L’Union Européenne sur le point de se lancer dans la guerre des batteries ?

Fin 2017, 3,1 millions de voitures électriques étaient en circulation dans le monde. S’il ne témoigne pour l’instant que du balbutiement du marché de l’électromobilité, ce chiffre devrait connaitre une croissance exponentielle au cours des prochaines décennies, notamment en raison des enjeux climatiques et des politiques énergétiques tournées vers les technologies à faible émissions carbone.

L’Agence Internationale de l’Énergie (AIE) estime à ce titre que le parc mondial de voitures électriques mondial devrait avoisiner les 125 millions d’unités d’ici l’horizon 2030.

Les usines de fabrication de batteries, dont le développement accompagnera la demande en voitures électriques, sont donc appelées à devenir des éléments stratégiques pour les États soucieux de stimuler la croissance de leur économie (source d’investissement et de création d’emplois).

À l’heure actuelle, l’Union Européenne ne s’est pas encore positionnée sur ce marché largement dominé par les fabricants asiatiques.

C’est la raison pour laquelle de nombreux acteurs politiques et industriels font entendre leurs voix afin que les États européens rattrapent leur retard et tentent de capter une part de ce colossal marché en devenir.

Un marché actuellement dominé par les constructeurs asiatiques

La batterie est un des équipements clé du système permettant à une voiture électrique de se mouvoir : véritable source d’énergie, elle assure en effet l’autonomie du véhicule et lui permet de se déplacer de manière totalement respectueuse de l’environnement (sans aucune combustion de matière fossile et donc sans émission de gaz à effet de serre).

C’est la raison pour laquelle la démocratisation de l’électromobilité s’accompagnera nécessairement d’une progression fulgurante de la fabrication de batteries.

À partir de 2025, le marché mondial des batteries devrait atteindre les 250 milliards d’euros par an. À cette date, les experts estiment que la communauté internationale devra disposer de 10 à 20 gigafactories (des fabriques géantes de batteries) pour soutenir la fabrication de batteries et ainsi soutenir les ventes de voitures électriques.

Pour l’heure, la majorité des capacités de fabrication de batteries est située en Asie : les fabricants asiatiques (Samsung, LG Chem, BYD, GS Yusa…) sont en effet en situation de quasi-monopole sur le marché mondial de la batterie lithium-ion.

On estime d’ailleurs que la Chine représente près de 70% du marché mondial de la batterie, loin devant l’Union Européenne, largement à la traine avec une part de marché d’à peine 4%.

Où en est la création de l’Airbus de la batterie ?

Malgré des perspectives économiques et technologiques colossales, l’Europe accuse un retard important dans le secteur de la fabrication de batteries pour véhicules électriques.

C’est pour tenter de combler ce retard et éviter une dépendance technologique vis-à-vis des produits asiatiques que la Commission européenne a lancé fin 2017 l’European Battery Alliance (EBA), un projet visant à créer une chaine de valeur compétitive pour la fabrication de batteries sur le Vieux Continent.

Un an après sa création, cette initiative qui visait à créer un “Airbus de la batterie” peine à fédérer de manière cohérente les acteurs industriels européens.

Certains gouvernements ont donc récemment essayé de relancer les débats. Avec un objectif similaire : mobiliser les industriels européens autour de la création et de la structuration d’une filière de la batterie.

Lors du dernier mondial de l’Automobile de Paris, le ministre français de l’Économie Bruno Le Maire a plaidé en faveur du rassemblement des industriels européens afin qu’ils fassent converger leurs efforts en matière de batteries électriques.

Une volonté dont s’est également fait l’écho son homologue allemand, Peter Altmaier.

“Nous souhaitons créer dans les prochains mois les conditions pour une production à grande échelle de batteries en Europe. Nous n’allons probablement pas gagner la course aux batteries les moins chères, mais celle des meilleures batteries n’est pas encore décidée, et nous nous lançons dans celle-ci”, assurait-il lors d’une rencontre avec Maros Sefcovic, vice-président de la Commission européenne, chargé de l’union de l’énergie.

Un projet d’usine de batteries en France ?

Edouard Philippe, Premier ministre français, a confirmé il y a quelques jours devant le Conseil National de l’Industrie l’engagement de la France dans le domaine de la fabrication de batteries.

“Demain, elles vont représenter près de la moitié de la valeur ajoutée d’un véhicule. Si nous n’investissons pas, si nous ne développons pas notre présence industrielle, notre expertise industrielle dans ce domaine, nous le paierons. Ce n’est pas simplement les constructeurs nationaux, c’est l’ensemble du territoire européen qui verra sa compétence et ses perspectives disparaître”.

L’objectif de l’UE est de créer un véritable écosystème autour de la mobilité électrique en réunissant les savoir-faire européens sur l’ensemble de la chaine de valeur des batteries : fabrication des cellules mais également approvisionnement durable en matière première, reconditionnement des batteries usagées, recyclage…

Le gouvernement français a indiqué attendre des avancées “au début de l’année prochaine, notamment en ce qui concerne un accord potentiel entre les fabricants de batteries – notamment le groupe Total avec sa filiale Saft – et les constructeurs automobiles”, explique François de Rugy, le ministre de la transition écologique.

Les propos du gouvernement coïncident d’ailleurs avec l’annonce du PDG de Total qui veut faire construire dès 2023 une usine géante de batteries à électrolyte solide.

De plus, selon une source gouvernementale, d’autres projets confidentiels pour une usine de batteries dans l’Hexagone sont discutés avec les industriels.

 

Publié initiallement sur Lemondedelenergie.com

Comment postuler quand on n’a pas la bonne expérience

Il est arrivé à chacun d’entre nous de voir passer l’offre d’emploi de nos rêves…. Et de réaliser qu’on n’avait pas l’expérience requise. C’est le cas des profils juniors certes, mais de plus en plus pour les personnes en reconversion. Sachez pourtant que c’est possible : avec les bons outils, du réalisme (et un bon recruteur en face), vous pouvez peut-être y accéder.

 

Accompagner le recruteur

Si vous n’avez pas l’expérience requise ou que vous effectuez un changement de carrière ou de domaine, il va falloir accompagner le recruteur, c’est-à-dire lui donner les clés de lecture de votre CV pour qu’il comprenne en quoi votre profil peut correspondre.

Pour valoriser ce qui doit l’être ne sélectionnez que ce qui intéressera votre interlocuteur : toutes les expériences n’auront pas le même intérêt. Si vous ne souhaitez pas avoir de blanc dans votre parcours, vous pouvez les mentionner, sans les détailler.

De même, pensez à mettre le titre du poste visé en en-tête et peut-être 2 lignes de présentation/explication de parcours si cela n’est pas évident à la lecture de votre CV

Transposer et valoriser

Pour continuer sur cette lancée d’accompagnement du recruteur, il faudra transposer vos acquis. En effet, toute expérience est bonne à prendre, aussi si vous n’avez pas l’expérience attendue, vous avez sûrement des compétences qui peuvent être transposées, qu’elles proviennent de vos dernières expériences professionnelles ou de vos passions.

Vous pouvez également mettre en avant les hobbies qui jouent en votre faveur si vous en avez (sportif de haut niveau pour un poste qui exigerait un bon mental, goût pour le voyage pour un poste à l’international etc…).

Enfin, mettez en valeur tout autre élément intéressant pour le poste ou qui pourrait avoir un impact sur la perception de votre personnalité : un engagement associatif, une mission humanitaire, etc.

 

Être réaliste

Bien entendu, ces conseils ne sont valables que si vous restez objectif quant à l’adéquation de votre profil.

Si l’on recherche des compétences techniques bien précises que vous n’avez pas ou alors tout juste étudiées il y a plus 10 ans, ne perdez pas de temps… et n’en faites pas perdre au recruteur non plus.

De même si le profil souhaité doit avoir 7 ans d’expérience et que vous en avez à peine 2, vous ne serez pas légitime. En effet, si les entreprises recherchent des gens avec expérience, c’est qu’il y a une raison autre que les compétences professionnelles pures.

En bref, si effectivement des passerelles sont possibles, mettez toutes vos chances de votre côté en répondant à des offres pour lesquelles vous avez une petite chance de correspondre.

 

S’adapter

Il est possible qu’au final vous ne trouviez pas d’emploi même en suivant ces conseils.

Peut-être n’avez-vous pas assez rassuré le recruteur dans votre CV ? Peut-être les annonces ciblées étaient-elles encore bien trop ambitieuses par rapport à votre parcours ?

Vous pouvez toujours penser à faire des formations ou même des stages volontaires en entreprise, mais il faudra aussi vous interroger sur la pertinence de votre démarche. Etes vous sûr de vous diriger vers le bon job ?

 

Enfin n’oubliez pas que le recrutement est affaire de compétences autant que de personnalité, de rencontre. Il est possible que votre profil ne convienne pas pour le moment, ou avec telle entreprise, mais qu’il soit tout à fait adéquat pour un autre recruteur demain !

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Recruteurs : 7 questions à poser pendant l’entretien

Les entretiens se suivent et se ressemblent, de même que les questions que vous posez aux candidats. Mais est-ce que les questions que vous posez vous apportent les réponses que vous cherchez ? car au-delà des compétences techniques assez aisément vérifiable, c’est avant tout la personnalité du candidat qu’il vous faut jauger :  sa motivation, sa loyauté, et sa capacité à bien s’intégrer dans vos équipes.

  1. « Quelles sont vos qualités et défauts ? »
    L’idée n’est pas tant de savoir quels défauts et qualités le candidat pourra trouver, mais bien de juger sa capacité à se connaître et à prendre du recul. Mieux, de voir s’il arrive à trouver des palliatifs aux défauts qu’il énonce.
    S’il tombe dans les lieux communs tels que la polyvalence ou le perfectionnisme il y a fort à parier que la remise en question ne soit pas son fort.
  2. « Quel est votre poste idéal ? »
    Le but de cette question est de voir si le candidat sait se projeter, et surtout si sa vision du poste idéal est en adéquation avec celui que vous avez à pourvoir. Cela permet pour vous aussi de juger quelles sont ses attentes et ses exigences vis-à-vis de son travail et de la façon dont il devra être managé.
    S’il a bien préparé son entretien il devrait y avoir des similitudes avec le poste que vous proposez.
  3. « Qu’attendez-vous de votre manager ? »
    Dans la même veine que la question précédente, cette question vise à savoir dans quel cadre le candidat pourra s’épanouir et s’il pourra correspondre à son N+1 et plus généralement au cadre de l’entreprise.
    Il n’y a ici aucune bonne ou mauvaise réponse, mais juste des clés de lecture et des informations pour l’épanouissement d’un futur collaborateur.
  4. « Quelles ont été vos plus grandes réalisations et votre principal échec ? »
    Cette question a 2 objectifs. Le premier est d’avoir des informations concrètes sur le passé professionnel du candidat et que celui-ci soit en mesure de faire un lien avec le poste visé pour vous montrer ce qu’il peut apporter à l’entreprise. Il faut également espérer, en fonction de son poste, qu’il saura mettre en avant à la fois les réussites individuelles mais également celles de son équipe…
    Le second c’est d’identifier quelles sont les conditions qui lui permettent de donner le meilleur de lui-même, et à contrario les raisons qui expliquent son échec. Son explication vous permettra une fois encore de voir sa capacité à prendre du recul et à comprendre pourquoi les choses n’ont pas fonctionné.
  5. « Selon vous, quelle influence [citer actualité] aura-t-elle sur votre poste ? »
    Avec cette question vous pourrez savoir tout de suite si le candidat connait bien votre domaine d’expertise ou tout simplement celui dans lequel il évolue.
    Vous pourrez ainsi jauger sa capacité à effectuer une veille et à prendre en compte des paramètres extérieurs sur son métier.
    Si le candidat n’a jamais travaillé dans votre branche ou ne connait pas vos produits, vous verrez s’il a bien préparé son entretien ou s’il s’est un temps soit peu penché sur votre entreprise.
  6. « Switchez en langue étrangère sans prévenir »
    Si le poste requiert une solide maitrise d’une langue étrangère, ne demandez pas à changer de langue et surtout ne posez pas une question « facile » ou qui aura pu être préparée en avance. Il peut s’agir d’une question banale sur les dernières vacances du candidat ou de savoir ce qu’il a le plus ou le moins aimé dans tel ou tel poste.
    De cette manière vous aurez un aperçu direct du réel niveau en langue du candidat, qui ne pourra s’appuyer sur ce qu’il aura préparé (sa présentation en anglais par exemple).
  7. « Avez-vous des questions ? »
    La « bonne » réponse à cette question dépendra de votre ressenti par rapport à l’entretien et de l’échange avec le candidat. Si tous les aspects ont été abordés il peut être légitime qu’il n’en ait pas, mais s’il creuse pour en savoir plus sur l’entreprise cela démontrera encore plus sa motivation à rejoindre vos rangs.

Stockage par batteries : la Banque Mondiale va soutenir les pays émergents

Le Groupe de la Banque Mondiale vient d’annoncer la création d’un programme pour développer les solutions de stockage d’électricité par batterie dans les pays émergents, à la fois pour accompagner le déploiement des énergies renouvelables et sécuriser le réseau électrique. Un milliard d’euros vont directement être investis.

Disposer d’unités de stockage performantes est une nécessité pour réussir la transition énergétique. Pour intégrer davantage d’énergie renouvelable issue de sources intermittentes (éolien et solaire), il faut pouvoir stocker l’électricité produite dans les périodes où la production dépasse la consommation. Elle est ensuite déstockée quand la consommation dépasse la production (ou quand, plus simplement, la production est nulle, en cas d’absence de vent ou de soleil).

Le stockage sur batterie, une nécessité pour développer les EnR

La solution la plus mature actuellement est l’utilisation de batteries électrochimiques, notamment les batteries Lithium-Ion – même si cette technologie pose de réels problèmes, en terme de pollution, de recyclage et d’utilisation de métaux rares, et sera sans doute, à moyen terme, remplacée par des solutions plus propres (des laboratoires de recherche planchent, dans le monde entier, sur cette question).

Mais, pour l’heure les batteries sont la meilleure solution disponible. Dès lors, la Banque Mondiale vient d’annoncer la création d’un « Programme d’accélération du stockage de l’électricité sur batterie au service du développement ». Rappelons que la Banque Mondiale est une institution financière internationale qui propose des prêts à effet de leviers pour les pays dit émergents.

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L’éolien et le photovoltaïque ont le vent dans le dos, y compris dans les pays émergents

L’institution est partie du constat que les énergies renouvelables, notamment l’éolien et le photovoltaïque, se développaient à un rythme soutenu partout dans le monde, y compris dans les pays émergents : « Le système énergétique mondial subit une transformation majeure. Le coût attractif de l’éolien et du solaire et les dernières innovations en la matière, du solaire flottant aux toits photovoltaïques, constituent pour de nombreux pays une offre convaincante, qui a le mérite en outre de contribuer aux efforts mondiaux de lutte contre le changement climatique » précise ainsi la Banque Mondiale.

En 2016, les deux-tiers des nouvelles capacités électriques installées dans le monde étaient d’origine renouvelable, et cette proportion ne cesse d’augmenter, réduisant chaque année davantage les investissements dans les nouvelles centrales à combustible fossile ou nucléaires. La période 2017-2022 devraient voir 920 GW de puissance renouvelable supplémentaire installée dans le monde, notamment dans les pays émergents, qui disposent pour la plupart d’un important potentiel solaire et / ou éolien.

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Ces pays, où la demande en énergie croît fortement et où de nombreux habitants n’ont pas encore un accès sécurisé à l’électricité, gagneraient à faire le pari des renouvelables pour faire entre leurs réseaux électriques dans le XXIème siècle. Mais, pour y parvenir, des solutions de stockage sont indispensables.

La Banque Mondiale investit déjà dans le stockage d’électricité

La Banque Mondiale est déjà un investisseur de premier plan dans le stockage, puisqu’elle a financé 15% des 4,5 GWh de capacité de stockage sur batterie actuellement disponible dans les pays émergents. Les projets les plus emblématiques ont été installé en soutien d’un projet solaire en Haïti et d’une centrale solaire pour les situations d’urgence en Gambie, auxquels s’ajoute une multitude de micro-grid partout dans le monde. De nombreux autres projets d’ampleur sont d’ailleurs en cours.

Mais la Banque Mondiale, avec son nouveau programme, choisit d’augmenter encore ses efforts : « Alors que les prix des énergies solaire et éolienne atteignent à l’heure actuelle des niveaux historiquement bas, les pays veulent exploiter ces technologies aussi largement que possible pour répondre à leurs besoins énergétiques. Cependant, pour tirer pleinement parti de ces énergies, nous avons besoin d’un stockage sur batterie massif et à un coût abordable. Notre objectif est de créer de nouveaux marchés qui permettront de réduire les coûts et de faire de ces accumulateurs électriques une solution de stockage viable dans les pays en développement » expose ainsi Riccardo Puliti, directeur principal du pôle Énergie et industries extractives à la Banque mondiale.

Un milliard de financements apporté par la Banque Mondiale, quatre autres milliards à lever

Le but est de soutenir les pays émergents pour qu’ils basculent immédiatement dans des productions d’énergie propres et stables. La Banque Mondiale s’est engagée, par la voix de son président Jim Yong Kim, à investir un milliard de dollars dans des projets de stockage, afin d’encourager les financeurs.

Le groupe se donne ainsi l’objectif de lever quatre milliards supplémentaires, un milliard sous forme de financements concessionnels pour l’action climatique des Fonds d’investissement climatique, notamment par le biais de structures comme le Fond pour les Technologies Propres (FTC), et au moins trois milliards auprès des secteurs publics et privés. L’ambition est d’installer d’ici 2025 17,5 GWh de capacités de stockage supplémentaires – ce qui multiplierait par cinq cette capacité.

Soutient aux politiques publiques et recherche de solutions adaptées aux pays émergents

Au-delà, ce programme se propose d’accompagner l’instauration de politiques publiques locales permettant d’intégrer ces installations de stockage, y compris via des pilotages smart grid. La Banque Mondiale veut également inciter les marchés publics à favoriser les technologies respectueuses de l’environnement et les programmes de recyclage.

centrale solaire pour les situations d'urgence en Gambie

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Enfin, l’organisation va fédérer des laboratoires nationaux, des instituts de recherche, des organismes de développement et des organisations philanthropiques, afin de développer, promouvoir et adapter des solutions de stockage adaptées aux besoins des pays en développement.

Cette initiative prouve la volonté des institutions internationales de favoriser intelligemment les énergies renouvelables – mais aussi la conscience, désormais largement partagée, que le stockage de l’électricité est une des clés fondamentales de la transition énergétique.

 

Publié initialement sur Les Smartgrids.fr

4 conseils pour annonce qui attire les bons candidats

S’il est bien un élément qui soit clé dans le cadre de votre recrutement, c’est  l’annonce du poste que vous avez à pourvoir. C’est, à l’instar d’un entretien, le premier contact que vous avez avec le candidat et donc la meilleure occasion de faire bonne impression pour lui donner envie de postuler.

Dans tous les cas, il n’y aura pas de bonne annonce si vous n’avez pas bien défini votre profil.

Une annonce n’est PAS un profil de poste

Il y a fort à parier que vous ayez sous la main la fiche du poste à pouvoir, décrivant les missions principales. Mais ceci ne peut pas constituer une annonce.

Il peut être cependant être une base de travail et de réflexion pour l’annonce à proprement parler. Pensez à bien travailler les formulations des missions et surtout à donner du sens à vos phrases. L’idéal est de contextualiser les différents points afin d’aider le candidat à se projeter au mieux dans le poste.

Des missions bien vendues sont autant de chances d’attirer les bons candidats.

 

Miser sur l’accroche

L’accroche c’est à la fois le titre du poste (la première chose que verra le candidat sur un jobboard ou sur votre site carrière), mais surtout la présentation de votre entreprise.

Concernant le titre, ne survendez pas le poste et surtout gardez bien les termes ad hoc, vous assurant d’être vu et trouvé lors des recherches sur les différents sites d’emploi. N’oubliez pas que le poste doit donner envie et s’il y a une spécificité, vous pouvez la mentionner.

S’agissant de votre présentation, songez à ne pas tomber dans des généralités et à surtout mettre en avant ce qui vous différencie, ce qui créé votre ADN : cela peut-être votre type de management, vos valeurs fortes, vos convictions ou même le fait que votre fondateur soit un peu loufoque. Peu importe ici, il faut susciter l’intérêt mais aussi rassurer le candidat avec 1 ou 2 chiffres-clés probants.

Bien sûr, le candidat aura tout le loisir d’avoir plus de renseignements sur vous via votre site internet et vos réseaux sociaux, mais il s’agit ici de lui démontrer vos forces.

Eviter l’effet « liste de course »

L’effet liste de course, c’est ce qui arrive à vouloir être exhaustif, or ce n’est pas possible dans une annonce. L’annonce est vraiment là pour susciter l’envie, donc donnez l’essentiel. Vous entrerez dans le détail pendant le ou les entretiens.

Faites attention à ce point sur la partie des missions, il n’est pas nécessaire de tout mettre et vous pouvez vous économiser de ce qui coule de source (« déplacements réguliers » pour un commercial itinérant par exemple…).

Idem pour le profil de votre candidat : bien entendu, sur le papier il doit être pétri de qualités, mais posez vous la question de quelles sont celles qui sont essentielles et qui font la différence. Si l’on répète fréquemment aux candidats d’employer d’autres termes que polyvalent et autonome, peut-être pouvez-vous chercher d’autres qualités que celles-ci, qui tombent un peu sous le sens.

Votre capacité à être précis et à sortir des lieux communs vous rendra également plus attractif.

 

Refléter ce que vous êtes

De manière générale, il faut que l’annonce vous ressemble et fasse si possible ressortir les valeurs intrinsèques de l’entreprise. Cela passe, on l’a vu, par votre accroche, par le vocabulaire que vous utilisez, mais aussi par le ton de vos phrases, qui, idéalement, devrait être adapté à votre cible : on ne recrutera pas un développeur web de 30 ans comme on accrochera un juriste en droit des affaires avec 10 ans d’expérience.

Quand on parle de valeurs, et à l’instar des qualités recherchées chez un candidat, ne tombez pas dans les choses faciles comme « fortes valeurs humaines », ou « entreprise dynamique ». Votre entreprise a sûrement d’autres forces que vous pouvez mettre en avant et qui vous démarqueront.

Enfin, vous pouvez évoquer rapidement des objectifs à court ou moyen terme, permettant ainsi au candidat de se projeter plus avant dans le poste et dans ses missions, mais surtout dans votre entreprise. Ce type d’éléments pourront d’ailleurs être repris lors de l’entretien, rendant ce dernier bien plus en phase avec la réalité.

3 oublis qui pourraient ruiner votre entretien téléphonique

Passage quasi obligé lors d’un recrutement, il y a de fortes chances que vous soyez appelé si votre profil a retenu l’attention du recruteur.
Ce premier entretien téléphonique est l’occasion pour le consultant d’éclaircir quelques points, de valider votre motivation et d’établir un contact plus humain afin de mieux cerner la personne que vous êtes, au-delà des compétences affichées dans votre CV.
Il serait donc dommage d’oublier ces 3 choses essentielles.

  1. Une présentation concise
    Ici le recruteur vous appelle rapidement pour valider certains points aussi soyez bref.
    Vous devez impérativement savoir vous présenter rapidement en donnant les informations principales de votre poste : établissement, service dans lequel vous travaillez, votre environnement de travail (équipe, périmètre métier, interlocuteurs) ou encore votre zone d’intervention (géographique, en interne…).
    Il ne sert à rien de relire votre CV car le recruteur l’aura sous les yeux, il s’agit juste de vous vendre en mettant en exergue ce que vous êtes aujourd’hui.
    A partir du moment où vous commencez à postuler, vous devez avoir préparé cette petite présentation.
  2. L’écoute active
    Le chargé de recherche ou le consultant que vous avez au bout du fil n’accordera que très peu de temps à cet entretien (15 minutes maximum), aussi soyez attentif : écoutez ses questions et ses remarques pour répondre de manière ciblée et ne lui faites pas perdre de temps.
    Pour certains, une réponse à côté pourrait être tout à fait discriminatoire (particulièrement pour les postes de direction). De même si vous interrompez votre interlocuteur qui cherche à vérifier des points précis, cela peut être un point négatif.
  3. La préparation de la suite
    Cet entretien est à la faveur du recruteur qui a des choses à vérifier mais il l’est aussi pour vous ! C’est l’occasion de manifester ou réitérer votre motivation et de préparer la suite du processus en posant des questions, en prenant des notes pour le prochain entretien.
    Récapitulez l’échange rapidement, demandez la suite si le recruteur ne vous l’a pas donnée

Et sinon : il y a peu de chance que le recruteur vous prévienne qu’il va vous appeler ou même vous fixer rendez-vous. L’effet de surprise serait gâché et nous aimons bien connaître vos réactions à chaud. Ceci dit, si vous n’êtes pas dans des conditions qui vous permettent d’échanger, dites-le clairement ! La personne au bout du fil le comprendra fort bien et ce serait dommage de ne pas mettre toutes les chances de votre côté.
Pensez également au ton de votre voix qui en dira beaucoup sur votre personnalité. Le recruteur ne vous verra pas, aussi il ne vous jaugera que là-dessus.
Par ailleurs, n’oubliez pas que la transparence est toujours appréciée. Si vous êtes en recherche active d’emploi et que vous ne vous souvenez pas du poste pour lequel on vous appelle, dites-le. Il n’y a pas de mal à ce qu’on vous rafraichisse la mémoire sur les éléments clés du poste.

Enfin, et non des moindres, est ce que vous avez pensé à vérifier votre message d’absence ? Si vous êtes en recherche d’emploi il serait bon que celui-ci soit simple et professionnel si vous ne pouvez pas décrocher…

 

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10 phrases à ne pas dire en entretien

Nous savons que l’exercice de l‘entretien n’est pas aisé. Il arrive que certains ne soient jamais à l’aise avec cette pratique et que d’autres n’y soient simplement jamais confrontés.

En tant que recruteur, nous prenons toujours en compte le facteur « stress » lorsque vous vous retrouvez en face de nous. Ceci dit, il y a des phrases qui relèvent plus de l’impair que du stress et qu’il vaut mieux éviter. Nous vous expliquons pourquoi.

 

  1. « Je l’ai déjà précisé sur mon CV »

Alors oui, vous avez peut-être déjà mentionné une information ou un chiffre dans votre CV, mais si le recruteur vous pose la question c’est qu’il a une raison : il souhaite que vous développiez l’information, que vous apportiez des éléments nouveaux. Même si votre CV est détaillé, il est là pour alimenter la discussion de l’entretien.

  1. « En quoi consiste l’activité de votre entreprise ? »

Nous l’écrivons régulièrement : renseignez-vous sur l’entreprise avant l’entretien, ce ne sont pas les outils qui manquent. Si toutefois il vous manque des informations lors de l’entretien (ce qui peut arriver), formulez votre question de manière précise : « Comment vous distinguez vous de vos concurrents ? » « Quelle est votre stratégie pour les années à venir ? » etc.

  1. « J’avais fait le tour de mon poste » 

Les raisons d’un départ peuvent être multiples mais avoir fait le tour du poste n’est pas valable aux yeux d’un recruteur. A moins de mettre les formes à votre réponse : « j’avais atteint mes objectifs » ou « il n’y avait pas de perspectives d’évolution ». Il peut démontrer d’un manque d’ambition ou de curiosité de votre part.

  1. « J’ai les qualités de mes défauts »

S’il est bien une phrase que l’on ne souhaite plus entendre, c’est bien celle-ci. Ce n’est ni une pirouette, ni une phrase d’esprit, mais simplement la réponse d’une personne qui ne se remet pas en question. La question des qualités et des défauts vise surtout à voir votre capacité à prendre du recul, votre connaissance de vous-même et ce que vous avez/pouvez mettre en place pour y palier.

  1. « Où je me vois dans 5 ans ? A votre place »

A l’instar de « j’ai les qualités de mes défauts », cette phrase se voulant drôle fait plutôt mauvais genre. Oui vous pouvez avoir de l’ambition, et ce peut-être une bonne chose, mais vous ne savez pas comment la personne en face de vous prendra ce trait d’esprit.

  1. « Je suis le meilleur / la personne qu’il vous faut »

Plutôt que de crier votre adéquation avec le poste, démontrez le pendant l’entretien : parlez de vos réalisations, de votre expérience et de ce que vous saurez apporter en plus à l’entreprise. N’affirmez pas, convainquez.

  1. « Désolé il y avait des bouchons »

La première marque de motivation d’un candidat pour un poste c’est sa capacité à tout mettre en œuvre pour être dans de bonnes conditions à son rendez-vous. Bien sûr, personne n’est à l’abri d’un imprévu, mais votre capacité à anticiper sur des bouchons sera une compétence supplémentaire mise en avant. Nombreux sont les recruteurs qui n’en tiendront pas rigueur, surtout si vous avez bien pris le soin de prévenir votre interlocuteur de votre retard, mais le mieux reste de prendre ses dispositions.

  1. « Je ne sais pas »

Il est humain de ne pas savoir, et admettre de ne pas savoir est souvent mieux que d’inventer une réponse. Ceci dit, si la question porte sur vos réalisations ou le chiffre d’affaires que vous avez réalisé l’année précédente, c’est beaucoup plus grave. Vous pouvez bien entendu ne pas avoir le chiffre précis et donner dans ce cas une fourchette.

  1. « Tout est clair je n’ai pas de questions »

Si vous n’avez pas de questions à la fin d’un entretien au cours duquel vous avez déjà posé des questions, notamment sur le poste, cela peut être légitime. Toutefois, si vous n’avez pas posé de questions par ailleurs, vous devez forcément en avoir une, à minima sur la suite du processus.

  1. « Mon patron n’y connaissait rien / était un incompétent (ou pire) »

Ne dites jamais de mal de votre ancien manager ou dirigeant en entretien, c’est très mal perçu. Même en fin d’entretien, lorsqu’on est en confiance.

Vous courrez le risque que votre interlocuteur fasse un transfert entre ce que vous venez de lui dire… et ce que vous pourrez dire de lui (ou de votre futur employeur) si vous partez un jour.

Personne n’est blanc comme neige et vous pouvez effectivement avoir des divergences de points de vue avec votre dernier N+1, mais nuancez bien vos propos.

N’oubliez pas un dernier point : parler de ses expériences ou de ses formations de manière négative renvoie également une image négative de vous : trouvez toujours le positif, cela appuiera sur votre capacité à rebondir et à voir le bon côté des choses.

 

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Les secteurs de l’industrie et de l’énergie recrutent !

Alors que certains secteurs sont à la traîne en matière de recrutement, d’autres cherchent et attendent leur perle rare.

En ce mois de septembre,  les entreprises sont à la recherche de talents pour compléter leurs rangs . Tous les secteurs font des propositions, même si certains se découragent plus que d’autres.

Commerce et hôtellerie en difficulté

Les forums consacrés à l’emploi se multiplient ces prochaines semaines. A cette occasion, les candidats postuleront pour des offres dans les secteurs du commerce et de l’hôtellerie – restauration. Pourtant, selon le dernier baromètre réalisé par le cabinet de recrutement Manpower, un ralentissement des embauches se fait sentir. L’hôtellerie et la restauration perdent 4 points par rapport au trimestre précédent, et 5 points en l’espace d’un an. « Les entreprises ont du mal à recruter et se découragent car elles n’arrivent pas à séduire les candidats. Ils y voient trop de contraintes, assure Alain Roumilhac, président de ManpowerGroup France. Pour résoudre ce problème il convient de revaloriser ces emplois et de leur donner plus d’attractivité ». Le commerce suit la même tendance. Le taux d’intentions d’embauche perd 2 points par rapport au trimestre précédent, et 9 points en comparaison avec la même période en 2017.

Energie et industrie en hausse

Parmi les secteurs qui ont le vent en poupe se trouvent ceux de l’énergie et de l’industrie. Les propositions d’embauche augmentent de 15 points par rapport au trimestre précédent. C’est 10 points de plus que l’an dernier. L’industrie extractive quant à elle, progresse de 7 points par rapport au 4e trimestre 2017. « Cela s’explique entre autres par des investissements plus lourds dans les énergies renouvelables, il y a donc davantage d’opportunités à saisir » ajoute le président de ManpowerGroup France.

Si ces secteurs sont les plus gourmands, d’autres cherchent également des candidats. C’est le cas des technologies. En pleine période de transformation digitale, beaucoup d’entreprises s’arrachent les profils informatiques. La société de conseil Margo prévoit notamment de recruter près de 200 candidats d’ici la fin 2019. L’entreprise, qui accompagne ses clients dans le domaine des technologies, veut séduire des data scientists, des ingénieurs et des analystes. « Le secteur de la technologie est par essence celui de l’innovation. Il inspire une dynamique de mouvement extrêmement rapide, indique Fabien Stut,  directeur exécutif chez Hays, un cabinet de recrutementSi un développeur informatique n’est pas régulièrement formé aux nouvelles pratiques, il faudra très vite le remplacer ». Pour que les entreprises puissent trouver leur perle rare, il faudrait « faire des concessions et s’ouvrir à des profils plus atypiques ».

Moins d’offres du côté des plus grands

Petites, moyennes ou grandes,  toutes les sociétés affichent des intentions d’embauche positives . Les PME sont les mieux placées par rapport aux plus grandes et connaissent une augmentation de 2 points par rapport au trimestre précédent. De leur côté, les grands groupes ne suivent pas la même trajectoire. Bien qu’ils proposent des offres, la tendance est à la baisse et diminue de 6 points par rapport au dernier trimestre. C’est 3 points de moins que l’an dernier.

Publié initiallement sur Les Echos le 27/09/2018

5 erreurs courantes qui ralentissent votre recrutement

Le recrutement n’est pas un exercice si aisé, et trop souvent réalisé dans l’urgence, face au départ d’un collaborateur.
Voici quelques conseils pour accroître votre efficience dans ce processus et trouver le meilleur candidat pour le poste et votre entreprise !

  1. Ne pas prendre de temps pour le profil
    C’est un point sur lequel nous revenons régulièrement et qui est, à juste titre, clé dans un recrutement. De la bonne définition du profil découlera tout votre processus. Il serait dommage, en effet, qu’à la réception des premiers CV vous réalisiez que vous n’avez pas été assez précis ou qu’une compétence va vous manquer… Vous pouvez perdre rapidement de précieuses semaines, aussi prenez le temps de faire le tour du poste, également avec les opérationnels qui pourraient être concernés, et pensez à l’évolution que vous souhaitez y donner. Si vous avez besoin d’un manager à moyen terme, il serait peut-être opportun d’inclure les capacités managériales dans votre « liste de course ».
  2. Ne pas s’investir sur le social media
    A l’instar de la définition du profil, c’est un sujet dont nous vous parlons souvent car il est aujourd’hui impossible de faire sans.
    Le social media c’est à la fois l’occasion de vous rendre visible, de faire vivre l’entreprise, ses succès et son actualité et également de diffuser vos offres d’emploi ! Via les réseaux sociaux, vous pouvez « pousser » votre annonce auprès de profils qui ne sont, à la base, pas en recherche active d’emploi. Ce sont autant de candidats potentiels qui pourront postuler et auxquels vous n’auriez pas eu accès via les sites d’emploi traditionnels.
  3. Oublier le digital et la simplification
    La digitalisation du recrutement est un passage obligé. A l’instar des CV envoyés uniquement par mail, c’est tout le process qui se digitalise et se simplifie pour le candidat et accélérer le processus en général.
    Avez-vous pensé à réduire le nombre d’étapes pour postuler depuis votre site ? Votre site est-il user friendly ? Compte t’il beaucoup de champs à remplir « à la main » ? Est-il responsive pour les mobile ? Autant de questions à se poser pour éviter de rebuter les candidats habitués à tout faire en 1 clic.
    De même, si votre candidat habite à 600km de vos locaux, pourquoi ne pas faire un entretien skype dans un premier temps ? Beaucoup plus rapide à mettre en place, il donne beaucoup de souplesse à chacun.
    Simplifiez la vie des candidats ! Le marché est à leur avantage et mieux vaut mettre toutes les chances de votre côté en les incitant à postuler et en facilitant toutes les étapes du processus. Cela démontre aussi votre ouverture et votre intérêt pour eux.
  4. Passer outre le feedback
    Le feedback est un élément important dans votre recrutement mais si à première vue il peut paraitre accessoire.
    Donner un feedback au candidat tout de suite après son entretien c’est lui donner l’opportunité de se projeter dans le poste et d’envisager la suite du processus. Il pourra ainsi se montrer plus motivé et disponible pour l’entretien suivant.
    Donner un feedback mais en prendre aussi ! S’il va de soi que vous souhaitez continuer le processus avec un candidat, savez-vous ce qu’il a pensé de votre entretien et s’il souhaite continuer ? Ne tardez pas trop à prendre la température afin de savoir s’il faut lui proposer un entretien rapidement (n’oubliez pas qu’il peut avoir d’autres opportunités) ou s’il faut avancer avec d’autres.
  5. Rester réaliste, objectif et ouvert
    Ces 3 mots sont à garder en tête tout le long de votre recrutement et ce dès la définition du profil !
    En effet, le mouton à 5 pattes n’existe pas, mais les candidats en bonne adéquation avec le profil que vous avez défini oui.
    Soyez réaliste sur l’état du marché : il est aujourd’hui de plus en plus un marché de candidats et les niveaux de rémunération pourraient en tout état de cause faire la différence.
    L’ouverture d’esprit est de mise, car on ne trouve que très rarement le candidat qui remplira toutes les cases. S’il n’a pas toutes les compétences exactes, en a-t-il d’autres pour compenser ? Que pourra t’il vous apporter ?
    Si vous voyez que vous n’avez pas de candidats répondant à l’annonce, ou des retours peu qualifiés, n’hésitez pas à vous remettre en question sur la définition de votre profil, peut-être trop ambitieuse, ou sur les points à travailler pour attirer les bons candidats

Objectivité, réalisme et ouverture sont nécessaire pour être réactif et ajuster votre processus si besoin.

Consommation d’énergies fossiles : un enjeu stratégique pour la France

La démission du ministre de la Transition énergétique, Nicolas Hulot, mardi 28 août, est révélatrice des hésitations des pouvoirs publics en matière de lutte contre le réchauffement climatique. Pour coller aux objectifs que s’est fixée la France, celle-ci doit inévitablement arrêter de soutenir, même indirectement, les énergies fossiles. Dans le bâtiment surtout.

Pour ceux qui n’avaient pas manqué de vanter le rôle moteur de la France, après la COP21, c’est la douche froide. Depuis décembre 2015, Paris, qui avait des airs de premier de la classe en matière de changement climatique, a petit à petit « gagné » le statut d’élève en difficulté. Voire en retard. En juillet dernier, un document de travail du ministère de la Transition écologique et solidaire indiquait effectivement que la France devrait dépasser de 6 % son volume maximum d’émissions de gaz à effet de serre (GES) ; sur la période 2014-2018, celui-ci pourrait ainsi atteindre 458 millions de tonnes de dioxyde de carbone (CO2), contre 440 millions prévus initialement. A terme, pourtant, la loi relative à la transition énergétique, adoptée en 2015, a fixé comme objectif une baisse de la consommation finale d’énergie de 20 % d’ici 2030 – et 50 % d’ici 2050.

Soutenir les énergies renouvelables thermiques

Si les secteurs du bâtiment et des transports sont directement mis en cause, dans le document de travail ministériel, c’est plus globalement sur celui des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) que la France pourrait, selon certains, agir. Ces sources, extrêmement polluantes, rejettent énormément de CO2, le gaz à effet de serre par excellence, qui empêche « le rayonnement thermique d’aller se dissiper dans l’univers » pointe Maxence Cordiez, ingénieur, dans une tribune publiée par le Figaro Vox. Pour rappel, leur consommation devra reculer de 30 % d’ici 2030, selon la loi relative à la transition énergétique. Ce qui nécessite un changement de cap.

Jusqu’à présent, la France s’est toujours reposée sur ses/les hydrocarbures pour satisfaire ses besoins énergétiques. Ces sources, effectivement, « présentent l’intérêt d’être facilement accessibles, peu chères, concentrées et stockables sans effort, contrairement à l’électricité qui se stocke mal, et avec des pertes conséquentes » indique Maxence Cordiez. A l’inverse, « les sources d’énergie bas-carbone ont d’autres inconvénients, tels que l’intermittence dans le cas du solaire et de l’éolien ». Et, peut-on ajouter, un manque de financements de la part de l’Etat. La Cour des comptes, dans un rapport rendu public en avril dernier, avait ainsi pointé du doigt les incohérences et l’inefficience de la politique française de soutien aux énergies renouvelables (EnR). Celle-ci faisant la part belle à l’hydraulique, l’éolien et au solaire, au détriment du thermique, pourtant jugé efficace pour respecter les engagements de la France – 23 % d’énergies vertes dans la consommation finale d’ici 2020.

Le bois et les déchets de bois, les résidus agricoles ou urbains, la géothermie basse température, les carburants de substitution – comme l’huile végétale – : les sources thermiques sont nombreuses et, contrairement aux EnR, qui peuvent être transformées en électricité, celles-ci sont utilisées directement comme carburants ou pour des usages thermiques. Et, d’après la Cour des comptes, la France pourrait (et devrait) s’appuyer sur ces énergies aussi bien que sur les renouvelables ; problème, selon les sages de la rue Cambon : l’Etat doit les soutenir, en augmentant par exemple les moyens du Fonds chaleur – qui permet de financer les projets de gaz et de chaleur verte par les collectivités et les entreprises.

Révision attendue de la PPE

Autre écueil à gommer, présent d’ailleurs dans le document du ministère de la Transition énergétique : les mauvais résultats énergétiques du bâtiment. Le logement « compte [effectivement] pour près d’un quart (24 %) dans l’empreinte écologique française en hausse depuis 2015 » selon Les Echos. En cause, un soutien indirect aux énergies fossiles dans le secteur du bâti ; la chute des cours du pétrole, en 2014, a incité les pouvoirs publics à miser sur l’or noir pour le logement – synonyme, donc, de fortes émissions de GES. D’où l’intention du désormais ex-ministre de la Transition énergétique, Nicolas Hulot, de rénover 500 000 logements par an afin d’alléger la facture énergétique ; d’ici 2050, le secteur du bâti devra d’ailleurs atteindre la neutralité carbone. Une véritable gageure si l’on en croit les différents rapports et études sur le sujet.

Myrto Tripathi, conseillère du président du Business & Climate Summit, de tacler à ce titre dans une tribune la Réglementation thermique 2012 (RT2012), qui impose une limite de consommation d’énergie inégale selon son origine, primaire (gaz, fioul, charbon) ou secondaire (électricité), grâce à une méthode de calcul qui privilégie, selon elle, les énergies fossiles. « Cet indicateur fait artificiellement que pour la même quantité imposée par la réglementation, vous pouvez consommer plus de gaz que d’électricité pour la même quantité d’énergie finale, estime-t-elle. Les promoteurs immobiliers peuvent donc installer des chaudières à gaz plutôt que des électriques, vous poussant à consommer plus, et de l’énergie […] polluante, plutôt que de [vous] obliger à faire des efforts d’isolation ». Une situation tolérée par les pouvoirs publics, qui n’ont pour l’instant pas fait grand-chose pour décorréler bâtiment et énergies fossiles.

Depuis la RT2012, le fioul, le charbon et le gaz sont effectivement privilégiés dans le calcul de la consommation énergétique d’un logement. Pire, les installations qui utilisent de l’électricité se voient pénalisées par un coefficient de 2,58. La raison ? Cette énergie n’existe pas à l’état naturel et nécessite une transformation ; pour ne pas dépasser la limite de consommation d’énergie primaire de 50 kWh/m2/an fixée par la RT2012, un système électrique ne doit donc pas consommer plus de… 20 kWh/m2/an. Un non-sens écologique que la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), document qui fixe les objectifs de la France en matière énergétique, dont la révision est prévue pour la fin de l’année, devra dépasser.

 

Initialement publié sur Filière 3e

Quels risques à recruter sans les réseaux sociaux ?

Impossible de faire aujourd’hui sans les réseaux sociaux, y compris, pour ne pas dire surtout, d’un point de vue professionnel.

Dans le cadre de vos recrutements, les réseaux sociaux sont de précieux alliés, à 2 niveaux :

  • Pour asseoir votre image et donner envie aux candidats de postuler chez vous
  • Pour aller trouver des candidats et des informations sur leur parcours.

Ne pas travailler avec ces outils c’est à la fois ne pas être accessible pour les candidats, mais aussi vous couper d’un vivier bien utile.

  1. Se rendre visible
    Aujourd’hui, le premier réflexe d’un candidat est d’aller chercher des informations sur une société sur internet. Tout sera passé au crible : votre site internet, vos produits, mais également vos réseaux sociaux. Les futures recrues pourront ainsi voir qui sont vos employés et donc leurs futurs collègues, quelle note vous avez sur Viadeo ou GlassDoor, et quelles sont vos news.
    Bien entendu, vous prenez un risque à être présent sur le net car cela peut faire émerger des avis négatifs (mais également positifs, rassurez-vous), mais vous en prenez un bien plus grand à ne pas être présent sur les plateformes les plus connues telles que LinkedIn, twitter ou Viadeo.
  2. Informer
    Outre cette présence, nécessaire et bien pensée (pensez avant tout à mettre un logo de bonne qualité et une image d’illustration), il s’agit de penser à l’animation, tout aussi importante que la création d’une page.
    Profitez donc de ces outils pour y faire apparaître les nouveautés de l’entreprise, vos succès… autant d’éléments qui permettent aux candidats de mieux appréhender votre société et à véhiculer une image sympathique.
    Dans le même esprit, vous pouvez présenter vos locaux, l’intégration de vos nouveaux collaborateurs, ou même les réussites de vos employés, si vous avez parmi ces derniers des grands sportifs ou des gens engagés dans des associations.
    Ce vecteur est également un outil de plus pour permettre aux candidats qui s’intéressent à votre société de vous contacter. Un InMail sur linkedin semblera bien plus personnel que l’envoi d’un CV sur une boite mail générique. Le recrutement étant avant tout une affaire de personne de contact, c’est donc un plus non négligeable.
  3. Trouver vos candidats
    Si vos réseaux sociaux servent à communiquer sur votre entreprise afin d’assoir votre image, la qualité de vie au travail de vos employés et votre croissance, ils sont également un excellent moyen de trouver des candidats.
    Tout d’abord parce qu’ils vous permettent de publier vos offres d’emploi. Ces dernières peuvent être reprises et diffusées par vos employés pour permettre une plus large diffusion.
    Avec Linkedin, que ce soit parce que l’annonce est relayée par une personne avec qui l’on est en relation ou tout simplement via la partie « Emploi » de la plateforme, nous pouvons accéder à des offres d’emploi sans être en recherche. En effet, si pour postuler à une offre sur un site d’emploi (jobboard) sous-entend une démarche volontaire du candidat, sur les réseaux sociaux l’annonce vient à lui et peut donc susciter son intérêt. Dans ce cas, le candidat n’étant pas spécialiezment pas à la recherche d’un emploi, il convient de lui faciliter le travail, soit en proposant de postuler directement avec son profil linkedin, soit en mettant un lien vers votre annonce. Donnez à votre offre toutes les chances d’obtenir des retours de candidat, et des bons !
    Enfin, LinkedIn est devenu un très bon outil pour que vous partiez à la recherche de nouveaux talents. A l’instar des CVthèques de certains jobboards, voilà que Linkedin se transforme pour vous en CVthèque géante, pas forcément de personne en recherche d’emploi, mais potentiellement à l’écoute si, lorsque vous avez trouvé votre perle rare, vous trouvez les bons mots pour l’accrocher et lui donner envie de postuler !

 

 

Pourquoi, quand, comment : relancer sa candidature efficacement

Relancer un recruteur, tout le monde en parle, mais la mettre en pratique est une autre histoire.

Quand relancer, comment ? tout dépend du type de structure à relancer et de votre avancement dans le processus de recrutement.

Souvent, c’est la relance après l’envoi de votre CV qui est la plus problématique. Que dire ? Comment le dire ? Comment prendre contact ? Quand le faire ? Autant de questions qui nous créent des barrières semblant infranchissables et qui, au fond, nous amènent à rester passifs. Résultat : nous restons sur notre accusé réception « sans nouvelles de notre part sous 3 semaines veuillez considérer… » et avec lui la frustration de ne pas avoir de retour.

Pourquoi ?

Sachez que théoriquement, lorsque vous envoyez votre candidature pour réponse à une annonce, dans un cabinet de recrutement, votre CV sera lu sous 3 jours ouvrés environ. Et pour cause, les chargés de recherche ou consultants gèrent plusieurs missions et se penchent sur une mission 1 à 2 fois dans la semaine.

Cela peut être différent (et plus long) en entreprise en fonction de la taille de celle-ci, s’il y a une personne en charge du recrutement notamment.

Enfin, vous pouvez aussi faire partie des candidats « peut-être ». Ceux qui pourraient convenir, mais d’autres semblent avoir un profil plus adéquat et seront rencontrés/contactés en premier.

De fait, relancer permettra au recruteur soit de se rappeler de vous, soit de remettre votre CV sur le haut de la pile, tout simplement car lors de l’appel, vous pourrez également approfondir votre candidature et vos motivations.
De plus, cela envoie un signe fort positif au recruteur : vous ne postulez pas à tort et à travers, mais de manière réfléchie et organisée.

Si par hasard le recruteur avait déjà statué sur votre cas, et pas en votre faveur, cette relance vous permettra d’avoir une réponse négative plus rapidement et comprendre de vive voix pourquoi. Dernier avantage : vous pourrez discuter avec lui d’autres opportunités pouvant vous correspondre (notez que globalement, ceci n’est possible que dans des cabinets de recrutement).

Quand ?

Comme indiqué plus haut, normalement en une paire de jours votre CV devrait être vu par le recruteur. Ceci n’est pas un absolu bien entendu. Et l’on sait également que si votre CV a été vu par le recruteur sans vous donner de réponse, il vous aura oublié au bout d’une semaine (en moyenne également). Du coup, s’il s’agit de le relancer, disons que c’est entre 3 et 7 jours ouvrés. Sauf s’il y a eu un retour entre deux bien entendu.

Au milieu de tout ça, nous ne saurions que trop vous suggérer d’éviter les lundis matin (souvent propices aux réunions et au tri de mails), et les vendredi après-midi.

Pour vous aider dans cette grande tâche de bon timing, Excel peut être un ami précieux si vous listez vos candidatures et la date, de type : Entreprise / poste / outil de candidature / date. Cela vous évitera également de postuler 3 fois sur la même annonce via trois sites ou outils différents.

 

Comment ?

L’idée de la relance, c’est d’avoir une réponse, de maximiser vos chances de poursuivre le processus mais en aucun cas de rappeler au recruteur qu’il ne vous a toujours pas fait de retour.

Une phrase de type « je viens prendre des nouvelles dans le cadre de ma recherche » semble engageante, mais le mieux est de trouver une formulation permettant d’apporter un éclairage nouveau sur votre candidature. Il peut s’agir de redonner le point fort de votre candidature pour le poste, si cela ne fait pas une redite complète de de votre lettre/mail de motivation.

Nous vous entendons d’ici : « je n’ai pas le contact personnel du recruteur ».
Nous n’avons pas dit que la relance était facile, et il vous faudra ici endosser le rôle de détective. Si vous ne trouvez pas les informations nécessaires sur le site internet, vous pouvez tenter de joindre le cabinet/le service par téléphone (tout simplement), ou même par Linkedin.
Si vous n’arrivez pas à vos fins, pensez également à la page Facebook (on ne sait jamais).

Attention toutefois, vérifiez que l’annonce que vous avez vue chez un employeur ne soit pas également gérée par un cabinet de recrutement… auquel cas c’est plutôt le cabinet qu’il faudra relancer !

 

 

Tout ces conseils s’appliquent bien entendu plutôt dans le cadre d’une relance après l’envoi d’une candidature… et plutôt dans un cabinet de recrutement, même si la plupart des conseils s’appliquent également en entreprise.

Mais vous l’aurez compris, l’important reste de relancer !

 

 

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Energies renouvelables : un plan solaire entre ombre et lumière

Le gouvernement français vient d’annoncer la mise en place d’un plan solaire, avec de bonnes mesures, mais rien de révolutionnaire, loin de la politique de grands travaux solaires qu’impose l’urgence climatique.

Concernant le développement des énergies renouvelables en France, le rendez-vous incontournable de l’année 2018 sera la publication de la Programmation Pluriannuelle de l’Energie (PPE) pour la période 2019-2028, qui devrait être dévoilé durant l’été et finalisé d’ici la fin de l’année.

Solaire en France : un retard à rattraper

Pour autant, la stratégie gouvernementale continue de se dévoiler. Ainsi, jeudi 28 juin, le secrétaire d’Etat à la transition écologique et solidaire, Sébastien Lecornu, a rendu public le très attendu « plan solaire », censé booster le développement d’une énergie pour laquelle la France dispose du cinquième potentiel d’Europe mais accuse un retard conséquent.

1,6% de l’électricité française est d’origine solaire, contre 6% en Allemagne, par exemple, alors que les coûts des différentes technologies solaires (notamment le photovoltaïque) ont encore chuté de 11% en 2017 pour atteindre 55 euros le MW.

« Place au soleil » : un plan pour favoriser l’autoconsommation et mobiliser du foncier

Un groupe de travail a été mandaté pour réussir à lever les freins et leviers au déploiement à très grande échelle du solaire, dans la lignée du plan solaire présenté par EDF en début d’année. L’énergéticien y dévoilait sa bonne volonté à vouloir accompagner un investissement massif dans les énergies solaires, pour installer 30 GW de puissance solaire supplémentaire d’ici 2030 – la France plafonne pour l’heure à 8 GW installés, en dessous de ses objectifs.

Les décisions du groupe de travail ont été réunies dans ce plan « Place au soleil », visant notamment à encourager l’autoconsommation et à mobiliser des surfaces foncières pour y installer des panneaux photovoltaïque. Ce plan est composé de trois grands volets : le secteur agricole, les particuliers, les grandes entreprises et corps d’Etat.

Au soutien de l’autoconsommation agricole et chez les particuliers

Du coté des exploitations agricoles, qui accueillent déjà 13% des installations de photovoltaïque et 3% des parcs solaires thermiques, le plan propose de doubler le volume des appels d’offres pour l’agrivoltaïsme (cohabitation de panneaux et de cultures), ainsi qu’une augmentation de 50% des volumes d’appels d’offres pour les toits.

Au niveau des particuliers, le gouvernement va maintenir les mesures d’incitation à l’autoconsommation photovoltaïque (TVA à taux réduits, exonération), tout en augmentant le soutien à la filière chauffage photovoltaïque. Les primes à l’achat de chauffages et chauffe-eau solaires vont être revues à la hausse en 2019, tout en préparant l’obligation d’un minimum de chaleur renouvelable dans les bâtiments neufs en 2020.

Engagements de l’armée, de la SNCF, de Total, à libérer des surfaces pour le photovoltaïque

Les engagements les plus forts de ce plan sont venus de l’armée, des enseignes de grande distribution et de la SNCF, promettant de mettre à disposition des surfaces conséquentes pour l’installation de panneaux photovoltaïques.

L’armée a ainsi promis de convertir 2 000 hectares de friches militaires ou de toits à l’électricité photovoltaïque. Dans le même ordre d’idée, la SNCF, après avoir démarré la construction de sa première centrale solaire en Normandie fin 2017, s’est engagée à développer des projets solaires sur ses friches ferroviaires et d’installer des panneaux sur certains de ses toits. Total a annoncé qu’il avait commencé à installer des panneaux sur l’ensemble de ses stations-services et friches industrielles.

La grande distribution convertie au solaire ?

Les principales enseignes de grande distribution présentes en France (Leclerc, Système U, Carrefour, Les Mousquetaires et Auchan) se sont elles aussi engagés, à des degrés divers, à installer des panneaux photovoltaïques sur les toits et sur les parking : « [C’est] une activité faite pour l’autoconsommation : elle consomme l’essentiel de son électricité quand le soleil est haut », note le gouvernement – d’autant qu’une des caractéristique d’une grande surface, toit et parking, est de manquer cruellement d’ombre, une aubaine pour profiter de l’énergie du soleil.

Ces promesses sont le fruit de rencontres bilatérales, et non d’une législation contraignante. Le gouvernement a préféré le dialogue et compter sur la bonne volonté d’enseignes qui ont tout à gagner à produire leur propre électricité : « Ces résultats sont le fruit de rencontres répétées avec les acteurs qu’il a fallu convaincre de s’engager volontairement plutôt que d’attendre des normes obligatoires » note Sébastien Lecornu.

Parallèlement à l’ensemble de ces mesures, l’Etat va mettre en place des labels « Ville Solaire » et « Département solaire » pour valoriser les collectivités qui s’engageront sur une surface minimale de photovoltaïque par habitant, avec à la clé des avantages fiscaux.

Des bonnes mesures, mais insuffisantes compte tenu des objectifs et de l’urgence climatique

Et si personne ne critique ces mesures en elles-mêmes, qui toutes vont dans le bon sens, beaucoup de spécialistes du secteur regrettent leur absence d’envergure et d’ambition. Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables (SER), regrette notamment que le gouvernement n’ait pas eu le courage de proposer des mesures à même de « révolutionner le marché ».

Les professionnels de la filière solaire espéraient le lancement d’appels d’offres pour des fermes solaires de très grande envergures, qui marquerait une rupture avec la politique française centrée sur les petites et moyennes centrales – et semble indispensable pour atteindre les objectifs français en la matière.

La France doit atteindre entre 18 et 20 GW de puissance solaire installée en 2023, contre 8 GW aujourd’hui – soit environ 2 GW en moyenne par an, quand moins de 1 GW a été installé en 2017 et un maximum de 1,5 GW pour 2018.

On attend quoi ?

« Il sera difficile d’atteindre nos objectifs uniquement avec cela », jugeait un spécialiste de la filière après l’annonce du plan. Il reste à espérer que la future PPE fixe des objectifs suffisamment élevés pour enfin « réveiller » les autorités françaises et lancer une vraie politique de grands travaux solaires dans le pays.

Le potentiel est là, les technologies sont matures et rentables, l’urgence climatique pousse à accélérer le mouvement. Alors, comme dirait l’autre, on attend quoi ?

 

Publié initiallement sur Les-smartgrids.fr

Arrêtez d’être dynamique et polyvalent – Place aux soft skills tranversales

Nous le répétons fréquemment, à compétences équivalentes, c’est la personnalité, les « soft skills » qui feront la différence.

Dans 95% des CV que nous recevons ou dans les réponses données lors des entretiens, ce sont toujours les mêmes mots qui reviennent : polyvalent, orienté résultat, dynamique, motivé (voire même ultra-motivé), pro-actif, perfectionniste et organisé… Ces adjectifs tiennent aujourd’hui plus du lieu commun que de la caractéristique personnelle. De par l’évolution moderne du travail, nous sommes tous polyvalent, organisé, perfectionniste, dynamique. Nous devons faire plusieurs tâches en même temps ou dépanner un collègue sur une chose qui ne nous incombe pas, être réactif et enjoué chaque jour pour assurer la continuité des missions, tout en étant attentif et méticuleux tout en faisant preuve d’organisation pour ne pas être submergé. Je suis certaine que la plupart d’entre vous ce sont reconnus dans ces quelques phrases alors même que vous et moi ne faisons pas le même métier.

De fait, il faut miser aujourd’hui sur d’autres compétences personnelles et pour ce faire, se demander ce que requiert le poste, mais surtout quelles sont les valeurs de l’entreprise.

A une heure où la marque employeur devient la thématique numéro 1 et où les entreprises cherchent les moyens de retenir les talents, c’est l’ambiance et la qualité de vie au travail qui vont primer.

Ainsi il serait peut-être bon de mettre avant son savoir-être (au-delà de l’esprit d’équipe, car globalement, encore une fois, on fait tous partie d’une équipe, à plus ou moins grande échelle) : le respect, la bienveillance ou même la cohésion d’équipe (oui, dire que vous aimez la pâtisserie et amenez des gâteaux au bureau fait de vous un acteur de la cohésion d’équipe. Idem si vous mettez en place les Friday-cake).

Au-delà de la polyvalence et de la pro-activité, on attend des collaborateurs de la fiabilité. Il est primordial pour un employeur de pouvoir compter sur ses collaborateurs. En ce sens la fiabilité et l’engagement apparaissent de nos jours comme un must, afin de mettre en place une relation saine et durable. S’il s’agit de le démontrer, sur un CV c’est en étant clair et honnête. En entretien, là encore transparence est de mise, soyez franc et faites preuve d’énergie positive.

Par ailleurs, force est de constater que les employeurs sont en recherche de plus d’audace. Cela va au-delà de la créativité dont certains peuvent déjà faire preuve. L’idée est de pouvoir proposer et d’aller en dehors des sentiers battus, prendre des risques -calculés bien entendu- pour améliorer un process, proposer de nouveaux produits etc… Une qualité qui peut aller avec la curiosité, en montrant votre volonté d’apprendre.

Enfin, l’écoute et l’humilité sont des traits de personnalité à démontrer.
En effet, qu’il s’agisse d’intégration et de cohésion d’équipe ou même encore dans nos missions quotidiennes, et ce alors que nous sommes les meilleurs (cela va de soi), il faut savoir se remettre en question et écouter ce que les autres ont à dire et peuvent nous apporter. Cela montre de vous que vous savez apprendre de vos résultats (bons et mauvais) et que vous pouvez capitaliser vos réussites et vos échecs.

 

La liste pourrait être plus détaillée encore, mais vous l’aurez compris, il s’agit aujourd’hui de trouver ce que vous pouvez apporter non plus à votre métier, mais à votre équipe et à votre entreprise en étant plus orienté business que résultat. Il faut donc voir au-delà des tâches et missions premières, mais bien réfléchir aux qualités qui sous-tendent toutes les autres et seront profitables à chacun.

 

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4 raisons pour lesquelles les candidats ne postulent pas

Cette question, nous préfèrerions que vous ne vous la posiez pas. Malheureusement il arrive qu’une fois votre annonce postée, vous ne receviez pas de candidature pour le poste que vous souhaitez pourvoir. Il existe plusieurs raisons possibles.

  1. La qualité de l’annonce

Nous en avions déjà parlé mais l’annonce est à l’image d’un support publicitaire : elle doit donner envie.
Tout doit plaire au candidat : la présentation de l’entreprise, les différentes missions mais également le profil décrit dans lequel il doit se retrouver, et qui est en accord avec les missions.

Au-delà du fond, la forme aura également son importance aussi veillez au langage choisi, principalement sur la façon de détailler les missions. Un ton directif pourra dissuader un candidat, de peur que le management soit aussi peu souple que le langage employé dans l’annonce.

Idem pour la description de votre entreprise, il faut trouver le juste milieu entre les données chiffrées faisant état de votre croissance et de votre légitimité dans le secteur, et ce qui rend votre entreprise sympathique et donne envie de s’y investir.

Par ailleurs, est ce que vous êtes sûr que votre annonce est réaliste ?
Est-ce que votre texte ne laisse pas transparaitre la recherche d’un mouton à 5 pattes (jeune diplômé, 6 ans d’expérience ce n’est pas possible) qui pourrait repousser les candidats potentiels ?

  1. Le choix du support

Il se peut que vous n’ayez pas publié votre annonce sur le support le plus adapté. En effet, il faut que vous soyez au plus proche de votre cible.

En plus des grands noms de jobboards généralistes tels APEC (Pôle emploi le cas échéant), Cadremploi etc, il existe d’autres biais :

  • Les réseaux sociaux comme Linkedin (pour la partie cadres, profils confirmés), Twitter (si vous avez créé une communauté autour de votre entreprise, ou même Facebook (pour des postes de techniciens).
  • Les jobboards spécifiques, soit à votre activité (chooseyourboss pour les développeurs, emploi-environnement pour les métiers des EnR…), soit au type de profil que vous recherchez (un ingénieur par exemple).
  • Les forums spécialisés métiers qui proposent des bourses à l’emploi en ligne, les associations professionnelles qui peuvent se faire également le relais de vos offres d’emplois.
  • Enfin, si vous cherchez des profils jeunes, vous pouvez également vous tourner vers les écoles/formations dont sont issus les candidats que vous espérez pour leur faire part de votre recherche.

 

  1. La rareté de la compétence

Il n’est pas interdit que, loin de vouloir une perle rare, le profil que vous recherchiez soit très rare ou que, bien en poste, il ne regarde pas les offres d’emploi et attendent tout simplement qu’on vienne le chercher pour lui proposer quelque chose de mieux.

Si tel est le cas, il vaut peut-être la peine de se faire accompagner par un spécialiste de la chasse qui saura approcher les profils que vous recherchez.

 

  1. Votre image

Si vous vous renseignez sur les candidats quand ils envoient leur CV, n’oubliez pas qu’ils font de même avec vous et avec votre entreprise.

C’est à ce moment que votre travail sur la marque employeur prend tout son sens. Déjà il est rassurant pour un candidat que vous ayez un site internet, et surtout un site internet qui mette en valeur votre entreprise.

Pensez à créer une page Linkedin et à engager vos collaborateurs à s’y rattacher voire même à l’animer.

Enfin, n’oubliez pas que dans n’importe quel domaine, le monde est petit et les gens parlent d’une entreprise à l’autre. Beaucoup d’informations non-officielles sur votre société et sur votre organisation en interne peuvent remonter à l’oreille des candidats potentiels. Loin de vouloir verrouiller les informations, faites-en sorte que celles-ci soient plutôt flatteuses. N’oubliez pas que vos collaborateurs actuels sont vos principaux et meilleurs ambassadeurs.

Solaire : le plan du gouvernement pour passer à 32% d’énergies renouvelables en 2030

Le gouvernement dévoile ce jeudi 28 juin une série de mesures pour développer l’énergie solaire sur le territoire. Comme l’annonçait déjà Sébastien Lecornu, le secrétaire d’État chargé de la Transition écologique et solidaire, dans La Tribune le 5 juin dernier, l’État veut promouvoir l’énergie photovoltaïque pour porter le taux d’énergie renouvelable à 32% en 2030 (contre 22% aujourd’hui). Les particuliers, les entreprises et les collectivités seront encouragés.

Cap sur le solaire thermique et le photovoltaïque. Ce jeudi 28 juin, le gouvernement dévoile officiellement son plan solaire qui vise à passer à un tiers d’énergie renouvelable d’ici à 2030(contre 22% aujourd’hui). Pour y arriver, l’État prévoit des aides supplémentaires pour les particuliers et les agriculteurs, et compte exploiter quelques hectares de surface disponible auprès de la grande distribution et de l’armée pour y installer des parcs solaires.

En première ligne, Sébastien Lecornu, le secrétaire d’État auprès du ministre Nicolas Hulot, en charge de la Transition écologique et solidaire, qui avait déjà fait connaître ses pistes de travail lors d’un entretien accordé à La Tribune le 5 juin dernier.

La prime d’achat d’un chauffage solaire va augmenter dès 2019

Pour développer le solaire thermique, c’est-à-dire la production de chaleur à partir de panneaux photovoltaïques, le gouvernement va donc augmenter la prime à l’achat des chauffages et chauffe-eau solaires à partir de l’an prochain.

La France s’est fixée comme objectif d’installer entre 18.200 et 20.200 mégawatts (MW) de capacités solaires d’ici à 2023, contre environ 8.300 MW à fin mars 2018. Pour accélérer le développement de cette énergie, le gouvernement a déjà augmenté en début d’année le volume annuel des appels d’offres à 2.450 MW, contre 1.450 MW initialement.

Des toits de la grande distribution aux friches militaires

Comme le révélait Sébastien Lecornu dans La Tribune le 5 juin dernier, l’État va simplifier les démarches des supermarchésqui s’engagent à installer des panneaux solaires sur leurs parkings ou sur leurs toits.

« Les magasins de la grande distribution, qui disposent de surfaces importantes et dont les horaires de consommation (pour le froid et la climatisation, ndlr) coïncident avec la production solaire, sont de parfaits candidats à l’autoconsommation (…) Les résultats des derniers appels d’offres, dont 70% ont été remportés par la grande distribution, prouvent que le solaire est devenu rentable pour ce segment de marché », avait-il indiqué dans un entretien pour La Tribune.

Les enseignes Auchan, Les Mousquetaires, Systèmes U et Leclerc ont chacune promis de réserver des dizaine d’hectares de terrains pour installer des parcs solaires, apprend-t-on dans les colonnes du Parisien.

Par ailleurs, le ministère des Armées s’est également engagé à céder 2.000 hectares de terrains pour différents projets photovoltaïques d’ici à 2025. Et pour mobiliser les agriculteurs, le gouvernement va prendre en charge 40% du coût du raccordement au réseau électrique des panneaux solaires qu’ils installeront sur leurs exploitations, a indiqué le ministère, confirmant des informations de France Info.

Les bâtiments classés pourront devenir producteurs d’énergie solaire

Dans nos colonnes toujours, Sébastien Lecornu avait également indiqué qu’il travaillais avec Stéphane Bern, en charge de la Mission patrimoine, pour lancer d’ici à la fin de l’année le premier appel d’offres « énergies renouvelables et patrimoine ». Concrètement, le patrimoine français pourrait être mis à contribution dans la production d’énergie solaire, via des tuiles discrètes présentes dans les toitures des bâtiments classés.

« Petite hydroélectricité pour les cours d’eau, tuiles solaires pour les dépendances, méthanisation à partir des exploitations agricoles ou des haras souvent présents sur les domaines… Le développement des énergies propres constitue pour les propriétaires une piste supplémentaire pour diversifier leurs sources de revenus. Pour la première fois, nous travaillons avec les associations patrimoniales qui étaient jusqu’ici plutôt en froid avec les acteurs des énergies renouvelables. Cette collaboration doit permettre de limiter les contentieux », avait-il précisé.

Publié initialement sur La Tribune du 28 juin 2018

Et de 3 !

ELATOS a participé il y a quelques jours à la seconde édition de la Renewable Energy Race qui se déroulait à Rieux Minervois en Occitanie.

C’est sur ces terres riches de projets EnR, portés par une volonté des collectivités de s’inscrire dans une démarche durable et verte, qu’ELATOS a aligné son équipe, composée de Michel Choffez, Michel Jeandet, Michel Queruel et Sophie Moreau, Présidente de l’association  « Courir pour Elles ».

Comme il y a 2 ans à Lacenas dans le Beaujolais, les quelques 300 coureurs engagés sur les différentes courses ont évolués sur un parcours vallonné, au milieu des vignes du pays du Minervois. Il aura fallu faire avec le soleil et la chaleur, mais surtout avec le vent, très présent, lors des différentes manches.

Malgré ces conditions qui ont rendu ce beau parcours quelque peu difficile, 3 de nos coureurs se sont hissés sur la première marche du podium :

  • Michel Choffez, dans la catégorie 61 et +
  • Michel Jeandet, dans la catégorie handicap (également 3e de la catégorie 61 et + en scratch)
  • Sophie Moreau, dans la catégorie femme 50 et +.
  • Michel Queruel monte sur la 2e marche dans la catégorie 61 et +.

Michel Choffez, avec sa très belle performance de 1’31’’35 aurait pu partager la première marche du podium avec Jesper Thlesen de, dans la catégorie des 51/60, puisqu’ils ont fait exactement le même temps !

Notons que Michel Jeandet était arrivé la semaine précédente, 3e des Championnats de France de cyclisme Handisport sur route dans sa catégorie.

Sophie Moreau, présidente de l’association Courir pour Elles, qui a pour vocation de mettre en avant la pratique du sport pour combattre et améliorer la rémission des cancers féminins, effectuait ici sa première course de vélo et montait surtout sur son tout premier podium.

 

Sponsor de l’évènement qui célèbre l’esprit d’équipe autant que les énergies vertes, ELATOS tient à saluer le travail du Vélo Sprint Narbonnais et de la plus grande équipe de cette course, les bénévoles, qui ont œuvré dès vendredi 15 juin à faire de cette course un évènement convivial et d’un haut niveau sportif.

 

L’année prochaine à Haguenau en Alsace, autre terre des EnR, l’équipe d’ELATOS compte bien remettre encore en jeu ses titres.

Nous vous attendons nombreux pour nous supporter.

4 conseils pour mener efficacement votre entretien

Une chose est sûre, on ne s’improvise pas recruteur du jour au lendemain. Pourtant, même si vous avez fait appel à un cabinet de recrutement pour vous accompagner dans vos projets de croissance ou pour remplacer un collaborateur sur le départ, vous allez recevoir un candidat que vous devrez évaluer.

Cet exercice est plus compliqué qu’il n’y parait, et voici quelques conseils pour vous assurer de jauger au mieux votre potentiel futur employé.

 

  1. Mais… qui êtes vous déjà ?
    Cela peut paraître étonnant, mais le premier conseil reste de lire le CV en profondeur.
    Prenez des notes sur les zones d’ombres, sur les choses qui semblent acquises mais à vérifier etc. Ayez le CV avec vous au moment de l’entretien, et si vous pouvez, rebalayez le juste avant de faire entrer le candidat.
    Cependant, cet exercice n’a pas de valeur si vous n’avez pas une idée très précise du profil que vous souhaitez recruter, des compétences nécessaires, de l’expérience recherchée et des points sur lesquels vous ne transigerez pas.
  2. Préparez l’entretien
    Encore une fois cela peut sembler évident, mais soyez prêt.
    Soyez prêt en termes d’horaires, de lieu, de matériel (de quoi écrire, de l’eau, une machine à café qui fonctionne…), mais aussi, si vous êtes plusieurs à recevoir le candidat pour l’entretien, discutez du déroulé.
    En effet, mener un entretien à plusieurs n’est pas une mince affaire, chacun souhaitant rebondir sur un sujet, ou voulant creuser différents aspects du poste/du candidat.
    Ces soucis de préparation doivent être réglés en amont tant pour vous que pour le candidat qui pourrait être perturbé par ces désagréments.
  3. Vendez-vous
    Nous ne le répèterons jamais assez, le processus de recrutement va de paire avec la séduction et dans les 2 sens ! C’est autant aux candidats de vous plaire que vous d’attirer les bons.
    De fait, il en va de même avec un entretien : il s’agit là d’un nouveau moment de vendre le poste, mais aussi (voire surtout) votre entreprise. Tout comme vous jugerez le candidat du bout de ses chaussures à sa diction, il en fera de même avec vous : les infrastructures, l’attitude des gens qu’il rencontrera, votre savoir-être et la présentation que vous ferez de l’entreprise.
    Vous devenez l’agent de votre entreprise, charge à vous de la vendre.
  4. Creusez !
    Si le candidat est dans vos murs c’est qu’il a déjà eu, à minima, un entretien téléphonique. Théoriquement toujours, on a déjà dû valider lors de ce pré-entretien, sa motivation pour le poste, son parcours professionnel, la raison de son départ de l’entreprise le cas échéant.
    Aussi, il n’est peut-être pas nécessaire de rebalayer ces questions lors de l’entretien de visu. Premièrement car les candidats sont tout à fait préparés à ce type de questions et vous aurez de leur part des retours peut-être un peu trop lisses et manquant de spontanéité.
    Deuxièmement car ce ne sont pas les réponses à ces questions « préformatées » qui vous permettront de cerner votre candidat, sa personnalité, ou encore son envergure pour le poste. L’idée c’est de savoir comment il se projette dans ses missions et dans votre entreprise, aussi axez vos questions en lien avec le poste : quels objectifs voudriez-vous atteindre, comment remplirez-vous telle ou telle mission ?  Il faut parfois sortir des sentiers battus (tout en restant dans un cadre légal), et surtout penser en questions ouvertes qui laisseront libre court au candidat de s’exprimer.

Qualités/défauts : la question pas si bateau

« Citez moi 3 de vos qualités et 3 défauts ». Qui n’a jamais entendu cette phrase en entretien et surtout, qui ne s’est jamais retrouvé la bouche ouverte sans aucun son qui en sort ?

A priori, tout le monde, que ce soit au début de notre carrière ou un peu plus tard, que l’on soit surpris par la question ou même surpris que celle-ci nous soit encore posée.

Mais pourquoi cette question ?

La raison de cette question n’est pas tant de connaître quel(le) homme/femme formidable vous êtes, avec vos petits défauts (sinon on apprécierait pas autant vos qualités n’est-ce-pas ?), mais de voir quelle est votre réaction face à cette question.

D’ailleurs, votre interlocuteur pourrait vous analyser en vous posant une question tout aussi déstabilisante pour évaluer votre capacité à rebondir et votre sens de la répartie.

Prenez toujours 2 secondes avant de répondre à une question, histoire de bien poser vos idées, et ce dès le début de l’entretien. Cela vous permettra de dérouler plus facilement votre discours et d’être cohérent, mais également de parer à ce type de questions.

L’autre raison de cette question, c’est également de savoir votre degré de connaissance de vous-même, et quel recul vous savez prendre.

 

Une réponse ça se prépare et ça s’étaye

Finalement, cette question à beau sembler désuète au regard des candidats que nous sommes (ou avons tous été un jour), même si vous avons de l’aplomb au moment de la réponse, encore faut-il avoir une réponse qui convienne.

Prenez le temps de préparer cette question, au même titre que les autres, avant votre entretien. En effet, toutes les réponses ne se valent pas, et on attendra pas les mêmes qualités sur un poste de manager, de chargée de communication ou de chef de projet… et il en va de même pour les défauts !

Imaginez un responsable d’évènementiel qui avouerai ne pas aimer prendre la parole en public…

En conséquence, quel que soit le défaut évoqué, pensez à donner des pistes d’amélioration ou tout du moins ce que vous mettez en place pour contrebalancer ce petit point négatif.

Cela démontre, comme indiqué plus haut, que vous connaissez vos faiblesses et que vous avez suffisamment de recul pour les endiguer ou en faire des forces.

 

Nous sommes tous polyvalents et adaptables !

Rigoureux, adaptable, enthousiaste, polyvalent et dynamique sont les qualités que l’on retrouve le plus souvent dans les annonces pour une offre d’emploi… et donc dans les CV des candidats.

Nous pouvons vous l’affirmer chez ELATOS, 90% des personnes qui nous envoient leur candidature sont polyvalent, adaptables et rigoureux…

Et malheureusement, beaucoup trop de candidats annoncent qu’ils sont « perfectionnistes » quand on leur demande leurs défauts. Vu et entendu trop de fois, mais surtout totalement faux et très suffisant, être perfectionniste n’est pas un défaut.

Faites preuve d’originalité ! Si vous préparez cette question en amont, cherchez quelles qualités autres que celles que l’on suppose ou attend de vous pourront être un plus pour le poste, mais également quelles sont les défauts avouables qui peuvent apporter un plus.

Vous êtes bavard, mais cela va avec votre capacité à tisser de bonnes relations avec vos collègues.

Vous êtes gourmand, alors votre propension à amener des gâteaux au bureau saura renforcer la cohésion d’équipe.

Bref, la liste peut être longue de ces qualités et défauts qui feront de vous une personne unique et dont votre interlocuteur se rappellera. Comme nous vous l’avons déjà dit, si vous êtes en entretien, c’est que vos capacités techniques sont en adéquation avec le poste, c’est votre personnalité qui doit faire la différence.

 

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Energies renouvelables en Europe : où se situe la France ?

L’Europe, qui s’est rapprochée en 2016 de son objectif de développement des énergies renouvelables d’ici 2020, selon le baromètre EurObserv’ER, doit toutefois encore mettre un coup d’accélérateur. Filière par filière, le document a classé les pays de l’Union selon leur état d’avancement.

La part de l’énergie produite à partie de sources renouvelables dans la consommation brute d’énergie finale, au sein de l’Union européenne, a légèrement augmenté en 2016. Elle est ainsi passée de 17%, contre 16,7% en 2015, selon les chiffres du baromètre EurObserv’ER, qui révèle en outre une part de 29,6% des énergies renouvelables dans la production d’électricité au sein de l’Union sur 2016 (28,8% en 2015), et de 19,1% dans la consommation de chaleur (18,7% un an plus tôt).

Au total, ce sont 83 milliards d’euros de dépenses dans les énergies fossiles qui auraient été évitées grâce aux énergies nouvelles en 2016.

Le document met en avant la « nécessité d’accélérer le développement des EnR en Europe », là où en 2016, « l’UE-28 a franchi une nouvelle étape la rapprochant de son objectif de développement des énergies renouvelables à fin 2020 ». Ainsi, précise EurObserv’ER, « selon Eurostat, la part des filières renouvelables dans la consommation brute d’énergie finale était de 17% en 2016 ». Le double du niveau enregistré en 2004. Restent trois points à l’UE pour atteindre son objectif de 2020.

Le baromètre détaille, filière par filière, le classement des pays de l’Union au regard de leur situation face à chaque source d’énergie nouvelle. En voici le sprincipales :

Eolien : la France au pied du podium

Ici, EurObserv’ER dépeint « une Europe à plusieurs vitesses » où le marché de l’éolien « est resté actif avec une puissance supplémentaire en fonctionnement de près de 13 000 MW en 2016 ». Au total, la puissance totale du parc de l’Union européenne se montait à 154,4 GW fin 2016.

Avec 11 467 MW installés à la fin de l’année 2016, la France se classe quatrième des pays de l’Union, au pied d’un podium où l’on trouve l’Allemagne (49 592 MW), l’Espagne (23 033 MW) et le Royaume-Uni (16 217 MW). Le classement des quatre premiers est inchangé sur la production d’électricité éolienne (21 400TWh pour la France).

Photovoltaïque : toujours quatrième

Sur le photovoltaïque, le baromètre rapporte la situation d’une Union européenne dont la puissance nouvellement connectée a diminué en 2016. Selon EurObserv’ER, « elle n’a augmenté que de 6 122 MW durant l’année 2016 contre 8 006 MW en 2015, soit une baisse du rythme de croissance de 23,5 % ». Des chiffres quelque peu moroses que l’organisme attribue, « en grande partie » à « la baisse du rythme de connexion des marchés britannique et français ».

Au final, en 2016, « la puissance additionnelle permet toutefois au parc de l’Union de franchir le cap des 100 GW en toute fin d’année 2016, avec 100 800 MW ».

Au classement de la puissance installée, la France est de nouveau quatrième (7 320 MW), devancée par l’Allemagne (40 714 MW), l’Italie (19 283 MW) et le Royaume-Uni (11 899 MW). Même situation sur la production d’électricité d’origine photovoltaïque (quatrième place avec 8 160 GWh produits en 2016).

Solaire thermique : sixième puissance installée

Selon EurObserv’ER, « les fondations du marché européen du solaire thermique sont de plus en plus fragilisées ». La puissance thermique des installations solaires thermiques nouvellement mises en place a été de 1 810 MWth en 2016, en baisse de 5,1% sur un an. Au total, « la superficie du parc de l’Union européenne s’établit à environ 50,4 millions de m², en augmentation de 3,6 % par rapport à 2015 ».

On retrouve la France en sixième position quant à la puissance installée en 2016 (84,1 MWth), loin derrière l’Allemagne (536,2), le Danemark (334,8), la Grèce (190,4), l’Espagne (148,5) et l’Italie (148,2). Quant au parc de capteurs solaires thermiques installés la même année, l’Hexagone reste sixième (2 113 MWth), devancée largement par l’Allemagne, l’Autriche et la Grèce.

Géothermie : quatrième, l’Italie loin devant

Sur la puissance nette exploitable des centrales électriques géothermiques, on retrouve la France en quatrième position (17,1 MWe). Sont premiers l’Italie, de très loin (767,2 MWe), suivie de l’Allemagne (29,0) et du Portugal (25,0). En termes de consommation de chaleur issue de la géothermie, la France est cette fois deuxième (134,6 Ktep), derrière l’Italie (144,1) mais devant la Hongrie (115,0). Enfin sur la puissance des réseaux de chaleur installés, la France est première (492,5 MWth en 2016), devant l’Allemagne (300,6).

Pompes à chaleur : le deuxième parc d’Europe

Sur un marché européen dominé par les technologies aérothermiques, la France possède le deuxième parc global (aérothermie + géothermie), avec 5 237 423 installations. C’est l’Italie qui domine largement le secteur avec un peu plus de 19 millions de pompes installées !

Les autres énergies renouvelables

Sur le biogaz, la France possède la cinquième production brute d’électricité à partir de celui-ci (1 901 GWh en 2016) et la quatrième production brute de chaleur (40,6 Ktep). Pour les biocarburants, c’est encore mieux, avec une première place sur la consommation en 2016 (3 115 tep). La France se classe en outre deuxième, derrière l’Allemagne, sur la consommation de déchets urbains renouvelables (1 240 Ktep). Sur ce poste, elle possède la quatrième production d’électricité de l’Union (2 163 GWh), la deuxième de chaleur (602 Ktep en 2016).

Sur la biomasse solide, la France détient la deuxième production comme la deuxième consommation de l’Union en énergie primaire, une nouvelle fois derrière l’Allemagne.

 

Publié initialement sur La Tribune

Droit à la déconnexion, un argument supplémentaire à l’embauche

La loi du 8 août 2016 a mis en place un droit à la déconnexion pour l’ensemble des salariés, et plus particulièrement pour les cadres et cadres supérieurs ainsi que les personnes travaillant en home office.

A une heure où l’équilibre entre la vie professionnelle et privée est clé pour les candidats au moment d’envisager un changement de poste, il s’agit là d’un argument supplémentaire que vous pouvez mettre en avant.

Le droit à la déconnexion vise à garantir aux cadres (particulièrement ceux en forfait jours) des plages de repos, pendant lesquelles ils ne sont pas tenus de répondre aux sollicitations (appels ou mails) professionnelles.

Pour ce faire, il faut, en fonction de la taille de l’entreprise, mettre en place à un accord lors d’une négociation collective ou à défaut une charte de droit à la déconnexion.

Il s’agit de définir quelles sont les modalités mises en place pour que les salariés puissent « déconnecter » de leur travail sereinement. Cela peut aller d’horaires au-delà desquels un mail ou un appel ne peut exiger de réponse (au-delà de 19h00 par exemple), de réunions qui s’organisent au sein d’un créneau défini, ou même, à l’instar de Volkswagen, de l’extinction des serveurs pour empêcher les communications entre 20h et 7h00.

Bien entendu il faut trouver le juste milieu entre la souplesse du forfait jour et du home office et les mesures pour le droit à la déconnexion, l’un de devant pas empêcher l’autre et vice-versa.

Dans le cadre de vos recrutements de cadres, surtout si vous mettez à leur disposition ordinateur et téléphone portables, mettre en avant les mesures que vous avez mises en place peut être un argument supplémentaire mais surtout rassurant pour les candidats.

A noter que les cadres dirigeants ne sont pas concernés par cette mesure.

Ces 5 détails du recrutement que vous ignorez

  1. Demander le remboursement de ses frais de déplacements
    Vous habitez Avignon et vous avez un entretien à Lyon ? que vous vous déplaciez en train ou en voiture, il vous est possible de demander un remboursement de vos frais de déplacement.
    Si vous êtes en direct avec l’employeur, notez que cette décision est à sa discrétion, ce n’est pas une obligation.
    Pour ce qui est des cabinets de recrutement, il y a des règles d’usage qui s’appliquent. En effet, il est considéré que le premier entretien est à la charge du candidat. Si un second entretien s’envisage et que des frais de déplacement sont à nouveau à prévoir, il convient d’en avertir le recruteur et de demander tout de suite les modalités d’un remboursement desdits frais.
    Si vous êtes à l’étranger, il va de soi que vos frais peuvent être un véritable frein, aussi n’hésitez pas à proposer un entretien skype (lien entretien skype) dans un premier temps.
    Enfin sachez que si vous êtes demandeur d’emploi, Pôle Emploi peut également vous adresser une aide à la mobilité, selon des critères bien précis à retrouver ici.
  2. Oui on peut trouver un emploi sur LinkedIn
    Il ne vous aura pas échappé que depuis quelques années LinkedIn est devenir le terrain de chasse (ou d’approche directe) préféré des recruteurs et autres chargés de recherche.
    Nous ne saurions que trop vous conseiller de remplir correctement et astucieusement votre profil (et de relire nos conseils en la matière), mais aussi, si vous voulez être facilement repérable, de mettre tous les voyants aux verts. En effet, LinkedIn a mis en place des solutions pour les recruteurs afin de vous trouver plus facilement à l’aide de mots-clés, d’informations sur votre mobilité ou votre souhait de changer d’emploi.
    Sachez également que les offres d’emploi LinkedIn sont de véritables offres et qu’il est aisé de postuler parfois directement avec votre profil.
    Encore une fois, LinkedIn vous proposera ces offres en fonction de ce qui est présent dans votre profil. A vous de le compléter au mieux.
  3. Les mots-clés dans les CVs fonctionnent !
    Le mot-clé est la base du travail du recruteur, que ce soit dans les CVthèques ou même sur Linkedin.
    Aussi nous vous invitons à bien travailler votre CV mais surtout à le mettre à disposition sur les CVthèques telles que celles de l’APEC ou de Cadremploi, qui font partie des outils de base du recruteur.
    A ce titre, puisque le recruteur pense avant tout en termes de mots-clés, bannissez les images qui remplacent les mots de votre cv telles que les logos d’entreprise.
    De même, le meilleur format pour votre CV reste le pdf (et non le format JPEG, toujours pour cette question de mots-clés) : il est léger, s’ouvre sur tous les supports et permet également de cacher des mots-clés en blanc ou en transparence pour que vous ressortiez dans plus de recherches…
  4. 30 secondes sur un CV
    30 secondes, c’est le temps que passent les recruteurs sur un CV pour effectuer le premier tri. Nous ne sommes pas les premiers à le dire, mais vous devez mettre toutes les chances de votre côté pour que ressortent les informations les plus pertinentes pour le poste  : vos nom et prénom, votre diplôme, vos expériences (n’oubliez pas de mettre en avant les entreprises par lesquelles vous êtes passées) et vos compétences.
    Il va sans dire que de fait, il vaut mieux adapter votre CV au poste proposé afin de faire ressortir ce qui doit l’être.
  5. Un recruteur n’est pas un dieu vivant
    Lorsqu’un chasseur de tête ou un recruteur vous appelle, ne vous inquiétez pas. Ce n’est pas un appel du Président de la République, aussi si vous êtes sur votre lieu de travail ou dans une situation qui ne vous permet pas de répondre dans de bonnes conditions, dites-le ! Personne ne s’offusquera que vous soyez entouré de vos collègues et donc dans l’incapacité de répondre à des questions. Théoriquement le recruteur devrait vous demander si vous pouvez vous exprimer librement ou s’il peut vous rappeler à une heure de votre convenance.
    Ceci-dit, même si le recruteur est une personne lambda qui connaît vos contraintes, ayez envers lui toute la courtoisie qui s’impose, parce qu’il peut vous proposer un vrai poste qui pourrait vous intéresser et qu’il serait dommage de le perdre pour un peu de rudesse.
    Ne croyez pas que nous tombons dans des lieux communs en écrivant ces lignes… en tant que recruteurs, nous faisons face à de nombreuses situations !

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Energies renouvelables : la Cour des comptes critique les dispositifs de soutien public

Dans un rapport rendu public mercredi, l’institution s’inquiète du coût des mécanismes destinés à soutenir l’éolien et le solaire et propose un meilleur contrôle démocratique sur la politique énergétique.

 
 
Trop cher, pendant trop longtemps, pour un impact inférieur aux objectifs souhaités : la Cour des comptes s’est penchée, à la demande du Sénat, sur le soutien public aux énergies renouvelables.

Dans un rapport rendu public mercredi 18 avril, la Cour estime que la France doit renforcer la cohérence, l’efficience et la transparence de sa politique de soutien au développement des énergies renouvelables. Si les magistrats reconnaissent que la transition énergétique est un exercice difficile à mettre en œuvre, ils estiment que les pouvoirs publics devraient être plus vigilants sur la « rationalité économique » des décisions prises et sur le « bon usage des deniers publics ».

  • Un coût élevé, loin des objectifs affichés

« Malgré les efforts » entrepris pour assurer le déploiement des énergies renouvelables, la Cour des comptes note « un décalage persistant au regard des objectifs affichés ». Les moyens financiers mobilisés par l’Etat sont pourtant « conséquents », selon la Cour, qui estime les dépenses publiques de soutien au secteur (essentiellement le solaire et l’éolien) à 5,3 milliards d’euros en 2016, dont 4,4 milliards pour les éoliennes électriques.

Pour favoriser le développement de la filière, l’Etat a mis en place un système de soutien public, en partie payé par les consommateurs sur leur facture d’électricité, qui consiste à racheter l’électricité à un tarif décidé à l’avance. Or ce tarif est très supérieur au prix du marché, et les engagements courent sur vingt ans. La Cour des comptes s’inquiète donc de coûts qui vont continuer à augmenter au fur et à mesure du développement de la filière… et persister dans la durée.

A titre d’exemple, les garanties accordées avant 2011 pour le solaire photovoltaïque représenteront 2 milliards d’euros par an jusqu’en 2030, pour une production qui équivaut à 0,7 % du mix électrique.

La part des renouvelables dans la consommation d’énergie est certes passée de 9,2 % en 2005 à 15,7 % en 2016, mais l’objectif de la France est de porter à cette part à 23 % dès 2020. Un objectif qui a très peu de chances d’être atteint.

  • Une focalisation trop importante sur l’électricité

La Cour souligne que ce soutien public bénéficie essentiellement aux énergies renouvelables électriques, au détriment de leurs homologues thermiques. Elle recommande ainsi de mieux soutenir ces énergies, en augmentant les moyens du fonds chaleur, qui permet de financer les projets de gaz et de chaleur verte par les collectivités et les entreprises.

A titre de comparaison, le soutien aux renouvelables électriques a coûté 4,4 milliards d’euros en 2016, contre 689 millions pour les renouvelables thermiques. Or, souligne la Cour, c’est précisément ce type de soutien qui pourrait avoir un impact significatif sur la réduction des émissions de CO2 de la France.

La Cour souligne ainsi la difficulté pour la France de courir deux lièvres à la fois dans sa politique énergétique : remplacer une partie de la production nucléaire par des renouvelables électriques et par ailleurs lutter contre le changement climatique en soutenant les renouvelables thermiques.

  • Un besoin de transparence démocratique

Les magistrats soulignent également la nécessité d’une « stratégie énergétique plus concertée et cohérente ». Le Parlement devrait être « mieux associé à la définition des objectifs de développement des énergies renouvelables et des volumes financiers de soutien », selon la Cour. Elle propose de « calculer le coût du mix énergétique programmé et les soutiens publics induits » afin d’asseoir les décisions de programmation énergétique sur ces informations.

Enfin, la Cour préconise également de créer un comité sur le modèle du conseil d’orientation des retraites chargé « d’éclairer les choix » du gouvernement concernant la politique énergétique.

 

Publié initialement sur Le Monde le 18/04/2018
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie/article/2018/04/18/energies-renouvelables-la-cour-des-comptes-critique-les-dispositifs-de-soutien-public_5287343_3234.html#uU3x0uRXirszZDyY.99

3 secrets pour un mail de candidature qui fonctionne

Passage désormais quasi obligé lorsque vous postulez à une offre : l’email de candidature.

De fait il est fort probable que vous vous soyez posé la question : Que dire ? Dois-je rester succinct ? faut-il copier-coller ma lettre de motivation ? et quid de la lettre de motivation d’ailleurs ?

Nos équipes vous apportent des éléments de réponse.

 

Respecter les codes

A l’instar de la lettre de motivation qui obéit à certains codes, il faut également respecter ceux de l’email en termes de langage : il s’agit ici d’être bref et d’aller à l’essentiel, tout en gardant un langage courant mais surtout poli.

Dans tous les cas et comme pour la lettre, évitez le copier-coller et l’effet « envoi de masse » (surtout pas avec des adresses emails en CC !) avec un email de type : bonjour, merci de bien vouloir trouver en pièce jointe, au revoir.

D’ailleurs n’oubliez pas de joindre lesdites pièces jointes que vous citez (vous souriez mais cela arrive plus fréquemment qu’on ne le pense) et renommez les fichiers pour que le recruteur s’y retrouve et repère facilement vos documents au milieu des autres.

Pensez également, nous en avions d’ailleurs parlé pour l’entretien skype (lien entretien skype), à faire vos envois d’une adresse email adaptée.

Si vous joignez votre lettre de motivation

Comme dit ci-dessus, l’email doit être court et synthétique mais en aucun cas impersonnel.

Personnalisez donc le à l’entreprise ou tout du moins au poste ! Reprenez très succinctement les éléments clés de votre CV/lettre de motivation : nombre d’années d’expériences et compétences principales.

Attention à ne pas faire une redite totale de votre lettre. Il ne s’agit ici que de mettre l’essentiel. Et le recruteur ne voudra pas perdre de temps à lire 2 fois les mêmes choses.

 

Si votre email tient lieu de lettre de motivation

Vous pouvez tout à fait faire le choix de ne pas joindre de lettre de motivation et de préférer la forme électronique. Bien rédigé, un email de motivation peut tout à fait faire mouche. Soignez la rédaction en restant dans un langage courant et toujours adapté à cette forme d’écrit.

De même que pour votre email d’accompagnement de candidature, il ne s’agit pas de faire du copier-coller. L’idée n’est pas tant d’appliquer les principes de la lettre (parler de moi, parler de vous, parler de nous), mais plutôt d’expliquer votre position, la raison de votre envie de changer de poste et de mettre en avant votre personnalité ainsi que l’essentiel : expérience, compétences, mobilité.

Dans tous les cas mettez vous à la place du recruteur qui souhaite trouver rapidement les informations dont il a besoin, et surtout être séduit par votre candidature.

 

Et sinon…

Nous ne saurions que trop vous conseiller de remplir la case « destinataire » en dernier, simplement pour éviter les envois intempestifs alors que vous êtes au milieu de votre phrase (sachez qu’il existe une fonction sur Gmail vous permettant d’annuler dans les 5 secondes l’envoi d’un email).

 

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6 erreurs fréquentes de recrutement que vous pouvez éviter

Tout ne se déroule malheureusement pas comme sur des roulettes lorsque vous entamez une campagne de recrutement. Pour être efficace il s’agit de se poser les bonnes questions, parce que ce recrutement est forcément clé pour votre entreprise : augmentation de production, notoriété etc…

Mais voilà, le candidat idéal ne frappe pas à votre porte… et vous en avez besoin !

Voici 6 raisons pour lesquelles vous manquez peut-être la perle rare.

 

  1. La définition du profil
    Nous ne le répéterons jamais assez, avoir une idée précise du poste est la clé du recrutement. Vous n’attirerez pas le candidat idéal si vous ne savez pas qui il est ni quelles compétences il peut vous apporter. Bien entendu un profil peut évoluer en fonction des candidatures reçues, mais afin d’éviter les écueils pensez à bien discuter avec l’ensemble des personnes concernées par l’arrivée de la nouvelle recrue.
  2. Penser que la perle rare répondra seule à l’annonce
    Bien entendu il est possible qu’avec une annonce  qui rende parfaitement compte du poste et si celui-ci est vraiment attrayant, le candidat idéal postule directement. Mais nous ne saurions que trop vous conseiller de ne pas vous borner à cette solution. Les CVthèques, mais également les réseaux sociaux (tout en évitant les principaux pièges en la matière) sont autant de ressources à exploiter et vous pouvez également vous faire épauler de spécialistes (lien ELATOS) pour les profils pénuriques.
  3. Recruter dans l’urgence
    Un recrutement se prépare, et au mieux à l’avance. Clairement, recruter en mai pour une arrivée en septembre est parfois déjà presque trop tard, et recruter dans l’urgence n’apportera rien de bon : c’est au contraire le meilleur moyen de se précipiter sur le premier CV venu afin de parer au plus pressé.
    Si possible prévoyez un plan de recrutement sur l’année en anticipant l’activité, et si vous devez remplacer un collaborateur, réfléchissez très tôt aux solutions à mettre en place en attendant l’arrivée de la nouvelle recrue plutôt que de vous jeter sur le premier CV qui semble attirant.
  4. S’arrêter uniquement sur le CV
    Le CV n’est qu’un instantané de la carrière d’un candidat, aussi ne vous bornez pas à sa simple lecture. Préparez les entretiens en lisant entre les lignes, en décelant les points qui soulèvent des interrogations et en prenant des références. Cela pourra vous rassurer sur les aspects techniques mais également sur la personnalité du candidat.
  5. Rater l’intégration.
    L’intégration fait partie intégrante du recrutement, et ce jusqu’à la fin de la période d’essai ! en effet cette période est encore faite pour que candidat et employeur continuent à faire leurs preuves ou tout du moins à se « séduire » l’un et l’autre. Veillez à accompagner votre nouvelle recrue et surtout à l’intégrer correctement au reste de l’équipe (tous nos conseils sur l’onboarding). Il serait dommage que le candidat rompe sa période d’essai car il ne retrouve pas ce qui lui a été « vendu » pendant l’entretien en termes de culture d’entreprise ou de promesses quant à son poste et ses missions.
  6. Sous-estimer le coût de l’échec
    Un recrutement raté a un impact en termes de coûts bien plus important qu’on ne saurait le penser.
    Il n’est pas uniquement question du salaire versé pendant quelques temps ou des indemnités de rupture de contrat. Il s’agit plutôt de la charge de travail qui va se répercuter sur le reste de l’équipe, de la démotivation des collaborateurs, du chiffre d’affaires qui ne sera pas réalisé et des opportunités non-transformées…
    Ainsi que du temps qu’il faudra passer à effectuer un nouveau recrutement…

5 conseils pour décrypter un CV

Vous lancez un recrutement et vous voilà avec une pile de CV qu’il vous faut décortiquer.

Si vous êtes au fait des compétences que vous voulez trouver dans les CV des candidats, saurez vous aussi déceler ce qu’ils ne veulent pas que vous voyez ?

Des petites incohérences qui pourraient soulever de vraies questions et qu’il convient d’éclaircir rapidement…

  1. Mise en page
    Si un beau CV est toujours plus agréable à parcourir, méfiez vous des belles carrosseries qui peuvent cacher un mauvais produit… Aussi lisez bien entre lignes, y compris sur un CV qui n’est pas attractif au premier regard. Vous pourriez y trouver un très bon profil.
  2. Langage
    Au-delà de la nécessité d’être vigilant sur le niveau d’orthographe, soyez vigilants à plusieurs points :
    – l’utilisation du jargon spécifique du métier, plutôt rassurant sur des métiers à haut niveau de qualification (type ingénieur). Si le candidat reste générique, a-t-il vraiment le niveau qui est demandé ?
    – le niveau de langage (notamment dans la lettre de motivation) qui doit être cohérent par rapport à la profession. Si vous proposez un poste de technicien et que la lettre de motivation ou les tournures de phrases relèvent plus d’un candidat ayant fait Khâgne et Hypokhâgne, interrogez-vous sur l’auteur de la lettre. Quelles sont les autres choses que le candidat n’a pas faites lui-même ?
    – l’utilisation massive d’expressions imprécises : « participation à », « connaissance en », «en collaboration avec ». Quelles sont les réalisations du candidat ? Quelles sont les missions qu’il a menées en autonomie ?
  3. Chronologie et cohérence
    Il n’est pas interdit que le parcours du candidat montre des interruptions. Sont-elles logiques ? Sont-elles corrélées à de brusques changements de carrière ? Les choix de carrières sont-ils cohérents ?
    N’hésitez pas à poser la question au candidat en espérant qu’il sera plus transparent que sur son CV.
  4. Diplômes
    Attention aux mentions du type « niveau Master ». A-t-il bien obtenu son diplôme ou s’est-il arrêté en cours de route ? Si vous avez un doute, vous avez le droit d’appeler l’école, pour peu que le candidat soit informé que vous pouvez effectuer ce type de vérification.
  5. Trop de motivation
    Un candidat trop insistant ou trop motivé peut paraître louche. Pourquoi a-t-il impérieusement besoin de ce poste ? est il en procédure de licenciement ?
    De manière générale le trop est l’ennemi du bien, y compris dans la liste des intérêts. Clairement, personne n’a le temps de faire et d’aimer la cuisine, la littérature, le parapente, la moto, les voyages… On s’attend ici à ce que les candidats soient précis également.

Les questions à se poser :

  • Peut on être expert dans son domaine à 22 ans ?
  • Peut on parler 6 langues couramment sans nom à consonance étrangère ou sans avoir voyagé ou travaillé à l’international ?
  • Si le candidat est très intéressé par ce poste à 300km de son domicile, est il bien prêt à déménager ?

N’oubliez pas qu’en vertu de la loi sur l’Emploi du 31 décembre 1992, vous avez le droit de vérifier les informations données par le candidat. « Ces informations doivent présenter un lien direct et nécessaire avec l’emploi proposé ou avec l’évaluation des aptitudes professionnelles. Le candidat à un emploi ou le salarié est tenu d’y répondre de bonne foi. ». (Article 1221-6 Code du Travail)

Pour ce faire vous devez simplement informer le candidat que vous allez procéder à des vérifications (article 1221-8 et 1221-9 du Code du Travail).

Sur ton CV tu ne mentiras point

Qui n’a jamais menti sur son CV ? Par mensonge on peut entendre ces « petits arrangements avec la réalité » qu’il est si tentant d’appliquer sur son CV… Du bluff sur son âge ou son adresse en passant les mensonges éhontés sur les compétences techniques, petit passage en revue de ce qui est acceptable et surtout de ce qui ne l’est pas.

 

Le bluff qui pourra vous être pardonné

Même si 47% des recruteurs avouent avoir déjà écarté un CV louche ou paraissant mensonger, il y a cependant des petits silences, ou du moins des omissions dont on ne pourrait ne pas vous tenir rigueur : une photo absente ou pas à jour par exemple.

De même pour l’adresse : certains quartiers de grandes villes ont mauvaise presse et ceci pourrait avoir un caractère discriminatoire. Vous pouvez alors tout à fait n’indiquer que votre ville d’habitation.

La plupart des recruteurs avouent également ne pas s’offusquer de l’âge d’un sénior qui ne serait pas mentionné, sinon revu à la baisse. C’est malheureusement une réalité du marché : les employeurs sont frileux à l’idée d’embaucher une personne en fin de carrière.

Il s’agit là de petits arrangements avec la réalité qui n’ont pas de réel impact avec vos compétences à remplir les missions d’un poste et qui peuvent vous permettre de décrocher un entretien.
Des mensonges légers qui seront d’autant plus acceptés et compris si vous les expliquez en entretien.

Les gros mensonges qui ne passeront pas

N’oubliez pas que vous postulez pour des missions précises auxquelles doivent répondre votre expérience et vos compétences.

En conséquence ce sont ces points précis sur lesquels le recruteur attend de votre part de la transparence.

Sur votre expérience d’une part. Il est tentant de ne mettre que les années globales d’une expérience en entreprise pour masquer les périodes d’inactivités dues, notamment, au chômage. Ne les masquez pas, c’est un signe d’humilité et d’honnêteté que pourra louer votre employeur, et ce d’autant plus qu’il est même rare de nos jours de ne pas avoir été sans activité.

Ne vous attribuez un diplôme que vous n’avez pas obtenu. Celui-ci est garant de votre background technique, mais il déterminera aussi votre niveau de rémunération et votre positionnement dans l’entreprise et votre futur employeur vous le demandera sûrement.

En amont, n’oubliez pas que le recruteur peut toujours appeler l’école pour vérifier vos dires.

De même qu’il pourrait appeler votre ou vos anciens employeurs pour en savoir plus sur votre passage dans la société.

 

 

Vos compétences techniques sont le cœur de votre CV et la raison pour laquelle vous vous retrouvez en entretien. Aussi ne parlez que de celles que vous maitrisez réellement et pas de celles qu’ont vos collègues. Ou des choses que vous pourriez faire parce que quelqu’un de votre équipe le faisait et que vous l’avez vu faire souvent. Ce sont des choses qui, si elles ne sont pas vérifiées en amont, seront découvertes dès votre entrée en entreprise.

 

Enfin ne vous inventez pas bilingue, que ce soit en anglais ou dans une langue moins courante que pourrait très bien pratiquer le recruteur ou votre futur employeur. C’est typiquement le genre de choses facilement vérifiables, qui, si elles ne correspondent pas à vos dires, pourront vous porter préjudice. En effet, si vous avez enjolivé cette partie de votre CV, sur quelle autre partie avez-vous également menti ? Comment un employeur pourra-t-il faire confiance à un collaborateur qui a menti sur des parties essentielles de son CV ?

 

 

Qu’est ce qu’on risque ?

En premier lieu : soit de ne pas être convié en entretien si votre CV sème trop le doute chez le recruteur. Soyons sérieux : il n’est pas possible que vous ayez 25 ans, 5 ans d’expérience et les compétences techniques d’un expert confirmé. Si toutefois vous arrivez jusqu’en entretien, il n’y a que peu de chance que vous soyez embauché si le pot-aux-roses est découvert à l’issu de votre entretien.

Si vous intégrez l’entreprise et que la supercherie n’est découverte que plus tard, sans que cela soit préjudiciable sur la bonne tenue de vos missions, tant mieux.

En revanche, n’oubliez pas que l’article L-1222-1 du Code du Travail stipule que le contrat de travail est exécuté de bonne foi, tant de la part de l’employeur que de l’employé. En conséquence, si vos mensonges vous ont permis d’être embauché, mais que vous ne pouvez pas tenir votre poste, votre patron pourrait vous licencier pour faute grave, voire pire…

 

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La méthanisation, bien plus qu’une énergie renouvelable?

AGRICULTURE Produire de l’électricité et chauffer des bâtiments avec du fumier… C’est toute la promesse de la méthanisation que la France souhaite développer. A la clé ? De l’énergie renouvelable mais aussi des revenus supplémentaires pour les agriculteurs….

 
  • Lundi, Sébastien Lecornu, secrétaire d’État auprès de Nicolas Hulot, a détaillé les 15 propositions du groupe de travail « méthanisation » lancé deux mois plus tôt pour développer la filière.
  • Car à ce jour, avec seulement 574 installations de méthanisation sur le territoire, la France est très en retard sur cette filière, pourtant l’une des pistes les plus prometteuses pour atteindre son objectif de 10 % de gaz renouvelable dans la consommation d’ici 2030.
  • Et puis, au-delà de produire de l’énergie verte, la filière méthanisation, particulièrement adaptée à l’agriculture, est la promesse d’engendrer des compléments de revenus pour les exploitants.

Du fumier pour produire de l’électricité et de la chaleur… À la Gaec des Brimbelles, une exploitation agricole laitière à Migneville, en Meurthe-et-Moselle, le concept est déjà réalité depuis 2003. Francis Claudepierre, président de l’association des Agriculteurs méthaniseurs de France (AMF), récolte le fumier et le lisier de deux élevages de vaches laitières – « soit environ 5.500 tonnes de matières organiques chaque année », précise-t-il- qu’il stocke ensuite dans une fosse en béton en forme de chapiteau, première étape de son installation de méthanisation.

Du fumier pour produire de l’électricité et chauffer des bâtiments

Il faut ensuite laisser la fermentation agir. « Au fil du processus, ces déchets vont libérer un gaz composé à 55 % de méthane, un peu comme vous le ferez quelques heures après avoir mangé un plat de fayots », sourit Francis Claudepierre. Sauf que ce coup-ci, ce biogaz se révèle utile à plus d’un titre. Brûlé sur place dans un cogénérateur, il apporte l’énergie nécessaire pour faire tourner une dynamo qui permettra à Francis Claudepierre de produire de l’électricité et de la vendre à EDF. « Nous avons produit en 2017 deux millions de kWh, c’est-à-dire l’équivalent de la consommation électrique de 400 foyers et nous devrons produire 3,4 millions de kiWh en 2018, soit la consommation cette fois-ci de 700 familles. »

Parallèlement, cette production d’électricité produit de la chaleur qui alimente un circuit de chauffage central. « De quoi chauffer localement douze maisons, une école intercommunale ou encore notre fromagerie », complète Francis Claudepierre. Quant à la matière qui reste à l’issue de la fermentation [le digestat], elle devient un engrais très efficace que l’agriculteur n’hésite pas épandre sur ses cultures.

Une filière méthanisation encore peu développée

La Gaec des Brimbelles est un cas d’école que le ministère de la Transition écologique souhaite voir se multiplier à l’avenir. Lundi, Sébastien Lecornu, secrétaire d’État auprès de Nicolas Hulot, a détaillé les 15 propositions du groupe de travail « méthanisation » lancé deux mois plus tôt pour développer la filière. La France ne part pas tout à fait d’une feuille blanche puisqu’elle compte à ce jour 574 installations de méthanisation sur le territoire selon les chiffres de l’ Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie). Dont 390 à la ferme.

« Mais ce biogaz issu de la filière française méthanisation ne représente qu’une infime part du gaz consommé dans le pays, rappelle Guillaume Perrin, chef du service « réseau de chaleur et de froid » à la FNCCR, une fédération de 800 collectivités françaises qui aide à l’organisation des services en réseau, dont ceux de l’énergie. Nous sommes très loin de l’Allemagne qui compte d’ores et déjà 9.000 installations de méthanisation, Et le biogaz issu de la filière française méthanisation ne représente qu’une infime part du gaz consommé dans le pays. »

D’où ce désir de booster la filière alors que se prépare en ce moment la prochaine PPE (Programmation pluriannuel de l’énergie) qui fixe les caps à atteindre pour chaque source d’énergie en vue d’être dans les clous de la loi sur la transition énergétique. « Celle-ci fixe notamment l’objectif de 10 % de gaz d’origine renouvelable dans la consommation en 2030 », rappelle Sébastien Lecornu.

Sécuriser le revenu des agriculteurs

Cette part ne pourra être atteinte sans le développement de la méthanisation en France, technique éprouvée pour produire du gaz renouvelable en France. Et ce n’est pas le seul atout de filière. Elle valorise déjà un large panel de déchets agricoles. Du lisier et du fumier mais aussi des résidus de récolte (de la paille typiquement)… « Elle contribue aussi à diminuer les émissions de gaz à effet de serre qui finissent par être rejetées si ces déchets agricoles sont simplement stockés », précise Guillaume Bastide, ingénieur à l’Ademe, spécialiste de la méthanisation.

Mais elle permet aussi et peut-être surtout d’assurer des revenus complémentaires aux agriculteurs. Dans une étude parue en février dernier, l’Ademe évaluait à 1,366 milliard d’euros le chiffre d’affaires en 2015 pour les agriculteurs engendré par la production d’énergies renouvelables. La filière biocarburant est la plus rémunératrice suivie par le photovoltaïque. La méthanisation arrive juste après avec un chiffre d’affaires de 88 millions. Sur ce point, Francis Claudepierre ne veut pas déballer sa comptabilité sur la place publique. « Mais disons qu’en quinze ans, nous avons quasiment amorti notre installation de méthanisation, précise-t-il. Nous sommes passés de un à neuf emplois équivalent temps plein sur l’exploitation et nous avons traversé plus facilement la crise laitière de 2015. »

Des banques trop frileuses ?

L’investissement de départ est en revanche très lourd. « De 300.000 euros pour les plus petits projets à 15 millions d’euros » pour les projets collectifs, détaille Guillaume Bastide. Une somme que peine à réunir les exploitants agricoles d’autant plus aujourd’hui dans un contexte de crise agricole. « Et en face, les banques sont frileuses à accorder des prêts pour des installations de méthanisation », regrette Francis Claudepierre.

C’est en effet l’un des freins au développement de la filière identifié par Sébastien Lecornu. L’une des quinze propositions faites par le groupe de travail est ainsi de créer un fonds de garantie de 100 millions d’euros pour faciliter l’accès au crédit pour les agriculteurs. Il est aussi question de réduire les délais d’instruction des projets d’un an à six mois, de mettre en place un plan de formation, ou encore d’élargir le panel des débouchés possibles pour le biogaz produit. Sébastien Lecornu promet ainsi dans un avenir proche de rendre possible l’utilisation du gaz issu de la méthanisation comme carburant [bioGNV] pour les engins agricoles.

Il n’y en a pas que pour l’agriculture

Mais il n’y en a pas que pour l’agriculture. « Ces dernières années, des collectivités ont aussi investi dans des installations de méthanisation soit pour valoriser les boues de leurs stations d’épuration [ces déchets qui restent une fois l’eau traitée], soit pour valoriser d’autres déchets qu’elles génèrent [tontes de gazon, copeaux de bois, ordures ménagères], précise Guillaume Perrin. Le principe est le même qu’en agriculture : la fermentation de ces déchets libère du biogaz. Mais, cette fois-ci, il s’agit le plus souvent de l’injecter dans le réseau de gaz et ainsi chauffer des maisons, des bâtiments publics ou des industries.

« Mais le développement de cette filière était jusque-là limité dans la mesure où les boues des stations d’épuration et les autres biodéchets devaient être traités séparément, reprend Guillaume Perrin. Pour lever cette barrière, le groupe de travail envisage alors d’autoriser les mélanges, sous certaines conditions qui restent à définir encore aujourd’hui. La FNCCR y voit déjà une grande avancée, « notamment pour les collectivités moyennes qui jusque-là n’investissaient pas dans la méthanisation faute de gisements de déchets suffisant pour rentabiliser l’installation, estime Guillaume Perrin. Nous aurons aussi besoin d’elles pour arriver à cet objectif de 10 % de gaz vert à l’horizon 2030. »

 

Publié initialement sur 20 minutes le 27 mars 2018

GE VA CONSTRUIRE LA PLUS GRANDE ÉOLIENNE OFFSHORE AU MONDE… EN FRANCE !

L’Américain General Electric annonce 330 millions d’euros d’investissements dans plusieurs installations en France pour concevoir et construire la plus grande éolienne offshore sur le marché. L’Haliade-X de 12 MW culminera à 260 mètres de hauteur. Reste que la France a pris beaucoup de retard pour équiper ses côtes avec de telles turbines.

 

eudi 1er mars, la filiale dédiée aux énergies renouvelables du conglomérat américain General Electric a annoncé 330 millions d’euros d’investissements en France pour développer et produire la plus puissante éolienne en mer au monde. L’Haliade-X 12MW affiche sur le papier des performances impressionnantes.

Elle s’élèvera à 260 mètres de haut (ne rendant que 40 mètres à la tour Eiffel) et chacune de ses trois pâles mesurera 107 mètres (un plus long qu’un stade de football). Fort de ces mensurations, ce monstre couvre une surface 30 % de plus que ses concurrentes, assure GE.

L’intérêt de ce gigantisme est que « l’Haliade-X sera moins sensible aux variations de vitesse du vent. Cela devrait lui conférer un facteur de charge accru de 63 %, soit 5 à 7 points au-dessus des turbines actuellement disponibles sur le marché« , explique l’industriel. Le facteur de charge est le temps pendant lequel l’éolienne tourne.

100 millions d’euros à Cherbourg, 60 à Saint-Nazaire

Selon les estimations, une seule machine fournira 67GWh d’électricité par an, l’équivalent de la consommation de 16 000 foyers européens. Elle est attendue pour 2021 et sera alors plus puissante que les modèles concurrents les plus avancés chez Siemens et Vesta.

La bonne nouvelle est que GE va construire ce mastodonte en France. Un choix qui fait suite au rachat de la branche énergie d’Alstom en 2014. Cela implique un investissement conséquent : environ 330 millions d’euros dans l’Hexagone. Environ 60 millions seront notamment attribués à la modernisation du site de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) où les nacelles seront produites, et près de 100 millions à l’usine LM Wind Power de Cherbourg (Manche), qui doit ouvrir cette année et fabriquera les pales.

L’investissement sera accompagné de création d’emplois, assure GE. « Cette usine, qui ouvrira en 2018, permettra à terme la création de plus de 550 emplois directs et 2 000 emplois indirects« . L’entreprise évoque de plus des embauches ultérieures dédiées « à l’ingénierie, au développement, à la fabrication du prototype et à la chaîne d’approvisionnement« .

Cette annonce compense la suppression de 345 emplois à Grenoble dans la branche hydo d’Alstom, annoncée en 2017. Les salariés et les autorités furent alors indignés alors que l’Américain avait promis la création de 1 000 emplois en France lors du rachat de l’entreprise française.

Zéro mégawatt en France

« Nous sommes extrêmement fiers d’assurer le développement de la plus grande éolienne au monde depuis la France. L’Haliade-X 12 MW permettra une diminution des coûts de l’éolien en mer, positionnant nos clients pour gagner dans un environnement de plus en plus compétitif. C’est une très bonne nouvelle pour la filière française des énergies renouvelables », assure Jérôme Pécresse, Président Directeur Général de GE Renewable Energy dans un communiqué.

Cette bonne nouvelle ne doit toutefois masquer le retard considérable pris par l’éolien offshore français. Les premiers appels d’offres attribués en 2011 devaient conduire la France à disposer de 6 000 MW au large de ses côtes en 2020. Vraisemblablement, à cette date, aucune machine ne sera prête à produire des électrons.

En cause, la longueur des instructions, notamment pour écarter les procédures engagées par les opposants aux projets éoliens. Mais aussi, ce retard est dû aussi à la disparation des deux industriels français, qui étaient censés assurer l’élaboration de cette filière. D’un côté, Areva, qui a été démantelé, a dû céder ses actifs éoliens à Siemens/Gamesa. De l’autre, Alstom a été scindé entre ses activités transport et énergie puis vendu à des tiers.

Conscient de ce terrible loupé, le Premier ministre Édouard Philippe assure vouloir accélérer la cadence. Il veut « lancer » en 2018 « les études préalables en vue de l’engagement des futurs appels d’offres dans l’éolien flottant en Bretagne et en Méditerranée » et « les études environnementales sur le projet de parc éolien posé au large d’Oléron« . Et le ministre de la Transition énergétique, Nicolas Hulot, a été missionné pour « un travail de simplification radicale des procédures« .

 

Publié initialement par Ludovic Daupin sur Novethic.fr

Les infos que vous ignorez sur la façon dont postulent les candidats (et 3 conseils pour les capter)

En quelques années le marché de l’emploi s’est trouvé fortement chamboulé : entre l’arrivée des réseaux sociaux qui permettent d’en savoir plus sur les candidats et surtout un grand changement dans les attentes de ces derniers, mieux vaut connaître sa cible pour être mieux à même de l’attraper.

 

Une récente enquête menée par RegionsJob montre que les pratiques des candidats ont quelque peu évolué ces dernières années.

  • En dehors des sites d’emploi classiques, les candidats avouent concentrer leurs recherches sur les réseaux sociaux, les sites RH des entreprises et auprès des cabinets de recrutement.
  • Près de la moitié d’entre eux estiment que la cooptation reste un moyen efficace pour trouver un emploi et font marcher leur réseau dans le cadre de leur recherche.
  • En revanche la candidature spontanée est un outil de plus en plus délaissé, car jugé trop peu efficace au regard du nombre de retours.

Globalement l’enquête tend à faire penser que la manière de rechercher un emploi est différente : les candidats semblent en attente que les offres viennent à eux, soit par le réseau donc, soit via les réseaux sociaux où, en plus d’afficher clairement leurs profils, les candidats se voient « proposer » des offres d’emploi en fonction des compétences / mots-clé renseignés (notamment sur LinkedIn).

 

Les spécifiés de certains domaines d’activité sont également à prendre en compte dans le cadre de cette évolution.

Sur le marché de l’énergie, et des EnR encore plus, la demande des entreprises se fait de plus en plus forte pour des profils confirmés pour faire face à la croissance d’un marché pour le moins porteur. Les candidats sont rares ou manquent d’expérience et les employeurs redoublent d’effort pour garder leurs talents.

Peu de candidats se trouvent donc réellement sur le marché et il faut trouver le moyen de les capter.

  • Cette captation doit se faire en choisissant le bon vecteur pour communiquer sur vos opportunités, en retenant leur attention par des missions qui ont du sens mais également et en offrant des conditions de travail optimales. En effet, l’enquête sus-citée tend à démontrer que de plus en plus de candidat ne veulent plus « qu’un simple emploi » mais sont en réelle quête de sens dans leur métier.
  • Le choix des bons moyens de communication, mais aussi un partenariat avec un professionnel du recrutement peut être une option pour vous permettre de trouver la perle rare, ou tout du moins, le profil qui sera en adéquation avec votre vision, votre équipe, vos valeurs et bien entendu, les missions proposées.
  • Il ne s’agit pas uniquement d’aller chasser chez les concurrents, mais de voir quel vivier il peut vous proposer et également de réfléchir avec vous aux similitudes de vos métiers avec ceux d’autres domaines. Des passerelles sont possibles et peuvent vous apporter de nouvelles compétences enrichissantes.

Sur un marché qui se tend et face à des pratiques qui changent, mieux vaut s’adapter rapidement pour accompagner la croissance d’un marché prometteur.

Les 3 conseils qui sauveront votre entretien Skype

Que vous viviez dans une région différente de votre recruteur ou simplement parce qu’il n’est pas toujours possible de poser des congés pour se rendre en entretien, il n’est pas interdit que l’on vous propose un entretien Skype.

Ceci peut également intervenir tout simplement en amont d’un entretien en face à face.

Si vous n’avez jamais eu encore ce type d’entretien, nous ne saurions que trop vous conseiller de créer un compte Skype.

Même si en soi un entretien visio ne représente aucun danger apparent, il s’agit de respecter quelques principes de base afin de passer -techniquement en tous les cas- ce petit exercice haut la main :

  1. Préparation – ne pas négliger la technique

La veille de l’entretien, vérifiez que tout fonctionne, de votre connexion internet (et dans ce cas préférez une connexion Ethernet à une connexion wifi, qui sera bien plus stable) à la qualité de l’image de la webcam (portez votre choix sur une véritable webcam plutôt que sur la caméra frontale de votre portable), en passant par votre compte Skype. S’il n’est pas actif depuis quelques temps, avez-vous bien le mot de passe ? Faites également un test vidéo et audio via l’application.

Le jour J, pensez à fermer les autres programmes qui pourraient ralentir votre machine et détériorer la connexion Skype, tant en termes d’image que de son.

Pour finaliser au mieux la préparation, pensez à une solution de secours : le recruteur a-t-il un numéro sur lequel vous joindre et possédez vous ses coordonnées si vous rencontriez des problèmes de connexion ?

Si par hasard votre contact est à l’étranger, pensez à vérifier le décalage horaire.

  1. Soigner l’apparence online et offline

Commencez déjà par adapter votre pseudo Skype et votre photo de profil à la situation. En effet, un pseudo type « petitnounouille63 » manquera de sérieux pour votre interlocuteur, tout comme une photo de profil où vous faites la fête un verre à la main. Si besoin recréez un compte Skype et si vous n’avez pas de photo ad hoc, n’en mettez tout simplement pas.

 

Le jour J, préparez vous comme pour un réel entretien physique, y compris en dessous de la ceinture. Même s’il est tentant, « pour le fun », de garder son bas de pyjama, imaginez l’impression que vous laisserez si vous devez par hasard vous lever pour ouvrir la porte ou répondre à l’interphone…

 

  1. Les petits détails pratiques

Le jour J, choisissez un endroit clair et à l’arrière-plan neutre. La salle de bain n’est pas une bonne option pour des raisons d’écho, de même que votre chambre à moins que le lit ne soit parfaitement fait.

Si vous n’êtes pas seul chez vous, prévenez votre entourage de respecter un moment de calme, mettez un post-it sur la porte pour prévenir que vous êtes en entretien et faites en sorte de ne pas vous trouver dans la même pièce que vos animaux de compagnie.

Votre interlocuteur sera focalisé sur votre image, aussi parlez lentement et évitez les grands gestes qui ne seront pas très bien capté par la webcam. Regardez la webcam et non votre écran, car cela peut-être fort déroutant pour le recruteur de ne pas capter votre regard.

 

A l’instar des entretiens physiques, ne concluez pas l’entretien sans avoir demandé la suite du processus pour savoir à quoi vous en tenir et éventuellement obtenir une date pour un prochain rendez-vous.

 

Si vous avez appliqué ces quelques conseils, tout est en place pour que l’entretien se passe au mieux… Car pour le contenu, c’est à vous de jouer, mais vous pouvez retrouver nos conseils sur les entretiens ici, ici ou encore là.

 

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ELATOS poursuit son engagement pour l’UNICEF

Pour la deuxième année consécutive, ELATOS a fait le choix de continuer son action auprès de l’UNICEF.

Les sommes habituellement allouées aux cadeaux de fin d’année pour nos clients et partenaires ont donc été reversée à l’Organisation.

Depuis 15 ans, ELATOS accompagne et collabore avec des entreprises qui, comme nous, mettent l’humain au cœur de leurs processus pour assurer le développement de leur activité, mais également pérenniser leur avenir.

L’humain est une priorité de notre métier, mais surtout une valeur que nous souhaitons porter que ce soit au travers de nos processus de recrutements, de nos actions auprès de nos clients et partenaires ou au travers de cet engagement pour l’UNICEF.

L’humain est assurément notre avenir ; aussi, nous avons choisi d’aiguiller notre don auprès des missions générales de l’UNICEF : sauver, protéger et éduquer.

L’équipe ELATOS est heureuse et fière de poursuivre son action auprès de l’UNICEF et de faire partie des Entreprises Amie de l’Unicef, et vous invite à découvrir le site de l’Unicef et ses nombreuses actions.

Les énergies renouvelables bientôt toutes compétitives

Leurs coûts devraient atteindre entre 30 et 100 dollars le mégawattheure d’ici à 2020, là où les énergies fossiles affichent entre 50 et 170 dollars le MWh, note une étude de l’Irena.

Préférer les énergies renouvelables aux énergies fossiles ne sera plus, demain, un choix d’abord guidé par des considérations environnementales, mais un calcul économique comme les autres. La raison ? « Toutes les technologies renouvelables seront compétitives par rapport aux énergies fossiles en 2020 », annonce l’Agence internationale des énergies renouvelables (Irena) dans sa dernière étude.

Selon l’Irena, les coûts de l’éolien et du solaire vont encore fortement baisser dans les deux prochaines années, au point que ces deux énergies seront globalement moins chères que les énergies fossiles (fuel, gaz, charbon). Ceux des autres énergies vertes (géothermie, biomasse…) vont chuter également.

Les coûts moyens des renouvelables, qui varient selon les technologies, les gisements en énergie et les réglementations, devraient atteindre entre 30 et 100 dollars le mégawattheure (MWh) à cette date, alors que les énergies fossiles affichent des coûts entre 50 et 170 dollars le MWh, note l’étude. Dans l’éolien, des projets sont déjà régulièrement mis en service avec un coût de 40 dollars le MWh. L’an passé, les coûts moyens des nouveaux projets de parcs d’éolien terrestre et de centrales solaires ont fluctué entre 60 et 100 dollars le MWh, avec plusieurs records sous cette moyenne. Cela a été le cas aux Emirats arabes unis, au Chili, au Mexique et au Pérou dans le solaire.

Une décision économique intelligente

Tirées par les progrès technologiques, ces baisses de coûts offrent déjà aux investisseurs de meilleurs retours sur investissements, et elles bénéficient aussi d’une concurrence qui s’accentue et du développement de segments de marchés comme l’autoconsommation dans le solaire.

« Se tourner vers les renouvelables […] n’est plus simplement une décision faite au nom de l’environnement  mais, de plus en plus largement, une décision économique intelligente » a indiqué le Directeur-général de l’Irena, Adnan Z. Amin.

Les meilleurs projets éoliens terrestre et solaire pourraient ainsi produire une électricité à un coût de 30 dollars par MWh, voire moins dans les deux prochaines années. Les autres énergies renouvelables devraient suivre la même tendance. En 2017, des projets dans la géothermie, la biomasse ou l’hydroélectricité se sont développés avec des coûts proches de 70 dollars le MWh.

Le solaire à concentration et l’éolien en mer progressent et certains projets prévus pour une mise en service entre 2020 et 2022 coûteront entre 60 et 100 dollars le MWh. Un exemple : les sociétés Dong et EnBW, récents lauréats d’un appel d’offres d’éolien en mer en Allemagne, l’ont emporté en se passant de subventions. « Se tourner vers les renouvelables […] n’est plus simplement une décision faite au nom de l’environnement  mais, de plus en plus largement, une décision économique intelligente » a indiqué le Directeur-général de l’Irena, Adnan Z. Amin.

Preuve qu’économie et écologie peuvent aller de pair, l’essor des énergies vertes permettra d’atteindre, d’ici à 2050, 90% de l’objectif de réduction des gaz à effets de serre voulu par la COP21.

 

Publié initialement le 14/01/2018 sur Les Echos

Les 5 questions que vous ne voulez pas aborder

Durant l’entretien, le candidat pose souvent des questions sur l’entreprise, les missions proposées et l’équipe en place. Mais, parfois, certaines questions peuvent mettre mal à l’aise et changer votre impression sur le candidat. Nous avons répertorié pour vous quelques questions et vous aidons à y répondre pour pallier cela.

Les questions sur les salaires :

Le salaire est forcément une des préoccupations des candidats. Si tous n’osent pas aborder le sujet en entretien, ou du moins lors du premier, c’est une question à laquelle il faut s’attendre. Cela ne veut pas forcément dire que le candidat ne pense qu’à l’argent. Mais comme cela impactera forcément sa vie, le candidat qui cherche à se projeter au sein de l’équipe a besoin de savoir où il va. Cela peut donc indiquer que le candidat est prévoyant et possède une vision sur le long terme. A vous de juger s’il est judicieux d’offrir une réponse.

Les questions sur les avantages :

Allant de pair avec la question sur la rémunération, celle concernant les avantages peut poser problème et entraîner des questions sur la motivation du candidat. Vient-il uniquement pour les avantages ou pour les missions ? De nos jours, beaucoup de postes prévoient un téléphone ou un PC de fonction, une mutuelle ou des tickets restaurant. Ce peut être un moyen pour un candidat indécis de trancher entre deux propositions. D’une manière générale, il vaut mieux répondre franchement ; la transparence étant le meilleur moyen d’avoir la confiance d’un candidat.

Les questions sur les horaires et les congés :

Ces questions peuvent sembler prématurées et peuvent être interprétées comme de la fainéantise. Cela peut aussi inquiéter quant à la disponibilité du candidat. Cependant, plutôt que de voir cela négativement, cela peut indiquer une réflexion en amont du candidat qui se projette. Il préfère se renseigner tôt pour pouvoir adapter son agenda personnel plutôt que de ne pas pouvoir répondre à l’exigence de l’entreprise plus tard. N’hésitez donc pas à répondre à ces questions tout en cherchant à savoir si le candidat à des obligations en termes d’horaires. Mieux vaut discuter avant de la flexibilité des horaires plutôt que devoir se séparer d’un collaborateur trop indisponible.

Les questions sur le départ d’un collaborateur :

Le recrutement intervient parfois dans le cadre d’un remplacement. Certains candidats cherchent donc à connaître la cause du dit remplacement. Et, selon les cas, il peut être délicat de répondre. Un départ en retraite, une nouvelle opportunité ou une mutation ne sont pas un souci. Mais quand un départ est dû à une démission à cause d’un différend entre l’entreprise et le collaborateur, cela peut être plus compliqué. Dans ce cas, essayez au mieux d’expliquer le problème en restant neutre. Il faut que le candidat soit au courant pour qu’il sache ce qui peut le déranger et éviter un recrutement qui se solde par un échec.

Les questions sur la santé financière de l’entreprise :

Ce type de question peut sembler indiscret et même déplacé. Cependant, cette question montre que le candidat a fait des recherches approfondies en amont et qu’il s’intéresse sincèrement au devenir de l’entreprise. De plus, cela veut dire qu’il se projette : en cas de baisses des bénéfices, quel impact y aurait-il sur l’équipe, en cas de hausse, quels sont les projets à développer ? A vous de voir si cela est judicieux ou non de répondre à la question.
Dans le cadre de sa prestation au client, ELATOS se charge de la recherche et du premier entretien avec les candidats qui permettra souvent de retirer l’épine douloureuse de ces questions de votre pied. N’hésitez pas à nous contacter !

Les 5 questions auxquelles vous n’échapperez pas en entretien

Même si chaque entretien est différent, il existe tout de même des points communs entre eux. Ces similitudes se retrouvent d’ailleurs dans les questions qui sont posées et auxquelles il est souvent difficile de répondre. Voici un petit panel de questions qui reviennent toujours en entretien et comment y répondre de manière adéquate. Tout le monde fait des erreurs, montrez juste que vous en tirez des leçons.

Comment réagissez-vous face à l’échec ?

Question très récurrente, elle peut sembler un peu risible puisque personne ne répondra qu’il rejettera la faute sur ses collègues ou démissionnera immédiatement en cas d’échec. Basez-vous sur des expériences passées pour répondre et illustrer vos propos.

Quels sont vos principaux défauts ?

Cette question revient systématiquement et, à force, il est difficile de faire une réponse inspirée. Mais cela vous permet aussi de sortir du lot si vous arrivez à faire une réponse qui, contrairement à la question, est originale. Bien sûr, il faudra trouver un défaut qui est ou qui a une qualité cachée. Mais évitez les « perfectionniste », « têtu » ou « réservé ». Ces défauts ont été dits et redits. Préférez-leur les termes « pointilleux », « autoritaire » et « introverti » qui sortiront du lot. Vous pouvez aussi essayer « pessimiste » qui veut dire que vous avez une vision sur le long terme qui permet de pallier toutes éventualités. Dans tous les cas, adapter le défaut à votre activité.

Quels sont vos principales qualités ?

Pendant de la question précédente, il est tout aussi difficile d’y répondre. L’enjeu est de trouver le juste milieu entre humilité et prétention tout en étant cohérent avec le poste concerné. Pour répondre à cette question, pensez à la description que vos connaissances feraient de vous et illustrez vos propos avec des exemples et des expériences.

Pourquoi devrions nous vous recruter ?

L’entreprise veut toujours connaitre votre degré de motivation et cette question est un moyen de la tester. Mais soyons honnête, ce n’est pas forcément un rêve de rentrer dans une entreprise et les motivations sont souvent plus terre à terre. Ne mentez pas et n’en faites pas trop. N’hésitez donc pas à reparler de vos motivations concernant les missions, le secteur de l’entreprise, l’équipe en place et l’adéquation de vos qualités et de votre parcours avec le poste.

Pourquoi voulez-vous travailler chez nous ?

Cette question peut être soit posée avec la question précédente, posée seule ou pas du tout. Contrairement aux questions précédentes, le recruteur vous demande de parler de l’entreprise et non plus de vous. Là encore, l’entreprise où vous postulez n’est pas forcément celle de vos rêves et ce n’est pas la peine d’en faire trop. Mieux vaut être neutre qu’avoir l’air hypocrite. Mais c’est l’occasion de montrer ce que vous savez de l’entreprise, de son actualité et de son activité. Restez impartial et profitez de ce moment pour poser des questions sur l’entreprise.

Nous avons oublié certaines questions ? N’hésitez pas à partager votre avis et les questions qui vont dérangent le plus sur nos réseaux sociaux !

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Hulot veut changer d’échelle dans la transition énergétique

En visite dans la Sarthe sur des installations éolienne et solaire, le ministre de la transition écologique et solidaire a précisé et rappelé les mesures décidées pour permettre à la France d’atteindre les objectifs qu’elle s’est fixés en matière d’énergies renouvelables dans le cadre du Plan climat, de la loi de transition énergétique et de la stratégie nationale bas carbone.

« Avec Bruno Le Maire, nous sommes en train de préparer un accélérateur de la transition écologique, et notamment de la transition énergétique, pour changer d’échelle », a déclaré Nicolas Hulot.

« On va changer d’échelle dans les appels d’offres, que l’on va quasiment multiplier par deux sur le solaire. On va changer d’échelle en essayant de rendre acceptable tous ces projets et de sortir d’une position conflictuelle », a-t-il ajouté.

Le ministre a indiqué vouloir faire « de la pédagogie » pour que les Français « voient les bénéfices » des énergies renouvelables, notamment « en développant l’autoconsommation », « pour qu’à terme chaque territoire, chaque citoyen, s’il le décide, puisse produire sa propre énergie pour sa propre consommation »

« Pour répondre aux objectifs fixés dans le Plan climat d’augmentation de la capacité des énergies renouvelables, nous allons renforcer et dynamiser ce cadre avec la révision de la PPE d’ici fin 2018 et avec un ensemble de mesures prévues pour accélérer la transition écologique » a déclaré le ministre de la transition écologique et solidaire.

Ces mesures s’organisent autour de trois maîtres mots : simplification, développement de la production et innovation.

Simplification dans l’éolien offshore

Le premier concerne essentiellement l’éolien, et a fait l’objet d’un groupe de travail présidé par le secrétaire d’État Sébastien Lecornu. Il porte aussi bien sur des aspects procéduraux, des leviers financiers, la planification… Les conclusions en seront présentées formellement le 18 janvier 2018.

Nicolas Hulot a confirmé la mise en place de groupes similaires sur la méthanisation et le solaire.

Concernant l’éolien offshore, alors que la France ne comptera aucune éolienne en mer avant 2020 voie 2021, le ministre a d’ores et déjà proposé des simplifications majeures dans le cadre du projet de loi pour une société de confiance. Un débat public plus en amont devra garantir une concertation plus efficace, tandis qu’un cadre nouveau pour le raccordement aidera à en anticiper la réalisation et à limiter le risque de retard concernant sa mise à disposition. Ce risque constitue en effet aujourd’hui aujourd’hui un frein majeur au financement des projets de parcs offshore.

Mais la principale avancée porte sur la création d’un « permis enveloppe », qui permettra désormais la délivrance au lauréat d’un appel d’offres éolien en mer d’autorisations pouvant ensuite évoluer pour intégrer a posteriori, et dans des limites définies, des modifications du projet d’installation et de son raccordement. Aujourd’hui en effet, la France est l’un des rares pays à interdire toute modification après obtention des différents permis, et à priver les opérateurs – et la collectivité – des économies générées par les avancées technologiques survenues dans l’intervalle entre l’attribution de l’appel d’offres et les débuts des travaux, qui s’établit aujourd’hui en France à une dizaine d’années. Typiquement, cela permet de remplacer les turbines initialement prévues par les machines les plus performantes du moment, multipliant ainsi la capacité installée dans un périmètre donné et abaissant en conséquence le coût de production du mégawattheure.

Quasi-doublement des volumes d’appels d’offres solaires

Sur le photovoltaïque, plusieurs mesures doivent permettre d’atteindre les objectifs fixés pour 2023, d’autant plus ambitieux que la trajectoire actuelle les met hors de portée. En effet, la puissance installée au 30 septembre 2017 (derniers chiffres disponibles) était de 7,7 GW pour un objectif entre 18,2 et 20,2 GW en 2023.

Le ministre a repris ses annonces faites en marge du One Planet Summit. Le volume des appels d’offres solaires passera de 1,5 GW à 2,5 GW par an, une augmentation qui interviendra progressivement, dès les prochains appels d’offres. Ces derniers auront lieu en mars pour les installations sur bâtiment (pour un volume de 200 MW) et en juin pour les centrales au sol.

Par ailleurs, Nicolas Hulot a dévoilé les 283 nouveaux lauréats de la troisième période de l’appel d’offres pour des installations photovoltaïques sur bâtiment portant sur un volume de 150 MW, et observé une poursuite de la baisse des prix proposés A 85 €/MWh, le prix moyen est en effet inférieur de 9 % par rapport à la période précédente

L’autoconsommation encouragée

D’autres mesures enfin ont été prises concernant l’autoconsommation, qui  s’accélère avec 6000 projets déclarés sur le seul premier semestre 2017 contre environ en 2016.

Un tarif doit être arrêté pour soutenir les plus petites installations. Pour les plus grandes, un appel d’offres pour 50 MW de projets en autoconsommation a été lancé en 2017 à destination des consommateurs des secteurs industriels, tertiaires et agricoles et doit être renouvelé tous les quatre mois pendant trois ans. 145 projets ont été lauréats de la première tranche en décembre dernier, avec des coûts en foret baisse.

De façon générale, enfin, Nicolas Hulot a annoncé que le Programme des investissements d’avenir (PIA) continuerait de soutenir la recherche et développement dans toutes les filières renouvelables. Un « Concours d’innovation » dédié aux projets innovants portés par les PME a été lancé en décembre par BPI France et l’ADEME, qui s’inscrit dans le Grand plan d’investissement de 57 milliards d’euros annoncé par le gouvernement en juillet 2017. La neutralité carbone et la compétitivité par l’innovation en sont les axes principaux.

Pour des projets plus importants, un appel à projets pour des démonstrateurs sera lancé par l’ADEME au premier trimestre afin de financer les dernières étapes de mise au point pré-commerciale des nouvelles technologies avant leur mise sur le marché.

 

Publié initialement le 08/01/2018 sur La Tribune

Optimiser son profil Linkedin en 4 étapes simples

Linkedin est une vitrine professionnelle devenue un incontournable pour les recruteurs. Que ce soit pour chasser, s’assurer de votre parcours ou avoir plus de détails que ne peut en donner votre CV, votre profil Linkedin doit être impeccable, au risque de voir votre candidature reléguée en bas de pile.

Nous avons demandé à nos consultants et chargées de recherche les éléments auxquels prêter attention pour être facilement repérable et surtout, efficace !

 

  1. Votre photo de profil
    N’oubliez pas que Linkedin est un réseau social professionnel.
    Oubliez donc les photos tronquées faites un jour de mariage sur lesquelles vous apparaissez les joues un peu trop rouges et le bras de votre grand-oncle autour des épaules. Oubliez également les photos de vacances ou celles où vous posez avec votre trophée de pêche. Idem avec le selfie.
    Vous avez sûrement la possibilité de vous faire prendre en photo devant un mur de couleur neutre, même avec un téléphone. Si la lumière de votre bureau ne flatte pas votre teint, vous pouvez tout à fait faire réaliser ce cliché en extérieur, voire même en tenue ou sur votre lieu de travail si celui-ci revêt un caractère particulier.
    La photo est la première chose que le recruteur verra sur votre profil, et comme le dit l’adage, « on n’a pas deux fois l’occasion de faire une bonne première impression ».
  2. Complétez votre résumé
    Le résumé, c’est vous en un coup d’œil, en 2 phrases.
    C’est pour le recruteur la pièce maitresse pour savoir qui vous êtes : le résumé reflète tant votre métier que votre personnalité. A l’instar de la marque-employeur, le résumé renforce votre marque-personne.
    Ce résumé peut être une partie de votre histoire : cela peut-être ce que vous avez retiré de votre dernier emploi, les expériences vous rendent légitimes sur votre métier, ou les qualités qui font de vous le collègue parfait.
  3. Votre CV
    Les profils Linkedin voient de plus en plus fleurir d’image de CV en pièce attachée. Etes vous certain que l’image est d’assez bonne qualité pour être exploitée ?
    Prenez garde à ce type de détail, il n’y a rien de pire pour un recruteur ou un chasseur de tête que de cliquer sur un document dont il ne peut rien faire car la qualité est médiocre.
    Privilégiez cet espace pour mettre peut-être des photos de vos réalisations, ou même une présentation de ces dernières.
  4. Clarté des informations
    Comme dans un CV, soyez clairs tant sur l’intitulé des postes occupés, que sur les missions que vous eues.
    Si votre profil linkedin s’inscrit comme une extension de votre CV ou le moyen de connaître votre actualité professionnelle, tâchez d’être à jour et surtout de donner des informations que vous n’auriez pas pu mettre sur votre CV, comme des chiffres clés, des précisions sur votre clientèle etc…
    Pensez également à donner le domaine d’activités des entreprises par lesquelles vous êtes passées, s’il s’agit de TPE inconnues du grand public. Ceci rentrera dans les mots-clés du moteur de recherche de Linkedin, et aura une incidence sur l’identification de votre profil.
  5. Misez sur les compétences
    Linkedin s’est transformé petit à petit en terrain de chasse pour recruteur, mais aussi en site emploi.
    Les recruteurs peuvent faire des recherches dans cette « super-CVthèque » aussi facilement que vous pouvez rechercher un emploi.
    Aussi complétez votre profil en pensant aux mots-clés relatifs à votre métier et en mettant à jour vos compétences. Cela permettra tant aux recruteurs de vous trouver facilement qu’à Linkedin de vous proposer des offres en adéquation avec votre profil.

 

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Ces questions que vous ne pouvez pas poser aux candidats

La législation française est assez claire en ce qui concerne les recrutements : les documents demandés et les questions posées ne doivent servir qu’à vérifier les compétences et l’expérience du candidat pour le poste visé.

Ainsi les questions de l’entretien d’embauche n’ont pour but que valider l’adéquation entre le candidat et le poste proposé. Ces questions doivent rester dans un cadre totalement professionnel car certaines sont considérées comme pouvant mener à la discrimination.

Voici la liste de ces sujets dits « privés ». Il est important de ne pas les aborder, à moins que ceux-ci n’aient un rapport direct avec le poste.

Si vous choisissez de les aborder, le candidat a le droit de ne pas y répondre… il est libre d’être transparent ou de s’en tenir à la loi.

  1. La situation familiale
    Sur le papier, le fait que le candidat soit en couple, marié ou séparé n’influence pas sa capacité à remplir les missions du poste. En revanche, il est tout à fait compréhensible de poser, par exemple, la question des enfants, pour un poste qui comporterait de nombreux déplacements.
  2. Les questions sur les membres de la famille
    Tout comme les questions sur la situation familiale sont illégales, celle sur les membres de la famille type « quel est le métier de votre femme ? » ou « comment s’appellent vos enfants ? » peuvent être interprétées comme une manière indirecte d’obtenir des informations qui n’ont pas lieu d’être.
    La question peut cependant se poser dans le cadre d’un recrutement qui nécessiterait une mobilité du candidat. Si le conjoint est dans un secteur en tension, cela présupposerait des difficultés à déménager par exemple.
  3. Les enfants/la grossesse
    Sujet délicat, particulièrement pour la gent féminine sur laquelle plane l’ombre de la peur du congé maternité de 25 à 35 ans. Or la candidate n’a pas à s’exprimer sur une envie de grossesse ou une grossesse en cours. D’ailleurs celle-ci dispose d’un droit au mensonge (mensonge qui ne pourra pas lui être reproché a postériori), car refuser d’embaucher une femme si celle-ci est enceinte est absolument illégal. Ceci dit, dans le cadre de la nouvelle collaboration à venir, la candidate a tout intérêt à se montrer de bonne foi, et il est à espérer que le recruteur tienne compte de sa franchise, plus que de son état.
  4. L’état de santé
    Connaître la condition physique du candidat est une chose (pour les postes qui pourraient nécessiter des aptitudes particulières), mais cette question tend surtout à déceler quelque chose pouvant entrainer des arrêts à répétition. Or seule la visite médicale d’embauche pourra démontrer l’aptitude de l’employé à exercer ses fonctions et l’employeur n’aura pas accès au dossier médical.
  5. La sexualité
    Bien entendu les questions sur la sexualité du candidat n’ont rien à voir avec ses compétences ou son expérience pour un poste donné. La discrimination d’un candidat à cause de son orientation sexuelle est passible de sanctions pénales.
  6. Les origines
    Une question sur les origines d’un candidat est absolument prohibée. Celui-ci peut porter plainte si une discrimination du fait de ses origines ou même de son patronyme est détectée.
  7. L’appartenance syndicale
    Tout comme la grossesse, la connaissance de l’appartenance syndicale d’un candidat ne pourra aboutir qu’à une décision discriminatoire le concernant. La question n’a rien à faire donc en entretien, et sachez que, comme pour la grossesse, le candidat aura le droit de mentir si vous la lui posez, sans que cela puisse lui être reproché par la suite.
  8. Les opinions politiques
    Connaitre le bord politique (s’il en a un) du candidat n’aidera en aucun cas le recruteur à évaluer ses compétences pour le poste. Aussi, même une question du type « que pensez-vous du discours des vœux à la presse du Président ? » n’a pas sa place en entretien.
  9. Les antécédents judiciaires
    Toute question à ce sujet est interdite. Cependant, en fonction des postes ou pour accéder à certaines fonctions de sécurité publique, l’employeur peut s’enquérir de l’état du casier judiciaire du candidat ou de son passé judiciaire.
  10. La religion
    Le candidat n’est pas tenue de partager avec vous ses croyances et/ou pratiques, cela relevant uniquement de la sphère privée.

Le rythme de production d’énergie renouvelable « pas suffisant pour atteindre l’objectif de 2020 »

Il y a peu, Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables (SER), acceptait de répondre en exclusivité aux questions de Batiweb afin de faire le point sur le développement des énergies renouvelables en France. À l’heure où la transition énergétique est au cœur de nombreuses préoccupations, cet entretien a également permis de revenir sur les différentes législations en vigueur, et notamment le Plan Climat présenté cet été par Nicolas Hulot. Interview.

Où en est-on de la production d’électricité d’origine renouvelable en France ?

Jean-Louis Bal : Nous avons des objectifs à l’horizon 2020 qui ont été fixés dans les lois Grenelle, complétés depuis par une ambition d’ici à 2030 dans la loi de transition énergétique pour la croissance verte de 2015. En 2010, nous étions à peu près à 9% d’énergie renouvelable dans l’ensemble de notre mix énergétique, pour un objectif de 23% en 2020 et de 32% en 2030. Nous étions à 15,7% à fin 2016, et nous avons dû dépasser les 16% aujourd’hui. Dans l’état actuel, le rythme n’est pas suffisant pour atteindre l’objectif de 2020. Nous serons probablement, si rien ne change, aux alentours de 19% plutôt que 23. Par contre, avec les dispositions qui ont été prises suite à la loi de transition énergétique, nous avons bon espoir de pouvoir nous remettre sur une bonne trajectoire pour atteindre les 32% en 2030.

Comment la situation évolue-t-elle par filière ?

J.-L B : Les filières sur lesquelles la croissance va se faire pour 2030 seront principalement l’éolien terrestre et maritime, le photovoltaïque et les différents usages de la biomasse, principalement le bois-énergie. Il y aura aussi des progrès dus à la géothermie, aussi bien directe (d’assez grande profondeur) que superficielle (avec usage de pompes à chaleur).

Êtes-vous satisfait de cette tendance ?

J.-L B : Aujourd’hui, la progression des énergies renouvelables, même si elle est réelle, n’est pas suffisante pour atteindre à la fois nos objectifs de lutte contre le changement climatique et de diversification du mix énergétique. Nous avons besoin de simplifier le cadre réglementaire, notamment pour l’éolien, la méthanisation et la géothermie, ainsi que de nouveaux appels d’offres pour le photovoltaïque, l’éolien terrestre et les énergies marines, qui soient réguliers et programmés afin que nos industriels et développeurs de projets puissent avoir une vraie visibilité sur le développement de ces filières. Il faut ensuite que nous travaillions à bien évaluer ces appels d’offres, et éventuellement corriger les défauts qu’il peut y avoir dans le cahier des charges.

Quelles sont les autres pistes d’amélioration envisageables pour les particuliers ?

J.-L B : Concernant les particuliers, il y a d’abord le crédit d’impôt, qui les aide à investir dans la transition énergétique et notamment les énergies renouvelables, dont le chauffage au bois et les pompes à chaleur géothermiques. Nous avons suggéré un certain nombre d’améliorations de ce crédit d’impôt, notamment que les coûts de pose des pompes à chaleur géothermiques puissent être pris en compte. L’amélioration qui est annoncée pour 2019 par le ministre Nicolas Hulot, c’est la transformation de ce crédit d’impôt en prime à l’investissement : les 30% que vous percevez via le crédit d’impôt, vous les percevrez alors au moment où vous faites l’investissement. Une autre mesure qui peut apparaître pour les particuliers comme négative, c’est la contribution climat-énergie (la part carbone de la taxe sur l’énergie), qui va augmenter progressivement suivant une trajectoire qui avait été imprimée dans la loi de transition énergétique. Cela va augmenter le coût de l’énergie pour tous les consommateurs, et il faut attirer leur attention sur la nécessité de faire maintenant les investissements nécessaires pour diminuer l’impact de cette augmentation.

On parle beaucoup d’autoconsommation électrique. Est-ce, selon vous, une pratique viable ?

J.-L B : L’autoconsommation avec du photovoltaïque est un concept qui est en train de prendre une réelle signification économique, notamment parce que les prix du photovoltaïque sont en train de diminuer de façon assez spectaculaire. Par ailleurs, le prix de l’électricité a pour vocation d’augmenter dans le futur. Maintenant, pour que l’autoconsommation soit optimale, il faut avoir une production photovoltaïque qui coïncide avec les besoins en électricité. C’est un concept beaucoup plus adapté au tertiaire et à l’industrie qui ont des consommations pendant la journée, qu’au résidentiel où les consommations sont plutôt le soir et le matin. Maintenant, avec la digitalisation de l’énergie, il y a un certain nombre de gestions que l’on peut adapter pour faire coïncider les besoins avec la production de panneaux photovoltaïques.

Le Plan Climat de la France vise notamment la neutralité carbone en 2050. Que pensez-vous de cet objectif ?

J.-L B : L’objectif de la neutralité carbone me paraît excellent, mais il est à très long terme. Il est indispensable que l’on se donne, dès le court terme, les moyens de se mettre sur la bonne trajectoire. On a parlé du crédit d’impôt, de la réglementation thermique, il y a un facteur très important qu’il faut rappeler : dans notre consommation d’énergie, la moitié concerne le chauffage des bâtiments. Pour amener cette production de chaleur à être faite à partir d’énergie renouvelable, l’État a mis en place le fonds chaleur, qui a été confié à l’Ademe. Aujourd’hui, ce dernier n’est pas à un niveau suffisant pour se mettre sur la bonne trajectoire. Il est extrêmement efficace, mais il est plafonné à environ 200 millions d’euros par an. Il faudrait plutôt l’amener à 400 ou 500 millions par an. Un montant qui pourrait, dans le futur, diminuer à mesure que la contribution climat-énergie va augmenter et renchérir les énergies fossiles. Mais il faudrait que le fonds chaleur soit augmenté dès maintenant.

La réduction des coûts de raccordement des énergies renouvelables peut-elle réellement servir à leur développement ?


J.-L B : 
Ce qui a été annoncé par Nicolas Hulot, c’est la réduction du raccordement pour les installations de production d’électricité de taille inférieure à 5 MW. C’est clairement pour permettre l’investissement « énergies renouvelables électriques » dans le milieu agricole. L’autre partie de l’annonce concernait le raccordement du biométhane à injecter sur le réseau de gaz, relatif, là aussi, au monde agricole. C’est une mesure qui est très positive, d’autant que le biométhane injecté n’en est qu’à ses débuts en France. Le fait de diminuer les coûts de raccordement va stimuler le développement de cette filière.

Propos recueillis par Fabien Carré

 

Publié sur Batiweb le 20 novembre 2017

 

3 erreurs de définition de profil qui pourraient faire échouer votre recrutement

Lors de l’ouverture d’un poste au recrutement, il est absolument normal d’avoir une vision idéale de la personne qui viendra intégrer votre entreprise.

Soit parce qu’il faudra remplacer une personne sur le départ qui vous donnait entière satisfaction, soit, dans le cadre d’une création, parce que les attentes et les projections sont fortes.

La recherche du profil idéal peut soudainement se transformer en quête du mouton à 5 pattes. Et les risques sont alors grands de voir le recrutement prendre du retard, devenir coûteux tant en termes financiers que pour votre équipe en place… dans le pire des cas, le recrutement pourrait même être avorté.

La liste de courses

Dès la définition du profil, soyez vigilant à l’effet « liste de courses ». Même si les attentes sont grandes, vous devez bien définir quelles sont les compétences indispensables pour le poste, et quelles sont les qualités nécessaires et celles qui seront un « atout ».

La définition du profil doit être souple. A trop chercher une personne qui coche toutes les cases, vous risquez de passer à côté de profil intéressants qui pourraient vous donner entière satisfaction sur le poste.

 

Le manque d’ouverture

Sur un marché de l’emploi qui tend à devenir de plus en plus un marché de candidats (suivant les domaines) tant les talents se raréfient, il devient nécessaire d’ouvrir le champ des possibles.

Bien entendu, certaines compétences et certains savoir-faire techniques sont plus que nécessaire pour occuper certains postes. Or on remarque que des passerelles sont possibles entre certains métiers, et entre certains domaines.

Par ailleurs, n’oubliez pas que la formation reste possible !

Intégrer une personne venant d’un domaine similaire c’est aussi la possibilité d’enrichir une équipe avec de nouvelles idées, de nouvelles pratiques, une nouvelle vision.

C’est un pari sur l’avenir qui s’avère souvent gagnant.

Le risque du copier-coller

En matière de recrutement, le copier-coller n’existe pas. Vous aimeriez remplacer un salarié ? Son clone n’existe pas, et tant mieux !

Tout comme le fait d’intégrer un candidat issu d’un domaine quelque peu différent du votre, une autre personnalité, d’autres compétences seront autant d’atouts pour votre entreprise. Vous pourrez capitaliser sur ce qui a été mis en place et le faire fructifier avec une autre vision.

Le conseil et l’accompagnement lors d’un recrutement peuvent aider à prendre la distance nécessaire pour la définition du profil, mais pour déceler aussi les talents.

Candidature spontanée : 4 faux pas à éviter !

Si le job de vos rêves ne se trouve pas à portée de clic, ne désespérez pas, et surtout, pensez à la candidature spontanée.

Non, la candidature spontanée n’est pas un coup d’épée dans l’eau. Au contraire, elle peut arriver au moment le plus opportun dans une entreprise, alors que celle-ci commence juste à réfléchir à l’ouverture d’un poste.

Mais l’envoi d’un email ne fait pas tout, bien au contraire.

Pour être percutant et que le recruteur se souvienne de vous, doublez votre candidature spontanée d’un appel, en évitant certains écueils qui pourraient être préjudiciables à votre avenir dans la société.

  1. Ne pas cibler
    Avant même d’envoyer votre candidature spontanée, interrogez-vous sur la pertinence de votre profil par rapport à l’entreprise visée. Un responsable grands comptes dans la grande distribution sera-t-il pertinent auprès d’une entreprise spécialisée sur une niche dans l’énergie ?
    Prenez le temps de bien connaître l’entreprise dans laquelle vous postulez, d‘étudier les postes qu’elle pourrait proposer et d’adapter votre CV et votre lettre de motivation en fonction.
  2. N’envoyer qu’un CV
    Erreur ! Puisque vous ne postulez pas un poste précis, il faut penser à argumenter et motiver votre candidature spontanée. Vous n’êtes bien entendu pas obligé de vous fendre d’une page complète, un mail de quelques lignes bien écrit peut faire l’affaire. Et ce surtout si vous avez pris le temps de faire un petit travail de recherche sur l’entreprise et ses métiers en amont, vous aurez les mots percutants pour retenir un temps soit peu l’attention du recruteur.
  3. Ne pas se renseigner en amont
    Pour que votre appel soit percutant, faites votre enquête avant d’appeler, surtout si vous voulez passer le filtre du standard.
    Dans une entreprise, essayez de trouver le nom d’un(e) chargé(e) de recrutement.
    Dans un cabinet de recrutement, il y a peu de chance que vous puissiez vous entretenir avec un consultant directement, et un chargé de recherche sera plus à même de vous renseigner.
  4. Ne pas savoir où on va
    Votre appel aura un but : rappeler votre candidature à votre interlocuteur et lui donner les informations dont il a besoin pour se faire une idée rapide de votre profil.
    Votre projet professionnel doit être clair, vous devez savoir où vous voulez aller.
    Dans la lignée du conseil suivant, soyez factuel. Que ce soit dans votre mail, votre lettre de motivation ou au téléphone, n’oubliez pas que votre candidature ne va pas répondre à un besoin, et l’on vous accordera très peu de temps (voire même, on rechignera à vous en accorder).
    Clarté et précision sont alors vos maîtres-mots. Donnez au recruteur les éléments les plus pertinents pour lui : votre mobilité, votre rémunération, autant d’éléments qui ne se trouvent ni dans votre CV, ni dans votre lettre et qui apporte la valeur ajoutée à votre appel.
    Cela sera d’autant plus apprécié.

 

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Nucléaire : opérations démantèlement en Allemagne et en Italie

Alors que la France entend réduire la part du nucléaire dans son mix énergétique, l’Italie et l’Allemagne, elles, ont déjà démarré le démantèlement de certaines centrales. Reportage de notre envoyé spécial.

Réduire la part de l’énergie dans le mix énergétique, de 75 à 50 %, d’ici à 2025 : c’est l’objectif de la France. On estime que 17 réacteurs sur les 58 du parc devraient fermer. Un démantèlement complexe, long et coûteux mais possible. Nous sommes allés chez nos voisins, l’Italie et l’Allemagne, qui démontent déjà leurs installations.

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En Allemagne : « Le plus gros projet au monde »

Le long de l’autoroute qui mène de Berlin à la centrale nucléaire de Greifswald, sur les rives de la mer Baltique, des centaines d’éoliennes ont poussé dans les champs. L’Allemagne n’a plus le choix. Elle qui a décidé de renoncer progressivement au nucléaire, à la suite de la catastrophe de Fukushima, doit trouver d’autres sources d’énergie que l’atome. L’Allemagne s’est reportée sur le gaz, le charbon mais surtout le soleil et le vent qui lui fournissent 33 % de ses besoins énergétiques. Aujourd’hui, seuls huit réacteurs sont encore en activité, mais ils devront s’arrêter en 2022.

Anticipant la fin du nucléaire, la centrale de Greifswald (et ses six réacteurs) a appuyé sur le bouton stop en 1990, au lendemain de la réunification. « C’est le plus gros projet de démantèlement au monde et nous avons prouvé, vingt ans après le début des travaux, que ces opérations peuvent se faire en toute sécurité », lance, pas peu fier, le PDG du site, Henry Cordes. « Les Français nous ont demandé conseil pour le démantèlement de la centrale de Chooz », ajoute Eberhard Thurow, responsable des activités internationales au sein d’EWN, la société chargée du démantèlement.

Jusqu’à 15 000 salariés

Du temps de sa splendeur, la centrale employait près de 15 000 salariés. Seulement 860 se pressent aujourd’hui dans les immenses couloirs du site. Un vrai labyrinthe où il faut littéralement se mettre à nu pour pouvoir entrer. Le visiteur, doté d’un dosimètre pour mesurer en temps réel la radioactivité, est invité à enfiler une combinaison, des sous-vêtements prêtés par l’usine, des chaussures de protection, un casque et des gants. Malgré le ton rassurant de nos hôtes qui nous jurent que les lieux sont « sous contrôle », on n’en mène pas large lorsqu’on piétine devant le sarcophage en béton qui abritait la cuve et les générateurs de vapeur hautement radioactifs. « Flippant », me souffle mon voisin.

Les déchets sont stockés sur place

Avant de démonter ces pièces maîtresses, EWN a répété étape par étape chaque opération. Les salariés se sont rodés sur une maquette à taille réelle. Pour sortir les cuves qui pèsent plus de 200 t, une grue spéciale a dû être conçue. Robots découpeurs, cisailles géantes, torche à plasma, scie sabre, laser… les ouvriers disposent d’une panoplie d’outils pour décaper, poncer, aspirer la moindre poussière radioactive. Pour l’instant, les déchets sont stockés sur place, dans l’attente que l’Allemagne se dote d’un site national de stockage. EWN a déjà décontaminé près des deux tiers de la centrale et a dépensé plus de 3 milliards d’euros. La facture finale devrait atteindre le double.

La société pense pouvoir achever le chantier d’ici dix ans. Mais sans attendre, elle tente d’attirer sur place des industriels qui n’ont rien à voir avec le nucléaire. Cinquante entreprises y sont déjà installées : des sociétés de chimie, de manutention, de mécanique. Il y a quelques années, une entreprise de fabrication d’éoliennes y avait même élu domicile.

En Italie, un musée à la place du réacteur

Mise en service en 1964, Garigliano figure en Italie parmi les doyennes des centrales nucléaires. Et c’est l’une des plus vieilles au monde en phase de démantèlement. Alors qu’en France la fermeture de Fessenheim fait toujours débat, l’Italie a tourné la page il y a trente ans. A l’issue d’un référendum organisé un an après Tchernobyl, qui a dit non à l’atome. Garigliano, à l’arrêt depuis 1978 à la suite d’un problème de turbine, n’a jamais redémarré.

Un demi-siècle après sa construction, une équipe de soixante-dix personnes est chargée de décontaminer les lieux. A deux heures au sud de Rome, on accède à la centrale par une petite route bucolique qui traverse des vergers et des fermes où l’on fabrique la célèbre mozzarella di buffala.

Aux pieds des montagnes se détache soudain l’immense dôme blanc de Garigliano, qui abrite le coeur du réacteur et fait un peu penser à la Géode. Lorsqu’on découvre la salle des machines, nous voilà replongés dans les années 1960. Ces centaines de boutons, de manettes et d’écrans obsolètes font penser à un vieux film de James Bond quand sévissait la guerre froide. Mais en 2017, on ne plaisante pas avec la radioactivité. Pour pénétrer à l’intérieur du site, prière de porter des protections. Lorsqu’on ressort d’une salle où sont entreposés des déchets radioactifs dans de gros fûts en acier hermétiquement scellés, on ne se fait pas prier pour poser ses mains et ses pieds dans un détecteur. Et l’on attend fébrilement que la machine affiche « not contaminated ». Car même si les barres de combustible de l’ancienne centrale ont depuis longtemps été envoyées au centre de retraitement de La Hague, en France, pour y être vitrifiées, le coeur de Garigliano reste radioactif.

La Sogin, chargée des opérations, a mis six mois, à l’aide d’un robot, pour nettoyer la cheminée de 90 m afin d’en extraire les résidus de béton potentiellement contaminés. Mais le gros du chantier est à venir pour permettre à l’eau de circuler de nouveau dans la piscine de refroidissement du réacteur, encore trop irradiant pour être démantelé à l’air libre. Selon Fabrizio Scolamacchia, l’un des responsables, il faut « restaurer le système électrique, la tuyauterie, les pompes ». Un défi technique pour les salariés. « D’autant qu’il n’y en a que deux sur soixante-dix qui ont connu la centrale en fonctionnement », souligne Lamberto Matteocci, directeur technique de l’autorité de sûreté nucléaire italienne. « C’est pourquoi nous poussons les opérateurs à ne pas tarder à démanteler lorsqu’une centrale est mise à l’arrêt car les circuits vieillissent et l’on finit par perdre la mémoire du site », insiste Thierry Charles, de l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français.

Bien sûr, démanteler a un coût : 7 millions d’euros pour les huit installations italiennes. Ce prix, chaque Italien le paye à travers sa facture d’électricité : en moyenne 6 euros par consommateur et par an. En 2011, à l’époque où Nicolas Sarkozy vantait à son homologue italien l’excellence du nucléaire « made in France », nos voisins transalpins ont redit massivement non à l’atome à l’issue d’un nouveau référendum, quelques mois après Fukushima.

A Garigliano, les hirondelles font leur nid

Pour se fournir en énergie, l’Italie importe aujourd’hui du gaz, utilise l’hydroélectricité de ses barrages, a investi dans le solaire et l’éolien mais continue à importer de l’électricité nucléaire française ! Que deviendra Garigliano, où les hirondelles ont commencé à faire leurs nids sous les arches de béton ? En 2045, quand le site sera entièrement décontaminé, l’Italie souhaite y ouvrir… un musée du nucléaire. Tout un symbole.

Publié initialement sur Le Parisien le 20/10/2017

5 astuces pour une lettre de motivation efficace

En tant que cabinet de recrutement, pour les postes que nous gérons, nous demandons systématiquement un CV et une lettre de motivation.

Or, dans les faits, nous nous attachons d’abord à étudier votre CV.

Nous ne regarderons la lettre de motivation que dans des cas très précis :

  • si le CV est intéressant, même s’il n’est pas totalement dans le scope de la mission proposée
  • si le CV soulève une interrogation : changement de carrière, période blanche dans le parcours …

Dans un cas comme dans l’autre, la lettre de motivation apparait comme l’outil qui permettra au recruteur de vous considérer comme un bon candidat pour le poste et de voir votre CV remis en avant. Voici quelques conseils à mettre en pratique pour que votre lettre de motivation devienne votre botte secrète.

  1. Parlez de l’entreprise et ses enjeuxTout simplement car parler de l’entreprise c’est démontrer que vous vous y êtes intéressé un tant soit peu. Site internet, page Linkedin, vous ne manquez pas de ressources pour avoir des informations clés à mettre dans votre premier paragraphe et ainsi montrer au recruteur que vous connaissez votre sujet.
    Ne négligez pas la phrase d’accroche, c’est elle qui donnera au recruteur l’envie d’aller plus loin.
    Mais surtout évitez les phrases toutes faites du genre : « Vous êtes un acteur majeur, leader dans votre secteur », tentez au mieux de vous baser sur des faits.
  2. Projetez-vous dans le poste.

    Profitez-en pour vous projeter dans le poste, démontrer que vous en avez saisi les enjeux et faites le lien avec votre parcours. Oui, vous pouvez faire ici des suggestions, faire des parallèles avec vos réalisations et même avec vos hobbies. Un seul mot d’ordre dans une lettre de motivation : personnalisez ! Elle doit vous ressembler et vous vendre, aussi n’en faites pas un catalogue de compétences, ni une liste de banalités vous concernant.
    Si vous avez un parcours atypique, si vous changez de voie, c’est le moment d’expliquer vos choix et en quoi vos compétences et votre formation sont cohérents par rapport au poste que vous visez.

  3. Donnez des exemples concrets

    Non, votre lettre de motivation n’est pas un CV, elle est là comme appui ou illustration de ce dernier. N’évoquez donc que des exemples concrets qui peuvent rassurer le recruteur sur votre légitimité sur le poste et lui permettent d’évaluer vos compétences.

  4. Soignez l’orthographe et votre expression

    Si les fautes d’orthographes peuvent être facilement évitées sur un CV, c’est une autre paire de manches sur une lettre de motivation… Alors relisez-vous et faites vous relire absolument car les fautes sont autant de points négatifs, même sur une candidature qui semble correspondre en tous points.
    En termes de style, exit les phrases longues ! Si elles font plus de 2 lignes, vous avez 9 chances sur 10 de perdre votre interlocuteur en route. En étant concis et simple, votre discours sera également beaucoup plus dynamique et facile à comprendre. Choisissez habilement votre vocabulaire pour ne pas tomber dans la facilité, et évitez le copier-coller des phrases toutes faites que les recruteurs ont lu 100 fois. Cette lettre de motivation est un atout supplémentaire sur votre CV, soyez-vous-même !

  5. Concluez de manière positive et engageante

    A l’instar de la phrase d’accroche qui donne envie de poursuive la lecture, votre conclusion donnera au recruteur l’envie – ou pas – de vous contacter.
    Soyez engageant, faites part de vos disponibilités pour un échange de vive voix ou rappelez votre motivation sur le poste.

 

 

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5 minutes pour cerner la personnalité d’un candidat

Si un candidat est assis en face de vous pour un entretien, c’est que, sur le papier, son savoir-faire correspond au poste. C’est donc également sa personnalité qui risque de faire pencher la balance, d’un côté comme de l’autre.

Vous n’attendez certes pas les mêmes qualités d’un commercial que d’un comptable ou encore d’un manager d’équipe, mais voici quelques conseils pour cerner rapidement la personnalité de votre candidat.

Le dynamisme corporel

On ne parle pas ici du stress qui fait que votre candidat, mal à l’aise, peine à trouver une position confortable sur sa chaise. Il s’agit plutôt de sa poignée de main, mais aussi de la façon dont il va vous suivre dans votre bureau : est ce qu’il vous suit dans les escaliers ou l’avez-vous laissé 3 pas derrière en quelques mètres ? Autant d’attitudes qui peuvent démontrer de l’engagement de votre candidat

L’enthousiasme

« Quelle est votre plus belle réussite ?» ou « Comment faites-vous pour garder vos compétences à niveau ? » sont 2 types de question pour mesurer l’enthousiasme de votre candidat vis-à-vis de son métier. L’idée n’est pas de voir dans quelle mesure il peut se vendre, mais de connaître son implication dans un projet.

En effet, un candidat passionné saura donner le meilleur de lui-même et cherchera toujours à aller de l’avant pour s’améliorer. Votre avantage ici est de découvrir une personne qui sera efficace et pro-active à son poste.

La remise en question

« Quel est votre pire souvenir/plus grosse difficulté ? ».

Cette question permet de connaître la prise de recul de votre candidat, car on apprend aussi bien de ses échecs que de ses réussites.

Qu’il s’agisse de gestion de délai ou même de personnalités au sein d’une équipe, vous serez alors en mesure de tester sa maturité et sa capacité à rebondir suite à cette mauvaise expérience.

« Connais-toi toi-même »

Certes, en demandant à un candidat quels sont ses défauts et ses qualités, vous pouvez vérifier que ses principales « soft skills » correspondent au profil que vous recherchez, mais la question poursuit 2 autres objectifs.

Tout d’abord, être en mesure de répondre à la question « donnez-moi 3 de vos défauts et 3 qualités » ou « Comment vos collègues vous perçoivent-ils ? », prouve que le candidat se connait bien lui-même. C’est un facteur essentiel pour bien travailler en équipe et interagir avec ses collègues.

Par ailleurs, connaître ses défauts permet de mettre en place les mécanismes ou les process nécessaires pour les contourner et être le plus efficient possible à son poste. Vous pouvez ainsi demander au candidat comment il gère son stress, ou s’il n’aime pas être interrompu pendant une tâche, comment il réagit.

Où vous voyez nous dans 5 ans ?

Il y a 2 types de réponses qui peuvent vous éclairer sur la vision du candidat sur sa carrière et son implication dans votre société :

Micro : le candidat vous parle de son poste et de ses futures responsabilités.

Macro : il imagine le devenir de l’entreprise et la manière dont il peut apporter sa pierre à l’édifice.

Une troisième possibilité : il vous parle de ses ambitions personnelles et de l’achat d’une maison.

En fonction du type de poste pour lequel le candidat assis en face de vous se porte candidat, sa vision pourra vous éclairer sur sa capacité à s’investir et relever les challenges que vous lui présenterez.

 

Retard des énergies renouvelables en France : des réglages s’imposent

Globalement, la France n’atteindra pas ses objectifs européens d’énergies renouvelables en 2020. A l’aube des discussions concernant la programmation pluriannuelle de l’énergie pour la période débutant en 2023, les professionnels réclament des mesures pour rectifier le tir.

Cocorico. Selon le Panorama trimestriel de l’électricité renouvelable, publié jeudi par les gestionnaires de réseaux RTE et Enedis, le Syndicat des énergies renouvelables (SER) et l’Association des distributeurs d’électricité en France (Adeef), les énergies vertes (éolien, solaire, hydroélectricité, biomasse) ont couvert 22,1% de la consommation électrique française au deuxième trimestre 2017. Ce bon résultat repose essentiellement sur le solaire et l’éolien.

En effet, si plus de la moitié des 46.853 mégawatts (MW) du parc renouvelable électrique français au 30 juin 2017 est couvert par les barrages hydrauliques (54%), l’éolien et le solaire représentent 94% des nouvelles capacités installées au deuxième trimestre.

Pourtant, il y a quelques semaines seulement, sur la base des chiffres enregistrés pour l’année 2016, le Commissariat général au développement durable (CGDD) alertait une nouvelle fois sur le retard français par rapport aux objectifs européens fixant l’objectif à 23% du mix énergétique.

Pourquoi ces sons de cloche divergents ? Les chiffres trimestriels ne concernent que l’électricité, alors que les chiffres annuels de 2016 portent sur toutes les énergies renouvelables, transports et chaleur renouvelable inclus.

19% de renouvelables dans le mix énergétique en 2020 au lieu des 23% prévus

Toutes énergies confondues, la France compte 15,7% de renouvelables.

Le taux de progression de +0,9% observé pour l’année 2016 conduit à 19% en 2020 au lieu des 23% prévus, rappelle Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables (SER).

Le transport doit comporter 10% de renouvelables en 2020, dont 7,5% de biocarburant incorporés dans l’essence et le diesel. On est déjà à 7%, auxquels s’ajoute 1% d’hydroélectricité, qui alimente directement la SNCF. « Je ne vois pas comment on pourrait faire beaucoup mieux, observe Jean-Louis Bal. On a fait le plein avec les biocarburants de première génération et ceux de deuxième génération ne sont pas encore là. »

Pour l’électricité seule, nous sommes en bonne voie pour rattraper en partie le retard. « En partie seulement, nuance Jean-Louis Bal, car il manquera dans tous les cas les 6000 mégawatts d’éolien offshore prévus. » Seuls 3000 MW ont en effet été attribués lors des rounds 1 et 2, et encore ces parcs n’entreront pas en production avant 2021 dans le meilleur des cas. Il se murmure même qu’ils pourraient ne jamais sortir de l’eau, les coûts auxquels ils ont été attribués étant deux fois plus élevés que ceux des derniers appels d’offres en date attribués en Mer du Nord.

En dehors de ce (gros) retard, les filières électriques se portent correctement. Leurs performances du deuxième trimestre 2017 sont contrastées : les raccordements éoliens ont été dynamiques, proches de la fourchette basse prévue par la programmation pluriannuelle de l’énergie pour 2018. Dans l’éolien, le parc atteignait au 30 juin 12.341 MW, soit 82,3% de ses objectifs fixés à 15.000 MW pour 2018. En revanche, la production a été faible en raison d’une météo peu venteuse. La situation est exactement inverse en ce qui concerne le solaire : l’ensoleillement a été propice à la production, mais les raccordements de nouvelles installations ont été à la traîne. Le parc installé est de 7.064 MW, soit 69,3% de l’objectif de 2018, fixé à 10.200 MW.

Le solaire bridé par rapport à l’éolien ?

De quoi alimenter les revendications de Daniel Bour, qui préside le syndicat solaire Enerplan. « Il est incompréhensible que la filière la plus compétitive – le solaire, avec un prix qui peut descendre en France à 55 euros le mégawattheure – soit nettement plus bridé en volume que l’éolien. On a besoin d’espace et de volumes pour développer la filière », s’emporte-t-il. Pour le photovoltaïque, les appels d’offres, des processus complexes et coûteux pour les porteurs de projets, sont en effet obligatoires à partir de 100 kilowatt (kW). Dans l’éolien, c’est à partir de 18 mégawatts (MW) seulement. Ce qui permet aux porteurs de projets situés sous ces plafonds de connaître les tarifs auxquels ils vont pouvoir vendre leur production. Alors que les discussions concernant la prochaine programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) portant sur la période 2023-2028 sont sur le point de débuter, il plaide donc pour « remettre le curseur au milieu entre l’éolien et le solaire ». Concrètement, Enerplan réclame une révision à la hausse du seuil des appels d’offres à 1 MW, soit dix fois plus élevé qu’aujourd’hui.

A en croire Jean-Louis Bal, l’éolien ne serait pas tout à fait à la fête non plus. Certes, 2016 a été un crû d’exception après des années moroses, mais « les projets font face à de plus en plus de problèmes d’acceptabilitéce que les professionnels doivent mieux appréhender ».

Sanctionner les projets fantaisistes

Les deux syndicats s’accordent sur deux points : la France n’atteindra pas ses objectifs européens pour 2020 ni ceux fixés par la PPE pour 2018 et doit se remettre en selle pour 2030. Parmi les mesures à prendre pour ce faire, outre la simplification des procédures permettant de réduire les délais nécessaires pour faire sortir les projets de terre et plus encore de mer (notoirement supérieurs à ceux des autres pays européens) et la limitation des recours, il faudrait prévoir des pénalités pour les projets lauréats d’appels d’offres mais qui ne verront jamais le jour. Une façon d’éviter des projets fantaisistes, qui contribuent de surcroît à en éliminer de plus réalistes présentant des coûts plus élevés.

Publié initialement sur La Tribune le 22/09/2017

Rémunération : faut il faire monter les enchères ?

Recruteurs depuis 15 ans, nous sommes réalistes : le salaire peut parfois constituer le nerf de la guerre lors d’un recrutement : il peut être l’impulsion qui confirmera l’attrait d’un poste, ou le signal qui vous fera refuser une offre. Dans tous les cas, il faut absolument en parler et être tout à fait transparent sur vos attentes.

En parler

Tout d’abord, il convient d’arriver en entretien en ayant fait ses devoirs : si vous changez de branche, prenez quelques minutes avant l’entretien pour rechercher des informations sur la rémunération du secteur, ou du moins sur ce type de poste.
Si vous restez dans des missions similaires dans le même domaine, soyez au clair sur vos salaires, vos primes et autres avantages. Ce seront autant d’éléments à faire peser dans la balance.

Si vous êtes sur un poste similaire, vous pouvez alors peut-être prétendre à plus que ce que vous gagnez aujourd’hui, sans dépasser les 15%. Ne soyez pas trop gourmand, le recruteur ne pourrait pas apprécier que vous vous surévaluiez.

Le mieux est de laisser ce dernier aborder ce sujet. Un entretien se termine, et ne devrait pas se terminer sans que le sujet du salaire ne soit abordé, et il est plus simple de négocier si vous savez ce que l’autre « a dans sa manche ».

Si le recruteur ne parle pas de la rémunération, il ne sera pas offusqué que vous lui demandiez ce qu’il en est. L’idéal est de le laisser annoncer le salaire envisagé pour le poste, et que vous lui indiquiez une fourchette de rémunération, plutôt qu’un chiffre précis. Cela laisse une porte ouverte pour la négociation.

Les autres avantages

N’oubliez pas que le salaire ne fait pas tout.

La rémunération peut englober des primes, variables, 13eme salaire et surtout, d’autres avantages peuvent être négociés. Surtout ne fermez pas la porte si le salaire indiqué peut vous sembler juste par rapport à vos prétentions car tout se négocie d’une part (dans la limite des grilles salariales pour les grands groupes), mais les à-côtés ne doivent pas être négligés.

Vous pouvez également gagner en qualité de vie, ou même négocier un 4/5e si la négociation sur le salaire n’est pas possible.

Jouer la montre avec son employeur

Si vous êtes déjà en poste, le changement de poste peut être l’occasion de négocier une augmentation de salaire avec votre employeur actuel.

Attention, cependant, il s’agira d’être prudent, car à jouer la montre et faire monter les enchères vous prenez 2 risques :

  • Celui que votre futur employeur perde patience et finisse avec une piètre opinion de vous. Votre intégration en entreprise ne se fera peut-être pas sous les meilleurs auspices.
  • Le second risque est la méfiance que votre démarche pourra engendrer chez votre employeur actuel. Si vous restez finalement sur votre poste, vous aurez tout de même envoyé le signal que vous êtes à l’écoute et pouvez saisir l’opportunité de partir à nouveau.

 

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Ne laissez pas filer le bon candidat à cause du salaire !

Loin de dire que le salaire constitue le nerf de la guerre dans un recrutement, il sera en mesure de clairement faire peser la balance… d’un côté ou de l’autre.

Il serait dommage de ne pas attirer les bons candidats, ou pis, de laisser filer une pépite pour une question de rémunération.

Initiative et transparence

Soyons francs, les candidats veulent savoir quelle sera la rémunération d’un poste, et cette information, c’est vous qui la détenez. Alors pourquoi jouer le suspense en fin d’entretien ? Ne pas aborder le sujet du salaire est une situation qui stresse les candidats n’osant pas poser la question. Et pour cause, on leur répète souvent que cette question pourrait donner l’impression qu’ils ne s’intéressent pas au contenu du poste !

Jouez franc jeu et abordez la question en premier, en annonçant la rémunération ou la fourchette prévue pour ce poste, sans omettre les avantages éventuels.

Certes, cela pourrait en inciter certain à gonfler leurs prétentions en fonction de ce que vous pourriez proposer, mais les témoignages que nous recevons de nos candidats nous montrent qu’ils sont soulagés et surtout apprécient la franchise d’un employeur qui ne tourne pas autour du pot.

 

Quelle est la bonne rémunération ?

Toutefois, avant même d’arriver en entretien, reste à savoir si la rémunération que vous proposez est en adéquation avec le marché. Nous en parlions il y a quelques temps, le marché de l’emploi dans l’énergie, et plus particulièrement dans les énergies renouvelables tend à devenir un marché de candidats. De fait, il serait dommage de laisser filer les meilleurs candidats parce que la rémunération que vous envisagez rend votre annonce invisible dans les moteurs de recherche, ou même ne les incite pas à partir de leur employeur actuel.

Au-delà des conseils que pourrait vous prodiguer un partenaire en recrutement s’il connait le marché, sachez qu’il est possible de faire un benchmark salarial afin de vous donner une image précise de la rémunération de certains postes sur votre marché.

ELATOS peut vous accompagner pour vous donner une vision claire de ce qui se pratique. Cette connaissance pourra d’une part rendre attractive votre emploi, mais ce sera également peut-être l’occasion de mettre en place les mesures nécessaires pour retenir vos meilleurs talents.

8e Colloque National Eolien – édition 2017

Toute l’équipe ELATOS a été très heureuse de faire partie du 8e Colloque National Eolien organisé par France Energie Eolienne.

Heureuse de rencontrer les acteurs et partenaires grâce auxquels l’éolien français est actuellement en plein essor.

Revivez avec nous ces 2 jours d’échanges et de rencontres.

 

Energies renouvables : Hulot annonce une baisse des prix du raccordement

L’État va prendre en charge les coûts de raccordement des installations de production de biogaz à hauteur de 40%, et jusqu’à 40% pour l’électricité renouvelable, afin d’en faciliter le déploiement sur le territoire, a annoncé lundi [25/09] Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire.

«Afin de permettre un déploiement des énergies renouvelables plus équilibré sur le territoire, y compris dans les zones rurales éloignées des réseaux de distribution, les coûts de raccordement aux réseaux des installations de production d’électricité renouvelable ou de biogaz injecté dans le réseau de gaz seront considérablement réduits», a déclaré Nicolas Hulot, le ministre de la Transition écologique et solidaire dans un communiqué. Le ministre, qui veut prendre à la charge de l’État 40% des coûts de raccordement des installations de production de biogaz, ajoute que ces coûts étaient jusqu’ici entièrement à la charge des producteurs, ce qui pouvait poser problème en zone rurale lorsque la source méthanisable était trop éloignée du réseau.

2050: l’année de la neutralité carbone?

Les coûts de raccordement des installations de production d’électricité à partir d’énergies renouvelables seront quant à eux prix en charge jusqu’à 40% par l’Etat, en fonction de la taille des projets, précise Nicolas Hulot, le soutien le plus important allant aux petites et moyennes installations. «Le niveau de réfaction (baisse du prix) diminue avec l’augmentation de la puissance de l’installation, pour favoriser le foisonnement nécessaire à la transition énergétique ainsi que le développement de l’autoconsommation par le déploiement de petites et moyennes installations de production d’énergies renouvelables», explique le ministre. Le Plan climat du gouvernement vise la neutralité carbone à l’horizon 2050.

Source : Le Figaro du 25/09/2017

Nucléaire : EDF renonce à être compétitif face aux énergies vertes

La chute des coûts dans le solaire et l’éolien amène le groupe public à revoir ses objectifs.

Dans quelle mesure les nouvelles centrales nucléaires peuvent-elles être compétitives ? EDF est en train de changer de discours sur le sujet. Sans le clamer officiellement, les dirigeants de l’entreprise estiment dorénavant difficile, voire impossible, que les futurs réacteurs nucléaires produisent des électrons à un coût plus faible que les nouvelles centrales éoliennes ou solaires. Ce qui n’empêche pas le groupe de défendre toujours bec et ongles l’intérêt d’investir dans le nucléaire, en particulier dans l’EPR, son nouveau modèle.

Pendant longtemps, l’entreprise publique, chef de file français de la filière atomique, affirmait que le nucléaire était et resterait durablement l’énergie la moins coûteuse. En janvier, Xavier Ursat, patron du nouveau nucléaire chez EDF, ­répétait encore ce mantra. Selon lui, l’« EPR nouveau modèle » en préparation chez EDF et Areva, optimisé par rapport aux réacteurs en chantier en Chine, en Finlande et à Flamanville (Manche), avait en la matière un objectif précis : « Qu’il coûte moins cher en euros par kilowattheure que la moins chère des énergies renouvelables installée au même ­endroit à cette époque-là. »

Revenant sur le sujet mardi 19 septembre à l’occasion d’une rencontre avec la presse, M. Ursat a refusé de répéter cette formule, et mis en avant un autre objectif, moins ambitieux. Le nouvel EPR, a-t-il expliqué, doit être « compétitif par rapport aux énergies fossiles », comme le charbon ou surtout le gaz. L’idée de produire une électricité meilleur marché que les énergies renouvelables a clairement disparu.

Changement de discours

Le groupe EDF a-t-il renoncé à ce que ses futures centrales nucléaires soient compétitives par rapport à l’ensemble des énergies possibles ? Interrogé, le PDG, Jean-Bernard Lévy, s’est refusé mardi à prononcer le mot « renoncer » ou« abandonner ». À ses yeux, le nucléaire et les énergies renouvelables ne doivent pas être opposés, car ils ne sont pas en concurrence directe : le nucléaire peut fournir du courant en permanence, nuit et jour, alors que le soleil ou le vent ne sont disponibles que de façon intermittente. Tant qu’il n’est pas possible de stocker l’électricité à un coût non-prohibitif, un pays ne peut pas se reposer uniquement sur les panneaux solaires ou les éoliennes. Il doit disposer d’autres sources d’énergie. Et en l’occurrence, « le choix est entre les fossiles et le nucléaire », souligne M. Lévy.

Ce changement de discours qu’EDF peine à assumer n’est pas illogique. Il s’explique par les évolutions contraires des coûts du nucléaire et des énergies « vertes ». Côté nucléaire, les nouvelles centrales sont soumises à des contraintes techniques de plus en plus lourdes, pour éviter de nouveaux accidents comme Tchernobyl ou Fukushima. Ce renforcement de la sûreté se traduit par des coûts de plus en plus élevés. Les énormes difficultés rencontrées sur les chantiers des premiers EPR en Finlande et en France, et les dérives financières qu’elles ont entraînées, ont aussi obligé EDF à relever ses estimations de coûts.

Le solaire et l’éolien reviennent de moins en moins cher

Côté solaire et éolien, le mouvement est inverse. Ces énergies reviennent de moins en moins cher au fur et à mesure que les technologies s’améliorent, et que les filières industrielles montent en puissance. La baisse des prix est spectaculaire. Le dernier appel d’offres lancé par la Grande-Bretagne pour installer des éoliennes en mer l’a montré de façon très nette, le 11 septembre. Deux des projets retenus affichent un prix de 57,5 livres par MWh, soit environ 63 euros, du jamais-vu en la matière.

Ces projets, qui commenceront à produire de l’électricité d’ici à 2023, « sont désormais 50 % moins chers que lors de la première enchère tenue en 2015 », a souligné le ministère britannique de l’énergie. À ce prix, les nouveaux champs éoliens britanniquesnécessitent moins de subventions que l’énorme centrale nucléaire que doivent construire EDF et son partenaire chinois à Hinkley Point : le prix d’achat de l’électricité produite par la centrale, garanti à EDF par le gouvernement britannique pendant trente-cinq ans, s’élève à 92,5 livres par MWh (104 euros actuels).

Article rédigé par Denis Cosnard, publié sur Le Monde

Eolien en mer : l’Europe précurseur

L’Europe joue un rôle précurseur en matière d’éolien en mer avec 3.230 machines raccordées en 2015, soit plus de 90% de la puissance totale installée dans le monde, souligne un rapport de l’Ifremer rendu public lundi.

La puissance générée par les éoliennes en mer installées en Europe atteint 11.000 MW, précise l’Ifremer (Institut de recherche pour l’exploitation de la mer) dans sa dernière édition des «Données économiques maritimes françaises».

Le Royaume-Uni en tête

Le Royaume-Uni représentait à lui seul 46% de la puissance mondiale installée en 2015, l’Allemagne 30% et le Danemark 11,5%. En Europe, il s’agit d’éolien posé dans la quasi-totalité des cas, selon ce rapport de 120 pages.

Et la France ? Elle n’a pas encore d’éoliennes en mer, mais prévoit d’attribuer jusqu’à 6.000 mégawatts (MW) de projets d’ici à 2023, en plus des 3.000 MW qui devraient être en service à cette échéance.

Hors Europe, la Chine constitue le quatrième marché mondial, la puissance installée ayant dépassé les 1.000 MW fin 2015, soit 8% du total mondial, selon l’Institut.

L’éolien flottant ne fait encore l’objet que de quelques projets pilotes en Europe et notamment en Norvège, Ecosse, Portugal et France, souligne le rapport, qui confirme l’évolution globale positive de l’économie maritime française, en lien avec la reprise économique mondiale.

De quoi pousser l’économie maritime française ?

Selon des données de 2013 –année la plus récente permettant une synthèse des données– l’économie maritime française employait 460.000 personnes et générait 35,6 milliards d’euros de valeur ajoutée, soit 1,5% du PIB du pays. Le tourisme littoral reste le secteur prépondérant avec la moitié de la valeur ajoutée de l’économie maritime et plus de la moitié des emplois. Ce secteur est suivi par le parapétrolier en mer avec 17% de la valeur ajoutée mais seulement 6% de l’emploi.

La construction navale, le transport maritime et fluvial, les produits de la mer sont ensuite les trois secteurs les plus importants: ils représentent chacun 7 à 9% de la valeur ajoutée et de l’emploi. La pêche professionnelle produisait un chiffre d’affaires de 1,1 milliard d’euros en 2013, pour une valeur ajoutée de près de 600 millions d’euros. Le secteur employait 10.200 personnes (en équivalent temps plein), contre 11.900 en 2005.

 

Source : 20 Minutes

Refuser une candidature : il en va de votre image de marque

Alors que « l’expérience client » devient stratégique pour chaque entreprise, on aurait tort de sous-estimer l’impact de la gestion des candidatures à une offre, ou spontanées. En effet, ces candidats peuvent devenir demain les premiers ambassadeurs de votre marque, et comme on parle d’expérience client, il faut aussi parler d’expérience candidat.

Voici quelques principes à respecter pour que le refus d’une candidature ne ternisse pas l’image qu’un candidat peut avoir de votre entreprise, image qui l’a en partie incité à postuler.

  1. Répondre
    Cela peut paraître évident, pourtant donner une réponse reste la base dans le cadre d’un refus, car un silence ne vaut pas réponse.
    Apporter une réponse à un candidat, même négative, c’est lui apporter de la considération alors qu’il a lui-même montré de l’intérêt à votre entreprise.
    Ensuite, n’oubliez pas que certains candidats sont en recherche d’emploi active et qu’il est fort décourageant de postuler « dans le vide ».
    Aussi, même si vous ne pouvez faire une réponse personnelle à tous les candidats (ce qui serait parfait bien entendu), envoyez toujours une réponse dès lors que vous avez statué sur un profil, si possible dans les 10 jours.
  2. Etre transparent
    Encore une fois, cela peut paraître évident, mais la transparence est toujours payante : soyez clair dans votre refus et ne faites pas miroiter d’autres possibilités au candidat.
    S’il ne correspond pas au poste, informez-le du refus, et remerciez le de l’intérêt porté à l’entreprise. Évitez les formulations du type « nous souhaiterions vous rencontrer afin de vous proposer d’autres opportunités », à moins d’avoir de réels projets pour le candidat.
  3. Justifier quand vous le pouvez
    Rien ne vous oblige à justifier un refus, surtout dans le cadre d’un premier tri de CV, si ce n’est que la plupart des candidats apprécient ce geste. En effet, cela leur permet d’être plus pertinent dans leur recherche d’emploi, mais contribue également à votre image de marque.
    Dans le cadre d’un refus en short-list, après des entretiens, il est bien évident que la justification est de mise, pour la simple et bonne raison que vous avez déjà eu un contact privilégié avec le candidat. Dans ce cas préférez tout de même l’appel téléphonique, bien plus personnel. Il faudra alors répondre à des questions ou à un sentiment d’injustice, aussi soyez clair mais surtout constructif dans votre réponse : vous pouvez conseiller le candidat en lui indiquant ce qu’il peut améliorer si ce type de poste l’intéresse.
  4. Signez
    Si recevoir une réponse, même négative, est déjà un point très positif dans le cadre de la recherche d’emploi d’un candidat, l’humaniser est encore mieux. Vous n’êtes pas obligé de donner l’intégralité des coordonnées de l’interlocuteur, mais indiquer par exemple le nom du consultant en charge de la mission signature d’email de refus sera bien plus chaleureux et permettra d’atténuer quelque peu la frustration du candidat.

CV – 4 infos à ne pas bâcler pour passer l’étape du tri

Si vous avez appliqué nos conseils pour tirer le meilleur parti de votre CV, savez-vous ce que les recruteurs vont vraiment regarder ?

Nous avons demandé à nos experts quelles sont les informations qu’ils regardent en premier et pour quelle raison.

  • Civilité, âge et fonction
    Cela peut paraître évident, mais les recruteurs aiment savoir à qui ils ont affaires. Par ailleurs, l’âge permet de se faire une idée sur l’expérience que vous pouvez avoir. Et non, ce n’est pas pour savoir si vous êtes marié/pouvez avoir des enfants !
    La fonction est également primordiale : elle confirme au recruteur que vous êtes un profil correspondant au poste.
  • Nom des postes occupés et entreprise
    Tout comme le titre du poste que vous recherchez actuellement, les titres de vos anciens postes sont primordiaux, si possible indiqué de manière antichronologique. Pourquoi ? « Car cela permet de s’assurer que la dernière expérience est en corrélation avec le poste visé » précise notre consultant.
    Le nom de l’entreprise est intéressant afin de voir si vous avez déjà évolué dans le même domaine, ou du moins dans un domaine approchant. Si vous ne souhaitez pas divulguer le nom de l’entreprise, indiquez à minima son domaine d’activité. C’est une information de plus pour le recruteur et une occasion de mettre des chances de votre côté.
  • Les compétences
    Si vos intitulés de poste sont une première indication quant à vos compétences, pensez à bien faire ressortir vos compétences techniques : utilisation d’un logiciel, habilitations… Sur des profils bien spécifiques, ce sont ces mots-clés que les recruteurs vont chercher en premier. L’absence de ces compétences pourra faire passer votre CV dans la pile des non-retenus, aussi soyez précis, sans pour autant être exhaustif.Quid du CV de compétences alors ?
    On voit de plus en plus de CV par compétences, mais il vous faut veiller à ce que la partie des compétences n’occulte pas vos expériences, ce qui intéresse le recruteur. Si vous faites ce choix, veillez à ce que cela s’inscrive dans le sens de la lecture.
  • Le niveau de qualification
    Même si vous avez 15 ans d’expérience et que votre savoir-faire pourrait prévaloir sur votre formation, indiquez toujours votre niveau de qualification.
    La raison en est simple : bien que vous puissiez avoir toutes les compétences requises, c’est peut-être un diplôme (type Ingénieur) qui est demandé pour le poste que vous visez.
  • Et le reste alors ?
    Vous avez passé du temps à faire votre CV, et à peser chaque mot, alors que va faire le recruteur du reste des informations ?
    Malheureusement, dans le cadre d’un premier tri : rien.
    Afin de retenir votre profil, il ne s’attardera que sur les points suscités. Le reste de votre CV sera étudié plus en détail avant l’entretien.
    Pensez qu’il ne restera que quelques secondes sur votre CV, aussi les informations primordiales pour passer le premier tri doivent être visibles et compréhensibles dès le premier coup d’œil.

    Retrouvez nos conseils pour la rédaction de CV ici.

 

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L’onboarding : la seconde phase du recrutement que vous ne sauriez rater…

« L’onboarding », l’autre mot pour parler de l’intégration d’un nouveau collaborateur en entreprise, devient une étape cruciale pour finaliser totalement un recrutement. Si vous pensiez que trouver la perle rare et lui faire signer un contrat de travail faisait de ce recrutement une réussite, vous n’avez en réalité fait que la moitié du chemin.

Effet, sur un marché de l’emploi qui tend à devenir un marché des candidats pour les profils confirmés, mieux vaut chouchouter ces petits nouveaux qui intègrent votre structure, et ce dès le premier jour. Si le candidat connait votre entreprise grâce au tableau dressé en entretien et via ses recherches, c’est pendant cette période (qui s’étend bien au-delà de son premier jour) qu’il pourra mesure l’écart entre les promesses faites au candidat et la réalité du collaborateur.

Surtout, ne perdez pas à l’esprit que l’intégration va jusqu’à la fin de la période d’essai, et que durant cette période, vous devez autant séduire votre collaborateur qu’il doit vous prouver que vous avez bien fait de le recruter. Et pour cause, lui aussi peut demander à prolonger sa période d’essai, voire même la rompre s’il ne se sent pas à l’aise.

Aussi sachez-vous rendre disponible dès le premier jour. Si ce n’est pas pour l’accueillir, à minima pour le voir en fin de journée et répondre à ses questions. Cela enverra un signe positif et contribuera à installer un climat de confiance entre vous et votre collaborateur.

Vous pouvez tout à fait lui préparer un mot d’accueil sur son espace de travail qui aura été préalablement préparé pour son arrivée. Il n’y a rien de plus rédhibitoire pour un nouveau collaborateur que de devoir chercher un stylo ou de ne pouvoir accéder à sa messagerie.

Si vous pouvez lui faire part de l’organisation prévue pour sa première semaine, veillez cependant à ne pas le surcharger de réunions ou d’informations : cela peut également être angoissant pour un nouveau venu !

La première semaine d’intégration aura pour but principal de donner à votre nouveau collaborateur de l’information, de créer de l’engagement et d’initier les contacts avec les principaux membres de l’entreprise avec lesquels il sera en contact. Vous pouvez tout à fait être moteur pour organiser des déjeuners informels avec différents interlocuteurs, et briefer les autres membres de l’équipe pour qu’ils puissent transmettre la culture interne.

Vous l’aurez compris, l’onboarding ou l’intégration d’un salarié est un processus qui se réfléchit en amont pour assurer un engagement et une motivation maximale.

17 réacteurs qui ferment, combien en EnR ?

Nicolas Hulot a déclaré ce lundi [10 juillet] envisager la fermeture de réacteurs nucléaires, « jusqu’à 17 ». Si cet objectif s’appuie sur une grande inconnue, —la consommation électrique en 2025—, le développement de l’éolien, du solaire et de l’hydroélectricité reste indispensable.

Après avoir éludé le sujet lors de la présentation de son plan climat jeudi, Nicolas Hulot s’est engagé ce lundi à fermer des réacteurs nucléaires pour tenir l’objectif de ramener à 50 % la part de l’atome dans la production d’électricité à l’horizon 2025. Sans se hasarder à donner un chiffre précis, afin de se laisser le temps de « planifier les choses », le ministre de la Transition écologique a toutefois déclaré que le parc français, qui compte actuellement 58 réacteurs, pourrait se priver d’un périmètre couvrant « jusqu’à 17 » d’entre eux.

La perspective haute de Nicolas Hulot, —17 réacteurs—, est un minimum pour la Cour des comptes. En février 2016, le gendarme des finances publiques avait estimé que l’objectif de 50 %, prévu par la loi sur la transition énergétique adoptée en 2015, allait conduire à la diminution d’un tiers de la production nucléaire, soit l’équivalent « de 17 à 20 réacteurs ».
Quel que soit le nombre définitif retenu, la réduction de la part du nucléaire dans le mix électrique conduira nécessairement à développer les énergies renouvelables, même si cela représente de nombreux défis, notamment en matière de stockage. L’éolien et le solaire « sont des énergies fatales – qui arrivent quand les conditions météorologiques sont favorables – donc on est obligé d’avoir autre chose » en complément, pour prendre le relais,souligne François-Marie Bréon, chercheur au laboratoire des Sciences du climat et de l’environnement.

Si l’on prend les 17 réacteurs les plus anciens du parc français, c’est une capacité totale de 15GWe qu’il faut compenser. Bien que les pouvoirs publics envisagent une diversification des sources (éolien offshore, méthanisation…), l’hydroélectricité, l’éolien terrestre et le solaire devraient encore représenter en 2025 plus des trois-quarts de la production en énergies renouvelables. Au jeu des comparaisons, la disparition de 17 réacteurs correspond, selon nos calculs, à la production de 1 400 installations hydroélectriques, de près de 6 600 éoliennes terrestres ou encore de 3 730 000 installations solaires.

 

Or, l’ordre de grandeur de 17 à 20 réacteurs, que l’on retrouve également dans un rapport publié en 2014 par la commission des finances de l’Assemblée, est purement théorique : il s’appuie sur l’hypothèse d’une consommation et d’une exportation d’électricité constante par rapport à 2012, hypothèse jugée la plus probable par les experts.

Toujours est-il que le gouvernement opère en terrain miné, entre nécessité énergétique et conséquences sociales des fermetures. « Chaque réacteur a une situation économique, sociale et même de sécurité très différente », a tenu à souligner lundi le ministre, indiquant vouloir mener les fermetures de manière « non symbolique » et « non dogmatique ». Le souvenir de Fessenheim, dont la fermeture promise par François Hollande a été repoussée avant d’être difficilement actée dans les derniers jours du quinquennat, est encore dans toutes les têtes.

 

Article publié initialement par Le Parisien 

5 attitudes à proscrire en entretien

Soyez rassuré, si vous êtes en entretien, c’est que vous avez toutes vos chances d’obtenir le job de vos rêves. Il serait dommage, alors que vous avez passé l’étape cruciale du « tri de CV », de louper le coche en faisant des faux pas facilement durant l’entrevue avec le recruteur.

  1. Rater la première impression
    « On n’a pas 2 occasions de faire une bonne impression »… même s’il est possible de se rattraper par la suite, autant mettre toutes les chances de votre côté dès le départ : pensez à sourire (un visage fermé n’est jamais bon signe pour un recruteur) avec votre bonjour, et assurez la poignée de main.
    Celle-ci en dit long sur votre personnalité : trop molle, vous pouvez passer pour une personne trop détendue ou ne sachant pas s’affirmer ; trop ferme, elle peut démontrer quelqu’un d’hyperactif ou manquant de souplesse.
    Vous pouvez vous entraîner avec vos proches !
  2. Ne pas maîtriser sa posture
    En entretien ce n’est pas uniquement votre discours qui sera jaugé, mais toute votre communication non-verbale, véritable reflet de votre personnalité et de votre attrait sur le poste.
    Pensez à votre posture durant l’entretien : avachi au fond de votre chaise, vous donneriez l’image d’une personne nonchalante, et plus de donner l’impression de vous faire dominer pendant l’échange.
    De même, ne croisez pas les bras, même si c’est pour imiter la gestuelle de votre interlocuteur. C’est un signe qui reste très négatif, et vos mains sont le prolongement de vos mots : utilisez-les pour donner vie à votre discours (dans la mesure du raisonnable).
    Enfin, gardez le contact visuel avec le recruteur : éviter son regard peut être perçu comme un manque de confiance en soi. Tout comme pour la poignée de main, vous pouvez vous entraîner avec un proche afin d’apprendre à « fixer » l’autre, sans l’intimider, et sans fuir son regard.
  3. Le manque de curiosité
    On ne le répétera jamais assez, posez des questions en entretien ! Ces questions démontrent votre intérêt pour le poste (lien « questions à poser en début d’entretien) mais aussi pour l’entreprise de manière générale. Elles font partie du « jeu de l’entretien » qui tient lieu d’un échange plus que d’un interrogatoire à sens unique.
    Posez des questions qui apportent de la valeur à cet échange : sur le quotidien du poste, les missions, les opportunités, les actions à venir. Si vos questions portent sur les avantages liés à la fonction, vous pouvez les aborder en toute fin d’entretien, après que le recruteur les ait évoquées.
  4. Ne pas trouver le bon ton
    Tout comme votre communication « non-verbale » parle pour vous, la façon dont vous vous exprimez sera révélateur de votre état de stress et de votre personnalité.
    Ne parlez pas trop vite, au sens propre comme au figuré : prenez 1 seconde ou 2 avant de répondre aux questions pour fournir la meilleure réponse, mais réduisez également votre débit de parole, qui montre votre niveau de stress et risque de donner du fil à retorde au recruteur pour suivre votre discours !
    Si vous voulez donner une image optimiste et volontaire, veillez à ne pas être trop insistant sur ces qualités au risque de passer pour quelqu’un d’arrogant et bien trop sûr de lui.
  5. Déprécier son ancien employeur
    il sera forcément question des raisons pour lesquelles vous quittez votre employeur/votre dernière mission s’est terminée. Reprenez le conseil précédent et réfléchissez quelques secondes avant de répondre. Même si votre départ s’est fait dans de mauvaises conditions, gardez un discours positif, et axez-le sur votre souhait d’évoluer ou de relever de nouveaux challenges.
    C’est une question à laquelle vous pouvez facilement vous préparer en amont pour éviter d’être déstabilisé en entretien.

 

Vous l’aurez compris, l’art de l’entretien réside dans votre capacité à faire dans la juste mesure pour démontrer au mieux vos compétences, vos expériences et vos qualités pour le poste convoité, tout en restant vous-même.

En effet, n’oubliez pas qu’à compétences égales, c’est votre personnalité qui l’emportera !

 

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Renault travaille à une usine de stockage d’énergie

Renault envisage de construire une usine de 100MW – Des batteries neuves ou usagées pourraient être utilisées
Le constructeur collabore avec le spécialiste The Mobility House

FRANCFORT, 8 juin (Reuters) – Renault-Nissan envisage de construire une usine de stockage d’énergie de 100 mégawatts en Europe, avec l’idée de donner une seconde vie à ses batteries électriques, ont rapporté des sources à Reuters.

Comme le spécialiste américain de voitures électriques Tesla , qui s’est lancé dans cette activité, l’alliance franco-japonaise cherche à créer un marché pour les batteries d’occasion tout en encourageant le développement d’infrastructures compatibles avec des voitures électriques.

Cette usine, encore au stade de projet, serait suffisante pour alimenter 120.000 maisons ou pour prendre le relais d’une centrale à gaz ou à charbon en cas de pic de la demande, ont précisé les sources.

Plutôt que de générer de l’électricité en tant que telle, un site de stockage se recharge dans les moments de surplus de l’offre puis revend de l’électricité au réseau quand cela s’avère nécessaire.

Les tenants de tels sites estiment que ces derniers peuvent jouer un rôle clef dans le lissage de la fourniture d’électricité, éliminant ainsi le côté imprévisible de la génération d’énergie d’origine éolienne ou solaire.

Renault-Nissan travaille en partenariat avec le spécialiste allemand du stockage d’énergie The Mobility House à une mégabatterie qui serait fabriquée à partir de batteries, nouvelles comme usagées, a souligné une des sources.

« Nous travaillons avec The Mobility House sur plusieurs programmes, dont un projet important de stockage d’énergie actuellement encore en phase d’étude », a dit Céline Farissier, porte-parole de Renault, sans donner davantage de détails.

Les constructeurs de voitures électriques cherchent à tirer profit de la création d’un marché pour les batteries lithium-ion usagées qui ne peuvent plus assurer la bonne marche des véhicules. Les valoriser pourrait aider à baisser le coût des véhicules électriques et les mégabatteries constituent l’une des pistes pour recycler les cellules d’alimentation.

Le premier partenariat de Nissan, contrôlé à 44% par Renault, avec The Mobility House a donné naissance à un système de stockage d’électricité pour l’Arena d’Amsterdam, le stade du club de football de l’Ajax.

Marcus Fendt, le directeur de la société allemande a dit travailler à une usine de 100 MW avec des partenaires qu’il n’a pas nommés. Il a toutefois précisé que les études étaient destinées à trouver un site pour la construction de l’usine.

 

DES CONSTRUCTEURS FOURNISSEURS DE SERVICES

Renault-Nissan pense notamment à l’Allemagne pour installer cette usine en raison des prix élevés de l’énergie qui y sont pratiqués et du choix du pays en faveur des énergies renouvelables, ont ajouté les sources, relevant que les Pays-Bas étaient également à l’étude.

Le constructeur a étudié un système de stockage d’énergie actuellement opérationnel aux Etats-Unis avant de se lancer dans son programme de recyclage des batteries électriques d’automobiles.

La commission des Services publics californiens a choisi un système de stockage d’énergie de 100MW pour replacer une usine thermique au gaz qui fournit de l’électricité à South California Edison qui couvre la région de Los Angeles.

« Nous estimons que le marché combiné des véhicules et des bus électriques et du stockage d’énergie devrait être multiplié par huit d’ici 2020 pour dépasser les 200 milliards de dollars (178 milliards d’euros), soit un taux de croissance annuel moyen sur cinq ans de plus de 50% », ont noté des analystes de Berenberg.

On estime que quatre millions de voitures électriques devraient circuler sur les routes d’ici 2020. Les constructeurs automobiles cherchent donc des moyens de recycler les batteries. Ainsi, l’américain Tesla propose-t-il déjà des panneaux solaires.

Les allemands Daimler, BMW, Volkswagen et le chinois BYD Co Ltd, ne sont pas en reste.

BMW va ainsi fournir cette année un millier de batteries lithium-ion à la société suédoise de services aux collectivités Vattenfall

« Ce qui pourrait finir par arriver c’est que BMW et Daimler deviennent (..) eux-mêmes des fournisseurs de services aux collectivités », estime Gerard Reid, fondateur d’Alexa Capital LLP, société conseil spécialisée dans l’énergie et la technologie. (Avec Laurence Frost à Paris,; Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)

 

Publié initialement sur Les Echos – Investir

7 erreurs de CV qui plombent votre candidature

Si vous êtes le meilleur candidat pour le poste convoité, si votre profil est parfait, il serait dommage que des erreurs de CV rendent votre candidature inefficace.

Notre équipe d’experts et de consultants vous livre 7 astuces à suivre pour que votre CV atteigne son objectif : vendre votre profil.

  1. Restez sobre sur le fond et la forme !
    A moins que vous ne soyez un pro du graphisme ou que vous travaillez de près ou de loin en marketing ou communication, misez la sobriété. La sobriété a 2 avantages :
    – Elle permet aux informations essentielles de ressortir rapidement
    – Elle évite les problèmes de lecture en cas d’impression de votre CV. Oui, le jaune ou le rose clair sont beaux à l’écran, mais bon nombre de recruteurs impriment les CV pour se pencher plus avant sur votre profil. Vérifiez la lisibilité des couleurs également en noir & blanc !
    La sobriété s’entend aussi sur le fond : Soyez synthétique dans votre discours et rappelez-vous que l’information doit apporter de la valeur.
    Dans cette optique, ayez une approche plutôt résultat de votre métier, en parlant des réalisations, en indiquant des chiffres et en qualifiant vos compétences.
  2. Soignez la présentation
    Malheureusement, on ne le répétera jamais assez, mais soignez la présentation et surtout l’orthographe. Vous avez surement une personne autour de vous qui saura faire une relecture efficace pour éviter les coquilles : un s en trop, un point qui manque en fin de phrase, ou une puce mal alignée.
    Faire relire est impératif, à trop travailler sur un document, on finit par ne plus rien distinguer.
  3. Ne pas laisser place à l’interprétation
    Soyez précis dans les informations que vous donnez (tout en restant synthétique), pour éviter que le recruteur ne doive « deviner » ou interpréter votre discours.
    De même, vous pouvez tout à fait expliquer un « trou » dans votre parcours. Encore une fois, il est parfois préférable d’expliquer les choses plutôt que de laisser un recruteur se poser des questions.
  4. Changez un peu de vocabulaire
    « J’aime le travail en équipe », « dynamique », « flexible »… autant de mots vus et déjà vus par les recruteurs. Démarquez-vous !
    Pensez avant tout aux verbes d’action, bien plus dynamiques que les verbes de type « j’ai contribué à », « j’ai aidé ».
  5. Les loisirs oui, mais pas n’importe comment !
    Si vous choisissez d’indiquer des loisirs dans votre CV, encore une fois, soyez précis. Si vous aimez la « lecture » précisez s’il s’agit de romans policier ou de la littérature anglaise du 18e siècle.
    Enfin comme toute information de votre CV, soyez préparé à répondre à des questions à ce sujet en entretien !
  6. Compétences
    La tendance tend de plus en plus vers les CV de compétences, or il conviendrait de laisser ce type de CV aux profils plutôt senior ou quand une expérience de plus de 5 ans peut asseoir votre expertise.
  7. Longueur du CV
    Il n’y a pas d’école en termes de taille de CV. Si l’on entend souvent que le « CV doit faire » une page, il doit avant tout vous ressembler. Votre parcours, vos réalisations, votre métier ou les travaux que vous avez publiés peuvent nécessiter que votre CV fasse 2 ou 3 pages. Il n’y a pas réellement de normes, si ce n’est qu’il doit être à votre image, alors à vous de juger.

 

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3 attitudes en entretien qui font fuir les candidats

De nos jours, il serait aisé de penser que le nombre de personnes en recherche d’emploi justifierait que seuls les candidats doivent séduire l’entreprise, et non l’inverse.

Or l’on remarque que dans des domaines bien précis, tels ceux de l’énergie et plus particulièrement des énergies renouvelables, le marché tend de plus en plus vers un marché de candidats. En effet, sur des postes qui nécessitent des compétences techniques ou une expérience certaine, les profils de bons candidats se raréfient.

C’est maintenant à l’entreprise de trouver les moyens de convaincre ces pépites. Cela démarre dès la rédaction de l’annonce, jusqu’à l’entretien, et même au-delà.

  1. Offrir des conditions d’entretien optimales
    Il est essentiel d’offrir aux candidats des conditions d’entretien optimales. Apportez le plus grand soin à la salle dans laquelle vous ferez passer des entretiens, et apportez le même soin au respect de l’horaire indiqué. Certes, c’est vous qui offrez un poste et le candidat est présent pour ce poste, mais gardez à l’esprit les choses qu’il a dû mettre en place pour être en vos locaux, à l’heure.
    Indiquez dès le début de l’entretien son déroulé, et la suite du processus de recrutement s’il y a lieu, cela offre au candidat la possibilité d’adapter son discours au temps que vous lui consacrez, et de se projeter pour la suite.
  2. Etre transparent
    C’est le leitmotiv à suivre pendant tout le processus de recrutement, et encore plus en entretien.
    Soyez transparent sur les informations que vous donnez de l’entreprise, mais aussi sur les futures missions du candidat.
    Aujourd’hui les profils rares ont le choix en termes d’emploi, et à ce titre, ils se renseignent et comparent avant de prendre une décision. Le poste en lui-même n’est plus le seul critère pris en compte : qualité de vie au travail, rémunération, équilibre entre vie privée et vie professionnelle sont autant d’arguments pouvant faire pencher la balance.
    Aussi, de votre site internet jusqu’aux informations que vous donnerez en entretien, tout sera jaugé. Aussi plus il sera rassuré sur ce qu’il sera en mesure d’obtenir, plus il a de chance de vous choisir.
    Clarifiez en amont ce que vous pouvez offrir à la personne qui intégrera votre entreprise : salaire, avantages, mais aussi culture d’entreprise, possibilités d’évolution.
    N’hésitez pas non plus à donner le déroulement concret d’une journée ou d’une semaine de travail afin que le candidat puisse se projeter au mieux dans ce nouveau poste.
  3. Soigner la préparation et le finish
    Si l’entretien n’est pas une pratique sportive, il est pourtant facile de faire quelques parallèles avec le sport. Il faut en effet assurer la préparation et le sprint final.
    Préparez l’entretien en vous intéressant au candidat en amont. Comme en vente, il est important de connaître les attentes de l’acheteur, aussi veillez à bien cerner le candidat en relisant son profil avant l’entretien.
    Il sera alors plus aisé d’adapter votre discours et affûter vos arguments pour capter ce bon profil.La conclusion de l’entretien est la dernière impression que le candidat conservera, aussi ne la bâclez pas. C’est le moment de récapituler les attentes du candidat et surtout de rappeler comment le poste et votre entreprise peuvent y répondre.
    Toujours dans la suite de la transparence, vous pouvez donner votre impression générale sur l’entretien qui vient de se dérouler et rappeler la suite du processus.
    Enfin, n’oubliez pas d’informer rapidement le candidat s’il est retenu pour un prochain entretien. Dans la plupart des cas, ce sont le manque de visibilité sur la suite, et la lenteur du processus qui incite les candidats à accepter d’autres propositions en cours de route, ou à décliner la vôtre.

AMF – Eolien et territoires : concilier transition énergétique, paysages et patrimoines.

L’Association des Maires de France (AMF) organise le 4 juillet prochain à Paris (9h30 à 16h30 ; auditorium de l’AMF, 41 quai d’Orsay – 75007 Paris) un évènement sur le thème Eolien et territoires : concilier transition énergétique, paysages et patrimoines.

Cette Rencontre est présentée par l’AMF comme « l’occasion de faire le point sur les évolutions récentes des procédures d’autorisation des projets, sur les différentes formes possibles d’implications des communes et des EPCI et sur les retombées économiques qu’ils peuvent en retirer. Les maires pourront échanger avec les représentants de l’Etat et les opérateurs sur les difficultés rencontrées sur le terrain ; et formuler des propositions pour un développement concerté, équilibré et durable de la filière éolienne terrestre ».

Olivier Perot, président de France Energie Eolienne, interviendra au cours d’une des tables rondes consacrée à l’ancrage local et la place des communes et des intercommunalités.

L’inscription (gratuite mais obligatoire) est à envoyer à l’adresse suivante : MDD@amf.asso.fr.

Vous trouverez via ce lien le pré-programme de cette rencontre.

Eolien : la chasse aux Mégawatts au coeur de l’innovation

Prévoir la météo à la minute près, détecter la moindre anomalie, s’adapter à tout changement de vent: les parcs éoliens se dotent d’une multitude de technologies pour produire le maximum d’électricité et prouver leur compétitivité.

S’il blanchit joliment un paysage, le givre est un des pires ennemis de l’éolien. « Lorsqu’il se dépose sur les pales, la turbine doit s’arrêter car en bout de pale la vitesse peut atteindre 300 km/h et si un morceau de glace se détache, à cette vitesse c’est très dangereux, ça peut tuer quelqu’un », assène José Alcorta, gérant du laboratoire de recherche Rescoll.
La situation est d’autant plus dommageable que les éoliennes produisent plus de courant en période de froid, du fait d’un air plus dense. Et pour un parc éolien, chaque heure de fonctionnement disponible est capitale.

Rescoll a donc mis au point un système de patchs chauffants, alliant une peinture conduisant l’électricité et des électrodes, à coller sur les éoliennes. Cette innovation, développée avec le producteur d’électricité verte Valorem, vient d’être sélectionnée lors d’un appel à projets par le géant Engie.
Le but est « de le commercialiser à partir de 2018 », se réjouit José Alcorta, qui pense au marché canadien, où la période de givre « peut durer 4 à 5 mois ».

De telles innovations sont légion en France, surtout à l’initiative de start-up, vite repérées par les développeurs et exploitants de parcs, toujours en chasse du moindre mégawatt gagné.
Contrairement aux énergies classiques (nucléaire, gaz, etc.), l’éolien dépend d’une ressource non contrôlable – le vent – et un parc doit donc être totalement opérationnel lorsque les conditions sont idéales.

‘Pas des gadgets’

« Il faut aller chercher l’innovation ailleurs » pour augmenter la production, confirme Thierry Muller, président d’EDF EN Services, entité dédiée à l’exploitation des parcs d’énergies renouvelables du groupe français.

De manière inattendue, EDF EN Services a notamment trouvé une solution dans le monde de la course au large, avec Mer Agitée, l’écurie fondée par le navigateur Michel Desjoyeaux.

Elle a développé un penon électronique pour remplacer ce traditionnel brin de laine que les marins accrochent aux voiles pour connaître l’orientation du vent.

« Notre intuition c’était qu’une pale mal orientée entraine une fatigue mécanique qui va coûter plus cher en maintenance, tout en produisant moins d’électricité », explique Dimitri Voisin, responsable R&D chez Mer Agitée.

Depuis 2015, l’innovation est testée sur une éolienne d’EDF dans le sud de la France.

EDF travaille aussi avec la société Cornis qui a mis au point un système de cartographie virtuelle pour faciliter l’inspection des éoliennes.

« Avant, il n’y avait rien à part l’inspection visuelle », explique Thierry Muller, ce qui entrainait l’arrêt de l’éolienne et un risque pour la personne qui faisait cette inspection.

Créée il y a cinq ans, Cornis réalise aujourd’hui 80% de son activité à l’export, selon Thibault Gouache, son PDG.

Toutes ces innovations, ne sont « pas des gadgets », assure Thierry Muller, quand quelques pourcentages de disponibilité d’une éolienne peuvent faire gagner plusieurs dizaines de milliers d’euros.

« L’enjeu est toujours de gagner quelques mégawattheures », insiste aussi Gwenaelle Huet, directrice générale des énergies renouvelables en France de son concurrent Engie.

Fer à cheval et big data

Le groupe a par exemple mis au point un capteur en forme de fer à cheval pour détecter l’intensité de la pluie. « Cela permet de faire redémarrer une éolienne quand le bruit de la pluie est si fort que celui de l’éolienne (limité par la réglementation) ne s’entendra pas », explique-t-elle.

Résultats de toutes ces innovations, une éolienne est aujourd’hui équipée de plusieurs dizaines de capteurs qui remontent des milliers de données, qu’il faut ensuite analyser pour optimiser la production.

Engie a installé un centre de supervision de ses installations européennes à Châlons-en-Champagne et développe un outil numérique, baptisé Darwin, pour améliorer le pilotage et la maintenance prédictive de ses parcs.

Le groupe va y investir 13 millions d’euros ces deux prochaines années et prévoit d’y connecter l’ensemble de ses parcs dans le monde.

EDF aussi gère ses parcs – et également ceux appartenant à d’autres – depuis deux centres: l’un dans le sud de la France, et l’autre en Californie.

 

Publié initialement sur Sciences et Avenir

Energies renouvelables : la Chine et l’Inde en tête des pays les plus attractifs

Selon le dernier baromètre « Renewable Energy Country Attractiveness Index » du cabinet d’audit EY paru le 29 mai, la Chine suivie par l’Inde ont pris la tête des pays les plus attractifs en matière d’énergies renouvelables (EnR). La Chine prend le leadership notamment grâce à un programme d’investissements dans les EnR (solaire, éolien, …) de 363 milliards de dollars US d’ici 2020. En Inde, plus de 10GW (gigawatts) de capacité solaire ont également été ajoutés en trois ans. L’Inde a aussi enregistré une nouvelle capacité éolienne installée de 5,4GW en 2016-2017, selon les chiffres officiels. Les Etats-Unisoccupent désormais le troisième rang dans l’index. Leur position « a été revue à la baisse principalement au regard de la disparition du Clean Power Plan. Les investisseurs sont donc davantage sur la réserve concernant les éventuelles réductions du crédit d’impôt« , explique le cabinet. La Francese classe quant à elle au huitième rang.

Le baromètre souligne aussi « l’essor de l’éolien offshore ainsi que les enjeux de stockage« . L’éolien offshore se renforce, avec la baisse des prix en dessous de 50 €/MWh (mégawattheure) pour certains projets récents (hors coût de connexion). « Le développement attendu du marché chinois devrait contribuer à cette baisse des prix dans le secteur« , ajoute EY.

Les derniers chiffres de Bloomberg New Energy Finance (BNEF) prévoient également une augmentation de la capacité de stockage installée à travers le monde de 6 GWh (gigawattheures) en 2015 à plus de 81GWh à l’horizon 2024. Les prix des batteries lithium-ion ont chuté d’environ 80% au cours des cinq dernières années. « La construction de «gigafactories» devrait tripler la capacité de production actuelle, et contribuer à faire baisser les coûts du stockage d’environ 50% d’ici 2020« , souligne EY.

 

Publié initialement sur Actu Environnement par Rachida Boughriet

Comment perdre un candidat en 6 étapes

Vous pensiez avoir trouvé le candidat idéal, mais il vous a filé entre les mains? Nous vous aidons à ne pas renouveler les mêmes erreurs ! Voici six attitudes qui font fuir les candidats.

  1. Vous ne faites pas bonne impression
    Faites-vous partie de ceux qui croient qu’il y aura toujours suffisamment de bons candidats pour combler vos postes vacants? Détrompez-vous : nous vivons à une époque où les excellents travailleurs se font courtiser par plusieurs entreprises et recruteurs. Si vous voulez attirer leur attention, il est important de leur donner une bonne impression de vous, mais également de votre entreprise. Agissez de façon professionnelle et polie. Surtout, évitez de jouer la carte de l’arrogance ou de l’indifférence.
  2. Vous êtes trop demandant
    Si vous êtes du genre à laisser de nombreux messages vocaux et à envoyer de multiples courriels aux candidats, ne cherchez pas plus loin. Fournissez-leur seulement les infos essentielles et surtout, donnez-leur le temps de réfléchir. Évitez d’avoir l’air désespéré! De plus, un processus de recrutement trop long ou trop compliqué a tendance à faire fuir les candidats intéressants, sans compter que pendant que vous planifiez votre quatrième entrevue, il recevra et acceptera probablement une offre d’une autre entreprise.
  3. Vous ignorez les candidats
    À l’opposé, évitez de laisser les candidats dans le néant. Tenez-les au courant des différentes étapes de votre processus de recrutement et informez ceux qui n’ont pas été retenus. Dites-vous que vous pourriez bien avoir besoin d’eux dans le futur et qu’ils ne postuleront probablement pas à nouveau si vous n’avez même pas pris la peine de leur offrir assez de considération pour faire un suivi auprès d’eux. Également, lorsqu’un candidat se présente pour une entrevue, évitez de le faire attendre inutilement et s’il vous envoie des questions par courriel, répondez-lui rapidement.
  4. Vous êtes indiscret
    Si vous posez une tonne de questions personnelles à tous les candidats qui se présentent en entrevue, pas surprenant que vous n’en entendiez plus parler par la suite. Personne ne veut d’un patron qui se mêle sans cesse de sa vie privée! Montrez votre intérêt en questionnant le candidat sur ses motivations à travailler pour vous, mais évitez de lui poser des questions trop personnelles dont les réponses ne vous regardent d’ailleurs pas.
  5. Vous ne leur montrez pas les avantages de travailler pour vous
    L’entrevue n’est pas seulement un moment durant lequel le candidat peut vous faire part de ses forces et de son expérience afin de décrocher le poste convoité, c’est également une occasion pour l’employeur de lui faire faire le tour de l’entreprise pour lui permettre de rencontrer ses futurs collègues potentiels, de lui expliquer concrètement en quoi consisteraient ses tâches et même de lui parler des valeurs et de la mission de l’entreprise. Faire sentir au candidat qu’il fait déjà un peu partie de l’équipe est une excellente façon de développer son sentiment d’appartenance dès la première entrevue.
  6. Vous leur offrez un salaire ridicule
    Ça y est, vous avez trouvé la perle rare, vous avez fait une offre, mais vous n’avez plus de ses nouvelles? Lui avez-vous offert un salaire concurrentiel ou avez-vous tenté d’économiser un maximum? Les candidats ne sont pas stupides. Ils connaissent leur valeur et sont souvent au courant du salaire qu’ils peuvent s’attendre à recevoir en fonction de leur formation et de leur expérience. Faire une offre trop basse n’a jamais rien de positif : soit vous perdrez le candidat, soit il acceptera le poste mais partira à la moindre occasion lorsqu’il constatera que d’autres entreprises sont prêtes à le payer à sa juste valeur et d’ici là, il entretiendra du ressentiment envers vous.

Les employeurs, recruteurs et conseillers en ressources humaines doivent réaliser que les bons candidats sont précieux et qu’ils ne resteront pas sur le marché très longtemps. C’est pourquoi ils doivent se mettre en mode séduction sans plus tarder lorsqu’ils pensent avoir trouvé la perle rare.
ELATOS met à votre service son savoir-faire et son expérience pour que réussir vos recrutements.

 

Version intégrale publiée initialement sur Technogénie

5 raisons de répondre à un chasseur de tête

En France, 70 à 80% des postes sont pourvus sans passer par les annonces.
Oui, vous avez bien lu, 70 à 80%*. Beaucoup de ces postes « cachés » sont pourvus par le bouche à oreille, mais nombre d’entre eux sont confiés à des chasseurs de têtes. Aujourd’hui, la mobilité professionnelle est une réalité à laquelle personne ne peut échapper. Juniors ou expérimentés, il faut avoir plusieurs cordes à votre arc et montrer que vous savez vous remettre en question, ne pas rester sur vos acquis et vous adapter fréquemment à de nouvelles organisations, structures, produits, postes… Aujourd’hui, à l’heure des réseaux sociaux, le meilleur moment pour donner de la visibilité à votre profil, c’est quand tout va bien, et pas quand vous serez en recherche d’emploi!
Alors surtout, répondez aux sollicitations des recruteurs qui vous contactent. Voici quelques bonnes raisons de le faire, et des conseils pour aborder au mieux cette approche…

  1. Il y a peut-être votre poste de rêve au bout du fil !
    Ecoutez ce que le recruteur a à vous dire! Il vient à vous pour vous proposer une ou plusieurs opportunité(s)  professionnelle(s) qui, à priori, pourraient vous correspondre, alors soyez curieux. Découvrez les postes en questions et décidez de poursuivre, ou non, en toutes connaissances de cause. Il serait dommage de passer à côté d’une belle opportunité juste parce que vous n’avez pas pris 5min de votre temps pour en savoir un peu plus. Souvent, les postes évoqués ne sont même pas sur le marché du travail, car les clients préférent passer par un chasseur de tête pour plus de confidentialité. Profitez de cette exclusivité et soyez les premiers sur le coup.
  2. Cela vous donne de la visibilité et vous rentrez dans un vivier de candidats
    Les recruteurs entretiennent leur réseau, c’est ce qui fait leur force, alors faites-en de même! Il vous sera ensuite plus facile de les recontacter lorsque vous serez en recherche si vous avez répondu aux sollicitations et que le dialogue a été fructueux et sympathique. Anticipez l’avenir! Vous n’êtes peut être pas à l’écoute du marché maintenant, mais qui vous dit que vous ne le serez pas dans quelques mois ou années? Les recruteurs sont de bons contacts à avoir dans votre carnet d’adresses et pourront surement vous faire profiter de leurs postes à pourvoir le moment venu s’ils ont un bon souvenir de vous. Très peu de candidats comprennent cela et vous ferez certainement la différence en vous positionnant comme quelqu’un maitrisant les règles implicites du jeu du recrutement et sachant entretenir ses relations professionnelles.
  3. Améliorez vos connaissances sur votre marché
    Un recruteur ne vous contacte pas au hasard: il vous propose des opportunités professionnelles qui correspondent à votre métier, à votre secteur d’activité, à votre produit, à votre zone géographique… Profitez-en pour leur demander des infos sur ce qui vous concerne!
    Les recruteurs connaissent souvent leur marché et pourront répondre à vos questions sur les rémunérations en vigueur, les entreprises qui recrutent, les secteurs porteurs, les actualités, et pourront même vous conseiller sur votre CV ou votre carrière. Vous avez êtes en contact avec un professionnel de votre secteur, profitez-en!
  4. C’est rapide et simple
    Répondre à un email / message LinkedIn ne vous prendra que quelques secondes. Votre conversation téléphonique durera 20 minutes maximum.
    Un premier entretien face à face seulement 1h. En plus, le recruteur sera le plus flexible possible et s’adaptera à votre agenda! Tout ça pour décrocher potentiellement un beau poste auquel vous ne vous attendiez pas. Alors, vous hésitez encore ?
  5. Répondez, même si c’est pour décliner
    Le recruteur a pris la peine de consulter votre profil et de vous contacter. La moindre des choses est de lui répondre, même si c’est pour décliner sa sollicitation. Soyez courtois, et n’oubliez pas de préciser que si vous n’êtes pas à l’écoute du marché pour le moment, cela pourrait changer dans le futur. Rester sympathique et ouvert ne pourra que vous être bénéfique ! Vous pouvez même ajouter cette personne dans vos contacts Linkedin, avec un petit mot du style « Restons en contact ». LinkedIn, c’est fait pour agrandir et entretenir son réseau professionnel, non ?

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*Source: Secrétariat d’Etat à l’Economie

Publié initialement sur Linkedin par Marie Jambu-Merlin

Emmanuel Macron Président : quelles perspectives pour les filières de l’énergie ?

Cet article n’a qu’une vocation informative sur les engagements du futur Président de la République et ne poursuit aucun objectif politique.

Au lendemain des résultats de l’élection présidentielle, quelles sont les grandes mesures annoncées par Emmanuel Macron dans les domaines de l’énergie, et quel sera leur impact sur l’emploi de ces filières ?

Même si le sujet des énergies et de l’environnement a été le grand absent du débat qui a opposé Emmanuel Macron à Marine Le Pen pendant l’entre-deux tours, le futur Président de la République s’est pourtant positionné sur de nombreux points en amont.

Au sujet du nucléaire, Emmanuel Macron s’inscrit dans la continuité de ce qui a été mis en place durant le quinquennat de François Hollande. Ainsi, il vise toujours une réduction du nucléaire de 50% dans la production d’électricité en France d’ici 2025, comme prévu par la loi. Il mesure toutefois son propos, déclarant vouloir attendre l’audit de l’Autorité de Sûreté Nucléaire portant sur 58 réacteurs prévus pour 2018, ainsi qu’une comparaison du coût avec les autres énergies.

Pour Emmanuel Macron, le maintien du nucléaire en France étant dépendant de la sûreté du système, le service et la maintenance nucléaires devraient être créateurs d’emplois.

Concernant les énergies renouvelables, le nouveau Président de la République entend jouer la transparence, en donnant une visibilité totale sur les appels d’offres. Il souhaite mettre en place une politique plus ambitieuse sur les EnR, et s’engage à raccourcir et simplifier les procédures d’installations pour doubler la capacité en éolien et en solaire PV d’ici 2022, ce qui représenterait 26 GW supplémentaires. Cette volonté, couplée à son engagement de porter la part du renouvelable à 32% du mix-énergétique d’ici 2030, devraient continuer à dynamiser le secteur.

Toutefois, le financement de ces mesures reste un peu incertain, puisque l’Etat « devrait encourager l’investissement privé pour mobiliser 30 milliards d’euros d’investissements ».

Nous pouvons espérer que la dynamique positive actuelle du solaire PV joue un rôle prédominant pour attirer les financements nécessaires à la mise en œuvre de ces mesures.

En tout état de cause, les prochains mois permettront de connaître l’engagement réel d’Emmanuel Macron pour les filières de l’énergie.

Prise de références : comment déceler les incohérences de CV

Qu’est ce qu’une prise de références et à quoi sert-elle ?

La prise de références doit éclairer le recruteur dans sa décision d’embauche d’un futur collaborateur. Même si elle ne doit pas être le seul élément considéré lors de la décision, elle n’en demeure pas moins une étape importante à prendre en compte dans le processus de recrutement. Par le biais de questions judicieusement posées auprès des contacts référents, elle permet de confirmer ou d’infirmer certains éléments, voire de découvrir de nouvelles informations concernant le candidat. Une prise de références doit être respectueuse du cadre légal ainsi que de l’éthique. Son interprétation doit se faire avec mesure.

Auprès de qui ?

Pour une plus grande efficacité, il est préférable de prendre contact auprès de plusieurs sources référantes. Même s’il est idéal de prendre des références auprès d’un contact collaborant actuellement avec le candidat, des prises de références relatives à des expériences antérieures peuvent également s’avérer très riches.

De même, il est intéressant d’avoir un retour des supérieurs hiérarchiques du candidat, il l’est tout autant d’avoir un avis de ses homologues, voire des personnes que le candidat a pu encadrer.

Quand ?

Une prise de références en début de process n’est pas pertinente. Elle doit se faire après plusieurs entretiens, et idéalement avant l’entretien final avec le candidat. Il sera ainsi possible d’orienter les questions, notamment sur des points de vigilance déjà identifiés. Par ailleurs, les informations ainsi collectées pourront être utilisées lors du dernier entretien avec le candidat.

Comment ?

La prise de références se déroule en plusieurs étapes. Après avoir indiqué l’objet de l’échange, il est important de valider certaines informations : la fonction et le lien hiérarchique du référant, la fonction, le périmètre et les responsabilités du candidat. Puis, il est intéressant de laisser parler le contact référant tout en le questionnant régulièrement pour éclairer les points sur lesquels il est utile de revenir.

Sans dévoiler de détails confidentiels, il est pertinent d’évoquer le périmètre du poste pour lequel vous prenez des références : la personne interrogée pourra donner son opinion et apporter des éléments complémentaires.

Quelques exemples de questions :
Comment le candidat se comporte-t-il face aux décisions impopulaires qu’il doit prendre ? Pouvez-vous me donner un exemple ? Le candidat est-il capable de travailler au sein d’une équipe ? Avez-vous des exemples ? Quels genres de décisions le candidat met-il plus de temps à prendre ? Quelles sont les compétences les plus saillantes du candidat ? Quels sont selon vous les points de vigilance majeurs de ce candidat sur une fonction d’encadrement ? Si vous en aviez la possibilité, seriez-vous prêt à retravailler avec ce candidat ?

Comment l’interpréter ?

Il n’est pas rare qu’une prise de références soit positive, dans la mesure où les contacts sont transmis par le candidat, mais il arrive parfois que certains retours soient mitigés voire négatifs. Les informations obtenues sont à apprécier avec recul, et leur analyse doit être faite avec justesse.

Une très bonne référence n’est pas toujours un gage de succès. A l’inverse, une prise de références négative ne signifie pas pour autant que le candidat n’est pas adapté au futur poste proposé. C’est pourquoi la prise de références doit être effectuée judicieusement par des professionnels (partenaires de recrutement) et doit rester un élément complémentaire dans la prise de décision.

Loi et éthique ?

La prise de références s’inscrit dans un cadre légal. Il est strictement interdit de prendre des références auprès de contacts dont les coordonnées n’auraient pas été transmises par le candidat, ou auprès d’un contact non validé par ses soins au préalable. Il est donc indispensable d’obtenir un accord écrit du candidat, mentionnant qu’il autorise la prise de références auprès des contacts dont il aura mentionné les coordonnées et qu’il renonce ainsi à la confidentialité des renseignements.

Par ailleurs, la prise de références doit se faire dans la discrétion. Ne pas respecter ce cadre peut s’avérer très préjudiciable pour le candidat, qui pourra se retourner contre le recruteur.

Source

5 questions à poser en début d’entretien

S’il est courant d’attendre la fin d’un entretien pour que la personne en face de vous vous pose la fameuse question « avez-vous des questions ? », nous ne saurions que trop vous conseiller d’être acteur de votre entretien et de poster certaines questions bien avant !

N’oubliez pas qu’un entretien est avant tout un échange avec le recruteur, et que vous avez tout intérêt à le faire parler. Comme pour un premier entretien téléphonique, c’est l’occasion de prendre de nouvelles informations pour la suite du processus, et de montrer votre motivation pour le poste.

  1. « Combien de temps pouvez-vous m’accorder ? »
    Cette question peut sembler anodine mais a 2 fonctions :
    Elle démontre votre rigueur et votre souhait de respecter les délais : un signal fort pour le recruteur.
    La réponse de votre interlocuteur vous permettra de gérer votre temps et les informations que vous voulez faire passer.
    Il serait dommage de finir l’entretien avant d’avoir pu dire tout ce qui vous semblait pertinent pour le poste.
  2. « Pourquoi avez-vous retenu mon profil ? »
    Voilà une question utile qui vous permettra d’orienter votre présentation au lieu de dérouler votre CV comme vous pourriez en avoir l’habitude.
    En effet, en fonction de la réponse du recruteur, pour pourrez alors axer votre discours sur les expériences les plus parlantes et votre légitimité pour le poste
    En développant ces points vous serez alors plus pertinent et plus percutant.
  3. « Quelles sont les interrogations que vous pourriez avoir à mon sujet ? »
    Si la question précédente a pour but de valoriser votre expérience, celle-ci est là pour rassurer votre interlocuteur. En posant cette question tôt dans l’échange, vous pourrez ainsi rapidement lever les interrogations sur votre profil et vous placer dans une posture de gagnant.
  4. « Quel est le plus gros challenge auquel la personne à ce poste sera confrontée ? »
    Cette question a également pour vocation d’orienter votre discours et de vous mettre en avant. Elle permettra également de court-circuiter la question type « Pouvez-vous me parler d’une expérience professionnelle dont vous soyez particulièrement fier ? »
    Si vous n’avez jamais relevé le même type de challenge, parlez des expériences similaires et de ce que vous pourrez mettre en œuvre pour y arriver.
  5. « Quelle a été l’évolution de la personne qui a occupé ce poste ? »
    Cette question permet d’indiquer au recruteur que vous envisagez le poste et votre vie au sein de l’entreprise sur du long terme. La réponse du recruteur, si votre prédécesseur est toujours au sein de la société, vous permettra de vous projeter sur les possibilités d’évolution et les passerelles entre les différents métiers offerts par l’entreprise.

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Parcs éoliens Pas de nuisances sonores problématiques

Face au développement de l’éolien et à des plaintes de riverains invoquant des troubles de santé, les ministères de la Santé et de l’Environnement ont chargé l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) d’une évaluation des risques. L’avis qu’elle vient de publier ne va pas plaire aux anti-éoliens !

 

L’Anses avait pour mission d’évaluer « les effets sanitaires liés aux basses fréquences sonores et aux infrasons émis par les parcs éoliens ». Si l’Agence a expertisé toutes les études et données disponibles concernant leurs effets potentiels sur la santé, elle a également fait réaliser des mesures de bruit incluant les basses fréquences et les infrasons à proximité de plusieurs parcs éoliens.

Le protocole a été établi de façon à caractériser les émissions sonores le plus précisément possible. L’un des parcs est constitué de grandes éoliennes puissantes, c’est a priori le plus émissif ; les deux autres sont de configuration classique, mais l’un fait l’objet de plaintes et l’autre pas.

Les mesures ont été réalisées avec des vitesses et des directions du vent différentes, simultanément en quatre lieux situés à la distance minimale réglementaire de 500 mètres des premières habitations. Elles ont été complétées par des mesures effectuées en façade d’une maison implantée au plus près de chaque parc (elles étaient situées à 900 mètres).

Si ces mesures confirment que « la part des infrasons et des basses fréquences sonores prédomine dans le spectre d’émission sonore des éoliennes », elles ne montrent en revanche « aucun dépassement des seuils d’audibilité dans les domaines des infrasons et des basses fréquences ».

MEILLEURE INFORMATION DES RIVERAINS ET MESURE EN CONTINU DU BRUIT

Les connaissances actuelles « ne justifient ni de modifier les valeurs d’exposition au bruit existantes, ni d’introduire des limites spécifiques aux infrasons et basses fréquences sonores », conclut l’Anses. En revanche, face au mal-être de certains riverains et au fait que « l’état de santé de la population dépend en partie de son degré d’information et de participation » quand les projets d’aménagement sont proches, l’Agence recommande une meilleure information des riverains lors de l’implantation des parcs éoliens et une mesure en continu du bruit autour de ces parcs, et propose de poursuivre les recherches sur les relations entre santé et exposition aux infrasons et basses fréquences sonores.

En l’état actuel des connaissances, si les éoliennes semblent hors de cause, il existe bien des symptômes liés au stress de riverains… qui pourraient notamment provenir des multiples arguments d’opposition qui circulent, véhiculés en particulier par Internet et susceptibles de contribuer à la création d’une situation anxiogène, notent les experts. Les anti-éoliens sont prévenus !

Initialiement publié sur QueChoisir par Elisabeth Chesnais

Plus d’1 million de batteries pour la plus grande ferme solaire du monde

Une ferme solaire gigantesque verra bientôt le jour en Australie du Sud. Ce sera la plus grande de son genre dans le monde avec plus de 3,4 millions de panneaux solaires et plus de 1 million de batteries installés d’ici la fin de l’année 2017.

Bienvenue dans le sud de l’Australie, près d’Adélaïde. C’est un lieu aride et isolé qui abritera dans quelques mois le plus grand parc solaire du monde. Lyon Group, le constructeur en charge du projet, assure que les travaux devraient commencer au début de l’été pour une mise en marche partielle dès septembre 2017. Au total, plus de 3,4 millions de panneaux solaires et 1,1 million de batteries individuelles seront installés. À terme, ils pourront générer 330 mégawatts d’énergie et stocker au moins 100 mégawatts.

D’autres installations la dépasseront en superficie dans le monde, mais celle-ci devrait surpasser toutes les autres fermes solaires en termes de capacité de production et de stockage. La particularité de ce projet est la présence sur un même site de panneaux solaires et de batteries. « Nous constatons que des parcs à grande échelle où coexistent des panneaux solaires et des batteries sont une solution incontournable dans toute démarche de décarbonisation. Des projets de ce type, de projets d’énergies renouvelables, représentent l’avenir », déclarait il y a quelques jours Jay Weatheril, le Premier ministre d’Australie-Méridionale.

Le projet se fera par étape. Dans un premier temps, 20 mégawatts de panneaux et 2 mégawatts de batteries lithium seront mis en service en septembre 2017. Dans un deuxième temps, 100 mégawatts de panneaux et 20 mégawatts de batteries seront rajoutés pour être opérationnels avant fin 2017. À terme, le parc devrait couvrir une superficie de 4 000 mètres carrés. Le coût total du projet est quant à lui estimé à environ 1 milliard de dollars.

L’utilisation des énergies renouvelables en Australie du Sud est une question très débattue en ce moment au niveau local. Depuis septembre, l’État australien de l’Australie du Sud subit une série de coupures de courant qui a déclenché un débat politique féroce sur la dépendance de l’État aux énergies renouvelables. Les coupures y sont récurrentes, mais le problème a empiré au point de parler de « crise énergétique ». Certes, l’Australie est à ce jour le plus grand consommateur d’énergie renouvelable, mais ces énergies ne délivrent pas d’électricité toute l’année puisque celle-ci ne peut être stockée. Cette nouvelle ferme devrait donc pouvoir « régler » une partie du problème.

Il y a quelques jours, Elon Musk avait également voulu apaiser les tensions en proposant de régler le problème énergétique en équipant la région d’une ferme de batteries dont la puissance totale atteint les 100 MW (le minimum nécessaire pour que l’Australie-Méridionale ne subisse plus de coupures d’électricité), le tout en seulement cent jours. Si ce délai n’était pas respecté, Elon Musk avait affirmé qu’il le ferait gratuitement.

 

Initialement publié en français sur Sciencepost.fr, Source

5 astuces pour relancer un recruteur après un entretien

Nous l’avons vu, la relance est un art subtil et il vaut mieux parfois s’informer en amont

Après un entretien, il est toujours intéressant de reprendre contact avec le recruteur, pour une raison très simple : lui donner envie d’acheter notre candidature.

  1. Un email de remerciement pour la qualité de l’entretien (et non pour « le temps que vous m’avez consacré ») est l’occasion de réaffirmer votre attrait pour le poste et pour ses missions. C’est aussi l’occasion de montrer que vous avez bien cerné le poste, et d’asseoir la pertinence de votre candidature.
  2. Votre email « de relance » peut vous permettre d’apporter des idées nouvelles par rapport au poste : « vous m’avez indiqué en entretien que… je pense que nous pourrions prévoir de… j’ai pensé à certaines pistes pour…  et je serais ravi(e) de pouvoir en reparler avec vous lors de notre nouvelle entrevue ». Le recruteur sait alors que vous êtes intéressé par le poste, il faut donc trouver le moyen de vous rendre encore plus intéressant.
  3. D’ailleurs, si vous n’êtes pas reparti de l’entretien avec des informations sur la suite du processus, profitez de cet email, cela vous évitera un échange supplémentaire.
  4. En effet, dans tous les cas, n’oubliez pas d’être pertinent pour rester professionnel, mais également synthétique et enthousiaste pour ne pas donner l’impression d’être trop insistant.
  5. Enfin, Vous pouvez également opter pour la relance téléphonique ; il n’est pas rare qu’un recruteur vous laisse sa carte avec sa ligne de téléphone directe. Une conversation téléphonique sera bien plus dynamique qu’un échange par email, et pourrait se révéler bien plus pertinent…

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Nos conseils pour éviter le turn-over massif

Selon une étude de Hay Group, le taux de turnover en entreprise en France devrait atteindre 15,1 % en 2018. Ce turnover augmenterait principalement dans les secteurs de la technologie et de la communication, en croissance. Pourquoi les entreprises ont-elles un taux de turnover de plus en plus élevé et comment l’améliorer ?

 Les causes d’un turnover en entreprise élevé

Le turnover en entreprise, correspondant à la rotation du personnel dans l’entreprise est un indicateur de la bonne santé de l’entreprise.
En effet, un taux trop élevé est souvent synonyme de conditions de travail difficiles, d’un mauvais climat social, d’un manque de perspectives d’évolution ou encore d’un manque d’attractivité de l’entreprise par rapport à ses concurrents.
Une mauvaise gestion des ressources humaines peut également en être la cause. En effet, une mauvaise gestion des carrières, une erreur de recrutement ou encore le blocage des promotions peut être à l’origine d’un taux de turnover élevé.

 

Le coût du turnover en entreprise

Le coût du turnover en entreprise est souvent difficile à évaluer. Mais on peut déterminer un impact financier et un impact sur le moral des salariés.

En effet,  le départ d’un salarié engendre des coûts de recrutement et de formation des nouveaux salariés. Sans parler des moyens financiers déjà engagés pour recruter ces anciens salariés. A cela s’ajoute les frais d’intégration ou encore la perte de production pendant le temps de formation.

Le moral des salariés encore en poste peut aussi être affecté. Ils doivent faire fasse au départ d’un salarié mais aussi recréer un climat de confiance avec de nouveaux collaborateurs.

 

Quelques conseils pour diminuer le turnover en entreprise

Pour fidéliser les salariés, favoriser plus d’implication et mettre l’accent sur la valorisation du travail est indispensable. La stratégie RH doit permettre de créer un sentiment de proximité, de confiance et d’engagement au sein de l’entreprise.  Pour cela :

  1. Offrir une rémunération compétitive.
    Même si la rémunération n’est pas le premier facteur de motivation pour tous les salariés, offrir un salaire légèrement supérieur (10% par exemple) à celui du marché montrera que l’entreprise prête attention au bien être de ses salariés. Il est également important de penser à attribuer des primes pour que les salariés sentent leurs efforts récompensés.
  2. Offrir des avantages en nature ou offrir d’autres possibilités.
    En effet, fournir une voiture de fonction, des tickets restaurants, des outils de travail comme un ordinateur ou un Smartphone montrera que vous voulez que le travail de vos salariés se fasse dans les meilleures conditions possibles.
    De plus, les salariés recherchent plus de flexibilité afin de trouver un équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, ainsi offrir la possibilité du télétravail peut être une solution.
  3. Offrir des perspectives de promotion
    Offrir des perspectives de promotion en interne ou permettre la mobilité géographique pour valoriser le travail des salariés. Leur donner plus de responsabilités ou leur confier une équipe est un moyen de les faire sentir plus importants pour l’entreprise. De cette manière, ils s’impliqueront davantage.
  4. Travailler avec un cabinet de recrutement
    Pour offrir à tout moment des perspectives d’évolution intéressantes à vos salariés  ou éviter des erreurs de recrutement. En effet, l’entreprise qui recrute en urgence du fait d’un départ imprévu n’aura pas pu planifier le recrutement. En se précipitant, l’entreprise risque de faire une erreur de casting entraînant le départ anticipé d’une personne. Il ne restera plus qu’à recommencer encore et encore. Recourir à un cabinet de recrutement permet d’avoir des candidatures de qualités et rapidement pour éviter ses erreurs et ne pas aggraver le turnover en entreprises.

 

Initialement publié sur Jobtruster

Ne bâclez plus la préparation de vos recrutements

Il est assez fréquent de voir des recrutements se lancer dans l’urgence, sans avoir pris le temps nécessaire pour réfléchir et définir un besoin précis. Malheureusement, les conséquences du manque de préparation d’un recrutement peuvent être lourdes : recrutement qui s’éternise, redéfinition du besoin en cours de route ou pire, mauvais recrutement. Autant de déconvenues qui pourront avoir des répercussions sur la productivité de votre entreprise.

La préparation du recrutement est donc primordiale, car c’est tout le processus qui en découle. Ce travail est à réaliser en interne avec les équipes concernées, mais pour lequel vous pouvez vous faire aider par un cabinet de recrutement.

1. Définir le poste et la mission

La première question à laquelle il vous faudra répondre est : quel est le besoin de l’entreprise ? Combler ce besoin peut être défini comme l’objectif large de votre futur collaborateur, aussi à partir de ce besoin vous pourrez déterminer ses futures missions.

Il est intéressant à ce stade de s’entourer des personnes en lien direct avec le poste.

En effet, plus précises seront les attentes et les objectifs fixés, au mieux vous pourrez cerner le poste. Cela vous évitera l’écueil malheureusement trop fréquent, d’une redéfinition du poste en cours de processus de recrutement.

En plus de savoir ce que le futur employé apportera à l’entreprise, il s’agit aussi de définir les contours du poste au sein de l’entreprise :

  • Quel sera son titre exact
  • Quelle sera sa position dans l’organigramme
  • Quel sera son rôle
  • Avec qui va t’il interagir
  • Quel est le lieu du poste
  • Quelles seront les conditions de travail
  • Conditions de rémunération et avantages sociaux
  • Perspectives de formation et d’évolution…

Définir des objectifs qualitatifs et quantitatifs vous permettra d’être plus clair et précis dans votre offre d’emploi, mais également en entretien d’embauche pour répondre aux questions des candidats :

  • Quel sera le niveau de responsabilité du collaborateur ?
  • Quels sont les résultats et le ROI attendus ?
  • Que devra mettre en œuvre le collaborateur pour réaliser ses objectifs ?

2. Définir le profil et les compétences recherchés

Dès lors que vous aurez fait le tour du poste, vous pourrez alors définir le profil et les compétences que vous recherchez : formation initiale requise, expérience métier et/ou secteur d’activité, connaissances techniques nécessaires…

N’oubliez pas les qualités personnelles qui vous semblent indispensables pour remplir les missions, mais également pour évoluer au sein de l’équipe et de votre entreprise.

Même si vous ne faites pas figurer toutes ces informations dans votre annonce, de telles informations vous seront utiles en entretien afin de trouver la personne idéale tant pour le poste que pour votre structure. Il ne faut pas oublier que la personnalité est à prendre en compte presque autant que les compétences.

Enfin, pensez votre recrutement sur du long terme, en imaginant l’évolution du poste, mais également du candidat au sein de votre entreprise. Ces possibilités d’évolution sont autant d’éléments complémentaires que vous pourrez aborder en entretien et qui peuvent être intéressants pour attirer les talents.

3. Soyez attractif

La définition du poste et du profil terminée, il s’agit ensuite pour vous de trouver les mots pour rendre le poste attractif auprès des candidats.
Si vous êtes accompagnés d’un cabinet de recrutement, son expertise et son regard extérieur pourront vous être utiles afin de mettre en avant les atouts du poste.

Mais au-delà, c’est également votre entreprise et sa culture qui doivent être attractifs pour attirer les meilleurs candidats.

Donnez quelques éléments chiffrés qui démontrent votre croissance, ou le poids de votre structure sur le secteur, et donnez vos perspectives d’évolution afin de permettre à votre future recrue de se projeter.

 

Comment relancer un recruteur après une candidature ?

Nous avons tous été tentés, quelques temps après avoir postulé à une offre en ligne, de prendre contact avec le recruteur/le cabinet de recrutement, dans l’espoir que ce contact permettra à notre CV de se retrouver sur le dessus de la pile. Or l’enjeu ici est de s’informer.

Il faut bien distinguer 2 cas de figure :

  • Vous avez postulé sur un jobboard, via un cabinet de recrutement ou même via une adresse mail « générique » type candidat@, info@ ou recrutement@. Si vous appelez le cabinet de recrutement par la suite, attendez-vous à ce que la réponse soit tout aussi générique que le support de l’annonce. Les personnes en charge des appels ne sont souvent pas les personnes qui recrutent, et ne connaissent pas le dossier ou ne sont pas habilitées à vous répondre. Votre appel vous fera perdre du temps et ne vous rassurera pas sur l’état de votre candidature.
  • Sur les réseaux sociaux, les personnes en charge des recrutements sont souvent clairement identifiées. N’hésitez pas dans ce cas à prendre contact avec cette personne pour demander où en est le processus de recrutement et si votre candidature a déjà été étudiée.

Notre conseil : Soyez proactif et rusé.
Avant d’envoyer votre candidature, cherchez le nom de la personne qui s’occupe du recrutement ! Les réseaux sociaux professionnels peuvent s’avérer alors très utiles. Surtout, gardez à l’esprit que même si vous êtes le meilleur candidat pour le poste, d’autres candidats auront peut-être le même cheminement de pensée. Le recruteur aura sûrement reçu d’autres messages, aussi faites en sorte que votre prise de contact soit intéressante en plus d’être intéressée : posez par exemple une question sur le poste et profitez-en pour glisser une info pertinente sur votre profil.

 

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Solaire : vers une hausse des emplois

Selon les professionnels du secteur, la trajectoire définie par le gouvernement actuel permettrait de créer 10.000 emplois de plus en France en 2023.

Satisfaits de la trajectoire définie par le gouvernement actuel en matière de solaire, les acteurs de la filière veulent démontrer ses avantages -notamment en termes d’emplois- aux candidats à l’élection présidentielle, afin qu’elle ne soit pas remise en cause. Le syndicat professionnel Enerplan (avec notamment l’Ademe et le think-tank France Territoire Solaire) a ainsi commandité une étude prospective à un consortium de cabinets (I-Care, E-Cube et In Numeris). « Nous voulions mettre en avant les retombées socio-économiques de la Programmation pluriannuelle de l’Energie (PPE) et des volumes supplémentaires qu’elle va assurer à la filière : au total, jusqu’à 25.000 emplois pérennes et non délocalisables pourraient être créés d’ici à 2023 », explique Daniel Bour, président d’Enerplan.

Ce scénario permettrait de créer près de 10.000 emplois (6.200 emplois directs et 3.600 indirects), qui s’ajouteraient aux 11.500 actuels

Après plusieurs années de creux ayant suivi le moratoire de 2010, la ministre de l’énergie Ségolène Royal a fixé une trajectoire ambitieuse pour le solaire, inscrite dans la PPE publiée en octobre dernier : grâce à des appels d’offres réguliers, l’objectif est d’arriver, pour le photovoltaïque, à une fourchette de 18,2 à 20,2 gigawatts (GW) installés en 2023, soit entre 11 et 13 GW supplémentaires par rapport à aujourd’hui. « Ce scénario permettrait de créer près de 10.000 emplois (6.200 emplois directs et 3.600 indirects), qui s’ajouteraient aux 11.500 actuels », avance Richard Loyen, délégué général d’Enerplan. « Et même 5.000 emplois de plus si le parc solaire atteint 22 GW en 2023 ». Le scénario PPE apporterait aussi des revenus supplémentaires aux collectivités locales, évaluées à 128 millions d’euros par an à compter de 2023 et portant à 183 millions leurs recettes fiscales annuelles.

on pourra toutefois s’affranchir de tout soutien public dans certains endroits ensoleillés à horizon 2023-2025

L’étude veut aussi pointer la forte baisse du coût pour la collectivité des installations solaires, encore largement subventionnées aujourd’hui. Compte tenu du coût estimé à venir de l’électricité solaire (fermes au sol ou toitures), le soutien tomberait de 76 euros par mégawattheure (MWh) aujourd’hui à 51 euros en 2023, à comparer à 335 euros pour les installations historiques (entre 2006 et 2015). Soit, selon les calculs des experts, entre 600 millions et 1,1 milliard d’euros par an (en fonction de l’évolution des prix de marché) à compter de 2023 (et sur 20 ans). A rajouter aux 2,47 milliards annuels liés aux installations anciennes. « Compte tenu de la forte baisse des coûts du photovoltaïque, on pourra toutefois s’affranchir de tout soutien public dans certains endroits ensoleillés à horizon 2023-2025 », espère Antoine Huard, président de France Territoire Solaire.

10.000 emplois supplémentaires

L’étude comporte aussi un volet sur le solaire thermique (chauffe-eau solaires, systèmes pour réseaux de chaleur), qui emploie 1.500 personnes dans l’Hexagone aujourd’hui. La trajectoire PPE (qui prévoit entre 270 et 400 kilotonnes équivalent pétrole de production en 2023) permettrait de créer 10.000 emplois supplémentaires. Mais, les promoteurs de l’étude le reconnaissent, l’objectif semble bien plus difficile à atteindre.
Publié initialiement sur Les Echos par Anne Feitz

2050 : Une France 100% renouvelable ?

A l’heure où la France, grelottante, s’inquiète de son approvisionnement en électricité, affirmer qu’elle pourrait à terme se passer du nucléaire et des fossiles ressemble à une gageure. C’est pourtant la perspective que trace l’association négaWatt, pilotée par une vingtaine d’experts indépendants dont les travaux font référence dans leur domaine. Son « scénario 2017-2050 », dévoilé mercredi 25 janvier, projette un mix énergétique 100 % renouvelable à l’horizon du milieu du siècle.

Elle avait déjà présenté, depuis 2003, plusieurs trajectoires faisant la part belle aux énergies vertes. Elle garde donc le cap, en le poussant à son extrême limite. « Nous persistons et nous signons, commente Thierry Salomon, vice-président de l’association. Nos choix, dont certains pouvaient paraître osés il y a quelques années, sont aujourd’hui étayés par les progrès réalisés dans les solutions alternatives. »

Les énergéticiens de négaWatt ne prônent évidemment pas le retour à la chandelle. Leur recette, que certains considéreront comme miraculeuse, d’autres comme utopique, fait appel à deux ingrédients de base : la sobriété énergétique (lutte contre les gaspillages, adoption de modes de vie plus économes), et l’efficacité énergétique (amélioration des performances des logements, transports ou équipements). Ensemble, ces deux leviers permettraient de diviser par deux la consommation totale d’énergie en 2050. Un objectif ambitieux, mais qui n’est autre que celui voté par les parlementaires dans la loi de transition énergétique promulguée en août 2015.

Une consommation divisée par deux en 2050, par la sobriété (60 % de la baisse) et l’efficacité (40 %) énergétiques.

Il y faudrait un vaste programme de rénovation thermique de l’ensemble des bâtiments (permettant une baisse de 56 % de la consommation dans le secteur résidentiel et tertiaire), ainsi qu’une mutation accélérée des transports (pour une réduction de 62 % des besoins) : déploiement massif de véhicules électriques et hybrides, mais aussi développement du rail, des transports en commun et du covoiturage, réduisant le parc automobile. Des gains devraient également être réalisés dans l’industrie, notamment par un meilleur recyclage.

Plus de combustibles fossiles

Comment satisfaire une demande en énergie même réduite de moitié ? Par des ressources intégralement renouvelables, répond négaWatt, qui en fait la troisième clé de sa boîte à outils, aux côtés de la sobriété et de l’efficacité. Cet objectif-ci peut sembler encore plus difficile à atteindre. Fin 2015, la part des renouvelables était de 14,9 % en France, la loi de transition énergétique prévoyant seulement de monter à 32 % en 2030. Et, si l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) a elle aussi élaboré un scénario « 100 % renouvelable », celui-ci ne porte que sur la partie électrique, soit un quart du bouquet énergétique global de la France.

Les « négaWattiens », eux, proposent de tirer un trait définitif sur les combustibles fossiles (pétrole, gaz et charbon) et sur les carburants dérivés du pétrole (essence et diesel), en leur substituant de l’électricité et du biogaz d’origine renouvelable. Ce qui suppose un parc de véhicules entièrement converti à l’électricité ou à des moteurs hybrides électricité-gaz.

Dans le même temps, ils renoncent complètement à l’atome, qui fournit aujourd’hui les trois quarts du courant consommé en France. Les 58 réacteurs nucléaires seraient tous mis à l’arrêt après quarante ans de fonctionnement, soit, pour les plus récents d’entre eux, entre 2030 et 2040.

Dans leur modèle alternatif, la biomasse (bois, sous-produits de l’exploitation forestière, des scieries et des industries de transformation, résidus agricoles, déchets du secteur agroalimentaire…), qui est déjà la première ressource renouvelable dans l’Hexagone, monte encore en puissance, suivie de près par l’éolien et, à un moindre niveau, par le solaire photovoltaïque et le biogaz.

Fossiles et nucléaire remplacés par des ressources renouvelables.

Une France neutre en carbone

Cette mutation radicale est-elle réaliste ? « Les objectifs fixés aux différentes filières sont tout à fait atteignables », pense Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables (SER). A ses yeux, « le défi le plus difficile à surmonter est la réduction de la consommation, qui suppose des réorganisations industrielles et des évolutions sociétales drastiques ».

Les experts de négaWatt soulignent en tout cas les retombées bénéfiques de leur approche. Au niveau environnemental d’abord. Leur scénario permettrait à la France de devenir « neutre en carbone » en 2050. C’est-à-dire de n’avoir plus aucune émission nette, non seulement de CO2, mais aussi de l’ensemble des gaz à effet de serre. Cela, à la faveur de nouvelles pratiques agricoles (comme l’agroforesterie) stimulant la fonction de puits de carbone naturel des forêts et des terres agricoles. Et avec comme avantage collatéral une amélioration de la qualité de l’air, de l’eau et des sols.

Une France neutre en carbone au milieu du siècle.

Au niveau socioéconomique ensuite. D’après leurs calculs, que contesteront sans doute les industriels de l’énergie lorsqu’ils les auront passés à la loupe, cette transition permettrait, sur le cumul de la période 2020-2050, une économie globale de 370 milliards d’euros. Cela, en prenant en compte les dépenses engagées dans la transformation des secteurs de l’énergie, du bâtiment et des transports, mais aussi les économies réalisées sur la consommation et les importations d’énergie, toute la production étant devenue « made in France ».

Une économie de 370 milliards d’euros sur trente ans.
Une économie de 370 milliards d’euros sur trente ans. négaWatt

Dans le même temps, toujours selon leurs calculs, le bilan des postes perdus dans certaines branches (énergies autres que renouvelables, fret routier, transport aérien…) et de ceux gagnés dans les activités en expansion (renouvelables, rénovation des bâtiments…) serait très largement excédentaire, de 380 000 emplois pérennes en 2030, et plus de 500 000 en 2050.

Une mutation bénéfique pour l’emploi.

Même s’il s’agit d’un processus de longue haleine, « il y a urgence » à engager cette transition, pour lutter contre le réchauffement planétaire tout en sortant du nucléaire, plaide Thierry Salomon. L’accord de Paris issu de la COP21 vise lui-même la neutralité carbone « dans la seconde moitié du siècle ». Et l’Allemagne, même si son abandon progressif de l’atome s’accompagne temporairement du maintien d’un parc important de centrales au charbon, mise déjà toutes ses cartes sur les renouvelables. « Chaque année d’atermoiement, insiste l’expert, obère notre avenir climatique et énergétique. »

 
Publié initialement par Pierre le Hir pour Le Monde

30 secondes pour bien analyser un CV

Lors d’un processus de recrutement, le CV reste l’outil principal pour jauger un candidat. Savoir qualifier rapidement et surtout efficacement un CV vous permettra d’être plus pertinent également en entretien. Vous pourrez alors axer vos questions sur les informations importantes, celles qui sont écrites dans le CV, et celles qui ne le sont pas.

En effet, au-delà des informations tangibles que peut vous fournir un CV sur la formation, l’expérience ou les qualifications d’un candidat, vous pouvez aussi trouver quelques informations intangibles : sa motivation, ses ambitions, son caractère ou encore sa capacité d’intégration.

Bien avant d’analyser le CV d’un candidat, il est primordial d’avoir en tête la fiche du poste à pourvoir, et les éléments-clé recherchés : compétences, savoir-être, formation, outils. Cela vous permettra de juger au mieux les CVs reçus.

Voici quelques conseils sur les points-clés à ne pas négliger :

Le résumé

Ce petit texte de 30 à 60 mots a pour but de mettre en exergue les compétences et qualités principales du candidat, en rapport avec le poste visé. A ce tout premier stade, c’est le meilleur moyen de savoir si le candidat a pris le temps de personnaliser son CV, ne serait-ce que dans le titre du poste.

Le contenu

De manière générale, il faudra prêter attention au contenu et voir si les éléments mis en avant sont en correspondance avec le poste proposé. C’est pour vous la preuve que le candidat a une bonne compréhension du poste à pourvoir.

Par ailleurs, un texte concis et ciblé allié à une parfaite orthographe et une bonne grammaire sont autant d’éléments qui peuvent vous rassurer sur la capacité du candidat à synthétiser des éléments pour viser juste.

L’expérience

On s’attarde en général sur le dernier poste occupé, ceci afin de déterminer si les missions que le candidat occupe aujourd’hui sont en rapport avec celles que vous lui donnerez demain.

Cependant il convient aussi d’étudier la cohérence du tout le parcours professionnel du candidat :

  • Le lien entre sa formation et ses expériences
  • La progression des responsabilités et des missions
  • La stabilité et le nombre d’emploi occupés
  • Les périodes d’inactivité

Autant d’informations qui vous permettent de savoir si le candidat est sérieux et quelles sont ses ambitions.

Les indicateurs de performance et de réalisation

Le CV comporte t’il des données chiffrées ? Un candidat s’exprimant davantage en termes de CA, résultats, qualité, optimisation des coûts, réductions, saura mieux à même de vous rendre compte de ses réalisations au cours de ses différentes missions. C’est également l’occasion pour vous de pouvoir jauger ces réalisations par rapport à vos attentes.

Les compétences

Le candidat fait-il état des compétences nécessaire pour le poste que vous proposez ? Et surtout, a-t-il d’autres compétences qui peuvent apporter une valeur ajoutée sur le poste ?

La longueur

De nos jours, chacun sait que la tendance est au CV courts, justement car l’affluence de CV n’offre aux recruteurs que peu de temps pour les juger.

S’il est souhaitable de garder un œil sur les candidats concis et précis, il serait regrettable de repousser un CV de 2 pages lorsque cela peut se justifier : des métiers différents, exercés sur une niche, des compétences particulières…

La mise en page

A part si le poste que vous proposez nécessite des compétences créatives ou graphiques, et sauf si le document que vous avez entre les mains se veut plus d’un brouillon photocopié que d’un fichier word, il faut parfois faire abstraction du design du CV. Même si ce design, de même que le choix des couleurs, peut vous en apprendre sur la personnalité du candidat (l’organisation du CV, des couleurs chaudes ou froide, l’aspect analytique des expériences…), l’aspect esthétique du CV ne doit pas être un critère de choix. En effet, l’expérience démontre qu’une belle carrosserie peut parfois renfermer un moteur de mauvaise facture.

 

Bien entendu l’analyse d’un CV ne garantit pas un recrutement sans erreur. L’accompagnement d’un cabinet de recrutement, qui bénéficie de plusieurs années d’expérience, pour qualifier rapidement et efficacement les CVs reçus peut se révéler précieux.

En effet, l’analyse de CV, couplés à d’autres moyens d’analyses, et un accompagnement personnalisé vous permet non seulement d’économiser du temps, mais aussi de cibler plus rapidement les meilleurs candidats.

Les clés de réussite d’un premier entretien téléphonique

Etape souvent clé pour un recruteur, un entretien téléphonique peut intervenir après une première prise de contact via les réseaux sociaux, ou suite à une candidature de votre part à un poste précis.

Cet entretien a un seul but : rassurer le recruteur sur vos compétences et vos ambitions et lui donner envie de vous intégrer dans le processus de recrutement.

Mais en tant que candidat, c’est surtout l’occasion de confirmer votre attrait pour le poste et de préparer un futur entretien de visu.

Seul mot d’ordre : la préparation !

Ce premier entretien téléphonique peut être votre sésame pour aller plus loin dans le processus, aussi vous auriez tort de ne pas vous préparer.

A ce stade, que vous ayez postulé ou que vous ayez été approché, vous devriez avoir les informations nécessaires sur le poste et l’entreprise qui recrute. Si ce n’est pas le cas, renseignez-vous plus avant et ne négligez pas les informations sur le recruteur, car vous pourrez ainsi axer vos questions. Si c’est un recruteur ou un RH, vous pourrez obtenir des informations sur le processus de recrutement, le nombre de candidats… Si c’est un opérationnel qui vous contacte, vos questions pourront être plus précises quant aux missions du poste.

Décortiquez l’annonce pour le poste, cherchez les mots-clés et les questions qui pourraient en découler.

Le jour J – notez 

Cet entretien ayant pour but de donner au recruteur l’envie de vous intégrer plus loin dans le processus, de ne déroulez pas votre CV ! au contraire, mettez en exergue les éléments-clés de profil, vos compétences, vos expériences et vos réalisations pour être en adéquation avec le poste. Cet entretien tient lieu d’un échange pour que chacun puisse être conforté dans les attentes qu’il a de l’autre.

Si vous le pouvez, l’idéal est d’avoir votre CV sous la main et le site internet de l’entreprise qui recrute sous les yeux.

Les questions ciblées plairont au recruteur : elles seront la preuve de votre intérêt pour le poste, et que vous avez préparé cet entretien. Interrogez-le donc pour obtenir les éléments qui vous qui vous permettront de préparer également l’entretien suivant : informations sur l’entreprise qui recrute, sur le contexte du recrutement mais également le poste en lui-même.

Les questions que vous posera votre interlocuteur, outre vos motivations, vos prétentions salariales et votre éventuelle mobilité, seront autant d’indicateurs sur ce qu’il vous faudra mettre en avant en entretien, et les compétences-clé du poste ; aussi, prenez des notes.

Et ensuite ?

Un entretien téléphonique préalable à un entretien de visu est une réelle chance de confirmer ce que le recruteur a vu en vous, aussi, soyez confiant !

Vous pouvez maintenant utiliser vos notes et les informations que vous avez recueillies pour préparer le prochain entretien. D’ailleurs, n’hésitez pas à prendre ces notes lors de cette entrevue, et même à revenir dessus !

La préparation reste un gage de qualité pour le recruteur, et cela montre également tout votre intérêt pour le poste.

N’oubliez jamais que cet échange doit également conforter vos attentes. Si vous aviez des doutes sur le poste, et que malheureusement vous n’êtes pas rassuré à l’issu de l’entretien téléphonique, informez-en le recruteur.

2 raisons de lui faire part de vos doutes :

  • Le recruteur pourra lever vos craintes ou vous apporter des réponses ultérieurement pour vous permettre de continuer les entretiens.
  • Votre interlocuteur appréciera votre franchise. Un processus de recrutement peut être long et parfois compliqué, aussi, si vous ne souhaitez pas aller plus avant c’est un gain de temps pour chacun. Votre transparence pourrait être une qualité pour le recruteur, et il pourra toujours garder votre CV pour un poste plus en adéquation avec vos souhaits !

Elatos s’engage pour l’Unicef

eau-cmjn-mille%e2%94%acau%e2%95%a0esime_rvbCette année année ELATOS s’engage auprès de l’Unicef et est fier de faire partie des Entreprises Amies de l’Unicef pour l’année 2017.

Parce que l’humain est au cœur de notre métier et qu’il fait partie des valeurs qui nous motivent jour après jour, Elatos a décidé de s’engager auprès de l’Unicef.
Nous avons alloué la somme habituellement prévue aux cadeaux de fin d’année pour nos clients aux missions générales de l’Unicef : sauver, protéger, éduquer.
Avec ce geste, nous prenons part à la construction de ce futur, et le faisons également au nom des clients que nous accompagnons chaque année depuis maintenant près de 15 ans.

L’équipe ELATOS est heureuse et fière de pouvoir faire partie des Entreprises Amie de l’Unicef, et vous invite à découvrir le site de l’Unicef et ses nombreuses actions.

Les appels d’offres deviennent « technologiquement neutres »

Une mode venue d’Amérique Latine souffle sur l’Europe : les appels d’offres énergétiques « technologiquement neutres ». Il s’agit d’une nouvelle manière pour les gouvernements nationaux d’augmenter la capacité du parc électrique au meilleur coût. Quitte à laisser tomber leur politique énergétique ?

Les appels d’offres « technologiquement neutres » se veulent non-discriminants : n’importe quelle source d’énergie peut être sélectionnée. Seul compte le rapport coût/efficacité.

Vent mexicain

Ce nouveau mécanisme vient du Mexique qui a récemment libéralisé son secteur énergétique en brisant les monopoles publics de l’électricité et des hydrocarbures. Cette réforme s’est notamment traduite par un appel aux investisseurs internationaux pour construire de nouvelles capacités électriques, dont le pays en pleine croissance a besoin. Mais au lieu de segmenter l’appel d’offres comme il était jusqu’alors de coutume (x MW pour l’éolien, y MW pour le solaire, etc), Mexico décide que toutes les technologies sont les bienvenues et que le coût du MWh sera le facteur déterminant. Et le résultat surprend plus d’un observateur. En deux appels d’offres, le Mexique a attribué en 2016 la construction de 5 776 MW à des prix défiant toute concurrence : jusqu’à 34,5 $/MWh, soit bien en-deçà des moyennes européennes toutes technologies confondues. Et à ce petit jeu, ce sont les énergies renouvelables qui se sont avérées les plus compétitives. L’éolien et le photovoltaïque représentent 95% des capacités allouées ! La technologies des centrales à cycles combinés gaz tire son épingle du jeu pour ses capacité de back-up, indispensables à l’équilibrage du réseau.

L’Espagne s’y met, Bruxelles approuve

Impressionné par cette double réussite, le gouvernement espagnol, enfin élu après un an et demi de crise politique, et qui cherchait un nouveau modèle énergétique viable, a annoncé la semaine dernière le lancement imminent d’un appel d’offres « technologiquement neutre » pour l’installation de 3 000 MW. Le ministre espagnol de l’Energie, Álvaro Nadal, est persuadé que les énergies renouvelables gagneront cette fois encore face à la concurrence, permettant au pays de remplir ses objectifs européens en matière d’Enr.

Et d’Europe, il en est question car Bruxelles s’intéresse de près à ce mécanisme très « concurrence compatible ». Un projet de directive est actuellement en préparation en vue d’imposer ce nouveau modèle. Une initiative qui n’est pas du goût de tout le monde, notamment des Français. Le Syndicat des énergies renouvelables, par la voix de son président, Jean-Louis Bal, a dénoncé « ces dispositifs, pensés par des ayatollahs de la concurrence pure et dure, qui nous priveraient de la nécessaire complémentarité des différentes énergies renouvelables », rapporte Greenunivers. Le gouvernement actuel est sur la même longueur d’onde mais quid dans 6 mois ?

La fin de la politique énergétique ?

Si les appels d’offres « technologiquement neutres » se sont avérés d’incroyables moyens d’attirer des financements et de prouver la compétitivité des énergies renouvelables, ils posent tout de même certaines questions. Ces appels d’offres, une fois les meilleurs gisements occupés, se concluront-ils par des prix aussi attractifs ? Ce mécanisme ne signifie-t-il pas la fin de la politique énergétique au sens classique du terme ? Une interrogation soulevée par le directeur général de la DGEC française, Laurent Michel : « Le potentiel renouvelable français doit s’exprimer à travers toutes les énergies et pas seulement la/les plus compétitive(s) à l’instant T ».

 

Publié initialement par Romain Chicheportiche sur pour Techniques de l’Ingénieur

L’e-réputation au service de vos recrutements

Communiquer une image valorisante, mémorable et plus lisible de son entreprise pour dégoter, in fine, les meilleurs talents. C’est tout l’enjeu de la marque employeur. Cette stratégie de marketing RH est une arme, à condition de bien savoir la manier.

Toutes les entreprises, et notamment les PME, souhaitent attirer les meilleurs profils quand elles ouvrent un recrutement. S’il existe de nombreux critères qui vont pousser un candidat à postuler chez vous, posséder une bonne « marque employeur » est sans conteste un véritable plus. La valeur ajoutée de cet outil de marketing RH : « Permettre aux entreprises de booster leur attractivité en communiquant une image valorisante, mémorable et plus lisible de leur structure afin de dégoter, in fine, les meilleurs talents« , répond Aurélie Robertet, Country Manager France chez Universum, cabinet spécialisé dans la marque employeur.

Preuve du succès d’une telle démarche, 83 % des leaders du recrutement reconnaissent qu’elle a un impact significatif sur la capacité à bien recruter, d’après une étude réalisée en 2013 par LinkedIn. En France, 71 % des entreprises françaises, quelle que soit leur taille, la place comme une de leur priorité majeure. Il faut dire que la marque employeur répond à un enjeu des plus stratégiques : « aider les entreprises à maîtriser leur image sur le marché de l’emploi », analyse Aurélie Robertet. Ce qui passe par la nécessité de la travailler en amont, comme vous le faites d’ores et déjà pour vos produits commerciaux.

Véhiculer une promesse

Inéluctablement liée à votre image corporate, votre marque employeur ne se résume toutefois pas qu’à une simple marque recruteur. « En renvoyant à une image globale et stratégique de la société, la marque employeur porte sur l’identité de l’entreprise, son ADN social. Elle sous-tend l’ambition RH, les valeurs, la culture et la réputation interne de toute l’organisation », développe Aurélie Robertet.

Comme en marketing, elle doit se traduire par une promesse, des bénéfices différents pour chaque profil de candidats cibles identifier au travers d’une étude de marché, le tout devant être appuyé par des services concrets et mesurables. Une démarche des plus structurantes qui se déploie à coups de campagnes de communication surfant sur des concepts décalés (voir témoignage Wy Play), aux slogans et messages coups de poing pour mieux impacter les esprits.  » A l’heure de l’emotional branding, l’entreprise doit activer tous les moyens de communication RH, notamment visuels, pour interpeller l’imaginaire des candidats : nouveau logo, campagne d’affichage, kakémonos, etc. Autant de déclinaisons possibles des valeurs et du positionnement différenciant de la société », explique Didier Dubois, associé du cabinet HRM.

Sans oublier de miser sur les réseaux sociaux, une alternative davantage à la portée des PME. Et qui constitue le deuxième canal cité par 58 % des répondants pour valoriser la marque employeur, d’après l’étude LinkedIn, au côté du site Internet de l’entreprise (82 %) et du bouche à oreille (42 %).

Rester cohérent

Pour autant, les actions externes pour promouvoir votre marque recruteur ne doivent pas être dissociées, et encore moins discordant, du quotidien vécu par vos salariés en interne. « L’idée n’est pas de survendre à l’extérieur une réalité totalement déformée. Les messages véhiculés doivent être en adéquation avec la situation en interne. C’est pourquoi la marque employeur, avant d’être véhiculée sur les marchés, doit être travaillée dans l’entreprise », analyse Didier Dubois.

Vous l’aurez compris, une telle démarche globalisante de marketing RH cible avant tout vos salariés. Et pour cause : c’est en planchant sur un management interne attractif et motivant pour vos troupes, que vous pourrez ensuite mieux vendre une telle politique à l’extérieur. En effet, que penseraient vos salariés, si vous promettiez à des nouveaux entrants de l’autonomie à laquelle ils ne peuvent eux-mêmes prétendre ? A contrario, que diraient des collaborateurs récemment embauchés à qui on a promis « une dynamique de développement des compétences » et qui constateraient en interne un catalogue statique de formations obsolètes ? L’effet de tels écarts entre la communication et la réalité est plus que jamais contre-productif, augmentant le turn-over des salariés déçus et mettant en risque la pérennité de vos embauches.

Des salariés ambassadeurs

Pour bétonner votre marque employeur, vous devez donc miser sur la cohérence. En consacrant autant de moyens à la fidélisation de vos collaborateurs qu’à l’attractivité de nouveaux talents. « C’est d’autant plus primordial à l’heure des réseaux sociaux, où les échanges d’information entre les uns et les autres et le bouche à oreille se diffusent plus rapidement encore », constate Emilie Pelletier, associée du cabinet HRM.

Pour faire de vos salariés des ambassadeurs de votre marque employeur, les leviers sont multiples. « Ils peuvent par exemple raconter leur histoire personnelle dans l’entreprise, à la manière du story telling, en témoignant librement sur le site de celle-ci, sa page LinkedIn ou Facebook, ou mieux, encore, sur leur profil perso », poursuit cette dernière.

Qualité des profils recrutés

Si les bienfaits d’une marque employeur établie et réfléchie sont donc patents, comment mesurer, in fine, le ROI d’une telle démarche ? « Un panel d’indicateurs existe, répond Aurélie Robertet. Le délai moyen de recrutement sur un poste, le coût moyen du recrutement, le nombre de nouveaux profils dans la base de talents de l’entreprise, le degré d’engagement des employés, etc. »

Autant de critères qui varieront d’un secteur à l’autre, voire d’une entreprise à l’autre selon qu’elle travaille en B to B ou B to C. Ainsi, moins le secteur d’activité est spécialisé ou confidentiel, plus l’entreprise est susceptible de recevoir « un flux bien plus important de CV », note Didier Dubois, en rappelant toutefois que le véritable ROI d’une telle démarche est bien de dégoter de meilleurs profils.

« Le critère quantitatif ne doit pas être recherché, bien au contraire. La vocation de la marque employeur est bien de booster avant tout le niveau de qualité des profils recrutés. Autrement dit, que la société puisse trouver plus rapidement des collaborateurs qui lui correspondent, quitte à recevoir un nombre moins important de CV mais davantage pertinents « , développe Didier Dubois. De quoi doper à coup sûr votre business en réduisant les erreurs de recrutement et, in fine, votre turn-over.

Publié initialement sur: www.chefdentreprise.com

5 conseils pour utiliser les réseaux sociaux dans sa recherche d’emploi

Les réseaux sociaux sont devenus en quelques années incontournables pour échanger, partager ou diffuser de l’information. Utilisés par toutes les tranches d’âges de la société et par toutes les catégories socio-professionnelles, pour beaucoup ils sont devenus un outil du quotidien comme le mail ou le téléphone. Même si on tente de les classifier entre réseaux sociaux professionnels et personnels, la plupart d’entre eux peuvent servir à booster une carrière professionnelle. Alors vous me direz sûrement mais pour quoi faire ? Ou encore comment faire ? Quelles sont les techniques à utiliser sur LinkedIn, Twitter et autre Facebook pour changer de job ? Il n’y a pas de recette toute prête pour avoir accès à votre job de rêve, en revanche ce qui est sûr c’est que ne pas tenter l’expérience c’est être sûr de manquer des opportunités.

  1. La veille
    Assez traditionnellement, une des premières choses que vous pouvez commencer par faire dans votre recherche, c’est d’utiliser les réseaux sociaux pour faire de la veille sur les entreprises ou les secteurs d’activité qui vous intéressent. Vous abonner aux comptes de ces sociétés ou rentrer en contact avec certains de leurs salariés vous permettra d’être informé des mouvements ou bouleversements importants qui pourront vous être profitables : restructuration, fusion / acquisition, mouvement de personnel et bien évidemment les offres d’emplois. Ces informations dont vous disposerez vous permettront d’avoir un coup d’avance sur vos concurrents pour en particulier pouvoir briller plus facilement lors d’un entretien par leurs maitrises. En effet, vous démontrerez ainsi à votre employeur potentiel que vous le connaissez, que vous vous intéressez à lui et qu’à la différence des autres profils qu’il verra passer sur le même poste, vous n’êtes pas arrivés chez lui par hasard.
  2. Etre accessible aux recruteurs
    Vous pouvez entrer en contact avec des chasseurs de têtes du secteur qui vous intéressent, vous faire connaître auprès d’eux, leurs proposer de les rencontrer pour leurs présenter votre projet professionnel. Cette démarche les intéresse particulièrement, ils sont en permanence à la recherche de profils disponibles, en veille active, et en vous signifiant auprès d’eux, vous leur faites gagner du temps. Alors bien sûr l’objectif n’est pas d’écumer les réseaux sociaux pour prendre en contact tous les recruteurs de la place, mais bien de sélectionner ceux qui sont les plus pertinents, cela implique un travail préparatoire de votre part pour évaluer les cabinets qui ont pignon sur rue et que vous êtes susceptible d’intéresser. Dans ce cas, la force des réseaux sociaux est justement de pouvoir vous faciliter l’accès à ces profils grâce aux moteurs de recherche et à la simplicité de mise en relation que vous permettent ces plateformes.
  3. Le réseau
    A fortiori, vous pouvez aussi entrer en contact avec des professionnels salariés des entreprises que vous ciblez. Dès lors, votre objectif sera d’utiliser le réseau social comme un tremplin pour une rencontre IRL « In Real Life » autrement dit dans la vie réelle. Votre enjeu lors de cette rencontre ne sera pas de demander un job à votre contact, mais de lui demander de l’aide pour affiner votre projet professionnel. Vous profiterez de ce rendez-vous pour comprendre comment fonctionne l’entreprise ciblée, son organisation et ainsi améliorer votre connaissance de son contexte. Profitez de ce type de rencontre pour demander à votre contact s’il connaît des personnes dans son entreprise ou même dans le secteur d’activité qui pourraient vous aider dans votre démarche pour continuer d’avancer sur votre projet professionnel. Cette démarche peut vous paraître culottée mais testez-là et vous verrez que vous aurez souvent un accueil cordial, si vous faites cela avec humilité, les gens vous accueilleront avec bienveillance. Au fur et à mesure vous gagnerez ainsi en maturité sur votre projet et votre connaissance de milieu professionnel dans lequel vous souhaitez évoluer. Ces rencontres vous donneront accès à certaines opportunités du marché caché, c’est la force de ce modèle.
  4. Etre acteur
    Une autre technique redoutable pour votre recherche d’emploi et pour sortir du lot consiste à vous exprimer, à prendre position sur des sujets de fonds qui concernent votre univers professionnel. En fonction de vos ambitions, du job que vous recherchez ou des changements en cours sur votre secteur, rédigez des articles et mettez-les en ligne sur des plateformes qui le permettent facilement et gratuitement. Vous pourrez ainsi utiliser LinkedIn Pulse ou encore Medium voire même créer votre propre blog que vous prendrez soin d’alimenter régulièrement avec des articles que vous partagerez sur les réseaux sociaux. Cette démarche prend du temps, mais elle est complémentaire de ce que vous pourrez engager comme par ailleurs. Cela vous donne une crédibilité et une légitimité que ceux qui n’écrivent pas n’ont pas et en plus cela vous permet potentiellement d’être remarqué par un recruteur. Cerise sur le gâteau, parlez-en en entretien et faites-le apparaître sur votre CV et vos profils en ligne, cela vous donnera un bon levier d’échange avec votre interlocuteur sur les sujets sur lesquels vous aurez publié.
  5. Choisir le bon canal
    Aujourd’hui plus aucune plateforme n’est à laisser de côté ! Vous pouvez choisir de concentrer vos efforts sur un ou plusieurs réseaux sociaux mais ne vous mettez pas de barrières. On entend souvent qu’il vaut mieux utiliser LinkedIn ou Twitter pour ce qui est du monde professionnel et laisser Facebook et autre Instagram au monde privé, il n’y a bien sûr aucune règle là-dessus. Bien évidemment le réseau au Colibri ou encore la plateforme rachetée par Microsoft vous donneront accès directement à des profils qui sont là explicitement pour leur aspect professionnel, mais on retrouve ces mêmes personnes sur les autres, Facebook en premier. Le site aux un milliard d’utilisateurs est de plus en plus utilisé par des professionnels de tous secteurs, on voit maintenant fleurir des individus possédant un profil personnel et une page ou un profil professionnel. Les choses ont beaucoup évolué et il n’y a plus forcément de règle établit.Attention toutefois à développer une démarche claire si vous choisissez une plateforme qui n’est pas « nativement » professionnelle pour votre recherche d’emploi. Vous pouvez très bien avoir déjà un compte personnel sur Facebook sans que cela pose de problème pour l’utiliser en l’état pour le monde professionnel, dans ce cas il faut utiliser le système de gestion des droits sur ce que vous publiez pour gérer la visibilité. Par exemple, en créant des groupes d’amis avec d’un côté vos contacts familiaux et amicaux et de l’autre vos contacts professionnels, ainsi lorsque vous vous exprimerez vous pourrez choisir à quelle sphère de contacts vous voulez que votre message soit diffusé. Mais vous pouvez aussi tout à fait décider de créer un profil professionnel ou une page professionnelle, dans ce cas vous donnerez une visibilité claire et sans erreur possible à vos messages.

    Un petit focus sur le réseau à l’oiseau bleu, toutes les techniques décrites ci-dessus permettent d’augmenter vos chances de trouver le job de vos rêves, mais il existe par ailleurs des dispositifs particuliers qui vont vous permettre d’exploiter autrement cet outil. En effet, depuis de nombreux mois un collectif s’est créé sur Twitter sous le nom de #i4Emploi, lancé par un groupe d’influenceurs possédant tous des milliers de followers, ce groupement a décidé de partager toutes les demandes de chercheurs d’emplois à l’ensemble de leurs communautés. Il s’agit ici d’une chaîne de solidarité qui œuvre dans l’ombre pour aider les personnes à trouver ou retrouver un job. Cette initiative n’est sûrement pas la seule à exister mais cela vous donne un aperçu de la puissance de ces solutions pour augmenter vos chances d’évoluer professionnellement.

    Finalement, vous voyez que les réseaux sociaux sont devenus incontournables dans une recherche d’emploi, les chiffres sont là, un recruteur sur deux les utilise dans son activité de chasse. Qu’il s’agisse de sortir du lot, trouver le bon contact, augmenter sa crédibilité, se faire chasser, LinkedIn et consort font partie intégrante des dispositifs à utiliser pour une recherche d’emploi performante. C’est d’ailleurs un élément de transformation digitale du secteur du recrutement extrêmement important, les cabinets de chasse traditionnels sont chahutés par leurs propres clients qui ont de moins en moins besoin d’eux pour trouver les talents qu’ils recherchent régulièrement. Alors ne manquez pas une chance de trouver votre prochain job et utilisez quelques-unes de ces techniques pour accélérer votre démarche. […]

 

Publié initialement par Sébastien Bourguignon sur Siècle Digital

Gérez vos talents en mode 2.0

Certains acteurs se sont engagés dans une politique de gestion des talents entièrement digitalisées. Et cela apporte des gains bien réels.

Parmi les gains notables de cette digitalisation, l’impact humain demeure fondamental, vecteur à la fois de productivité, de fidélisation, de bien-être au travail, le tout au service de la marque employeur. Pour de tels bénéfices avancés, quels sont donc les outils à adopter pour attirer et fidéliser les nouveaux talents ? Portrait-robot de cette nouvelle génération de travailleurs.

Nouveau profil, nouvelles attentes : l’employé 2.0 redessine l’entreprise 

La définition de l’employé 2.0 marque une rupture avec les générations précédentes adeptes d’une progression de carrière sur le long terme, souvent au sein d’une même entreprise. Aujourd’hui, le salarié n’a plus une seule vie professionnelle : il multiplie les expériences. Une notion d’expérience primant d’ailleurs  sur la notoriété de l’entreprise. En effet, les travailleurs spécialement les jeunes générations (Y et Z) les multiplient, dans la recherche constante de liberté et d’agilité. Conséquence des modes d’éducation, du climat social et du rapport au travail, qui ont changé, les talents sont désormais plus volatiles et plus autocentrés. L’employé 2.0 se définit à travers ces quelques traits caractéristiques dont la connaissance se révèle essentielle à la détermination des nouveaux modes de recrutement, de gestion de carrière, comme à l’adaptation des politiques RH vers plus d’horizontalité :

  • Absence de barrières entre les sphères personnelle et professionnelle : il apporte son expérience personnelle et sa créativité dans son environnement de travail
  • Changement des modes de management : plus performante dans un management plus participatif que directif, l’ancienneté et la hiérarchie n’étant plus synonymes de compétences
  • Modes de communication : les générations communicantes font naturellement preuve de qualité de networking et de communication hors des silos verticaux de l’entreprise, recherchant l’épanouissement et l’estime des autres dans leur quotidien.

Dans cet écosystème aux repères changeants, une vision monolithique du salarié ne suffit donc plus à les satisfaire. Ainsi, même si la bonne vieille doctrine RH « compétences, souhaits et marché » reste valable, elle est amenée à évoluer pour s’adapter à des individus polymorphes et aux attentes variées.

La digitalisation au cœur du changement

A l’heure où Facebook ouvre la porte de son réseau social grand public aux professionnels, nous assistons au renforcement du recrutement sur les réseaux sociaux et aux rapprochements entreprise/candidat basés sur la personnalité et les valeurs. Partant de ce constat, l’entreprise doit se réapproprier les codes de la séduction et de la fidélité, afin d’intégrer et surtout garder les talents ! Les processus et outils digitaux qui émergent sont en mesure d’aider à une meilleure considération de ces nouvelles attentes, ainsi qu’à la mise en place d’un cadre épanouissant. Quelques pistes :

  • Fournir des espaces de travail modernes via le « Digital Workplace » : travailler de manière décentralisée (télétravail, coworking, espaces collaboratifs), dispose de tous les outils depuis n’importe où, n’importe quand, et avec n’importe quel appareil
  • Fédérer autour du sentiment d’appartenance par les services de communication : vidéos d’entreprise, communications unifiées, affichage dynamique, réseau social d’entreprise,…
  • Faire évoluer la gestion des ressources humaines : formation en ligne (MOOC, COOC), recrutement sur les réseaux sociaux, serious gaming, évaluations participatives et 360°, algorithmes de recommandation, gestion de la mobilité,…
  • S’appuyer sur une DSI digitale (CDO, CTO Digitale, Service Factory) fournisseur de services : otpimiser la communication entre la DSI et les métiers, concrétiser les besoins internes en minimisant les initiatives IT non maitrisées (« shadow IT »), établir un schéma directeur de la digitalisation, placer l’employé au centre des besoins et optimiser le Time to Market.

A travers cette digitalisation, l’environnement de travail pourrait bien revenir à un fonctionnement plus liant de l’entreprise à l’employé, pour une meilleure identification à la marque employeur, des conditions de travail optimales et, in fine, une compétitivité augmentée. Si des questions persistent encore autour de ce « profiling » bilatéral (analyse réciproque du potentiel d’une entreprise et d’un candidat) alors même que la force d’une équipe innovante réside également dans la diversité des profils, il n’en demeure pas moins que la digitalisation (outils comme process) met l’ensemble de ces profils à portée de main de l’entreprise, en faisant abstraction des barrières de localisation, de visibilité et en projetant le potentiel « multi-facettes » d’un employé sur le long terme, au plus grand bénéfice de tous.

 

Publié sur le Journal du Net par Etienne Blanchet

La petite réforme de l’Europe sur la transition énergétique

La Commission européenne a rendu public, mercredi 30 novembre, son « paquet énergie », une impressionnante série de propositions législatives (huit règlements et directives, plus d’un millier de pages au total) portant notamment sur l’efficacité énergétique et les performances énergétiques des bâtiments, les énergies renouvelables, les règles de gouvernance du marché européen de l’électricité. « Les propositions présentées concernent tous les secteurs de l’énergie propre, s’est félicité Maros Sefcovic, le vice-président de la Commission chargé de l’énergie. Ces mesures donneront à tous les consommateurs et à toutes les entreprises d’Europe les moyens de tirer le meilleur profit de la transition énergétique. »

Les ONG et les élus Verts au Parlement européen ne partagent pas du tout cet avis, et estiment que ce « paquet », pour roboratif qu’il soit, manque sérieusement d’ambition. A vouloir trop ménager les grands énergéticiens et des pays très jaloux de leur souveraineté énergétique – la France arc-boutée sur sa filière nucléaire, la Pologne très dépendante du charbon, entre autres –, la Commission a raté l’occasion de faire de l’Europe un leader mondial de la transition énergétique. « C’était le premier crash-test pour l’Union européenne [UE], qui a déclaré mi-novembre à la conférence climat de Marrakech qu’elle voulait reprendre le leadership sur la transition énergétique. Or on va plutôt dans le mur », a réagi Denis Voisin, porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot.

La finalité de ce volumineux ensemble législatif est de mettre en conformité les politiques des Vingt-Huit avec les objectifs de l’accord de Paris sur le réchauffement climatique, ratifié par l’UE le 4 octobre. Les propositions du 30 novembre s’inscrivent dans le « paquet climat-énergie » adopté à l’automne 2014, articulé alors autour de trois objectifs à l’horizon 2030 : une réduction des émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40 % par rapport au niveau de 1990, une amélioration de l’efficacité énergétique de l’UE d’au moins 27 % et un mix énergétique européen incluant au moins 27 % d’énergies renouvelables.

Précarité énergétique

Le « paquet » du 30 novembre a également pour objet de réduire la dépendance énergétique de l’UE, alors qu’environ 30 % de son gaz naturel vient de Russie. Et de lutter contre la précarité énergétique, de plus en plus de ménages européens n’ayant pas accès à l’énergie ou devant supporter une hausse de leur facture d’électricité de 3 % par an depuis 2008 et de 2 % pour le gaz.

Pour ses détracteurs, le choix de la Commission européenne de porter de 27 % à 30 % son objectif d’efficacité énergétique d’ici à 2030 et de le rendre contraignant (par un système de suivi des Etats membres et, si nécessaire, de rappels à l’ordre) n’est pas suffisant. Bruxelles assure de son côté qu’il va permettre de doper le marché de la rénovation immobilière, alors que le chauffage des bâtiments compte pour 40 % de la consommation d’énergie dans l’UE. A en croire la Commission, l’impact de l’objectif de 30 % d’efficacité énergétique créerait 400 000 emplois supplémentaires par rapport à l’objectif de 27 %, et pourrait faire sortir de la « pauvreté »énergétique entre 500 000 et 3,2 millions de ménages.

Dans le cadre de la révision de la directive sur les énergies renouvelables, Bruxelles propose entre autres que les fournisseurs d’électricité basés sur les énergies fossiles augmentent de 1 % par an jusqu’à 2030 la part des renouvelables dans leurs livraisons d’énergie. En revanche, la priorité d’accès au réseau dont bénéficie depuis 2009 l’électricité de source renouvelable est remise en cause, la Commission proposant de ne plus appliquer cette disposition pour les nouveaux projets de raccordement ou d’exploitation de réseaux.

« Subventions déguisées aux énergies fossiles et fissiles »

Les ONG dénoncent également l’absence d’objectifs de renouvelables pays par pays pour la période 2020-2030, alors que le paquet climat-énergie de 2014 fixait des caps clairs, la France devant par exemple atteindre 23 % d’énergies renouvelables d’ici à 2020. Elles s’inquiètent par ailleurs de la place accordée par Bruxelles aux « mécanismes de marché ». Ce dispositif, demandé par les énergéticiens confrontés à des prix du marché particulièrement bas, consiste à rémunérer les centrales non pas pour leur production, mais pour leur capacité à produire en cas de pointes de consommation, face à une vague de froid, par exemple.

Déjà en vigueur en Allemagne et au Royaume-Uni, ce système de « subventions déguisées aux énergies fossiles et fissiles », selon Denis Voisin, s’étendra à la France en 2017 ou encore à la Pologne, sans qu’aucun critère environnemental, comme les rejets de CO2, n’encadre ces capacités de production mobilisables.

Alors que BusinessEurope, la principale association patronale européenne, a prudemment salué le « paquet énergie », certains acteurs, y compris à droite de l’échiquier européen, s’interrogent clairement sur les choix de la Commission. « Je m’inquiète du soutien apporté au charbon. Toutes les énergies fossiles ne peuvent pas êtremises dans le même sac, souligne l’eurodéputée Françoise Grossetête, membre du parti Les Républicains. La Commission européenne aurait dû signer la fin du charbon et permettre le développement des centrales à gaz, c’est tout le sens de notre réforme actuelle du marché du carbone. »

Disparités considérables

Sur le versant de la gouvernance du marché européen de l’énergie, Bruxelles propose un système de surveillance des progrès réalisés par les Etats membres, dès 2018, avec des bilans d’étape à fournir tous les deux ans. Les capitales sont supposées envoyer leurs premiers « plans nationaux » aux instances communautaires dès 2018. La Commission promet, si les pays s’éloignent trop de l’objectif collectif à l’horizon 2030, de les rappeler à l’ordre en leur envoyant des « recommandations » de révision de leurs plans énergétiques nationaux.

Ces textes doivent encore être approuvés par le Conseil et le Parlement européens, un processus qui pourrait prendre de longs mois et ne devrait pas se conclure avant la fin 2017 ou le début 2018. Même si Bruxelles ménage les Vingt-Huit, certaines capitales risquent de renâcler, au sujet notamment de la surveillance des prix de détail que veut instaurer la Commission, constatant qu’en la matière les disparités entre Etats membres demeurent considérables, avec des dépenses énergétiques à hauteur de 4 % des dépenses des ménages à Malte contre 14 % en moyenne en Slovaquie.

A la décharge de la Commission, l’institution communautaire dispose de compétences limitées : selon le traité de l’UE, la législation européenne ne peut affecter « le droit d’un Etat membre de déterminer les conditions d’exploitation des ressources énergétiques, son choix entre différentes sources d’énergie et la structure générale de son approvisionnement énergétique ».

 

Publié sur Le Monde le 01.12.2016, par Simon Roger et Cécile Ducourtieux

L’offre anonyme, l’occasion de vous démarquer !

S’il n’est pas toujours évident de répondre à une offre d’emploi, la tâche se corse d’autant plus si celle-ci est anonyme. Il ne faut alors pas négliger la qualité et le contenu de vos outils de candidature, car les détails parlent pour vous.

Anonyme ?

Les raisons de publier une offre anonyme sont multiples : ne pas ébruiter le départ d’un collaborateur ou tout simplement ne pas informer la concurrence que l’on renforce ses équipes.

On remarque que les offres anonymes sont un peu plus fréquentes sur les postes plus stratégiques ou à plus grandes responsabilités : les entreprises ne souhaitent pas afficher leur recherche de nouvelles compétences.

Pour autant, les raisons peuvent également être basiques : les services RH ne souhaitent pas être submergés d’appels de candidats souhaitant connaitre l’avancement de leur candidature. En effet, même si l’appel est légitime, répondre à tous les candidats peut parfois être chronophage pour les services concernés.

Anonyme, mais pas aveugle

e1he_coverletterPour autant, même si vous ne connaissez pas l’entreprise pour laquelle vous postulez, l’annonce vous donne suffisamment d’éléments pertinents pour vous permettre de vous projeter, et de jauger le sérieux de la société. Secteur d’activité, chiffres-clés, positionnement, localisation ; vous disposez de données concrètes pour envoyer votre candidature.
Si vous êtes tentés de retrouver l’identité de l’entreprise et que vous y parvenez, pour autant, ne la citez pas dans votre lettre ! D’une part par respect de son souhait d’anonymat, d’autre part car aussi infaillible que vous pensez être, vous n’êtes pas à l’abri de vous tromper de société. Nommer alors un concurrent pourrait être totalement rédhibitoire.

Revenir à l’essentiel d’une candidature

Si l’offre est anonyme, il n’en faut pas moins négliger votre candidature : n’envoyez pas de lettre de motivation type !
Au contraire, une offre d’emploi anonyme est l’occasion de revenir aux fondamentaux de la lettre de motivation : valoriser vos compétences, vos expériences par rapport au secteur d’activité ou au type de structure.
Pensez à reprendre les mots-clés que le recruteur a positionné dans l’annonce et mettez en avant ce que vous ont apporté vos précédentes missions. En revanche, restez concret et synthétique. Plus vous mettez d’informations dans votre lettre, plus vous risquez de noyer les éléments majeurs.

Décortiquer une offre d’emploi anonyme pour écrire sa lettre, c’est également montrer au recruteur votre motivation et à l’entreprise votre démarche dans le but de comprendre ses besoins et comment vous pouvez y répondre. Il s’agit en effet pour vous non pas de vous vendre, mais bien de vous faire acheter !

Suivi de vos candidatures

ELATOS a récemment mis à jour son site internet : plus lisible et plus clair, il permet aux candidats de trouver plus rapidement nos annonces, et offre à tous de trouver plus facilement l’information dont ils ont besoin.

Ce changement de site a également entraîné d’autres changements dans nos outils de réception de vos candidatures.
Entre le 3 et le 21 novembre 2016, si vous n’avez pas reçu d’accusé de réception de votre candidature pour un poste, nous vous invitons à nous renvoyer votre CV et votre lettre de motivation par email à candidat@elatos.fr, en précisant la référence de l’annonce dans l’objet de votre email.
L’accusé de réception de votre candidature est la preuve que celle-ci est bien arrivée dans notre base de données.
Si vous ne l’avez pas reçue dans les 30 minutes suivant votre envoi, n’hésitez pas à nous envoyer un email.

Nous sommes à votre service et à votre écoute si vous rencontriez un problème sur notre site ou avec l’une de nos annonces.

L’équipe ELATOS

Plus d’EnR et réduire le nucléaire… après 2017

La réduction du nucléaire renvoyée définitivement à l’après-quinquennat

La programmation pluriannuelle de l’énergie, qui passe quasiment sous silence la question cruciale de l’évolution du parc nucléaire, prévoit une forte hausse des renouvelables d’ici à 2023.

Avec dix mois de retard, la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) de la France a enfin été publiée vendredi 28 octobre. Le décret, signé depuis une semaine par la ministre de l’environnement, Ségolène Royal, et paraphé par ses collègues de l’économie, de l’agriculture et du logement, n’attendait plus que le sceau du premier ministre, Manuel Valls, pour paraître au Journal officiel.

« C’est un travail considérable que j’ai tenu à finaliser avant la COP22 [la conférence sur le climat qui se tiendra du 7 au 18 novembre, au Maroc, à Marrakech], comme promis », se félicite Mme Royal. En réalité, le document était initialement attendu fin 2015. Plusieurs fois reporté, il a finalement été présenté début juillet, puis soumis à une multiplicité d’organismes (Conseil national de la transition écologique, Comité d’experts pour la transition énergétique, Conseil supérieur de l’énergie, Autorité environnementale), ainsi qu’à une consultation publique en ligne.

Ce très long processus d’élaboration a abouti à un cadrage énergétique qui annonce une embellie pour les filières renouvelables, mais n’en déçoit pas moins fortement les associations environnementales, de même que des parlementaires, de la majorité comme de l’opposition. Car il passe quasiment sous silence la question cruciale de l’évolution du parc nucléaire.

Prévue par la loi de transition énergétique promulguée en août 2015, la PPE constitue la feuille de route qui permettra à la France de se mettre en phase avec les grands objectifs de cette loi : quatre fois moins d’émissions de gaz à effet de serre en 2050 (par rapport à 1990), deux fois moins d’énergie consommée au milieu du siècle, moins 30 % de fossiles en 2030 dans le mix énergétique, 32 % de renouvelables à la même échéance. Le tout assorti d’une baisse à 50 % [contre 77 % en 2014] de la part de l’électricité d’origine nucléaire « à l’horizon 2025 ». Cette planification porte pour l’instant sur deux périodes successives, 2016-2018 et 2019-2023.

Electricité et chaleur vertes

Une embellie pour l’éolien terrestre et le photovoltaïqueSi elle est suivie, la trajectoire fixée pour les énergies vertes donnera à celles-ci un essor sans précédent. Il est prévu d’atteindre une capacité totale installée de 52 gigawatts (GW) en 2018, contre 41 GW en 2014, pour grimper entre 71 et 78 GW en 2023. Soit, par rapport à la situation présente, un bond spectaculaire, de 73 % dans l’hypothèse basse et 90 % dans l’hypothèse haute.

Certes, cette progression s’effectuera en partant d’un niveau très bas, les renouvelables ne constituant que 14,3 % du mix énergétique hexagonal en 2014. Il n’en s’agit pas moins d’un cap ambitieux pour ces filières, notamment pour le solaire photovoltaïque, dont la capacité doit presque quadrupler (de 5,3 GW à 20,2 GW dans l’hypothèse haute) et l’éolien terrestre, dont le potentiel doit presque tripler (de 9,3 GW à 26 GW).

 

 

En revanche, pour l’éolien en mer, il n’est visé que 3 GW en 2023, ce qui correspond aux parcs déjà programmés au large des côtes normandes, bretonnes et vendéennes. Quant aux nouvelles énergies marines (éolien flottant, hydroliennes), moins matures, elles ne pèseront que pour 0,1 GW à cette échéance. Des possibilités de développement sont toutefois prévues dans ces deux filières, en fonction du retour d’expérience de fermes pilotes et de la compétitivité de ces technologies.
La biomasse au coeur de la chaleur renouvelableParallèlement au secteur électrique, la PPE va aussi donner un coup d’accélérateur à la production de chaleur d’origine renouvelable. Entre la biomasse, les pompes à chaleur, le solaire thermique, le biogaz et à la géothermie, cette production devrait croître de 50 %, pour atteindre 19 mégatonnes équivalent pétrole (Mtep) en 2023.

 

« Socle » nucléaire

Prolixe sur les renouvelables, la PPE est en revanche très laconique sur le volet nucléaire. Elle reprend bien l’objectif de réduction à 50 % de la part de l’atome dans le bouquet électrique à l’horizon 2025. De même que le plafonnement de la capacité nucléaire française à son niveau actuel de 63,2 GW, comme en a décidé la loi de transition énergétique. La fermeture des deux réacteurs de la centrale alsacienne de Fessenheim, par décret abrogeant l’autorisation de leur exploitation, est elle aussi entérinée, en prévision de l’entrée en service, fin 2018, de l’EPR de Flamanville (Manche).

Mais, au-delà de ces deux unités, combien de réacteurs seront-ils mis à l’arrêt – et quand – pour organiser la décrue du nucléaire ? Le document n’en dit mot. Il avance seulement une fourchette de réduction de la production annuelle d’électricité nucléaire allant de 10 à 65 térawattheures (TWh), en 2023. Ce qui, rapporté à une production de 417 TWh en 2015, équivaut à la déconnexion de deux réacteurs, dans l’hypothèse basse, et d’une dizaine, dans l’hypothèse haute.

« Cette fourchette pourra être révisée, en fonction de l’augmentation de la production renouvelable et des efforts d’efficacité énergétique », souligne Mme Royal. La ministre, qui refuse toute « posture idéologique » sur l’atome, dit ne pas vouloir « opposer les énergies » entre elles. « Le nucléaire restera le socle de notre mix électrique, précise-t-elle, mais il sera progressivement réduit dans le respect des prescriptions de l’Autorité de sûreté nucléaire et des enjeux de sécurité d’approvisionnement. »

Les décisions sur le dimensionnement du parc nucléaire, sur les réacteurs appelés à fermer et ceux maintenus en activité, sont donc remises à plus tard. Elles seront prises « au cours de la deuxième période de la PPE ». C’est-à-dire après 2019… sous un autre gouvernement. Cela, même si EDF devra, dans « un délai maximal de six mois » à compter de la publication de la PPE, établir « un plan stratégique compatible avec les orientations de [cette]programmation », en respectant l’objectif de 50 % de nucléaire.

 

« Sujet tabou »

Pour les ONG, le compte n’y est pas : « Si la PPE donne des orientations ambitieuses concernant le développement des énergies renouvelables, elle reste muette sur le nucléaire, sujet tabou, déplore Anne Bringault, du Réseau action climat et du Réseau pour la transition énergétique. En ne faisant pas, dans les faits, la place aux renouvelables et à l’efficacité énergétique, le gouvernement met en péril la tenue des objectifs de transition énergétique et la création de milliers d’emplois locaux associés. »

Les associations ne sont pas seules à rester sur leur faim. La mission parlementaire sur l’application de la loi de transition énergétique, dans un rapport présenté mercredi 26 octobre par Jean-Paul Chanteguet, député (PS) de l’Indre et président de la commission du développement durable de l’Assemblée nationale, regrette « que la PPE ne joue pas son rôle programmatique, en n’anticipant aucune piste ».

Membre lui aussi de la commission du développement durable, Bertrand Pancher, député (UDI) de la Meuse, est encore plus sévère. Il dénonce « une absence totale de trajectoire claire pour le nucléaire » et, plus largement, une « incapacité à enclencher une véritable transition énergétique ».

Publié par Le Monde, le 27 octobre 2016

Au-délà du diplôme, les qualités qui comptent

Outre les diplômes et les compétences techniques, les recruteurs accordent beaucoup d’importance au savoir-être des candidats. Découvrez le top 5 des traits de caractère les plus recherchés et les astuces pour les mettre en valeur lors d’un entretien d’embauche.

  1. L’authenticité
    Sur le CV, les recruteurs sont plutôt attirés par des clones, mais en face à face, les choses sont différentes. « Les entreprises sont à la recherche de personnalités entières qui sauront se démarquer », confirme Anne Mary, directrice du cabinet Norma Conseil RH. Pour taper dans l’œil d’un recruteur, il suffit donc de rester soi-même. « Les candidats authentiques, qui savent valoriser leurs qualités etreconnaître leurs limites, sont potentiellement des salariés qui seront capables de se remettre en question lorsqu’ils seront en poste », explique Elodie Labrosse, consultante au sein du cabinet Experts. Par ailleurs, si les professionnels des ressources humaines apprécient particulièrement cette qualité, c’est aussi parce qu’elle leur permet de mieux évaluer l’adéquation d’un profil avec un poste.
  2. L’adaptabilité
    Avec la crise économique, les entreprises sont amenées à opérer des changements stratégiques et organisationnels rapidement. Pour accompagner ces évolutions, « elles s’intéressent de plus en plus aux candidats qui savent faire preuve d’adaptabilité », constate Anne Mary. C’est d’autant plus vrai pour les profils de managers, véritables moteurs du changement sur le terrain. « On attend d’eux qu’ils s’intègrent facilement dans les nouvelles équipes afin d’y créer une dynamique de groupe », poursuit-elle. Pour illustrer cette qualité en entretien, vous pouvez parler d’un changement qui est survenu lors de votre précédent poste. « Pour convaincre le recruteur, le candidat doit miser sur l’honnêteté, conseille Philippe Baschoux, coach professionnel. Il peut, par exemple, expliquer comment il a réussi à supporter le stress et à s’adapter au changement, même s’il l’a appréhendé avec des peurs. »
  3. Un relationnel aisé
    S’il y a bien une qualité qui concerne toutes les fonctions de l’entreprise, c’est le sens du contact. « Outre les commerciaux, qui doivent faire preuve d’un bon relationnel pour fidéliser leurs clients ou en gagner de nouveaux, les postes plus solitaires, comme comptable ou informaticien, doivent eux aussi être capable d’échanger avec l’ensemble des services de leur entreprise dans la mesure où les organisations ne sont plus aussi cloisonnées qu’avant », souligne la directrice de Norma Conseil RH. Du côté des managers, cette qualité sera d’autant plus appréciée par les entreprises sensibilisées aux risques psychosociaux. « Depuis que ce thème est au cœur de leurs préoccupations, les entreprises s’attachent à recruter des managers qui seront véritablement à l’écoute de leurs collaborateurs et qui réussiront à instaurer un climat de travail favorable », assure Philippe Baschoux. Par conséquent, pour marquer des points en entretien, précisez, preuves à l’appui, que vous savez créer des liens avec les autres, travailler en équipe et faire preuve d’intelligence émotionnelle en cas de conflits.
  4. L’enthousiasme
    « Cette qualité est communicative et entraîne d’emblée l’adhésion », assure Elodie Labrosse. Sachez que c’est par votre capacité à vous projeter dans le futur poste que les recruteurs pourront mesurer votre enthousiasme. « Alors que le climat économique est incertain et que la concurrence s’accroît entre les entreprises, nos clients recherchent des candidats ayant un esprit conquérant », ajoute-t-elle. Le jour J, montrez-vous convainquant : expliquez avec précision ce qui vous attire dans le poste que vous convoitez, posez des questions sur les missions que l’on pourrait vous confier… Bref, démontrez votre motivation. Attention, toutefois, à ne pas tomber dans l’excès. « L’enjeu, pour le candidat, est de devancer les questions du recruteur avec habileté et de se mettre en valeur sans pour autant être dans l’ostentation », rappelle Elodie Labrosse.
  5. L’ouverture d’esprit
    Il n’y a rien qui énerve plus un recruteur qu’un postulant qui campe sur ses positions. « Les candidats qui ont envie d’apprendre, qui n’ont pas de certitudes figées et qui savent rester humbles par rapport à leur savoir-faire sont certainement ceux qui attirent le plus les recruteurs », estime Anne Mary. Et pour cause : les employeurs sont à la recherche de collaborateurs ayant des compétences transverses, à même d’évoluer au gré des réorganisations. Par conséquent, durant l’entretien, sachez faire preuve de souplesse. « Même en temps de crise, les candidats doivent être capables de se détacher des process et de faire des suggestions afin de trouver des solutions efficaces », souligne Nathalie Atlan-Landaburu, consultante RH chez CSP Formation.

Publié chez Keljob en avril 2012

 

Elatos – double champion du monde des Energies Renouvelables

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elatos-champion-du-monde-energies-renouvelablesElatos est très heureux d’avoir pris part au premier Championnat du Monde des Energies Renouvelables, le 8 octobre dernier. Dotée d’une équipe de 8 coureurs courant dans les différentes catégories, la Team Elatos s’est offert pas moins de 5 médailles !
Fabienne Berçot et Michel Jeandet ont ainsi revêtu le premier maillot de champion du monde des énergies renouvelables.

Notons également que Michel Choffez et Michel Queruel se sont hissés à la deuxième place tandis que notre Chargée de Recherche ELATOS, Silvy Benoit s’est offert la 3e marche du podium.

 

Toute la team a fait preuve d’un engagement et d’une détermination sans limite pour avaler les quelques 50 voire 60 kilomètres du parcours (en fonction de la catégorie) autour de la commune de Juliénas.

Nous adressons encore nos félicitations à nos coureurs, mais également au Vélo club de Villefranche et à Pascal Chauffez de Sunpower pour l’organisation de ce formidable évènement.

Nous espérons qu’une seconde édition verra le jour et à laquelle nous serons bien entendu au rendez-vous !

 

Voir la vidéo de cette première Edition du Renewable Energies World Race

Eolien : le système de soutien va évoluer plus vite que prévu dans l’Hexagone

Les producteurs vont devoir passer du tarif au complément de rémunération. Cette évolution inattendue pourrait bloquer la filière pendant plusieurs mois.

Les professionnels de l’éolien suivent avec inquiétude les discussions engagées depuis quelques semaines entre Bruxelles et l’administration française. Alors qu’ils pensaient être épargnés pendant encore un ou deux ans par la remise à plat actuelle du système de soutien des autres énergies vertes (solaire, biomasse, géothermie, etc.), ils ont eu la désagréable surprise, au début de l’été, d’apprendre que ce ne serait pas le cas. Les acteurs de la filière devront eux aussi vendre leur électricité sur le marché de gros et bénéficier d’un soutien via un complément de rémunération, au lieu de la vendre à EDF à un tarif d’achat garanti pendant quinze ans. Et ils devraient, comme les autres, passer obliga­toirement par des appels d’offres dès le 1er janvier 2017. « Ce n’est pas une bonne nouvelle ! » s’alarme Jean-Louis Bal, président du Syndicat des énergies renouvelables.

En vertu des lignes directrices édictées par la Commission européenne en 2014, les états membres ont dû modifier leurs mécanismes d’aides aux énergies vertes à compter du 1er janvier 2016. L’éolien ­français s’est cru épargné car, suite à des péripéties judiciaires, la France avait annulé son arrêté tarifaire en 2014 et notifié alors un nouvel arrêté à la Commission. « Or l’accord de Bruxelles est valable dix ans », explique Jean-Louis Bal.

Sans souhaiter prolonger le tarif éolien aussi longtemps, la France s’était donné un peu de temps, jusqu’en 2018, pour basculer. Mais la réforme de la CSPE, cette taxe prélevée sur la facture d’électricité qui sert à financer les énergies vertes, mise en oeuvre en France au début de l’année, a donné un argument à Bruxelles pour réclamer une transition plus rapide.

Absence de visibilité

Financièrement, cette évolution ne devrait pas changer grand-chose car le nouveau système assure, comme l’ancien, un revenu garanti aux produc­teurs. En revanche, ceux-ci devront revoir leur organisation pour vendre leur électricité sur le marché. Mais c’est surtout le délai nécessaire à la rédaction des textes qui les inquiète. « Nous ­sommes dans le flou total sur les modalités et la date d’entrée en vigueur du nouveau système, indique Olivier Pérot, prési­dent de FEE (France Energie Eolienne). Or cette incertitude crée une absence de visibilité qui risque de stopper les financements, et donc tous les nouveaux projets dans le secteur. »
L’administration a commencé à y travailler, mais les professionnels craignent que plusieurs mois, voire davantage, ne soient néces­saires. Un contretemps qu’ils déplorent, alors que le secteur avait retrouvé une certaine dynamique, avec 2,1 gigawatts installés et 3.600 emplois créés en deux ans.

Édité par Les Echos

Les 7 astuces du chercheur d’emploi malin

Pour que votre candidature ne soit pas noyée dans la masse, il existe quelques techniques simples pour se démarquer à chaque étape du processus de recrutement. Cibler ses recherches, envoyer un CV « allégé », le truffer de mots-clés pertinents, relancer le recruteur… découvrez les 7 astuces que tout chercheur d’emploi doit connaître.

  1. Postuler moins, mais postuler mieux
    Certains candidats à l’emploi confondent parfois l’envoi de CV avec du spam. Inonder les recruteurs de candidatures inadaptées est un leurre. On a l’impression d’être efficace alors que c’est de la perte de temps pour tout le monde. La tentation est grande d’envoyer son CV dans toutes les directions. La recherche d’emploi sur Internet a en effet des avantages : plus besoin d’imprimer des CV, d’écrire à la main sa lettre de motivation, de mettre le tout dans une enveloppe et de la poster en espérant qu’elle arrive entre de bonnes mains. Aujourd’hui en effet, tout se passe par mail ou par des formulaires. On estime ainsi qu’un chercheur d’emploi bien entraîné peut postuler à 600 emplois différents en une semaine.
    Mais le bombardement massif n’est pas la solution la plus efficace. C’est ce qui lasse le plus les chargés de recrutement : recevoir des CV qui ne correspondent à aucun métier de l’entreprise, à aucun poste à pourvoir. La conséquence est souvent la même : aucune réponse.
    Mieux vaut choisir, la bonne entreprise, la bonne offre d’emploi et s’appliquer, plutôt que d’envoyer la même candidature standardisée à tous les recruteurs de France, de Navarre et d’ailleurs. Comme dans d’autres domaines c’est la qualité qui compte plus que la quantité.
  2. Envoyer un CV pas trop lourd
    Dans le cadre d’une candidature par Internet qui est désormais la règle, il faut privilégier les formats de fichier les plus répandus et les plus facilement lisibles par tous : Word, pdf . Votre CV doit être le plus léger possible : pas d’image (pas de photo donc), pas de couleurs, pas de cadres qui perturbent la lecture de votre CV par les logiciels de tri de candidatures.
    Les fichiers image (type .jpg, .eps, .gif) sont à proscrire sauf si vous êtes graphiste et que vous avez réalisé un CV  » créatif « . Mais dans ce cas précis, n’oubliez pas de le compresser au maximum et de joindre un CV au format plus classique.
    Le nom de votre fichier doit aussi permettre au recruteur de gagner du temps dans son classement. Plutôt que de joindre un fichier intitulé CV2016_OK_version2.doc, optez pour un nom de fichier du type CV-Nom-Prenom.doc.
  3. Travailler les mots-clés de votre CV
    Si vous déposez votre CV dans une CVthèque ou que vous remplissez un formulaire sur le site carrière d’une entreprise, votre profil va alimenter une base de données. Votre CV sera en bonne compagnie avec parfois des centaines de milliers d’autres candidats. Les recruteurs qui vont aller piocher dans cette bibliothèque de CV vont faire des recherches précises en tapant des mots-clés correspondant aux compétences dont ils ont besoin : des noms de logiciels ou technologies maîtrisés, des notions de langues, des éléments concrets liés à des métiers (prospection, fidélisation par exemple pour les commerciaux) et des intitulés de postes couramment utilisés. Si vous voulez qu’ils vous trouvent, votre CV devra donc comporter impérativement tous les mots-clés spécifiques à votre fonction ou profession.
  4. Faire une vraie lettre de motivation
    Avec la généralisation de la candidature par internet, la lettre de motivation tend à se réduire comme peau de chagrin. Elle se résume souvent à un mail de motivation assez court en simple accompagnement du CV. Une manière de se démarquer consiste à faire une vraie lettre de motivation, dans les règles de l’art. Surtout dans le cas d’une candidature spontanée, mais pas seulement, votre lettre constituera ainsi une denrée rare et appréciée par les recruteurs. Faire ce que les autres candidats ne font plus est aussi un bon moyen de sortir du lot.
  5. Faire un suivi de vos candidatures
    Si un recruteur vous appelle et que vous ne vous souvenez pas qui il est à quel poste vous avez candidaté, ni de quelle entreprise il s’agit, vous ne marquez pas des points. Cette hésitation dénote un manque de professionnalisme dans le suivi de vos candidatures. Il suffit juste de faire un petit doc Excel par exemple avec plusieurs colonnes : date d’envoi du CV, poste, offre ou référence, nom du contact, nom et site internet de l’entreprise, etc. Ce suivi est un élément important dans l’organisation de votre recherche d’emploi : c’est une feuille de route qui permet de savoir quand relancer, qui risque de vous contacter et pour quel poste.
  6. Relancer le recruteur
    Relancer un recruteur permet de démontrer sa motivation, son intérêt pour le poste et de s’assurer que votre candidature a été bien prise en compte, C’est une astuce simple pour repasser en haut de la pile. La relance permet pourtant de se démarquer car les candidats ne sont pas nombreux à le faire. En général, il est conseillé de le faire par mail 2 ou 3 semaines sans réponse après une candidature. Après un entretien, l’idéal, au bout de 15 jours sans nouvelles, est de passer directement un coup de téléphone, car vous avez déjà rencontré votre interlocuteur. En parallèle, vous pouvez aussi prendre contact via les réseaux sociaux et en profiter pour rappeler votre motivation. Attention tout de même à ne pas tomber dans le harcèlement !
  7. Envoyer un mail de remerciements après l’entretien
    Simple politesse ou preuve supplémentaire de motivation, le mail de remerciements après un entretien est particulièrement apprécié. Il peut être très court du type « je vous remercie de m’avoir reçu lors d’un entretien lundi dernier. Notre échange m’a permis de mieux comprendre la dimension du poste à pourvoir et l’organisation de votre entreprise… » En ajoutant un mot pour redire votre intérêt pour le poste ou la mission en question.
    Si le recruteur vous a demandé des infos supplémentaires (références à contacter, ou documents administratifs par exemple) c’est aussi l’occasion de le remercier pour le rendez-vous et de redire pourquoi vous êtes le candidat idéal. Ce simple message permettra de laisser un bon souvenir, de rester dans la short-list, et de marquer des points de manière subtile.

 

 

Edité par REGIONSJOB

The Breaktrough Energy Coalition

C’est à l’ouverture de la COP21 que Bill Gates a annoncé la création d’un fonds d’investissement, The Breaktrough Energy Coalition, rassemblant 27 des plus grands acteurs de l’informatique et d’internet. Le but annoncé étant de mettre à profit les nouvelles technologies dans la lutte contre le changement climatique.

« La technologie aidera à résoudre nos problèmes énergétiques. L’urgence posée par le changement climatique et les besoins énergétiques des régions les plus pauvres du monde exigent un programme mondial dynamique en faveur de l’innovation énergétique à émissions nulles » a indiqué Bill Gates lors de la conférence de presse du 30 novembre.
« Mon rôle a été de réunir les investisseurs privés pour faire passer le risque du secteur public au secteur privé ».
Si le montant de ce fonds n’est pas encore connu, Bill Gates lui-même a déjà promis d’y investir 2 milliards de dollars.
Si cette coalition regroupe des grands noms comme ceux de Mark Zuckerberg (Facebook), Xavier Niel (Free) ou encore Jack Ma (Alibaba), des partenariats public-privé sont aussi prévu. C’est pourquoi 20 Etats ont rejoint l’initiative dont la France.
Ce faisant, ces pays s’engagent à doubler les budgets pour la recherche et le développement dans les domaines de l’électricité, les transports, l’industrie, l’agriculture et l’efficacité des systèmes énergétiques.

Les 5 erreurs des candidats sur les réseaux sociaux

Avec l’arrivée des réseaux sociaux et de la société hyper-connectée, la recherche d’emploi a évoluée. LinkedIn, Viadéo, Twitter… ces nouveaux outils permettent de diffuser son CV et découvrir des opportunités continuellement. Mais cela peut être à double tranchant ! ELATOS vous met en garde contre les 5 erreurs à ne pas commettre sur les réseaux sociaux.

Candidats sur les réseaux sociaux

Se tromper de réseau social :

Tous les réseaux sociaux, professionnels ou non, n’ont pas tous la même fonction et ne se valent pas forcément lorsque l’on recherche un travail. Il s’agit donc de bien identifier l’objectif et les cibles à toucher. Par exemple, un candidat cherchant dans le secteur de la communication, le marketing et le High Tech ira sur LinkedIn, Viadéo et Twitter. Un cadre privilégiera LinkedIn, un ingénieur ira sur Viadéo. Les réseaux sociaux moins professionnels comme Facebook peuvent être utiles, notamment pour les candidats cherchant à travailler en PME, mais ils sont à double tranchants car confondent sphère publique et sphère privée. Veillez donc a toujours poster votre CV sur des plateformes en adéquation avec le poste que vous recherchez.

Mal paramétrer son compte :

Si le réseau social permet une ouverture sur le monde, il pose tout de même le problème de la confidentialité. Pour devenir un atout dans une recherche d’emploi, les profils sur les réseaux sociaux doivent être créés intelligemment. Il vaut mieux créer deux comptes sur une même plateforme, un personnel et un professionnel, plutôt que risquer des opportunités à cause d’une photo ou d’un commentaire destiné à un ami. Veillez également à bien régler les paramètres de confidentialité de vos comptes pour vous assurer que vos données sensibles sont protégées. Mais le paramétrage ne s’arrête pas là. Assurez-vous d’avoir un profil complet en le remplissant au maximum ainsi que d’avoir une photo de qualité, professionnelle et récente. Le profil doit donner ce qu’il faut d’informations pour donner envie de vous rencontrer en entretien.

En faire trop :

S’il est nécessaire d’avoir un profil complet, il ne faut pas non plus en faire trop. Certains éléments ne doivent qu’être évoqués pour que vous puissiez apporter quelque chose de nouveau en entretien et marquer les esprits. De même, ne vous lancez pas dans une course aux contacts. Il vaut mieux mieux avoir peu de contacts mais qu’ils soient de qualité et fiables. Vérifiez aussi la cohérence de vos contacts par rapport à votre projet professionnel et votre parcours.

Être Inactif :

Assurez-vous d’être toujours actif sur vos réseaux sociaux : partagez un article, commentez une discussion, mettez à jour votre profil… Un profil inactif dénote soit un manque de professionnalisme soit une fermeture aux opportunités. Moins vous serez actif, moins vous aurez de contacts sur ces plateformes. Les réseaux sociaux ne se limitent pas à la diffusion de votre CV en ligne, les outils qu’ils proposent permettent de faire une différence. Vos actions sur ces réseaux permettront aux recruteurs de se faire une idée sur votre façon de vous comporter dans un milieu professionnel, de connaître vos points de vue et donc de déterminer si vous êtes en adéquation avec le poste et/ou l’entreprise.

Être introuvable :

La concurrence est cependant très rude sur les réseaux sociaux et il s’agit donc de sortir du lot. Pour cela faites très attention aux mots clés que vous utilisez car c’est ainsi que les recruteurs cherchent des candidats sur ces plateformes. Soyez le plus précis possible concernant ces mots clés sans tomber dans un jargon trop spécifique pour éviter de vous fermer des portes.

N’hésitez pas à partager cet article et faites nous part de votre stratégie sur les réseaux sociaux !

Les erreurs à éviter en recrutant sur les réseaux sociaux

Les réseaux sociaux sont devenus un outil précieux pour les recruteurs en recherche de candidats. Mais comme tout outil, ils doivent être manipulés avec soin et selon des règles précises. Certains faux pas peuvent grandement nuire à votre image sur les réseaux sociaux et donc à votre recherche. ELATOS a identifié pour vous les cinq erreurs à ne pas commettre et comment y pallier.

Recruter sur les réseaux sociaux

Se limiter à un seul réseau social :

Les réseaux sociaux sont nombreux et chacun a ses spécificités, ses outils et ses publics cibles. Ne vous limitez pas à un compte LinkedIn ou Twitter; variez les plateformes pour vous assurer le maximum de cibles et attirer le plus de profils possibles. Viadeo, Xing, Twitter, Facebook et Google+ peuvent également fournir de très bons résultats. Le tout est de rester cohérent par rapport aux objectifs que vous souhaitez atteindre. Par exemple, pour trouver des profils techniques utilisez Viadeo, pour la communication visez Twitter et pour des cadres cherchez sur LinkedIn. Veillez cependant à adapter le message en fonction de la plateforme choisie. Elles n’ont pas toutes les mêmes codes ni les mêmes outils intégrés et il vaut mieux adapter son message pour être sûr de son efficacité.

Être inactif :

Votre présence sur les réseaux sociaux doit être construite et permanente. Ne laissez pas vos comptes à l’abandon et mettez-les à jours régulièrement. L’idéal est de prévoir un temps chaque jour pour les réseaux sociaux. Cela vous permettra de vous constituer une véritable e-réputation, de mieux connaître la communauté et de créer un réseau fiable et dynamique.

Ne pas cibler les profils passifs :

Le premier réflexe est naturellement de viser les candidats en recherche de poste. Mais ne négligez pas les profils des personnes en poste ou qui ne semblent pas à jour. Tout l’intérêt des réseaux sociaux réside justement dans le fait que ces profils, qui peuvent sembler inaccessibles, sont mis à disposition de tout un chacun ! Vous ne perdrez rien à approcher une personne de cette manière. Si elle est intéressée, vous pourrez avancer dans votre processus de recrutement et s’il elle ne l’est pas, elle se souviendra de vous lorsque l’envie de changement se fera sentir. Vous aurez ainsi pu nouer des relations professionnelles intéressantes et être identifié par les cibles voulues.

Ne pas recouper les informations obtenues :

Tout le monde veut paraître sous son meilleur jour, surtout sur internet. N’hésitez donc pas à recouper vos sources et ne tirez pas de conclusions hâtives à cause du CV posté, des contacts ou des commentaires du candidat. Ils constituent des pistes intéressantes quant aux savoirs faire et être du candidat mais ne se suffisent pas à eux même. Bien évidemment, rien ne remplace une rencontre physique et téléphonique pour se faire une meilleure idée d’un candidat. N’hésitez donc pas à rentrer en contact avec les profils identifiés !

Ne pas faire de reporting :

Comme l’identification des profils et la maintenance des réseaux sociaux est assez chronophage, il ne faut pas oublier d’en analyser les retombées. Certains outils de reporting sont déjà inclus dans les réseaux sociaux mais il en existe de nombreux autres (gratuits et payants). A vous de choisir l’outil qui s’adaptera le mieux à vos ressources et besoins. Faites aussi un suivi minutieux de vos prospects et des interactions en tout genre que vous avez pu avoir. Vérifiez également que les cibles voulues sont toujours présentes sur les plateformes utilisées et restez à l’affût des nouveautés (nouveaux réseaux, tendances…). Ces pratiques vous permettront de vous renouveler et de rester efficace sur les réseaux sociaux.

Dans sa démarche d’identification de candidats, ELATOS utilise les réseaux sociaux afin de trouver des profils de qualité répondant aux exigences de ses clients.

Goldman Sachs prévoit d’investir 150 milliard dans les EnR d’ici 2025

Dans une annonce faite le 2 novembre, la banque d’investissement Goldman Sachs a indiqué d’investir 150 milliards de dollars d’ici 2025 dans les énergies renouvelables. Voici un petit aperçu de ce que cet investissement prévoit.

Goldman Sachs avait déjà établi sa politique environnemental en 2005 et en poursuit donc la mise en œuvre avec cet investissement de 150 milliards d’ici 2025. Lloyd Blankfein, PDG de Goldman Sachs, a indiqué « Depuis 10 ans, nous avons construit notre engagement autour des solutions du marché pour garder un environnement sain et faire face au problème du changement climatique. Nous allons continuer à développer des mécanismes financiers innovants (…) ».

Ces 150 milliards s’ajoutent aux 40 milliards qui avaient déjà été prévus en 2012. En 2015, Goldman Sachs est la première banque américaine à être neutre en carbone sur l’ensemble de ses activités. D’ici 2020, l’entreprise souhaite que son électricité soit issue à 100% d’énergies renouvelables grâce à des investissements à hauteur de 2 milliards d’euros.

De plus, Goldman Sachs va déployer au maximum des solutions pour développer à l’énergie propre sur les marchés les moins bien desservis, afin d’en faciliter l’accès pour tous. Le plan d’investissement prévoit également des initiatives pour faciliter la sortie de capital pour des opportunités ayant traits à la gestion de l’eau, les risques climatiques et autres problèmes environnementaux.

«  Les problématiques environnementales sont devenues de plus en plus importantes pour nos clients et nos investisseurs » indique Kyung-Ah Park, responsable « environnemental Markets » chez Goldman Sachs, « Nous utilisons les talents de nos collaborateurs (…) pour faciliter la transition vers un futur avec peu d’émissions carbone et une croissance économique stable ».

Depuis 2006, Goldman Sachs a déjà investi 65 milliards dans les énergies propres dans le monde faisant de l’entreprise le héraut de la finance innovante verte.

Les 5 points clés d’une bonne attitude en entretien

Durant un entretien, le discours n’est pas la seule chose à être analysée, que cela soit conscient ou non. La gestuelle, la posture ou encore les intonations de voix peuvent aussi en révéler beaucoup sur un candidat et donc risquer de le desservir. Voici les 5 points clés d’ELATOS pour avoir la meilleure attitude possible en entretien :

1. La posture :

Les entretiens se passent généralement assis face au recruteur. La posture sur la chaise conditionne donc l’image qui est renvoyée au recruteur. Par conséquent, veillez à ne pas vous avachir. Il faut que vous vous sentiez à l’aise mais il faut rester droit, être calé eu fond de la chaise, ne pas croiser les jambes et être bien en face de votre interlocuteur. Évitez également d’envahir l’espace (poser les coudes sur le bureau et/ou le couvrir de vos documents personnels) et préférez poser vos mains sur vos jambes. Enfin, soyez légèrement penché en avant ; cela facilite l’échange et montre votre intérêt.

2. La gestuelle :

Les gestes accompagnent naturellement un discours mais ils doivent être maitrisés et mesurés. Le premier geste qui sera analysé sera votre poignée de main. Pour être idéale, elle doit être franche sans être trop appuyée. Une fois installé, évitez de croiser les bras, cela dénote un repli sur soi-même, un manque d’ouverture et une incapacité à aller vers les autres. Faites donc des gestes avec vos mains. Cela vous donnera une certaine prestance, renforcera votre discours et marquera favorablement votre interlocuteur. Il faut cependant proscrire les gestes dits « d’auto-contact » : se gratter, se toucher le visage, mettre sa main devant la bouche… Ces petits gestes traduisent votre anxiété. Ils peuvent être interprétés comme un manque de confiance en soi ou comme un signe que vous ne dites pas la vérité.

3. La voix :

La voix elle aussi doit-être maîtrisée. Il faut parler d’une voix posée, confiante. Prenez le temps de structurer vos phrases et de les accentuer judicieusement. Cela rendra votre discours vivant. Laissez également parler le recruteur. Ne lui coupez pas la parole et n’essayez pas de finir ses phrases. Cela peut être pris comme de l’impatience et est relativement agressif.

4. Le regard :

Il faut toujours être bien en face du recruteur et le regarder dans les yeux. Le regard doit être calme et posé. Il s’agit cependant de mesurer ce regard. Il ne faut être fuyant sans tomber dans l’excès inverse et être trop insistant. De même évitez de froncer les sourcils. Cela montre votre désaccord. Si cela peut se justifier une ou deux fois (une question ou un argument mal compris), cela risque à terme de froisser le recruteur.

5. Les attitudes à proscrire :

En plus de ces attitudes à respecter, certains comportements sont à bannir. Bien évidement il ne faut pas arriver en retard, être habillé de façon trop décontracté ou ne pas être préparé. Mais d’autres choses sont à éviter, comme l’utilisation du téléphone portable. Veillez à l’éteindre ou à le mettre en silencieux et rangez-le. Il ne vous sera d’aucune utilité durant l’entretien mais risque de vous déconcentrer et donnera l’impression au recruteur que vous ne prenez pas l’entretien au sérieux. Si vous avez besoin de le garder pour une quelconque raison, faite le savoir au recruteur. Enfin, n’arrivez pas en mâchant un chewing-gum. Il est certain qu’il faut s’assurer d’avoir une haleine fraîche mais pensez à le jeter avant de commencer l’entretien ou favorisez des pastilles. Il n’est en effet pas agréable pour le recruteur de vous voir mâcher et cela risque aussi de pénaliser votre diction.

Les 5 attitudes qui font fuir les candidats

Un entretien d’embauche ne se joue pas uniquement sur l’échange de questions et de réponses. La forme de l’entretien et donc le comportement des deux parties jouent un rôle important. Et comme le candidat, le recruteur doit être irréprochable.  ELATOS vous présente donc les 5 attitudes à bannir en entretien.

Ne pas respecter les horaires de l’entretien :

Les candidats s’efforceront toujours d’arriver en avance pour un entretien. Le recruteur se doit donc de les recevoir à l’heure. Un léger retard est acceptable, surtout si le recruteur s’excuse et que le candidat a pu bénéficier d’un minimum d’attention à la réception. Veillez cependant à ne pas les faire attendre plus de 15 minutes. Le candidat prendra cela pour du désintérêt vis-à-vis de sa candidature. A l’inverse, n’écourtez pas les entretiens. Le mieux est de prévoir environ une heure pour permettre au candidat de s’exprimer librement et vous permettre d’avoir un véritable échange. Dans le cas d’un imprévu, prévoyez un second entretien.

Mal préparer un entretien :

Un entretien d’embauche doit être préparé tant par le candidat que par le recruteur. Un candidat qui est reçu par quelqu’un qui pas lu son CV ou qui ne se souvient pas pourquoi il a organisé l’entretien, ne garde pas une bonne image de l’entreprise. Il n’est pas nécessaire de mémoriser l’intégralité du CV mais ils faut essayer d’en retenir quelques mots et éléments clés. Le candidat va de toute manière vous reparler de son parcours et donc parler des passages que vous n’aurez pas retenus.

Être distrait :

Il est très frustrant pour un candidat d’avoir l’impression de parler dans le vide. Soyez donc le plus attentif possible. Le candidat doit se sentir écouté et pris au sérieux par le recruteur. Évitez de prendre votre PC et votre téléphone portable. Si vous avez besoin de votre téléphone, veillez à le mettre en silencieux et prévenez le candidat si vous attendez un coup de fil important. Dans ce cas, prévoyez également de rallonger la durée de l’entretien en fonction du temps pris par la conversation téléphonique. Si vous avez dégagé du temps pour un candidat, il serait dommage de le perdre à cause d’un manque d’attention.

Mal gérer le temps de parole :

L’entretien est le moment pour le candidat d’expliquer son parcours et d’exprimer sa motivation. Cela permet également au recruteur de se présenter, d’expliquer le poste et la société. Le temps de parole doit donc être savamment réparti. D’une manière générale il faut laisser environ 40 minutes (réparties sur l’entretien) de temps de parole au candidat et laisser 20 minutes au recruteur. Cela vous laisse le temps de présenter et d’expliquer le poste ainsi que son contexte mais aussi de poser des questions. De plus, ne coupez pas la parole au candidat et essayez de l’aider lorsqu’il semble chercher ses mots. Cela facilitera le dialogue.

Chercher à déstabiliser le candidat durant tout l’entretien :

Certains recruteurs utilisent des questions pièges pour déstabiliser les candidats et évaluer leur réaction face à un problème. Si cette technique peut avoir de l’intérêt, il ne faut pas l’utiliser à outrance. Une ou deux questions de ce type suffisent amplement. Un entretien conduit uniquement de la sorte va lasser le candidat et le démotiver. Mais ne tombez pas non plus dans l’excès inverse en approuvant systématiquement les dires du candidat et en lui faisant trop d’éloge sur sa candidature. Privilégiez plutôt un petit retour en fin d’entretien sur les points forts et les points faibles de la candidature.
Dans le cadre de sa prestation de service, ELATOS reçoit les candidats lors d’un premier entretien d’une heure à une heure trente. Ces entretiens sont préparés en amont grâce à un CV et un dossier de candidature demandés au candidat. Conduits par un de nos consultants, les entretiens se finissent par un feedback complet au candidat. Les entretiens de sélection finale sont menés par le client qui est assisté par un de nos consultants. Cela permet d’avoir des entretiens de qualité en toute sérénité.

L’évènement annuel de l’European Wind Energy Association

L’événement annuel de l’EWEA aura lieu du 17 au 20 novembre à Paris expo Porte de Versailles. Véritable vitrine du secteur éolien, ce grand salon permet aux acteurs du secteur de présenter leurs produits et service tout en proposant de nombreuses conférences. En tant qu’exposant, ELATOS vous expose les points forts de l’EWEA et son événement annuel.

L’European Wind Energy Association est une association basée à Bruxelles qui promeut l’utilisation de l’énergie éolienne. Forte de plus de 600 membres, elle organise de nombreux salons et expositions pour accroitre le marché, les infrastructures et développer les technologies de l’éolien. L’événement annuel de l’EWEA est l’un deux.

 

Logo EWEA 2015

Chaque année une grande ville européenne est choisie pour accueillir l’évènement. En 2015, c’est Paris qui a cet honneur. Le salon se tiendra du 17 au 20 novembre à Paris expo Porte de Versailles. Proposant plus de 30 conférence sur l’éolien on et offshore et regroupant 356 exposants, L’EWEA offre une immersion dans le domaine de l’éolien et des opportunités de réseautage précieuses. Le salon ayant lieu seulement deux semaines avant la COP 21, plus de 9000 personnes y sont attendues.

ELATOS, du fait de son statut de cabinet de recrutement spécialisé dans les énergies, l’environnement et l’informatique, sera présent au stand D02-8 durant la totalité du salon. Jens Bicking, PDG d’ELATOS et consultant, et son équipe y accueilleront toute personne souhaitant découvrir ELATOS et ses prestations ELATOS ou cherchant des conseils pour une évolution de carrière.

Plus d’infos sur : http://www.ewea.org/annual2015/information/

Comment rédiger une offre d’emploi efficace ?

Pour bien recruter il faut avoir de bons candidats et cela passe d’abord par une annonce efficace. Outre les mentions obligatoires et les règles à respectées, certaines formulations peuvent changer la donne et attirer plus de candidats en adéquation avec le poste à pourvoir. Nous vous donnons ici quelques techniques déjà éprouvées par ELATOS.

Rappelons tout d’abord qu’une annonce ne doit pas être discriminatoire (orientation sexuelle, origines convictions….). En cas de doute, référez-vous à la charte mise en ligne par L’APEC. Une bonne annonce doit contenir plusieurs mentions, dont les suivantes : l’intitulé du poste, le type de contrat la date d’émission, la présentation de l’entreprise, la description de la fonction, le profil recherché et un contact.

Mais une annonce un peu personnalisée est toujours plus attirante pour les candidats. N’hésitez pas à décrire votre entreprise en mettant en avant ses points forts susceptibles d’attirer des candidats (Ex : « jeune start-up dynamique » « grand groupe international »…) et décrivez l’ambiance de travail. Ajoutez également des visuels à votre annonce, qu’il s’agisse d’un logo ou d’une image, cela vous rapprochera des candidats. Un autre moyen d’atteindre le candidat est d’utiliser le « vous » dans l’annonce. Cela renforcera l’implication des personnes lisant l’offre. Mais n’oubliez pas qu’une annonce claire et précise est toujours plus efficace. N’utilisez pas de jargon propre à votre entreprise et décrivez les missions de façon concises. Enfin, pour vous assurer de l’impact de l’offre, faite la relire par vos collaborateurs occupant la même fonction. Si ces personnes se reconnaissent dans l’annonce, c’est qu’elle a atteint son but.

Mais si malgré tous ces conseils vous ne vous en sortez pas, n’hésitez plus et contactez-nous ! La rédaction et la mise en ligne de l’offre d’emploi fait partie des prestations que propose ELATOS à ses clients. L’annonce est rédigée par nos consultants et soumise à une validation par le client. Une fois l’offre terminée, elle est postée sur les jobboard les plus pertinents. Votre offre ne passera plus inaperçue avec ELATOS !

Faire la différence avec son CV

Comment marquer les esprits avec son CV ? Ce document constitue en effet le premier contact entre un recruteur et un candidat. Il est donc primordial que le CV plaise et surtout qu’il reste en mémoire. Quelques astuces simples sur le fond et la forme du CV peuvent faire la différence.
Concernant la forme, il faut oser et oublier le simple « Times New Roman Taille 12 ». Une police un peu plus originale et une taille plus petite permettront de redonner de la vitalité au CV et d’inclure plus d’information. La mise en page doit être aérée et bien réalisée. Les alignements et les retraits doivent être bien mis en place pour faciliter la lecture. De plus, évitez de mettre des logos d’entreprises. Ils prennent beaucoup de place et n’apportent pas grand-chose au CV. Par ailleurs si vous souhaitez mettre une photo, mettez-en une qui soit récente et qui respecte les codes visuels actuels. Enfin envoyez systématiquement votre CV sous forme PDF. Cela évite qu’un tiers y apporte des modifications sans votre consentement et assure un bon affichage sur tout type de moniteur.
CV pour la recherche d'emploi
 
En ce qui concerne le fond, il s’agit de s’assurer qu’il soit bien à jour et ce dans les moindres détails. Les noms de diplôme doivent être connus (Exemple : le Bac A devient le Bac L), l’adresse mail récente (éviter les « caramail » à l’heure du 2.0) et les expériences listées doivent être pertinentes. En outre, une accroche originale et précise peut faire la différence car elle sera plus facile à retenir pour le recruteur qu’un CV entier. Veillez également à adapter votre CV à chaque poste pour lequel vous postulez. Un CV standard sort plus difficilement du lot. Enfin mettez en avant vos résultats et les objectifs que vous avez atteint plutôt qu’un descriptif répétitif de vos missions. Cela donnera directement une idée précise de vos capacités au recruteur.
Ces quelques conseils vous permettront d’attirer le regard des recruteurs. Mais vous pouvez aller plus loin en faisant un CV original (Vidéo, chanson, recette de cuisine…) . 44% des personnes ayant tenté l’expérience ont indiqué que leur CV avait été un élément clé de leur recrutement. Attention cependant car ces CV ne semblent avoir d’impact qu’à court terme. Nous vous laissons vous faire votre idée et attendons vos commentaires sur les réseaux sociaux.

EDF et le CAP 2030

Le 22 septembre 2015, le journal Les Echos interviewait le PDG d’EDF, M. Jean-Bernard Lévy, juste avant la présentation du nouveau plan stratégique, CAP 2030. Un plan alliant expansion internationale et développement de la production en Europe.
Si le plan stratégique laisse toujours une large place au nucléaire (nouveau design et nouvelles implantations d’EPR) pour le développement à long terme, il prévoit aussi un nouveau plan d’expansion à l’international. En effet comme l’indique M. Lévy « Nous voulons être présents de façon significative dans trois à cinq pays en dehors de l’Europe, notamment dans le solaire et l’éolien ». La Chine sera d’ailleurs très probablement l’un de ses pays.
Mais le point d’orgue de ce plan stratégique reste l’objectif de doubler la production d’énergies renouvelables d’ici 2030. « Nous sommes déjà le premier producteur européen d’énergies renouvelables et nous voulons significativement accélérer dans ce domaine. Notre objectif est de doubler notre parc européen, et français, en 2030, c’est-à-dire passer de 28 gigawatts (GW) à plus de 50 GW », a indiqué Jean-Bernard Lévy durant son interview. Cette annonce est une petite révolution pour ce grand groupe où la culture nucléaire est prédominante.
A noter que le choix de l’horizon 2030 n’est pas innocent puisqu’il correspond à l’échéance de la Commission européenne pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre d’au moins 40% par rapport à 1990.