déceler les incohérences de CV

Qu’est ce qu’une prise de références et à quoi sert-elle ?

La prise de références doit éclairer le recruteur dans sa décision d’embauche d’un futur collaborateur. Même si elle ne doit pas être le seul élément considéré lors de la décision, elle n’en demeure pas moins une étape importante à prendre en compte dans le processus de recrutement. Par le biais de questions judicieusement posées auprès des contacts référents, elle permet de confirmer ou d’infirmer certains éléments, voire de découvrir de nouvelles informations concernant le candidat. Une prise de références doit être respectueuse du cadre légal ainsi que de l’éthique. Son interprétation doit se faire avec mesure.

Auprès de qui ?

Pour une plus grande efficacité, il est préférable de prendre contact auprès de plusieurs sources référantes. Même s’il est idéal de prendre des références auprès d’un contact collaborant actuellement avec le candidat, des prises de références relatives à des expériences antérieures peuvent également s’avérer très riches.

De même, il est intéressant d’avoir un retour des supérieurs hiérarchiques du candidat, il l’est tout autant d’avoir un avis de ses homologues, voire des personnes que le candidat a pu encadrer.

Quand ?

Une prise de références en début de process n’est pas pertinente. Elle doit se faire après plusieurs entretiens, et idéalement avant l’entretien final avec le candidat. Il sera ainsi possible d’orienter les questions, notamment sur des points de vigilance déjà identifiés. Par ailleurs, les informations ainsi collectées pourront être utilisées lors du dernier entretien avec le candidat.

Comment ?

La prise de références se déroule en plusieurs étapes. Après avoir indiqué l’objet de l’échange, il est important de valider certaines informations : la fonction et le lien hiérarchique du référant, la fonction, le périmètre et les responsabilités du candidat. Puis, il est intéressant de laisser parler le contact référant tout en le questionnant régulièrement pour éclairer les points sur lesquels il est utile de revenir.

Sans dévoiler de détails confidentiels, il est pertinent d’évoquer le périmètre du poste pour lequel vous prenez des références : la personne interrogée pourra donner son opinion et apporter des éléments complémentaires.

Quelques exemples de questions :
Comment le candidat se comporte-t-il face aux décisions impopulaires qu’il doit prendre ? Pouvez-vous me donner un exemple ? Le candidat est-il capable de travailler au sein d’une équipe ? Avez-vous des exemples ? Quels genres de décisions le candidat met-il plus de temps à prendre ? Quelles sont les compétences les plus saillantes du candidat ? Quels sont selon vous les points de vigilance majeurs de ce candidat sur une fonction d’encadrement ? Si vous en aviez la possibilité, seriez-vous prêt à retravailler avec ce candidat ?

Comment l’interpréter ?

Il n’est pas rare qu’une prise de références soit positive, dans la mesure où les contacts sont transmis par le candidat, mais il arrive parfois que certains retours soient mitigés voire négatifs. Les informations obtenues sont à apprécier avec recul, et leur analyse doit être faite avec justesse.

Une très bonne référence n’est pas toujours un gage de succès. A l’inverse, une prise de références négative ne signifie pas pour autant que le candidat n’est pas adapté au futur poste proposé. C’est pourquoi la prise de références doit être effectuée judicieusement par des professionnels (partenaires de recrutement) et doit rester un élément complémentaire dans la prise de décision.

Loi et éthique ?

La prise de références s’inscrit dans un cadre légal. Il est strictement interdit de prendre des références auprès de contacts dont les coordonnées n’auraient pas été transmises par le candidat, ou auprès d’un contact non validé par ses soins au préalable. Il est donc indispensable d’obtenir un accord écrit du candidat, mentionnant qu’il autorise la prise de références auprès des contacts dont il aura mentionné les coordonnées et qu’il renonce ainsi à la confidentialité des renseignements.

Par ailleurs, la prise de références doit se faire dans la discrétion. Ne pas respecter ce cadre peut s’avérer très préjudiciable pour le candidat, qui pourra se retourner contre le recruteur.

Source

5 questions à poser en début d’entretien

S’il est courant d’attendre la fin d’un entretien pour que la personne en face de vous vous pose la fameuse question « avez-vous des questions ? », nous ne saurions que trop vous conseiller d’être acteur de votre entretien et de poser certaines questions bien avant !

N’oubliez pas qu’un entretien est avant tout un échange avec le recruteur, et que vous avez tout intérêt à le faire parler. Comme pour un premier entretien téléphonique, c’est l’occasion de prendre de nouvelles informations pour la suite du processus, et de montrer votre motivation pour le poste.

  1. « Combien de temps pouvez-vous m’accorder ? »
    Cette question peut sembler anodine, mais elle a 2 fonctions :
    Elle démontre votre rigueur et votre souhait de respecter les délais : un signal fort pour le recruteur.
    La réponse de votre interlocuteur vous permettra de gérer votre temps et les informations que vous voulez faire passer.
    Il serait dommage de finir l’entretien avant d’avoir pu dire tout ce qui vous semblait pertinent pour le poste.
  2. « Pourquoi avez-vous retenu mon profil ? »
    Voilà une question utile qui vous permettra d’orienter votre présentation au lieu de dérouler votre CV comme vous pourriez en avoir l’habitude.
    En effet, en fonction de la réponse du recruteur, pour pourrez alors axer votre discours sur les expériences les plus parlantes et votre légitimité pour le poste
    En développant ces points vous serez alors plus pertinent et plus percutant.
  3. « Quelles sont les interrogations que vous pourriez avoir à mon sujet ? »
    Si la question précédente a pour but de valoriser votre expérience, celle-ci est là pour rassurer votre interlocuteur. En posant cette question tôt dans l’échange, vous pourrez ainsi rapidement lever les interrogations sur votre profil et vous placer dans une posture de gagnant.
  4. « Quel est le plus gros challenge auquel la personne à ce poste sera confrontée ? »
    Cette question a également pour vocation d’orienter votre discours et de vous mettre en avant. Elle permettra également de court-circuiter la question type « Pouvez-vous me parler d’une expérience professionnelle dont vous soyez particulièrement fier ? »
    Si vous n’avez jamais relevé le même type de challenge, parlez des expériences similaires et de ce que vous pourrez mettre en œuvre pour y arriver.
  5. « Quelle a été l’évolution de la personne qui a occupé ce poste ? »
    Cette question permet d’indiquer au recruteur que vous envisagez le poste et votre vie au sein de l’entreprise sur du long terme. La réponse du recruteur, si votre prédécesseur est toujours au sein de la société, vous permettra de vous projeter sur les possibilités d’évolution et les passerelles entre les différents métiers offerts par l’entreprise.

Envie de relever un nouveau challenge ? Découvrez toutes nos offres d’emploi.

Parcs éoliens Pas de nuisances sonores problématiques

Face au développement de l’éolien et à des plaintes de riverains invoquant des troubles de santé, les ministères de la Santé et de l’Environnement ont chargé l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) d’une évaluation des risques. L’avis qu’elle vient de publier ne va pas plaire aux anti-éoliens !

 

L’Anses avait pour mission d’évaluer « les effets sanitaires liés aux basses fréquences sonores et aux infrasons émis par les parcs éoliens ». Si l’Agence a expertisé toutes les études et données disponibles concernant leurs effets potentiels sur la santé, elle a également fait réaliser des mesures de bruit incluant les basses fréquences et les infrasons à proximité de plusieurs parcs éoliens.

Le protocole a été établi de façon à caractériser les émissions sonores le plus précisément possible. L’un des parcs est constitué de grandes éoliennes puissantes, c’est a priori le plus émissif ; les deux autres sont de configuration classique, mais l’un fait l’objet de plaintes et l’autre pas.

Les mesures ont été réalisées avec des vitesses et des directions du vent différentes, simultanément en quatre lieux situés à la distance minimale réglementaire de 500 mètres des premières habitations. Elles ont été complétées par des mesures effectuées en façade d’une maison implantée au plus près de chaque parc (elles étaient situées à 900 mètres).

Si ces mesures confirment que « la part des infrasons et des basses fréquences sonores prédomine dans le spectre d’émission sonore des éoliennes », elles ne montrent en revanche « aucun dépassement des seuils d’audibilité dans les domaines des infrasons et des basses fréquences ».

MEILLEURE INFORMATION DES RIVERAINS ET MESURE EN CONTINU DU BRUIT

Les connaissances actuelles « ne justifient ni de modifier les valeurs d’exposition au bruit existantes, ni d’introduire des limites spécifiques aux infrasons et basses fréquences sonores », conclut l’Anses. En revanche, face au mal-être de certains riverains et au fait que « l’état de santé de la population dépend en partie de son degré d’information et de participation » quand les projets d’aménagement sont proches, l’Agence recommande une meilleure information des riverains lors de l’implantation des parcs éoliens et une mesure en continu du bruit autour de ces parcs, et propose de poursuivre les recherches sur les relations entre santé et exposition aux infrasons et basses fréquences sonores.

En l’état actuel des connaissances, si les éoliennes semblent hors de cause, il existe bien des symptômes liés au stress de riverains… qui pourraient notamment provenir des multiples arguments d’opposition qui circulent, véhiculés en particulier par Internet et susceptibles de contribuer à la création d’une situation anxiogène, notent les experts. Les anti-éoliens sont prévenus !

Initialiement publié sur QueChoisir par Elisabeth Chesnais

Plus d’1 million de batteries pour la plus grande ferme solaire du monde

Une ferme solaire gigantesque verra bientôt le jour en Australie du Sud. Ce sera la plus grande de son genre dans le monde avec plus de 3,4 millions de panneaux solaires et plus de 1 million de batteries installés d’ici la fin de l’année 2017.

Bienvenue dans le sud de l’Australie, près d’Adélaïde. C’est un lieu aride et isolé qui abritera dans quelques mois le plus grand parc solaire du monde. Lyon Group, le constructeur en charge du projet, assure que les travaux devraient commencer au début de l’été pour une mise en marche partielle dès septembre 2017. Au total, plus de 3,4 millions de panneaux solaires et 1,1 million de batteries individuelles seront installés. À terme, ils pourront générer 330 mégawatts d’énergie et stocker au moins 100 mégawatts.

D’autres installations la dépasseront en superficie dans le monde, mais celle-ci devrait surpasser toutes les autres fermes solaires en termes de capacité de production et de stockage. La particularité de ce projet est la présence sur un même site de panneaux solaires et de batteries. « Nous constatons que des parcs à grande échelle où coexistent des panneaux solaires et des batteries sont une solution incontournable dans toute démarche de décarbonisation. Des projets de ce type, de projets d’énergies renouvelables, représentent l’avenir », déclarait il y a quelques jours Jay Weatheril, le Premier ministre d’Australie-Méridionale.

Le projet se fera par étape. Dans un premier temps, 20 mégawatts de panneaux et 2 mégawatts de batteries lithium seront mis en service en septembre 2017. Dans un deuxième temps, 100 mégawatts de panneaux et 20 mégawatts de batteries seront rajoutés pour être opérationnels avant fin 2017. À terme, le parc devrait couvrir une superficie de 4 000 mètres carrés. Le coût total du projet est quant à lui estimé à environ 1 milliard de dollars.

L’utilisation des énergies renouvelables en Australie du Sud est une question très débattue en ce moment au niveau local. Depuis septembre, l’État australien de l’Australie du Sud subit une série de coupures de courant qui a déclenché un débat politique féroce sur la dépendance de l’État aux énergies renouvelables. Les coupures y sont récurrentes, mais le problème a empiré au point de parler de « crise énergétique ». Certes, l’Australie est à ce jour le plus grand consommateur d’énergie renouvelable, mais ces énergies ne délivrent pas d’électricité toute l’année puisque celle-ci ne peut être stockée. Cette nouvelle ferme devrait donc pouvoir « régler » une partie du problème.

Il y a quelques jours, Elon Musk avait également voulu apaiser les tensions en proposant de régler le problème énergétique en équipant la région d’une ferme de batteries dont la puissance totale atteint les 100 MW (le minimum nécessaire pour que l’Australie-Méridionale ne subisse plus de coupures d’électricité), le tout en seulement cent jours. Si ce délai n’était pas respecté, Elon Musk avait affirmé qu’il le ferait gratuitement.

 

Initialement publié en français sur Sciencepost.fr, Source

5 astuces pour relancer un recruteur après un entretien

Nous l’avons vu, la relance est un art subtil et il vaut mieux parfois s’informer en amont

Après un entretien, il est toujours intéressant de reprendre contact avec le recruteur, pour une raison très simple : lui donner envie d’acheter notre candidature.

  1. Un email de remerciement pour la qualité de l’entretien (et non pour « le temps que vous m’avez consacré ») est l’occasion de réaffirmer votre attrait pour le poste et pour ses missions. C’est aussi l’occasion de montrer que vous avez bien cerné le poste, et d’asseoir la pertinence de votre candidature.
  2. Votre email « de relance » peut vous permettre d’apporter des idées nouvelles par rapport au poste : « vous m’avez indiqué en entretien que… je pense que nous pourrions prévoir de… j’ai pensé à certaines pistes pour…  et je serais ravi(e) de pouvoir en reparler avec vous lors de notre nouvelle entrevue ». Le recruteur sait alors que vous êtes intéressé par le poste, il faut donc trouver le moyen de vous rendre encore plus intéressant.
  3. D’ailleurs, si vous n’êtes pas reparti de l’entretien avec des informations sur la suite du processus, profitez de cet email, cela vous évitera un échange supplémentaire.
  4. En effet, dans tous les cas, n’oubliez pas d’être pertinent pour rester professionnel, mais également synthétique et enthousiaste pour ne pas donner l’impression d’être trop insistant.
  5. Enfin, Vous pouvez également opter pour la relance téléphonique ; il n’est pas rare qu’un recruteur vous laisse sa carte avec sa ligne de téléphone directe. Une conversation téléphonique sera bien plus dynamique qu’un échange par email, et pourrait se révéler bien plus pertinent…

Envie de relever un nouveau challenge ? Découvrez toutes nos offres d’emploi.

Nos conseils pour éviter le turn-over massif

Selon une étude de Hay Group, le taux de turnover en entreprise en France devrait atteindre 15,1 % en 2018. Ce turnover augmenterait principalement dans les secteurs de la technologie et de la communication, en croissance. Pourquoi les entreprises ont-elles un taux de turnover de plus en plus élevé et comment l’améliorer ?

 Les causes d’un turnover en entreprise élevé

Le turnover en entreprise, correspondant à la rotation du personnel dans l’entreprise est un indicateur de la bonne santé de l’entreprise.
En effet, un taux trop élevé est souvent synonyme de conditions de travail difficiles, d’un mauvais climat social, d’un manque de perspectives d’évolution ou encore d’un manque d’attractivité de l’entreprise par rapport à ses concurrents.
Une mauvaise gestion des ressources humaines peut également en être la cause. En effet, une mauvaise gestion des carrières, une erreur de recrutement ou encore le blocage des promotions peut être à l’origine d’un taux de turnover élevé.

 

Le coût du turnover en entreprise

Le coût du turnover en entreprise est souvent difficile à évaluer. Mais on peut déterminer un impact financier et un impact sur le moral des salariés.

En effet,  le départ d’un salarié engendre des coûts de recrutement et de formation des nouveaux salariés. Sans parler des moyens financiers déjà engagés pour recruter ces anciens salariés. A cela s’ajoute les frais d’intégration ou encore la perte de production pendant le temps de formation.

Le moral des salariés encore en poste peut aussi être affecté. Ils doivent faire fasse au départ d’un salarié mais aussi recréer un climat de confiance avec de nouveaux collaborateurs.

 

Quelques conseils pour diminuer le turnover en entreprise

Pour fidéliser les salariés, favoriser plus d’implication et mettre l’accent sur la valorisation du travail est indispensable. La stratégie RH doit permettre de créer un sentiment de proximité, de confiance et d’engagement au sein de l’entreprise.  Pour cela :

  1. Offrir une rémunération compétitive.
    Même si la rémunération n’est pas le premier facteur de motivation pour tous les salariés, offrir un salaire légèrement supérieur (10% par exemple) à celui du marché montrera que l’entreprise prête attention au bien être de ses salariés. Il est également important de penser à attribuer des primes pour que les salariés sentent leurs efforts récompensés.
  2. Offrir des avantages en nature ou offrir d’autres possibilités.
    En effet, fournir une voiture de fonction, des tickets restaurants, des outils de travail comme un ordinateur ou un Smartphone montrera que vous voulez que le travail de vos salariés se fasse dans les meilleures conditions possibles.
    De plus, les salariés recherchent plus de flexibilité afin de trouver un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, ainsi offrir la possibilité du télétravail peut être une solution.
  3. Offrir des perspectives de promotion
    Offrir des perspectives de promotion en interne ou permettre la mobilité géographique pour valoriser le travail des salariés. Leur donner plus de responsabilités ou leur confier une équipe est un moyen de les faire sentir plus importants pour l’entreprise. De cette manière, ils s’impliqueront davantage.
  4. Travailler avec un cabinet de recrutement
    Pour offrir à tout moment des perspectives d’évolution intéressantes à vos salariés  ou éviter des erreurs de recrutement. En effet, l’entreprise qui recrute en urgence du fait d’un départ imprévu n’aura pas pu planifier le recrutement. En se précipitant, l’entreprise risque de faire une erreur de casting entraînant le départ anticipé d’une personne. Il ne restera plus qu’à recommencer encore et encore. Recourir à un cabinet de recrutement permet d’avoir des candidatures de qualités et rapidement pour éviter ses erreurs et ne pas aggraver le turnover en entreprises.

 

Initialement publié sur Jobtruster